18/02/2007Où le Narrateur enrage de devoir faire preuve d'imagination année après année à cette époque, et cultive donc son coté drama-queen, drapé dans une aigreur de façade...
Hola, Ami Lecteur, c'est effectivement la 3ème année que j'ai le déplaisir profond d'écrire un post en cette période où l'amour devient sujet à commerce ailleurs qu'au Bois et dans la Rue St Denis. 3 Ans que je supporte les affiches, la Radio, la Télé, même les pubs du Loto pour la super cagnotte des Amoureux... L'on pourrait d'ailleurs à ce propos proposer un sujet de Philo : « LES bourses de l'Hommes peuvent elle encore déborder d'Amour, dès lors que SA bourse déborde de 56.000.000 d'Euros s'il est un gagnant du premier Rang ? »
Pourquoi partager 56.000.000 d'Euros à deux alors qu'on peut les croquer seul...
Hein ???
Dîtes ????
Euuhhh....
Il y a quelqu'un ?
Serais je le seul à penser cela ?
Oui ?
Oups ? Serais-je une ordure ???
Mais ceci expliquerait donc cela...
3 ans donc, que tel le vieux Fidèle, je remâche amertume et sarcasme aux alentours de ce 45ème jour de l'année. Et qu'il faut être original, en plus.
Car oui, Ami Lecteur... Il peut certes m'arriver de disparaître pendant des mois entiers, mais je ne t'en respecte pas moins. Du moins te respecte-je assez pour ne pas te servir deux fois de suite la même soupe en espérant que tu ne t'en aperçoives pas. Que Nenni. Ceci ne serait pas digne du noble Bloggueur que je me targue d'être. Et... ? Je n'écris pas assez d'articles pour que tu en oublies un d'une année sur l'autre ? Il y a de ça aussi.
Toujours est il que cette année, j'ai commencé à me creuser les méninges dès la première semaine de Janvier, sitôt digérés Huîtres et Foie Gras, le goût des bulles encore en bouche, afin de trouver un sujet qui vaille la peine d'être lu.
Et écrit, par la même occasion, car n'oublions tout de même pas que dans le duo que nous formons, Ami Lecteur, c'est un peu moi qui fais tout le Travail, quand même...
Alors récapitulons....
Le Fiel, ça a été fait la première Année... "Saint Valentin à appréciation variable
La pitoyable tentative de se persuader façon méthode Coué, ç a été fait la deuxième Année... "Où le Narrateur trouve 100 points positifs (et autres réflexions) au fait d'être célibataire le 14 Février et d'autres jours..."
Cette année, une fois n'est pas coutume, nous ferons dans la victimisation la plus bassement larmoyante, dans un style très « Voyez comme je suis gentil et aimant, moi qui offre mon cœur sur un plateau, pour le voir foulé au pied sans la moindre once d'humanité ni même une petite pipe en passant, quand même ça t'arracherait pas la bite ?!».
Comme tu as pu le subodorer suite aux quelques allusions habilement glissées dans mes textes (Nikko aime à pratiquer une écriture dite « à tiroirs ») récents ou moins récents, j'eus, parmi mes amants impossibles, la riche idée d'en choisir un qui résidait à Montréal. « Tu n'as pas pris le plus facile » me diras-tu !
A cela je répondrais, premièrement « d'où tu me tutoie ? » et deuxièmement « certes, mais la facilité m'emmerde profondément ! » Ceci dit, je te le concède, j'avais eu peut être là les yeux plus gros que le ventre. Et Dieu sait s'il y a du boulot, pourtant...
Voici venir la genèse de l'Histoire.
Mon premier contact avec le Net se passa fin 2000. Lorsque je me réhabituais péniblement à la vie commune avec moi-même, après 3 ans de vie commune avec Alex, mon Ex N° 1, premier amour concrétisé de ma Vie, prunelle de mes yeux, lumière de mon chemin, envoyez les violons. Plus exactement après 3 ans de vie commune avec Alex, puis 3 mois de squattage larmoyant chez Tantine, suite à une fin de parcours pour le moins abrupte avec ledit « Ex N°1 Premier Amour Prunelle Lumière Violon » au cours de laquelle j'appris une des sacro-saintes règles de la vie de couple :
« Ne t'aventures point, avec un Garçon,
Sous le même toit, à vivre votre Union,
Si nulle part sur le bail n'apparaît ton Nom »
Où alors assures toi que tu as le téléphone des Enfants de Don Quichotte dans la poche, et qu'il reste une place au camping des flots pas si bleus, quai du Canal St Martin, 75011, Paris.
Le but du squattage en question n'était dans un premier temps que de m'assurer un toit sous lequel vagir bruyamment tous les soirs que Dieu faisait sans Alex, car assis au milieu de mes affaires sur le trottoir Place Clichy, ça aurait fait désordre.
Puis, dans un deuxième temps, à me refaire financièrement afin de pouvoir me retrouver un cadre de vie personnel où il n'y avait pas Jean Pierre Pernaud à 13H00 et le BigDil à 19H30.
Oui, le Narrateur conchie copieusement ici la chaîne du Sieur Bouygues, mais il assume pleinement, et il pisse à la raie de ceux à qui ça déplait.
Après quelques jours de recherche, je trouvai la perle : « Neuilly / S. Stud. 30M2 pr. Ts. Comm. Cave. Asc. Gardien. 2300 F CC »... C'est pas de la perle, ça ????
J'occupe d'ailleurs à ce jour toujours ladite perle, dont le loyer atteint royalement les 390 Euros maintenant. On comprendra mieux que je la réhabilitasse à mes frais l'année dernière étant donné que je ne suis pas près de plier bagages.
Bref, une fois trouvée la perle, manquait le Financier. Trouvé lui aussi au final, en la personne de Tantine, que je tapai d'une somme rondelette (Intégralement remboursée par la suite, faut pas abuser non plus) afin de m'y installer. Puis, après réflexion, je décidai d'augmenter le montant du prêt pour enfin me payer mon premier PC.
Si ! Si ! Je réfléchis, des fois. Quand tout le sang de mon corps n'est point occupé en région sub-abdominale, il en reste assez pour irriguer mes neurones et permettre à ma matière grise de fonctionner. Ce qui arrive assez peu souvent, aux dires de quelques uns de mes contacts réguliers. A ceux là je répondrai : 1/ Que c'est pas faux ; et 2/ Que certains ne s'en sont pas plaints en maintes occasions. Non mais oooh ! Bande d'ingrats ! Putain, il était pas tout seul, Judas.
C'est donc ému que je fis l'acquisition de mon premier PC, une machine flambant neuve, à la pointe de la technologie, avec un processeur à 500 Mhz, un disque dur de 15 Go, et une connexion analogique à 56 Kbps...Le temps que les morveux pré pubères nés dans l'ADSL aient fini de se bidonner, je leur en colle une et je reviens.
Ce fut par la même occasion mon premier contact avec l'univers du Tchat'. – Et OUI, moi aussi j'ai eus l'air con à poser LA question « C'est quoi LOL ? »-
C'est un des premiers soirs où je déambulais sur feu GAY.COM que je fis la connaissance de « Rocky Bad Boy », jeune montréalais de 18 ans. Le courant est plutôt bien passé, et nous eûmes une sorte de net romance qui dura les 3 mois suivants. Le premier qui demande qui faisait Meg Ryan, je lui en colle une. Nous ne communiquions que par mail, car à cette époque lointaine, Alice ne chantait pas encore Wou-Hou, et une minute de Paris Montréal, ça coûtait la peau des couilles.
Puis lui finit par rencontrer quelqu'un là bas, et moi de mon coté je rencontrai Bastian, qui partagea ma vie mes emmerdes mes fantasmes pendant presque 3 ans. Au bout desquels, après une période de deuil décente (Du moins la mienne le fut elle) il devienne l'un des amis auxquels je tienne le plus en ce bas monde.
Après cette rupture, je passai quelques mois à patauger dans un amour très fort pour Lionel, un autre garçon, amour très fort, certes, mais à sens unique, qui ne déboucha que sur une augmentation certaine de ma consommation journalière de Léxomil. Et sur un article
Puis, comme par magie, réapparut mon Québécois. Un coup de fil, un soir, comme ça, après trois ans d'éloignement, et tout revint. Notre complicité était intacte, comme si nous nous étions quittés la veille. La flamme finit même par se rallumer sans que nous ne nous en rendions compte. Si ! Si ! Parfaitement ! J'insiste sur le « sans que nous nous en rendions compte ».
Comme je le disais à l'instant ; je sortais, outre la rupture de cette histoire qui m'avait laissé laminé, et Roch, de son côté, était toujours avec le mec qu'il avait rencontré lorsque l'on s'était perdus de vue, même si, comme il me l'apprit plus tard, ça battait de l'aile.
Aussi étions nous tous deux à 1000 lieues de penser rallumer quoi que ce soit. Et pourtant...
Le but de son appel était de m'avertir qu'il comptait, en Octobre, faire un voyage à travers l'Europe pendant un mois ; et ayant retrouvé notre correspondance, il avait décidé qu'il passerait deux ou trois jours chez moi.
Passion aidant, c'est en fait trois semaines qu'il passa chez moi, trois semaines vécues sur un nuage à l'issue desquelles nous nous sommes quittés le cœur plein de promesses.
Dont celle que je monterai, moi, le voir lors des vacances de pâques suivantes, en Avril 2004.
Fin décembre, le 27 précisément, n'y tenant plus, et sur un de ces fameux coups de tête du cœur qui font ma réputation de romantique enflammé dans les dîners mondains, je réservai mon aller retour de Pâques, mais en plus de cela, je me mis en tête de lui faire la surprise d'aller le chercher à la sortie de son travail, le soir de la St Valentin, et de passer le week end avec lui, à le noyer sous mon amour. Oui. Parfaitement. Aller le chercher à la sortie du travail, le 14 Février... à 6.000 Kilomètres. A Montréal. Classe, non ?
A ceci près que lui aussi a décidé de me faire une surprise. Il m'appela le 1er Janvier, pour me souhaiter ses vœux, et me faire par la même occasion partager sa joie d'avoir rencontré un mec qui semblait intéressant lors de sa soirée du Nouvel An. Bizarrement je ne partageai pas sa joie. Et encore plus bizarrement il en prit ombrage.
Ben j'avais l'air fin, moi, avec ma surprise non échangeable, non remboursable, non cessible.
Bien évidemment je pris la décision de ne pas partir, puis sur les conseils d'amis sages « Ca serait con de rater une occasion pareille de visiter Montréal » ; moins sages « Ca serait con de rater une occasion pareille de visiter les Montréalais » ; et même Ô cynisme cher à mon cœur, de l'Elu lui-même, après que je lui aie fait part de mon insondable créativité en matière de conneries quand le cœur parle en premier : « Ne déchire pas ton billet, tu ne sais pas ce qui peut arriver dans ma vie d'ici ta venue. » ; je me laissai fléchir.
Après tout j'étais grand, j'étais fort, c'était vrai que Montréal m'avait toujours tenté. Et puis je pourrai toujours dormir à l'Hôtel. Et puis tiens, va savoir. Je pourrais même être assez fort pour le voir en Ami... Oui, j'étais con, aussi, oui.
Le fait est qu'au final, Air Canada comptait un Nikko angoissé mais excité de ce premier pas sur le continent américain, dans son vol de 9H matin du 13 Février 2004.
7 heures de vol, 6H de décalage horaire, j'atterris à 10H(16H) et me voilà à la porte du St***ucks dont il était Manager, en train de le regarder me sourire de toutes ses dents.
NdN : Pour la durée de mon séjour, et dans un souci de ne pas te perdre dans les couloirs du temps, Ami Lecteur, je ferai suivre entre parenthèses l'heure équivalente en France de chaque moment de mon séjour à Montréal.
Longues embrassades, même un baiser, et nous partîmes à la découverte de Montréal, puisqu'il finissait sa journée.
Enfin, à la découverte du quartier gay de Montréal.
Enfin, à la découverte d'un Sex Shop du quartier gay de Montréal : Il lui fallait acheter du gel à cul, parce qu'ils n'en avaient plus, lui et son copain.
Pour te répondre, non, vraiment non, j'ai vérifié, et accompagner le mec que j'aimais lors de son réapprovisionnement en lubrifiant pour que ça ne grince pas la prochaine fois qu'il se ferait sauter -et pas par moi- ne faisait pas partie du programme que j'avais prévu.
J'appris d'ailleurs en sortant du magasin que la prochaine fois en question serait peut être plus proche que prévu, car il pensait me présenter son mec le soir même, et du même coup le garder à dormir. Enfin, quand je dis dormir... Moi par contre, je n'aurais qu'à dormir dans le salon, sur le canapé (je n'ai pas mis canapé lit, mais ça n'est pas un oubli).
Je réponds d'avance à ta question : Non, ce ne seront pas les seuls coups de poignard !
Il eut sans doutes pitié de l'air de lapin pris dans les phares que j'ai sans le moindre doute arboré en apprenant la nouvelle, puisque nous ne fûmes finalement que trois, dans son appart le soir, en comptant son colloc. Dîner léger, discussion un peu tendue (J'avais découvert qu'en fait je n'étais pas fort pour deux sous, et que je rêvais toujours de le couvrir de bisous). Il finit par s'endormir, vers 2H(8H) du matin. Moi, par contre, impossible de m'endormir. Autant, dans le Sex Shop, je piquais du nez dans les capotes et autres artefacts sodomites, vu qu'il était 19H(01H) ; autant à 2H(8H), je repartais pour un cycle !
Bref, après une nuit courte et entrecoupée, nous nous retrouvâmes devant la télé pour le petit dèj. Et devant la météo. Où le Gillot Pétré local nous expliqua que la température du jour serait de -25°. Je sursautais visiblement. Putain, je savais que ça caillait, mais on n'était pas en Sibérie centrale, quand même.
« ... vous rappelle que l'Indice de Vent sera de 15, aujourd'hui » continuait à pérorer le compatriote climatologue de Linda Lemay.
Indice de vent ? C'est quoi encore ça ? Quelques explications de Roch m'apprirent que l'indice de vent était le chiffre à déduire (Si Si, on peut encore déduire quelque chose de -25°), pour avoir la température finale.
Alors là je me la joue Bertrand Renard, et je calcule que -25°-15, ça va nous faire....
Putain...
Non ????
-40 ????
Mais ils sont malades dans ce pays !!!!
Je ne pensais même pas que ça pouvait être humain, ce genre de température. Le programme de la journée m'apparut sous un jour totalement nouveau, au final. Nous devions passer la journée dans Montréal, à faire les magasins de sape. Enfin rectifions. IL allait acheter des sapes, mon rôle à moi serait de le conseiller.
Parce qu'apparemment, il aimait bien mes idées en matière d'associations de matières, de sapes et d'accessoires, telle une Miranda Priestly de bas étage.
Et puis aussi qu'avec 2 aller – retour Paris Montréal, même en promo (d'où les conditions de merde de non remboursement et tout le bordel), ben niveau sapes, c'est pas demain que je refoutrais les pieds chez Prada.
En fait il compter passer la soirée de la St Valentin avec son mec, m'avait il appris la veille. Et devant ma tête un tout petit poil déconfite (si si je vous jure, je fus sobre dans la déconfiture), il crut utile de souligner que bah quand même c'est plutôt normal, de vouloir passer la soirée des amoureux avec son amoureux, non, je ne trouvais pas ?
Bah si pov' con, je trouvais ça normal. A ton avis, j'étais venu faire quoi, moi, à 6.000 bornes de chez moi, par -6 000 degrés ? J'suis venu aux champignons peut être !!!!!
Loin de moi l'idée de lui interdire de passer cette soirée avec son mec, j'aurais juste aimé que dans ce cas là il ne m'encourage pas à venir quand même. C'est plutôt normal, non, vous ne trouvez pas ?
Et mon rôle de Personal Designer (J'eus personnellement préféré être son Personal Trainer, clin d'oeils aux amateurs du charme de la Tchécoslovaquie) était de faire en sorte qu'il soit le plus au top possible pour son rendez vous avec un autre donc. Non, je confirme, il n'a aucune considération!.
Cerise sur le cadeau, il m'a demandé mon avis pour le cadeau à offrir à son cher et tendre.
STOOOOOOOOOOOOP !!!!! Je me permets ici de t'arrêter dans ton élan, et te serais reconnaissant d'arrêter de te dire « qu'il-est-con-non-mais-qu'il-est-con » parce que 1/ je le sais, et 2/ j'avais deux excuses : J'étais (malgré tout) toujours amoureux, et le Novotel Montréal était complet. Je m'étais renseigné, après le coup du gel !
Bref, à 17H(23H) le voilà prêt à partir, et moi à téléphoner à tout ce que je comptait comme amis compatissants (Alix je ne pourrai jamais assez te remercier dans cette vie ni la prochaine) pour pleurer sur mon malheur.
Je ne le revis qu'à 13H(19H) le lendemain alors qu'il devait rentrer vers 00H(6H) - soit 13H de retard...-, et en plus pour me faire engueuler.
Je m'explique : La soirée s'était en fait apparemment mal passée, parce qu'il s'avérait qu'au final son copain vivait mal ma venue (Comme quoi on était d'accord sur quelque chose, lui et moi), et le lui avait bien fait sentir. Donc, en clair, moi qui ne voulais pas venir, j'étais en train de me faire pourrir par le mec qui m'avait convaincu de venir, parce que ça avait dérangé un mec qui ne voulait pas que je vienne. Ca suit, dans le fond ?
Mais en fait, avec le recul (Et deux Stillnox) je peux être assez serein pour dire que je devrais lui être reconnaissant de cet ultime coup de gueule. Parce que c'est grâce à cette fameuse après midi que j'ai commencé à le trouver plus minable que craquant. En fait au moment où il a eu l'idée de me présenter son copain, arguant qu'il voulait que son meilleur ami (Sans doutes moi, puisque j'avais été rétrogradé), et son Copain se rencontrent et s'apprécient.
Je crois que seule la crainte que les prisons Montréalaise puissent ne pas être chauffées me retint de lui enfoncer la tête dans une congère jusqu'à ce qu'il soit aussi froid que la rage qui m'étreignait le cœur.
Etonnement, la rencontre –Oui, rencontre il y eut. Je te rappelle que je ne pouvais me permettre d'être SDF, et puis je me disais que je reprenais l'avion dans moins de deux jours, buvons jusqu'à la lie bla bla bla...- Etonemment, donc, la rencontre se passa plutôt bien. Je me retrouvai face à l'Autre, qui se révéla être un garçon somme toute sympa, et à qui je n'avais, en soi, rien à reprocher, sinon d'avoir saisi une occase que tout le monde aurait saisi. Mais comme tu t'en doutes, cela donna à Roch un autre prétexte à râler que c'était bien la peine d'en faire tout un plat si c'était pour que ça se passe bien, et que s'il avait su il l'aurait fait venir dès le premier soir. Mais à ce stade là, je m'en foutais, j'avais commencé le décompte jusqu'à l'heure du décollage, le mardi. Il fut au final beaucoup plus agréable l'après midi et la soirée du Dimanche, peut être se rendait il compte qu'il avait un poil dépassé les bornes, je n'en savais rien, j'avais abandonné l'idée de le comprendre depuis un moment, et puis de toutes façon je m'en foutais.
Mais au final, son vrai coup d'éclat se passa le Lundi soir. Puisque ça s'était si bien passé la veille, eh bien son copain viendrait dormir à l'appart le soir. Bon, moi, direction le canapé, au coucher, trop blasé pour relever le coup de plus. Par contre ça a été une autre affaire de découvrir que l'Ouvrier du Bâtiment canadien, si noble travailleur soit il, n'est pas ce qui se fait de plus doué en isolation phonique. Ils parlaient, dans la chambre, et j'étais presque à même de suivre la conversation tellement j'entendais. Mais une idée fit son chemin dans mon petit cerveau : Si j'entendais leur conversation, rien d'autre ne me serait épargné. Et là, aussi surprenant cela soit il, même mon masochisme a des limites, aussi attrapai-je mon mini-disc, pour me passer et repasser en boucle l'intégrale de Björk, histoire d'entendre, à défaut de le vérifier, que I'll be given love, I'll have to trust it. Pour le moment, j'étais given un canapé pas forcément confortable, et un séjour de merde.
De toutes façons je n'aurais pas pu dormir avec ce putain de jetlag. Et un autre avantage à Björk, et qu'on l'aime ou pas on ne peut que le reconnaître, c'est qu'aucun orgasme si puissant soit il ne pourra se faire entendre au dessus de la voix de pic à glace de l'icône Islandaise.
Le lendemain, je profitai de l'appart seul (ils bossaient tous les deux) pour enfin passer un moment vraiment agréable, le premier du séjour, en fait, dans un bain brûlant, le temps de faire le bilan du voyage, pas forcément glorieux d'ailleurs.
A 14H(20H) c'est presque soulagé que j'appris qu'il ne m'accompagnerait que jusqu'au bus, et non pas jusqu'à l'aéroport... Je n'avais plus rien à lui dire.
Je ne pensais maintenant qu'à une chose, cinq heures après, à 19H(01H) je reprendrai ce putain d'avion, pour 7H, et du coup ré-atterrir en France à 8 heures du mat, sans avoir réussi à dormir, bien sur, et reprendre le taf à 11H du matin.
Je ne dirai qu'une chose maintenant : Que celui qui a déjà vécu une Saint Valentin plus pourrie que ça, que celui là me jette la première lingette Air France.
En vous r'merciant bonsoir Où le Narrateur assume ses lacunes et, une fois n'est pas coutume, demande conseil...
Dans le cadre d'un prochain achat d'envergure, Jeune Narrateur... euh enfin Narrateur tout court, s'enquiert du vécu d'utilisateurs du Macbook Pro 17 pouces, desireux de faire partager leurs expériences...
En effet, Nikko est las. Las de recevoir des virus et autres chevaux de troie, sans compter le nombre de spams, où, dans le désordre, Vegas Gambler Casino lui propose de gagner 18.000 milliards de dollars en se gratant l'oreille gauche, où un obscur labo amérindien lui propose du faux Viagra et autres Béatans, Et où Aug Insure lui propose de gagner une fortune en 3 heures par jour, fortune pour laquelle il suffit d'accepter des paiements de leurs clients sur son compte bancaire. A ce propos, merci mais non, si je peux éviter de me retrouver en cabane pour avoir blanchi l'argent de la drogue sans avoir pu gouter moi même ladite drogue, et passer 20 ans a me faire gentiment sodomiser par mes codetenus, j'aime autant. je n'ai par essence rien contre ce rapport particulier, mais si ca pouvait se passer dans une suite du Georges V après avoir été invité à la tour d'argent, et pas ds 12 M2 surpeuplés à la Santé, après un plateau parloir, j'aime autant.
Pour toutes ces raisons et bien d'autres encore, Nikko a enfin décider de passer le pas, et de croquer la pomme, celle de Steve et Jonathan. (Jobbs et Ive pour les non initiés, respectivement Chairman et Designer de Apple).
Et étant donné qu'un tel changement ne se fait pas en tête brulée, ben je viens à la pêche aux infos. Alors lache tes comm's, ami Mac-ien...
En vous r'merciant bonsoir! Où le Narrateur admet qu'une précision s'impose.....Avis à la population liseuse et desormais myope du présent espace d'expression!
Il me semble, sur les conseils de certains amis, judicieux de préciser une chose: J'ai écrit!
L'article que vous pouvez voir ci dessous est un nouvel article. La photo est très semblable à mon dernier article de cet été, certes, mais c'est volontaire, puisqu'il en est la suite. Mais j'en suis sur, un détail n'aura pas échappé à ton oeil sagace, Ami Lecteur: Il y a là DEUX coeurs dans les pensées de Nikko. Subtile métaphore pour signaler que le présent article est le Tome II de ma bataille acharnée pour ouvrir les yeux (dans un premier temps) du jeune Q. Tu me vois navré de t'avoir possiblement induit en erreur!
Et il y en a même encore un nouveau sous celui ci. Quand je vous dis que c'est Noël!
En vous r'merciant, bonsoir! Où le Narrateur met fin à un insoutenable suspense quant à l'évolution récente de sa vie sentimentale et, si Dieu veut, sexuelle.
Je te laissai lors de mon dernier post « régulier » dans un suspense haletant que n'auraient certes pas renié les producteurs de « Sous le soleil »... Y aura-t-il ou n'y aura-t-il pas union contre nature, et par extension péché de chair par la voie back stage avec l'éphèbe que tu ne connais que sous le nom de Q. Sois heureux car la réponse tant attendue va t'être ici révélée, tu vas pouvoir retrouver le sommeil et abandonner tous tes projets d'immolations par le feu en place publique.
S'il m'en souvient bien –en même temps je n'aurais qu'à descendre de trois articles et lire par moi-même, mais je suis feignant–, s'il m'en souvient bien, donc, je venais de vivre une soirée émotionnellement éprouvante avec le cher ange lorsque je pris la plume pour te conter les bases du pitch. Et je restai dans l'expectative, état régulier pour moi dès lors qu'il s'agit q'un quidam de sexe masculin de 17 centimètres ou plus dont je me dis « Et si... ».
Et ça ne dura pas qu'un peu, en fait... Les trois mois qui suivirent ne marquèrent qu'une évolution écrite, SMS-ée dirais-je même, qui bien qu'agréable, me laissait la dent creuse. Tout y passa : Du temps « Ouhh la la il fait bien chaud ces temps ci, ça oui le climat l'est devenu comme fou, c'est à cause que les vaches elles pêtent sur les fées de la serre, ma bonne dame » ; au travail « On nous exploite, on nous ment, on nous spolie, l'Etat vautour veut sucer jusqu'au dernier globule du sang des masses laborieuses... NO PASARAN !!! » (Oui, le jeune éphèbe est de gauche aussi !). En bref, que du lieu commun, d'où la dent creuse. Mais il me faut être honnête, ou du moins essayer, nous faillîmes nous voir, et ce –Ô Joie– à son initiative. Faillîmes, donc. Car le jour dit, il reçut un coup de fil de l'agence de voyages de ses parents, partis en voyage, l'informant qu'il y avait eu un souci, et nécessitant son intervention. Ce qui bien sur avorta l'entrevue.
Alors, je ne sais pas si on peut aller jusqu'à me qualifier de poissard, mais une chose est sûre, la Fée qui s'est penchée sur mon berceau avait soit un lumbago, soit une panne de baguette, parce que niveau « chance », elle nous a fait le minimum syndical ! Ceci dit, rien ne changeait dans le ton de ses textos, toujours un poil trop chaleureux à mon goût pour être honnêtes, à base de « Gros bisous, j'espère te revoir bientôt, Bla Bla Bla »...
J'alternais entre deux textos les périodes de joie et de baissage de bras quand, surprise, le 31 Octobre dernier, 2 jours après mon anniversaire, et le jour de sa fête, je reçus un texto de sa part, s'excusant de son silence, et me proposant de se voir le samedi suivant...
On notera au passage ici une habile manœuvre de la part du Narrateur visant à dévoiler à la fois et sans en avoir l'air le prénom du Nouvel Être Aimé, et sa propre date anniversaire, histoire de s'assurer un cadeau l'année prochaine, comme ça, l'air de rien. Ceci dit, pour le prénom, avec Q, ça fait pas légion... Puis pour l'anniversaire, on restera dans une coquetterie distinguée : Tu sauras le jour, mais pas l'année ! Faut pas déconner non plus !
Bref, je reçus donc un texto le mardi, proposant une rencontre le samedi, et après un rapide calcul visant à évaluer le taux de parents aptes à conduire durant les quatre jours à venir, quasi nul pour cause de fractures multiples –Le souci mentionné plus haut était, je l'appris par la suite, un accident de voiture–, j'osai entrevoir l'espoir que CE rendez vous pourrait se concrétiser. Mais, car il y a toujours un Mais, je ne me laissai pas m'emballer, et tentai de garder la tête froide. C'est-à-dire que je n'y pensai que 10 fois par jour.
Et dans ma réponse, comme ça, l'air de rien, je décochai ma flèche en loosedé, en lui souhaitant sa fête. Ca coûte rien, c'est le genre de chose qui fait toujours plaisir, et puis c'est pas comme les annivs, lors desquels on croule en général sous moults MMS et autres missives, pour la fête, rares sont ceux qui ont la gentillesse et la délicatesse d'y penser. Car oui, je suis gentil. Ce n'est certes pas la qualité première qui transparaît chez moi au fil de mes posts, mais il en est ainsi. Lors de mon arrivée en ce bas monde, la fée dont je parlais plus haut se présenta au chevet du Bébé Nikko, afin de proposer ses services à la Reine Mère venant d'enfanter, à base de « sortilèges chance fertilité amour argent retourdel'êtreaimé lecture de l'avenir dans les entrailles de poulet » telle Mamadou Dia Marabout de son état à Belleville.
-« Bon, alors laissez-moi regarder dans mon Bordel.... Il me reste de la Gentillesse, de la Beauté, et j'ai une promo SuperGrosseTeub très appréciée... je lui mets quoi, au Lardon ? »
-« Les qualités de l'âme perdurent longtemps après que celles du corps se soient fanées... Fais péter la Gentillesse, Clochette !! » Répondit benoîtement la Reine Mère.
-« Sûre ? Non parce que vu la tronche, moi je dis, un poil de Beauté ça serait pas du luxe... Mais bon, c'est vous qui voyez. Abbracadabra !! »
–L'on pourra ici trouver l'idéalisme de la Reine Mère charmant, jusqu'à ce que l'on en fasse les frais ! Fin de l'aparté–.
Je plaçai donc mon trait, et visiblement je fis mouche au vu de la réponse reconnaissante et touchée que je reçus.
Le Samedi matin, j'envoyai un texto où je lui disais que j'étais de garde à l'hôtel, mais que j'étais tout à lui à partir de 17H30... Hélas le cher Ange me croyant enchaîné au service du grand capital Accronien pour la journée complète s'était engagé auprès de son chef pour finir un travail urgent, ce même samedi, et donc n'être libre que vers 21H30. Aussi me proposa t il de le rejoindre dès sa sortie, arguant que le Paris By Night, c'était joli. Moi je dirais même romantique –encore de l'eau à mon moulin, mais je dis ça, moi, je dis rien–, surtout en aussi charmante compagnie.
Au final, en fait, tant mieux me dis-je, car la veille un examen rapide de ma garde robe je réalisai avec horreur que ben y avait rien d'exceptionnel pour ce tête à tête nocturne. Un petit tour aux 4 Temps s'imposait. Une galerie marchande un Samedi après midi. Si ça c'est pas de l'Amûûûûr...
Direction Célio, donc, dès la fin de ma journée de travail, histoire de trouver une bricole, comme ça, trois fois rien. Bon au final, la bricole-comme-ca-trois-fois-rien m'a coûté 200 Euros. Mais c'est pas ma faute, il y avait plein de sapes magnifiques. Et puis c'est comme à la SPA : Tu sais que le chaton qui te regarde avec ses grands yeux, si tu le prends pas, il finit piqué et au four ! Ben là c'est pareil : Ce si joli petit manteau gris anthracite trois boutons coupe droite, si tu le prends pas, ben il finira sur les épaules d'un blaireau sans une once de goût qui le mettra sur son jogging Adidas, le dimanche matin, avec des tongs, pour sortir les poubelles devant son pavillon Catherine MAMET, à Cergy Pontoise, 95800. Et pareil pour le jean. Et la chemise... N'y a-t-il pas déjà assez d'horreurs dans ce monde ? Mon cœur de jeune pédé féru de Mode n'aurait pu le supporter.
C'est donc fier comme un bar-tabac, paré de mes nouveaux atours, que je foulai le pavé parisien et fonçant tête baissée cœur battant, euphorique à l'idée de rejoindre le Nouvel Etre Aimé. Qui eut une vingtaine de minutes de retard, mais bon quand on aime on ne compte pas. Et puis ça m'a donné l'occasion d'admirer la superbe expo de photos sur les grilles du jardin du Luxembourg.
Un coup de fil pour me rassurer que oui oui il arrivait, et voila qu'apparaissait au loin son athlétique silhouette. Le temps de gober un Fisherman salvateur, parce que c'est bien beau de se saper comme Lagerfeld, mais si c'est pour avoir l'haleine de son poney, c'est pas la peine, et je m'avançai à sa rencontre.
J'ai déjà dit qu'il était beau ? Quentin, pas le Poney... Oui ? Ehh ben je le redis. Il sortait du taf, donc en costar, veste sur l'épaule, bras de chemises relevés, cravate défaite, de même que les 2 premiers boutons de son col de chemise, laissant ainsi entrevoir la naissance de son torse lisse et musclé. L'air un peu fatigué, le sourire éclatant, et son sac de sport à la main. Ca rappelle une pub de parfum, ça, hein ? Eh ben même le mec de Polo Sport il pouvait rentrer chez sa mère, tellement il aurait fait terne à coté de Lui. Aucun, je dis bien aucun – et aussi chamallow cela puisse t il paraître ça n'en est pas moins vrai, juré sur la tête de la Minimeuf– des mecs que j'ai connu et aimé n'arrivait à sa cheville en cette minute, en cet instant.
C'est sans doute ce que j'adore chez Lui. J'ai eu des mecs qui m'ont fait vibrer, certes et Dieu merci, j'ai même eu l'audace d'en aimer quelques uns. Mais aucun n'a jamais provoqué si intensément en moi cette sensation d'embrasement, cette impression que le cœur se déploie dans la poitrine, jusqu'à en irradier partout, à en causer des frissons dans la nuque. Aucun.
Etreinte chaleureuse, je lui vole au passage les yeux fermés une bouffée d'Acqua Di Gio, dont l'arôme, chauffé au contact de sa peau tout au long de la journée m'enivre, je jubile de lire dans ses yeux une joie de me retrouver, qui si elle n'égale peut être pas la mienne, a au moins le mérite d'y être.
On se pose tranquillement dans un troquet du quartier, histoire de faire la coupure de nos journées de travail respectives, et de penser à où manger. Il en profite pour descendre se changer aux toilettes, et remonte dans une tenue beaucoup plus décontract qui, même très différente du Sexy Office Boy de la minute précédente, n'en était pas moins un régal pour les yeux.
Incapables l'un comme l'autre de prendre une décision quant au restau, nous décidâmes de concert de nous laisser guider par ce cher vieux Hasard. C'est vers Odéon que nos pas nous menèrent, où je m'arrêtais deux secondes pour jeter un œil au menu d'un restau. Lui, croyant que j'avais décidé, y entra. Je l'y suivis donc, et je jetai un œil à la salle une fois à l'intérieur, le temps que l'hôtesse nous accueille. Tout ce que je détestais : Une salle enfumée, clientèle BoBo pseudo branchée à mort, la Ardisson en fond sonore –certes lounge à souhait, comme zique, mais chiante à mort à force d'être devenue cliché–. Bref, que du Bonheur. L'hôtesse daigna enfin nous accorder son attention, et après que nous lui ayons dit que l'on souhaitait manger, nous proposa le traditionnel « Fumeur / non Fumeur ». Au vu du smog ambiant, aux forts relents de Malbocs, j'y allai de mon petit sarcasme en lui demandant si le coin non fumeur c'était le trottoir... Ce à quoi elle répondit avec une légère causticité que NON, c'était dans la salle du restaurant... en Haut ! –Note pour plus tard : Ne plus jamais se comporter en sale con hautain tant que l'on n'est pas sur d'avoir toutes les cartes en main–. En effet, un deuxième examen de la salle où l'on se trouvait ne révéla que des verres sur les tables.
Nous suivîmes donc la femelle en haut de l'escalier. Je ne sais pas si vous avez déjà éprouvé ce sentiment, en rentrant dans un immeuble miteux et délabré, pour pousser la porte d'un appartement qui se révèle être un palace... C'est exactement ce que je ressentis en arrivant en haut: Autant la salle que nous venions de quitter était désagréable, enfumée, terne, autant celle où nous rentrions semblait n'avoir été conçue QUE pour le romantisme : plafond plutôt bas, murs d'un rouge sombre sans être étouffant mais plutôt capiteux, une déco à sensibilité indo orientale, lumières indirectes, par des appliques tamisées sur les murs, tables raisonnablement espacées, fauteuils confortables assez baroques dans mon souvenir, ambiance musicale parfaite, toute en trip hop et lounge, comme en bas, mais LIVE... ; Oui Ami Lecteur... Avec du vrai DJ dedans. Mieux qu'au Kong.
Nous en eûmes, lui comme moi, le souffle coupé ! On n'aurait pas pu trouver mieux si l'on avait spécialement cherché un endroit de ce genre. C'est volontairement que je n'ai pas nommé l'endroit, car celui là, je le garde pour moi. Et pour lui.
Avec une mention spéciale pour les toilettes –on ne rit pas, d'avance merci– aussi bleues et épurées que la salle était rouge et surchargée. Et vastes comme mon appartement, mais ça, en soit, c'était plutôt déprimant.
On aurait dit un môme à DisneyLand, tellement il avait l'air heureux et surpris.
Repas aux chandelles, encore une fois, délicieux, encore une fois aussi.
Service impec et discret, et, la compagnie aidant, l'impression d'être seuls au monde lui et moi...
Encore un poil vexé d'avoir été battu sur mon propre terrain la dernière fois, je me promis de tenir ses regards, avec l'œil de velours que je sais si bien faire, héritage cette fois ci paternel. Ne dit on pas que la meilleure défense c'est l'attaque ?
En effet, c'est lui dont l'œil finissait par se dérober, presque timide, avec un soupçon de rosissement sur les pommettes en prime.
Je me payai même le luxe, lors de la commande du dessert, de le prendre de court, et de demander pour lui, car j'étais sur de ce qu'il allait prendre. Je lui demandai confirmation du regard (histoire quand même de pas lui flinguer son repas) avec mon demi sourire juste ce qu'il faut de sûr de moi – Bastian saura très bien duquel je parle–, confirmation qu'il me donna avec une bouille qui, aujourd'hui encore me fait fondre rien qu'à y repenser. Quand je vous dis que je sais être charmeur par moments...
Pas réellement pressés de quitter l'endroit, nous décidâmes de rester là bas pour prendre un verre, puisque ça faisait bar, aussi. Le serveur nous emmena dans une salle encore différente de la première (immense, je vous dis, ce restau...), nous disant avec un sourire lourd de sous entendus que c'était plus intime. Encore un collègue, tiens !
Je tiens à marteler ici mon point de vue quant au jeune Homme, au risque de paraître lourd.
Je trouve que outre l'ambiance de la soirée, quand même vous l'avouerez plus propre à un tête à tête suivi d'un queue à cul qu'à une pizza bière avec matche de foot après, il laissait aussi passer bien facilement les allusions du serveur. En plus, est il besoin de le souligner, du gringue carrément outré que je lui avais fait, ne serait-ce qu'avec le coup du dessert... Là c'est même plus être gay friendly. Moi je dis carrément qu'on l'aurait tondu à la libération, là... Bref.
Le serveur nous plaça donc à une table un peu en retrait, deux profonds fauteuils, nous abreuva de force Caïpirinhas et mojitos au gré de nos commandes.
Ambiance feutrée, conversation intimiste, légèrement évaporés l'alcool aidant, nos jambes croisées se frôlant par moments, j'étais bien. Profondément bien....
Nous quittâmes le Pub vers 5.00 du matin, et il me proposa de partager son taxi, Neuilly étant sur le chemin de Rueil. Ce que j'acceptai avec joie, préférant de loin prolonger sa compagnie, et préférant les effluves délicats qui émanaient de lui (Giorgio faisait toujours effet) que de me taper les sorties de boîtes dans le bus de nuit. J'avais pas bu à en vomir sur moi, c'était pas pour respirer celui des autres nan ?
Lorsque le taxi me déposa près de chez moi, je restai l'air tout con sur le trottoir, sourire béat aux lèvres, le voyant se retourner dans le taxi pour me dire au revoir. Mieux, je restai à sourire comme un benêt en regardant son visage s'éloigner... car il faisait de même.
Je reçus un texto de lui avant même d'avoir atteint mon appart, me remerciant de la soirée qu'il avait trouvée –je cite– « Mieux que super bien », et me souhaitant de beaux rêves. S'il en faisait partie, ils le seraient. Ca je pouvais le garantir.
C'est en pensant à cet empressement à m'écrire, depuis le taxi, alors que l'on s'était quittés quelques minutes seulement auparavant que je tombai dans les bras de Morphée, souriant aux anges. Et plus particulièrement à MON ange.
En vous r'merciant, Bonsoir.
Ps : Ne sois pas si impatient, Ami Lecteur... Je travaille à la suite..... Où le Narrateur, à l'instar de Michaël, est de retour.... Alleluiah!
Premièrement, Ami Lecteur, laisse moi te présenter mes plus sincères excuses quant à cette presque semi année de silence escritoire, et avoir failli par là même à ma promesse de t'abreuver de récits rocambolesques et autres aventures de mon crû.
Je ne peux pour ma défense qu'invoquer le fait que de récits rocambolesques et autres aventures de mon crû, il n'y eut pas plus dans ma vie que de liasses de 500 dans le cul d'une poule.
Et pour ceux qu'un cruel manque d'indulgence empèchera après ce méa culpa d'oindre l'innocent front de Nikko du lait de la tendresse humaine, je sors l'artillerie lourde:
"Ma Grand Mère est morte...".
J'entends d'ici le rire blasé de ceux qui, au collège, usèrent et abusèrent de cette fallacieuse excuse lorsque, les jours d'étés, la plage se faisait plus attirante que le cours de Maths de Mme Bérenger.
Sauf que dans mon cas, c'est vrai...
Tiens c'est drole, ca rigole moins d'un coup!
En fait, je suis à moitié malhonnête -mais depuis quand est-ce un scoop?- disons plutot que c'est PRESQUE vrai... du moins le fut-ce.
En effet, Nikko faillit bien amputer le chêne séculaire (à ne pas confondre avec la chaîne nébulaire, rien a voir) qui lui sert d'arbre généalogique de la branche Maminienne. Que l'on se rassure, la chère vieille ancêtre jouit à ce jour d'un repos bien mérité, et Dieu merci pas eternel. Elle doit, en cette heure tardive, siroter sa verveine quotidienne avec sa soeur cadette, Tantine, laquelle émigrant régulièrement vers les contrées azuréennes au moment des fêtes, afin de passer ces dernières après de sa soeur ainée sous le toit et le sapin de la Reine Mère.
Pour faire court mais explicite, Mamina nous fit cet été un léger malaise cardiaque (La canicule a promis, elle n'y était pour rien), et finit donc en conséquence son mois d'aout à l'hopital. Après maints examens, il fut décidé de pratiquer sur son antique carcasse une opération à coeur ouvert, assortie d'un double pontage pour la route. Ben tiens, on n'est pas des pédés, dans la Famille. Enfin pas Mamina. Moi c'est pas pareil, je peux j'ai un mot du médecin.
Le lecteur moyen doté d'une once de coeur comprendra dès lors aisément mon manque d'envie et d'intérêt pour la plume et la prose... On a rarement envie de faire rire, ou pour le moins sourire (Vocation première de cet espace d'expression) quand on a soi même le moral dans les Prada. Ben oui: On peut être triste, on n'en garde pas moins son panache en toutes circonstances.
Soyons clairs: Loin de moi l'idée de faire preuve ici d'une insondable naïveté et de croire qu'à l'instar d'un diamant, Mamina et par extension toute personne à laquelle je voue un amour aussi profond que désinterressé -Qui a ri???- est eternelle. Je sais pertinement qu'un jour viendra où je ne pourrai plus la voir que dans les albums photos reliés cuir de la famille, coincée entre l'enfant Nikko paparazié par son géniteur sur le pot (On notera déjà ici une propension à attirer l'humiliation quelle que soit sa forme), et le même enfant Nikko soufflant sa première bougie sur un gâteau que l'on supposera au chocolat, ledit ingrédient maculant jusqu'au front du délicieux bambin...
OUI, je fus un délicieux bambin. Et merde, d'abord.
Je sais qu'un jour je maudirai cette pudeur des sentiments m'ayant si souvent empéché de lui dire que je l'aimais. Et que je soulagerai hyppocritement ma conscience en me disant qu'elle le saurait surement maintenant, puisqu'elle vivra désormais dans mon coeur, ainsi que dans celui de toute personne l'ayant un tant soit peu aimée, et au vu des qualités de l'intéressée, ca va en faire des résidences secondaires.
Mais l'on ne pourra pas m'en vouloir de souhaiter le jour où je saurai tout ca aussi tardif que possible. Il en est ainsi chez moi. La Mort est un sujet qui me met extrèmement mal à l'aise, à la limite du déni. Etonnament pas la mienne, ayant dans ce cas précis plus peur de la douleur que du saut lui même, fidèle à mon statut de fiotte. Mais j'ai très peur de la mort des autres. Enfin de celle des gens que j'aime. Car désolé si je parais ici d'une intolérable insensibilité, mais le trépas de Gérard, Technicien chez Darty de son état, me laisserait aussi froid que l'évolution du cours du soja en Asie du Sud Ouest, si doux soit son regard sur les murs du métro. De Gérard, le regard, pas du soja.
Il s'agit là d'un sujet que je me refuse obstinément à aborder lors des réunions familiales, au grand dam de Tantine, qui beugle à qui veut l'entendre qu'il faut bien en parler pour que quelqu'un sache comment disposer de ses maigres possessions, et surtout Qui aura Quoi. Apparemment, à moi me reviendra un pied de lampe en cristal Baccarat. Super!!!! Seul le respect dû à la chère vieille branche m'empéchat de lui proposer moultes utilisations dudit objet, toutes plus ludiques les unes que les autres. Je modérai en lui disant que je n'en voulais pas de son fichu bout de verre -Hoquet de stupeur de l'Aïeule, le cristal Baccarat ayant semble t il une valeur marchande hautement supérieure à celle du verre de cuisine lambda- et que je préfèrais 10.000 fois l'avoir elle en vie chez elle, toujours prête à faire couler à flots le lait de la tendresse humaine sur l'honnête front Nikkoïen, et lui faire fréquemment profiter de ses talents de cordon bleu.
Mais de toutes façons, point ne fut besoin d'avoir de si noires pensées, Mamina s'étant fait charcuter le péricarde sans broncher, et ayant effectué un retour sans encombre dans le monde des vivants. Et à 85 printemps c'était pas gagné.
Etonnament ce ne fut pas lors de l'opération elle même que l'affaire se corsa. La convalescence dans un établissement spécialisé devant normalement amorcer en douceur le retour de l'Ancêtre parmi ses ouailles fut on ne peut plus critique. L'opération en elle même fut un succès, le réveil se passa sans soucis, mais c'est arrivée à l'étape où elle n'avait plus qu'à se laisser choyer et reprendre des forces que la chère tête blanche se dit "A quoi bon!!!", et refusa dès lors de s'alimenter. Comportement réduisant considérablement les chances de récupération à cet age que l'on qualifiera de vénérable, et surtout après le controle technique qu'elle venait de subir, chacun en conviendra. A sa décharge, on portera au crédit de Mamina son éternel défaitisme depuis qu'elle a atteint ses 75 ans, et plus encore depuis ses 84 ans, age auquel sa propre mère réverence tira. Dès ce jour, elle prit l'habitude de répondre à toute personne s'enquerant du nombre de printemps qu'elle avait vu naître, grandir, puis décliner qu'elle a "l'age de faire une bonne morte". Et à toute ébauche de projet "Oui, enfin si je suis encore de ce monde" dès lors que la date dudit projet dépasse le dernier jour de son TéléStar de la semaine.
Petit à petit, l'anorexie fit son nid, et c'est une Mamina délestée de 8 kilos qui s'acheminait à coup sur vers les portes du grand Néant, lorsque la Reine Mère prit le Taureau par les cornes et remit fermement les choses au clair avec les connasses de la maison de repos, pas foutues de s'apercevoir que les plateaux repas revenaient intacts au lieu de participer à la reconstitution des forces de la Vénérable Parente. Et croyez moi, la Reine Mère qui remet les choses au clair fermement, c'est pas de la couille de puceron. Je tremble moi même encore, du haut de mes 31 printemps, quand un acte inconsidéré m'expose nu comme au premier jour à la vindicte maternelle. Alors vous pensez, une conne qui a fait aide soignante parce qu'il n'y avait plus de places en coiffure... Et telle un Salomon de supérette dans son amour de l'équité, elle en mit aussi une couche à Mamina, fautive car instigatrice de cette cessation d'alimentation.
Duement sermonnée, la coupable consentit à regrignoter ses feuilles de salade et poisson grillé, et commença alors à remonter la pente, en remplumant sa frèle silhouette.
C'est ainsi que je peux aujourd'hui reprendre la plume, l'esprit délesté des nuages noirs de l'inquiétude et rassuré sur l'état de santé grand-maternel.
J'ai en effet passé les fêtes chez la Reine Mère, rejoignant ainsi le cheptel familial, et pouvant surtout vérifier de mes propres yeux la résurrection de la Parente Aimée. Je fus réconforté de la voir réclamer son verre de Punch Planteur dominical à corps et à cris, et piailler de façon indignée si d'aventure, un esprit chagrin décrétait qu'un deuxième ne serait pas raisonnable. Et s'il en était besoin, les ravages qu'elle causa à elle seule au sein de la population ostréicole du plateau de fruits de mer tronant au centre de la table me tranquilisèrent définitivement quant à la qualité de son appétit retrouvé.
Putain, je suis encore bon pour faire DEUX cadeaux à la prochaine fête des Grands Mères, moi!!!!
En vous r'merciant, Bonsoir.
Ps: Je profite de cette tribune afin de souhaiter à toute personne venant se ruiner ici les yeux, régulièrement ou non, mes meilleurs voeux pour le cru 2007, de santé, de bonheur, d'orgasmes multiples et de thune... En un mot, de kiff dans ta life! Où le Narrateur constate avec surprise que son cœur ne sert pas qu'à pomper le Long Island Ice Tea qu'il a dans le sang...
Ahhhh Ami lecteur.... Que dire.... J'en suis moi même sans voix, et sans fiel.... Et me connaissant c'est pas peu dire !
Stupeur et Tremblements, je crois que j'Aime... C'est ballot je me croyais immunisé contre la chose, et son lot de déconvenues.
Mais le fait est là, j'Aime. Faisons face, hauts les cœurs, et buvons jusqu'à la lie l'amer calice de la vie qui rappelons le est une chienne!
Je dois bien me rendre à l'évidence... Cette légère sensation de papillons dans le ventre en pensant à Lui. Cette bouffée d'oxygène quand je reçois un texto, cette fébrilité quand j'en écris un qui DOIT apparaître comme naturel et désinvolte, alors que je mets plus longtemps à le penser et à l'écrire que Victor Hugo n'en a mis pour pondre les Misérables (Je mets bisous ou a +, là ????? cruel dilemme !!).
Cet état d'extase et cette impression de flotter doucement sur un nuage à des kilomètres du sol et de la réalité quand je passe une soirée avec Lui. Nombre de symptômes qui ne peuvent tromper sur l'origine du Mal.
Qu'en dire : Il est beau, il est gentil, il est intelligent ET cultivé, il est sportif, il est plus bandant qu'un acteur de chez Falcon, il ne me donne qu'une envie, celle de sentir la chaleur de sa peau contre la mienne, son souffle dans mon cou.
Jusque là, rien qui sorte de l'ordinaire, par rapport aux 1000 bombasses par jour pour lesquelles je papillonne du ventricule, et dont je pense, avec tout la poésie qui est mienne -mes intimes confirmeront - que: "Putain j' lui casserais bien les pattes arrières, celui là". Mais là, que Nenni. J'en discutais avec un ami, auquel je vantais les mérites du Nouvel Etre Aimé, et qui, taquin, me dit : «Et encore, toi tu ne l'as pas vu à poil !!!!». En effet, lui venait de passer une semaine à pouvoir admirer dans ses moindres détails la plastique de l'Objet de son affection, lors d'une semaine de vacances entre potes.
Donc, « .... Pas vu à poil ! »... C'est là que les fondations même du modèle de lubricité et surtout - grands dieux SURTOUT - sans sentiments que je m'efforçai de composer depuis ma dernière amère déconvenue furent réduites en miettes. Rends toi compte, Ami Lecteur, et surtout Toi, Lecteur Ami, qui me connais et connais les sommets que peut atteindre ma Libido. Rends toi compte. On eût pu attendre de Nikko, en de pareil cas, une réponse du genre bave aux lèvres, corps caverneux submergés et borborygmes du genre « gnaaaaaaahaaaaa BAÏÏÏÏSER !!!! ».
Que Nenni. A ma grande surprise, la réponse qui jaillit de mon cœur fut «Si tu savais comme je m'en fous». Sidéré, je me retournai pour fustiger l'Ingénu ayant eu l'impudence de se mêler d'une conversation où il ne fut pas convié ! Mais c'était Moi.
Et Merteuil devint Tourvel, comprenne qui peut !
« Je m'en fous »... Si un jour on m'avait dit que je penserais cela d'un Homo Sapiens de sexe masculin et de l'éventualité de le voir dans le plus simple appareil.... Mais le fait est là.
Je l'avoue humblement, piteusement, je trouve plus kiffant d'imaginer passer une soirée dans ses bras ou lui dans les miens devant un DVD, qu'une nuit à lui mettre la fiêêêêêêvre pendant des heures...
J'aspire plus à l'emmener au restau en amoureux, et dans ce que je considère comme les endroits les plus beaux et romantiques de Paris (Cour Carrée de nuit nous voilà !!) qu'à connaître le goût de sa queue (la Reine Mère excusera ici l'impudique évocation des activités non onanistes de sa progéniture).
Je préfère la fébrilité et le trouble ressentis en caressant sa main d'un geste très étudié et mûri pour qu'il paraisse accidentel, ou de faire une bise très près du coin de ses lèvres par mégarde (Oh zut, j'ai glissé que je suis maladroit quand même), que celle de faire attention à lui ne pas déchirer son boxer en le lui arrachant avec les dents, parce que Merde un CK c'est pas donné !
Y a pas comme une odeur de Chamallow, dans le coin, là ?
Ceci dit, si en plus du DVD, de la Cour Carrée et de la bise maladroite en laquelle, soyons honnêtes, personne ne croit; je peux faire tout le reste, c'est Noël !!!! Chassez le Naturel, comme on dit. Mais dans le cas présent, mon sens des priorités m'étonne par sa nouveauté !
Ceci dit, soyons honnêtes et rendons à Freud ce qui lui appartient, les Intimes auxquels il m'est arrivé de me confier les (Qui a dit 365 ??) soirs de détresse de l'année l'auront deviné, si je me suis laissé embobiner, c'est sans doutes en raison de l'impasse que cet Amour, si fort soit il, a de grandes chances de masquer : Mis à part mes deux Ex, je me suis toujours appliqué à ne ressentir Le Sentiment Suprême que pour des personnes qui, je le savais inconsciemment, ne seraient jamais en mesure de me l'apporter en retour... Distance, Impossibilité à se défaire de son passé et à avoir le courage de plonger dans un nouvel inconnu (C'est une image, ne soyons pas salace, c'est pas le genre de la maison.), Goûts trop différents...
J'ai toujours mis un point d'honneur à choisir LA chimère de la salle....
« Provoque ton échec, il te fera moins mal que s'il arrive alors que tu es plein d'espoir » a dit le Prophète!
Mea Culpa, ça me fait moins peur d'échouer volontairement que de prendre le risque de baisser les défenses et vivre peut être quelque chose de beau.
En effet, dans le cas qui nous occupe, l'obstacle est le suivant:
Le Charmant Jeune Homme fait partie des victimes du Fléau.
Pas de chance, on ne choisit pas, il est né avec, il n'a rien demandé à personne, et pourtant c'est tombé sur lui. Lui comme tant d'autres, bien sur, mais là, peu m'importent les Autres, c'est Lui que j'aime.
On se sent impuissant devant cela, on a beau faire, beau dire, on n'a pas encore trouvé de remède... Et penser que son état est à priori un obstacle à l'amour que je lui porte, ça me remue les tripes. On veut se battre contre ça, et on frappe dans le vent. Et on se retrouve frustré devant tant d'injustice. Pourquoi Lui? Non mais je vous jure, c'est quoi cette idée d'aimer les filles!!!!!!
Il est évident que, tel un Don Quichotte de la rue Sainte Croix en armure griffée Lacroix, je n'ai pas choisi ce qui se fait de plus simple comme Moulin, en m'attaquant à l'hétérosexualité.
Mais avant que tu ne lève les yeux aux ciel, Ami Lecteur, laisse moi t'expliquer pourquoi, en dehors du fait de « On-ne-choisit-pas-qui-l'on-aime », je laissai s'emballer mon péricarde sur ledit Dulciné. Outre un physique plus qu'avenant, déjà débattu ci-dessus, et sur lequel nous ne reviendrons pas, la charmante créature semble tout de même faire preuve de quelques dispositions à l'égard de votre serviteur.
Pour faire court et resituer l'action, car il ne sera pas dit que Nikko abandonne son prochain dans les méandres de sa réflexion sans l'éclairer, je m'en vais t'expliquer la Genèse de l'histoire.
Ledit jeune homme fut rencontré au travail, l'été dernier. En manque sérieux de réceptionniste de nuit, je passai une annonce, et c'est au cours de l'un des entretiens que je fis la connaissance de Q.
-Oui, en plus il s'appelle Q... Je peux enfin dire que j'adore le Q sans que ça soit seulement une insanité!!!-
Jeune étudiant en droit (Un futur avocat en plus!!!! Mazal Tov, comme dirait Sylvia Fine!), il souhaitait arrondir ses vacances. Bref, la rencontre n'a pas grande importance, puisque mis à part quelques "bonjour-bonsoir-putain quel cul!!!", je n'échangeai pas beaucoup avec lui. Et en plus il est pseudo sorti avec une stagiaire de l'hôtel.
Ce fut par le plus grand des hasards que je recroisai le bel éphèbe en Mai dernier, alors que je revenais de mon réapprovisionnement mensuel à 150 euros chez Auchan. Vous en conviendrez, on a vu Nikko plus Glamour qu'en vieux T shirt, tirant son Caddie Mamie avec ses 6 rouleaux de PQ en promotion qui dépassent. mais il eut la décence de ne pas le souligner, ou, mieux, de s'en foutre. Et moi, me préparant à un cordial "tienssalutcommenttuvas?" aussi sobre qu'expéditif au vu de notre peu de connaissance réciproque, quelle ne fut pas ma surprise à l'entendre me dire "Putain, je suis trop content de te voir, je t'offre un café". Ni une ni deux, les rouleaux de PQ tassés au fond du caddie, un rapide examen d'haleine et hop, nous voilà nous avançant vers le café le plus proche. Et se raconter nos vies depuis un an. Mon célibat, ses déboires (parce qu'apparemment il en a chié sa race...). Mais plus que le propos, ce sont les regards qui m'ont troublé. Je veux dire, à ce stade des retrouvailles, en dehors du constat fait que sa beauté ne fut en aucun cas altérée par les mois, je ne m'attendais pas à grand chose. Mais il me lançait des regards, pas le moins du monde lubriques, mais d'une intensité pour le moins troublante, ce genre de regard où l'on ne parle pas, mais ça n'est pas nécessaire car les yeux s'expriment seuls. Et pour un spécialiste des attaques oculaires tel que Nikko -avis unanimes des utilisateurs, statut durement acquis-, excusez l'expression mais ça fait un tout petit peu mal au cul de se faire piéger avec ses propres armes.
En fait le genre de regard que l'on tuerait pour voir dans les yeux du bogosse installé dans le fauteuil à coté à l'amnésia; mais que l'on se retrouve tout con quand on reçoit de la part de quelqu'un qui a priori se destine à une pratique régulière du cunnilingus, mariage et paternité en prime. Ca rentre pas dans le cadre. Ca déstabilise.
Et Dieu sait pourtant que s'il est une chose que l'on ne peut retirer à Nikko, que l'on appelle ça de la lucidité ou du défaitisme, c'est sa propension à ne pas s'emballer devant un beau garçon! En général, et à la fureur de mes compagnons de déambulations chasseresses, le mantra qui me douchait immanquablement si je croisais un mec intéressant et attirant, c'était "Mais pour qui je me prends pour espérer attirer un mec pareil". Oui, je sais, j'ai reçu des claques sur l'arrière du crane par lesdits compagnons, alors pas la peine de lever les yeux au ciel. Mais je lutte contre moi même...
Quoiqu'il en soit, c'est tout tourneboulé que je ramenai mon PQ et mes 3 tomates à la maison. Echange de textos, rien de particulier par la suite, j'en finis par oublier l'épisode.
Jusqu'à ce vendredi de début Juillet, où, entendant frapper à la porte de mon bureau, j'indiquai à l'importun avec l'amabilité qui me caractérise d'entrer, et que j'entendis dans ma tête la voix des anges en voyant la frimousse de l'un d'eux apparaître! Echange cordial, toujours ces mêmes regards, et là, je ne sais pas ce qui m'a pris, toujours est il que je m'entendis dire "Tu fais quoi ce soir?". Surpris moi même par ma propre audace, je le fus encore plus de sa réponse: "Ben rien, et toi?". Quoi??? Un mec pareil libre d'engagements un vendredi soir? Ben croyez moi qu'il ne le fut pas longtemps!
Rendez vous pris, je devais voir un film avec un pote, mais après cela, Q serait mien pour la soirée! Et mien fut il! Nous nous retrouvâmes vers 20.30 au pied de la fontaine des innocents. Inutile bien sur de dire que j'avais pendant toute l'après midi craint de recevoir un texto "Jpeux pas j'ai piscine, ma mère à la rougeole, je passe sous un tunnel, bla bla bla..." Mais que Nenni, le seul message que je reçus fut "Désolé je suis à l'Etoile, je me dépêche"... suivi en effet peu de temps après du jeune homme tout en sueur (miaaaaaaaaam) arrivant en courant de peur d'être en retard. Ma mégalomanie naturelle ne me poussa même pas a me dire que peut être j'étais la source de tant d'empressement. Ceci dit, je te serais reconnaissant de me laisser à mon rêve intact et de ne pas le piétiner de tes talons, d'avance merci!
Banalités d'usage, puis on commença à se balader, parce que merde, on n'a pas l'age de regarder Derrick, on va pas dîner à 20.30!!!!
Nos pas nous menèrent dans la cour du Louvre, où l'on s'installa pour discuter. Bon je sais je me répète, mais ce mec est beau. Pas mignon, pas Craquant, BEAU. Le reflet du coucher de soleil sur sa peau dorée (1 semaine à Barcelone), dans ses yeux bruns - verts. de ses vacances, nous en vînmes à parler des miennes, passées et futures, dont Rio, dont je lui montrai les photos sur mon Pod. C'est là que j'ai commencé à me dire « Nikko, BoGosse -C'est MES pensées, et je vous emmerde- il y a baleine sous gravillon là ». En effet, je tenais mon Pod d'une main et faisais défiler les photos de l'autre. quand soudain, je sentis une autre main venir couvrir celle qui portait le Pod, sans doutes afin d'assurer la non-chute de l'appareil, intention louable s'il en est. Mais cette main là prenait tout de même bien la mienne, et la collait de bien près pour quelqu'un ayant à coeur la seule protection des Oeuvres du Sieur Jobbs! Et je ne sais pas, intuition ou prise de désirs pour des réalités, entre deux attaques de tachycardie, je le sentais aussi fébrile que moi... Bref. là on a commencé à parler, plus personnellement, de nos Tafs, de nos vies. Ma perversion infâââme étant de notoriété publique à mon taf, point ne fut besoin de mettre les choses au point quant à ce détail. Aussi parlai-je librement des mes Ex, et lui de « son ex ». Qu'il m'a décrit comme étant «La personne » qui a partagé sa vie. Et étant "Quelqu'un" de formidable. Sémantique bien connue pour sa haute teneur en "je me mouille pas quand je raconte ma vie c'est asexué" chère aux habitants de placard que nous sommes. En tout cas, MOI j'ai toujours préféré ça au fait de m'inventer une copine, ou de féminiser le nom de mon mec. Le summum de l'ambiguité ayant été atteint quand il parlait du cabinet ou il allait travailler, de son rythme de fous, du fait que même les avocats qui avaient une vie privée ne devaient pas beaucoup en profiter, ni voir leur conjoint.
Soyons honnêtes, même dans la génération de Mamina et sans manquer du respect dû à ses blancs cheveux, on ne parle plus comme ça. Que celui ou celle d'entre vous qui a des amis hétéros et qui les a entendu dire "mon collègue et son conjoint" me jettent le premier code civil.
Nous avons sur ce été dîner, j'ai choisi le restau, un charmant petit endroit à bastille, non loin du quai de l'Arsenal, intime à souhaits, et je dois dire que nos pupilles ont au moins autant mangé que nos estomacs durant le repas. Rendons à Jules ce qui est à lui même, il m'a quand même parlé d'une fille qui lui plaisait peut être, mais qui partait à New York pour un an dans quelques semaines. Une fille rencontrée au Kick Boxing, et qui, selon se dires, si elle ne devenait pas sa copine à distance, serait UN super pote.
Soit!
Aimer platoniquement une fille Butch (On n'est pas pote avec une fille quand on est hétéro. on l'aime ou on la tire, point barre. Il n'y a que nous pour parler chiffons), et assez Masculine (le jour où des ballerines feront du kick Boxing on en reparlera), on lui dit que c'est encore plus connoté que fredonner Mylène en se dandinant?? Tiens y a comme un gout de mauvaise foi, dans les paroles de Nikkolas, dirait Mélanie D. Ah oui, il ne veut ni se marier, ni avoir des enfants, non plus.
Bougie, ambiance cosy, très agréable dîner savouré que je lui ai offert avec plaisir, et qu'il veut absolument me rendre, ce que j'acceptai avec encore plus de plaisir, les confidences se firent plus aisément.
-A ce propos, j'enfonce un peu le clou. Que ceux qui connaissent un hétéro qui dîne aux chandelles avec un autre mec assumé homo, et en redemande, ceci en plus de tout le reste, que ceux là me jettent le premier sucrier-.
Le coup de grace fut porté devant un verre, plus tard, quand il m'avoua avoir déjà été troublé par un garçon (on se croirait chez la Dumas), trouble réciproque ayant occasionné d'intenses moments de tendresse. Et, texto, "se demander ce que ca aurait donné s'il était sorti avec" ...
Je ne vois pas de sucrier voler, c'est normal?
Nous nous sommes quittés à 4.30 du matin, place de la concorde, à grands renforts de bises chaleureuses, 2 sur 4 n'ayant pas été irréprochablement placées par votre serviteur, touchant plus le coin de lèvres que le gras de la joue. J'avais complètement oublié que j'avais mis mon livre (Les liaisons dangereuses) dans son sac, pour avoir les mains libres pour regarder les photos de Rio, et donc j'ai complètement oublié (et honnêtement, je le jure sur la tête de la minimeuf) de le récupérer. Acte Manqué, quand tu nous tiens!
En tout cas, depuis je recois des textos ponctués de "A bientot j'espere..... bisous...." Soooo straight, isn't it???
Bref, ne te méprends pas à la lecture de ces lignes, loin de moi l'idée de vivre dans un monde merveilleux où tous les rêves deviennent réalité, je sais bien que pour le moment le seul fait avéré et concret est que le charmant jeune homme bouffe de la moule à lévres rabattues, et ce jusqu'à preuve du contraire, mais je voulais simplement parler de lui. En parler lui donne plus de consistance. Parler de Lui me donne l'impression de le rapprocher. Parler de Lui est agréable.
Si tu te sens l'ame généreuse et compatissante, va donc allumer un cierge ou deux à Notre Dame, et prie pour le retour de vénus dans la Maison du Scorpion de Nikko. Où égorge un poulet pour provoquer le retour de l'être cher, comme le dit Mamadou Traoré, volailler marabout barbessien de son état. Je te remercie à l'avance de tes prières, et de leur potentielle efficacité
En vous r'merciant Bonsoir.... Où le Narrateur, à l'instar du Créateur, se reposa le 7ème Jour... Sauf que là, c'était un Samedi....
Vendredi 3 Mars débutèrent des vacances autant méritées qu'attendues par Nikko. Car il allait enfin pouvoir se prendre pour une ex-égérie Chanel. En effet, comme la Bouquet, Nikko allait enfin pouvoir rénover son intérieur.
Nous parlons ici de son appart. Baste de sous entendus salaces, c'est pas le genre de la maison.
Ceci dit, MES "travaux" n'avaient pas pour but de d'éloigner un Castaldi tout en poils et en sueur de la demeure Nikkoïenne, mais de remettre un peu de soleil dans le coeur du Narrateur, banquise désertée s'il en est (Envoyez les violons, gros excès de pathos en vue); et de ne pas me retrouver un jour à élever rats et cafards à profusion, à en faire dresser sur sa pauvre tête les cheveux bleus de Mamina, parce que c'était limite insalubre dans les recoins. L'appart, pas Mamina, Nikko ne vous permet pas!
C'est donc tournevis en main que Nikko attaqua les réjouissances dès la sortie de son travail,dès le vendredi soir.
Tu pourras admirer ici pas à pas le cheminement de mon calvaire, Ami Lecteur, et peut être, ayant devant tes jolies mirettes le résultat de mon labeur de scribe myope, excuser le temps nécessité à la rédaction.... PréparationDébarrassage le plus complet possible des pièces (Le Lecteur Averti notera ici un odieux stratagème visant à faire passer le Home Sweet Home de votre serviteur pour un palais vaste et harmonieux). Palais, peut être pas, mais le domicile concerné accuse quand même 30 M2 au garrot, le tout séparé en 3 éléments individuels que l'on peut qualifier de pièces en restant dans les limites de la mauvaise foi. CQFD!
Donc, comme je le disais avant d'être grossièrement interrompu par moi même, tout devait commencer par un nettoyage par le vide afin de faire le maximum de place au généreux jeune homme venu proposer son aide à la truffe intersidérale en matière de peinture que je suis, dès lors qu'elle n'est pas visible lors d'un vernissage avec petits fours Picard et Mousseux.
Aussi, programme du jour: Mise en carton et démontage! Première déconvenue (Première d'une longue liste comme tout récit Nikkoïen qui se respecte), les meubles IKEA c'est joli, facile à monter, certes, mais assez difficiles à démonter seul, surtout si le meuble concerné dépasse en poids et carrures le démonteur. Je te passe, Ami Lecteur, les détails des obstacles rencontrés dans le déroulement idyllique de cette opération, obstacles on s'en doute à base d'étagères d'armoire me tombant sur le coin de la gueule parce que forcément, quand on a retiré toutes les vis, n'est pas David Copperfield qui veut, et l'étagère ne lévite pas seule par l'opération du saint esprit.
Elle aurait même tendance dans le cas présent, à tomber lourdement par l'opération du simple d'esprit! - Nikko a cédé à la mode du coaching personnalisé, mais seul Bruno Masure était disponible pour le rayon Humour.-
Et puis en même temps, chacun son métier. Ca m'arrange de ne pas être David Copperfield, parce que remplir Claudia tous les soirs, Merci bien!
Bilan de la Préparation:
-Meubles résiduels : Aucun sauf la mezzanine et le BZ qui ne bougeraient pas.
-Extrémités résiduelles de Nikko: Beaucoup moins qu'au départ. J'eus à déplorer la perte de deux ongles (riez pas ca fait super mal), un doigt, la paume d'une main, un ligament à l'aine ( me demandez pas comment, je suis moi même incapable de comprendre)
-Degat collatéral: Le plafond des voisins du dessous, apparemment ravagé à coups de manche à balai à la troisième chute d'objets lourds (Nikko inclus), ce qui devait les empecher de regarder "Quai N° 1"
Et un Nikko épuisé qui ne se traina qu'à grand peine dans son lit de douleur. jour 1Ledit lit de douleur n'accueillit la carcasse Nikkoïenne qu'un très (trop?) court laps de temps, puisque le lever se fit inhumainement tot pour un samedi: 7.00!!! Oui, oui, appellez Amnesty, que fait WWF? non, pardon, c'est MSF... enfin vous m'avez saisi. Le peintre et moi même allâmes chercher très tot tout le matériel qui nous serait nécessaire à cette renaissance domestique. Très tot et très loin. A Gonesse. Pionnière du forfait "Avion + Hotêl"
Bref, 9.00 pétantes, nous voici au Brico-Dépot du lieu. Blindé s'il en fût, toute l'Île de France semblant s'être donné le mot pour effectuer des travaux ce Week End là précisemment. Je crois que j'eus ce jour là ma dose de "Décolletés de maçons" pour le reste de mes jours. Le décolleté de maçon? c'est l'apparition d'un charmant début de raie au dessus de la ceinture d'un jean pantashop quand l'ouvrier se baisse.
Vous l'avez l'image? Bien fait! J'aime partager mes traumas!
2 heures et 200 Euros plus tard, me revoici dans mon antre, où ma mission, que je l'accepte ou pas, était de vider les lieux un maximum. Car oui, démonter les meubles ne suffisait pas au monstre d'insensibilité qui allait me tenir lieu de peintre pour les prochains jours. Il fallut tout descendre à la cave. Le temps de sortir la trousse de premiers secours, et j'étais parti! Petit constat occasionné: c'est fou ce que l'on peut accumuler comme merdes en 6 ans! Même mes billets inutilisés pour Montréal d'avril 2004, je les ai retrouvés. un achat d'une grande intelligence, ça, aussi. Au moins puis je me targuer d'avoir été impétueux en amour. Aussi con fut-ce!
Puis, petit à petit, de vagues de nostalgie, l'air béat devant de vieilles photos, le regard perdu dans le vide, le coeur perdu dans les souvenirs; en vagues d'insultes à l'encontre de l'ascenceur-les cartons-les outils, l'ouvrage fit son chemin, pour aboutir aux alentours
de 18H à un appart vide. Et un Nikko assorti.
Petit moment de détente: un dîner le soir entre amis où, fatigue et courbatures aidant, je me révélai d'un humeur excécrable. Mes excuses les plus plates à tous.
Bilan du Jour 1:
Meubles résiduels: Les mêmes que dans la préparation, les cartons en moins
Extrémités residuelles de Nikko: nous n'avons pas lors de cette étape dépassé le quota acceptable.
Dégat collatéral: Facade de l'immeuble, où je renversai par la fenêtre un pot entier de vernis dilué dans le white spirit. Habitant au 4ème, je vous laisse deviner l'étendue des dégats. C'est pas ça qui va me réconcilier avec les gardiens.
Ah oui, puis mon parquet aussi, puisque intelligent comme c'est pas permis, fidèle à moi même, j'ai bien pensé à vider le congel, avant de débrancher le frigo et de le trainer dans le salon (Nous allions commencer par la cuisine), mais pas à mettre une bassine sous l'orifice d'écoulement pendant le dégivrage.. Jour 2Nouveau lever aux aurores, un dimanche, à 7.00, puisque le début du labeur était prévu à 8.00. Nikko n'aimant pas à recevoir son prochain au talent pictural supérieur sans être auparavant passé sous une douche purificatrice, il faut laisser du temps au lessivage de la masse!
C'est un Nikko fleurant bon le palmolive lait et miel, et fortement pourvu en croissants et autres viennoiseries qui attendait de pied ferme son compagnon de labeur, la Reine mère n'ayant pas élevé Nikko pour qu'il accueille son prochain avec 2 cracottes rassies et un fond de Nescafé oublié dans un placard. Ne voyant toujours pas le prochain pré-cité arriver à 9.00, je me décidai à commencer seul, fort de quelques instructions glannées la veille. A lessiver les murs par exemple. Je me faufilai dans la cuisine, faisant tomber au passage l'ensemble de mon moulin à épices. Un dimanche matin à 9.00. Note pour plus tard: Penser à noyer les voisins sous la veuve Cliquot!
Je prends le paquet de détergent spécialement laissé, le dilue dans un petit seau d'eau, laisse la poudre se dissoudre, prends une éponge, plonge la main dans la mixture ainsi obtenue, la retire, hurle une insulte destinée à la mère de qui pouvait entendre, et jetai ma main sous une onde fraiche et bienfaisante en provenance directe de mon robinet. Donc, on nettoie les murs à l'acide. Une semaine après, j'en avais encore des plaques rouges sur la main. L'insulte aux lèvres, et le procès en tête, je prends le paquet de ma main valide (la gauche, moi qui suis droitier, ca va pas aider pour mes activités onanistes... A moins que mon dos n'ait conservé sa souplesse d'antan et que je puisse... Mais je m'éloigne du sujet!)J'épluche donc à la lettre près le mode d'emploi au dos du paquet, recherchant un logo quelconque prevenant de la dangerosité du produit pour l' épyderme Nikkoïen que j'aurais omis de voir. Non, en fait ce que je n'avais pas vu, c'était un 0. la quantité d'eau dans laquelle diluer le paquet entier était de 10 litres, et non pas 1. Comme à l'accoutumée, Bravo Nikko!
J'en étais au deuxième mur (Avec gants mappa tres peu sexys) où, pour le coup, la saleté s'en allait seule, quand le peintre débarqua. Apparemment satisfait de mon travail, il entreprit de prendre une éponge à son tour. Nikko est charitable, aussi le prévins-je de la haute teneur en "fégafcestdudestopctemerde" du liquide. Mais là l'insensible sourit et me dit "Bah oui, je sais. Faut des gants. Je t'avais pas dit?" Non, tu ne m'avais pas dit. Sinon, je ne serais pas là, avec une main faite en Freddy Krueger.
Sur ce, il m'annonça qu'il allait finir le lessivage de la cuisine, et me proposa d'entamer celui du salon. "Mais c'est du papier peint" objectai-je finement. "Pas les plinthes et le plafond, non?" objecta t il à son tour.
Bon. Je deteste que l'on objecte à mes objections, c'est un fait, mais là tout particulièrement! Certes, se retrouver à genoux ne dérange pas Nikko, on le sait déjà. Mais de là à récurer 14 mètres (Périmètre de mon salon) d'une plinthe de 15 centimètres de haut, sur les rotules, à la brosse à dent, plus un plafond de 12 M2 sans échelle, là il y avait de l'abus. Mais ma lacheté naturelle me poussa à ne pas faire état de ma frustration à mon compagnon de pinceau, de peur de le voir prendre ses cliques et ses claques et me planter là, dans mon Beyrouth personnel, avec en tout et pour tout un tube de gouache jaune primaire, et un pinceau d'écolier.
Aussi, stoïque, m'agenouillai-je sur le parquet. 2 heures et 3 rotules en moins (j'ai même bousillé ma rotule de secours), il me demanda mon aide pour couper la fibre de verre dont nous allions nous servir pour le mur avant de peindre. Des rouleaux de 25 mètres à couper en 10 lés de 2,5 mètres. 25 mètres de fibre de verre. Du verre. Dans les mains de Nikko. Le mot "Verre" prit toute son importance, après le 3ème lé, quand je m'apercus que ma main était hérissée de milliers d'échardes de verre. Ceci dit, bien orienté à la lumière, c'était joli. Mais très douloureux.
Petit apparté: j'ai réellement intéret à assouplir mes vertèbres, parce que une main brulée à l'acide et une autre tailladée, ma libido solitaire allait réellement en prendre un coup. Pause déjeuner bienvenue, puis reprise des hostilités l'après midi, lui commençant à poser la toile de verre puis à peindre, moi à frotter tout ce que cet appart comptait comme saleté. Et Dieu sait qu'il y en avait, à ma grande honte. Fin de journée à 20H30. Et fin du calvaire Nikkoïen, mon lendemain prenant place à Ikéa où j'allais renouveler mon stock de meubles chiants à démonter seul... Mais en bien moins grand nombre, puisque "Minimalisme" était my word du jour... Mais pour l'heure, je rejoignis mon asile du moment, à Sceaux, mes pénates personnelles étant impraticables le temps du ravalement. Je dormai donc à SCEAUX, chez Tantine, soeur cadette de Mamina qui sauva le Nikko perclus de détresse que j'étais alors, telle une militante greenpeace des banlieues aisées, le recueillant sous son toit douillet.
Repas rapide, avec une seule peur, celle de m'endormir avant de m'être couché, la tête dans le faux filet-purée préparé avec amour par la vénérable parente consanguine qui aurait désaprouvé l'image d'un petit neuveu ronflant dans la mousseline...
Bilan du Jour 2:
Meubles résiduels: Vous croyez pas que j'ai assez morflé sans encore toucher aux meubles?
Résidus de Nikko: Bah deux mains en moins, et un peu du respect de l'aïeule, ayant pour le coup plongé dans le riz au lait. J'ai pu résister le temps de la purée, mais pas plus.
Dégat collatéraux: Il vous en faut encore? vous savez que la crauté est un péché? Jour 3Comme indiqué ci dessus, le lendemain devait à priori se révéler moins préjudiciable à la santé, au confort et à l'epyderme de Nikko, puisqu'il allait se résumerà me ballader à Ikéa, afin d'y faire l'acquisition de nouvel environnement qui serait le berceau de mes jours et nuits pour les 10 ans à venir, parce que putain, ya pas moyen que je me recolle dans une merde pareille avant que le plafond ne me tombe littéralement en morceaux sur la gueule. No Way!. Donc, journée shopping immobilier à venir. A priori, pour ça au moins, j'avais les compétences requises, à savoir du fric (J'en avais ce jour là, du moins) et être pédé, donc avoir une once de gout. Deux conditions siné qua none à l'obtention d'un décorum qui n'ait pas l'air de sortir tout droit de Mr Meubles et d'avoir été posé par Charles Ingalls lui même.
Lever aux aurores encore et toujours, -Vacances de merde-, et aller simple "Bourg-la Reine -> Parc des expos", où se trouvait l'Ikéa le plus accessible où me rejoindraient mes potes dotés de permis de conduire qui pourraient conduire la camionnette que je pensais louer chez le célèbre menuisier suédois afin d'en ramener mon bordel.
Bref, me voici débarqué, RER puis Bus expédiés, arrivé au but de la quete. Le centre commercial de Roissy 2 (On a le saint Graal qu'on peut). Tiens, Ô divine surprise, à coté siégeait un Castorama. Tel le petit écolier -mais pas de Lu-, Nikko est organisé, et c'est liste dûement rédigée la veille en main que je pénétrai dans ce temple du bricolage viril et testostéroné, pour jeter un oeil à tout hasard. Merveille des merveilles, je trouvai là toutes les babioles annexes qui allaient apporter à mon salon la Nikko's Touch. Plafonniers, miroirs, rideaux, le salon des Borgias était à portée de mirette et de neurone. Car oui, je tiens ici à te le préciser, je partai en guerre maçonnique avec déjà tracée dans la tête l'ambiance de chaque pièce, fignolée et réfléchie dans le détail jusqu'à la plus petite embrasse de Rideaux. Mon salon sera "So Boudoiresque", ou ne sera pas!
Tout en murs blancs éclatants, sauf un, rouge sang, rideaux de velours rouge, Miroir au cadre travaillé et doré, nuance de bois foncé pour les meubles et le parquet... Et bien sûr, le tout minimaliste. Baste de toutes ces encombrantes étagères, tables et autres armoires penderies... Quand Nikko fait le vide, il le fait à fond! Et c'est la larme à l'oeil que je le voyais là, devant moi, appuyé contre un vulgaire mur de parpaings bruts, LE miroir qui ferait de mon appartement ce bordel du 19ème... Siècle, pas arrondissement, connasse. Amoureux, déjà conquis, je le notai mentalement, jetai un oeil pour trouver le reste, puis me dirigeai ensuite vers Ikéa, pour parfaire le New Look.
Faire du LECHE VITRINE, à Ikéa, c'est très agréable:
On déambule, on révasse, on imagine où on mettrait cette adorable petite étagère, on achète en pensée tout le magasin.
Bref on en profite.
ACHETER à Ikéa, c'est beaucoup moins ludique:
On râle contre la conne qui a collé sa poussette juste contre le prix du meuble télé dont on rêve.
On voudrait étrangler la mamie qui accapare le vendeur, au cri de "Et vous ne pensez pas que ca irait, chez moi ca? Non mais je vous ai dit que mon salon était comme ci et comme ca, vous pourriez au moins me donner des idées pour ma maison..."
Moi, j'en ai une, d'idée pour ta maison, là à l'instant. En pin, 4 planches, de la terre et des courronnes de fleurs, ca te va? -Je rassure la Reine Mère qui doit s'étrangler en lisant ces quelques lignes, cette saillie drolatique ne franchit pas la barrière de mes lèvres, sans doutes quelques restes de l'éducation judéo chrétienne qui me fut donnée.-
On rêve de punaiser le morpion qui s'amuse à s'enfermer dans une armoire, ouvrir la porte en grand pour en sortir, la coller dans la gueule et le portable d'un Nikko occupé à prendre en photo ladite armoire, car avec le sens pratique qui me caractérise, j'ai démonté celle que j'avais chez moi avant de prendre des photos pour éventuellement la vendre. Ensuite quand les parents arrivent pour engueuler le pokémon, on rêve finalement de ré-enfermer la terreur des bacs à sables dans son réduit, de préférence avec sa génitrice, de fermer et bloquer le tout avec une chaise, et de demander au jeune papa le prêt de son puissant biceps, voire du reste si il y a une promo sur le pack complet!
On découvre que forcément, c'est LE fauteuil qu'on voulait qui ne sera pas en stock avant 10 semaines, et que non on ne vous vendra pas le modèle d'exposition, même contre la pipe du siècle.
On découvre que les meubles sont jolis une fois montés, mais très lourds et très encombrants, encore emballés. On se rend compte qu'on a perdu le fil des comptes, et qu'on ne sait même pas si on pourra un jour remanger autre chose que des pâtes, une fois meublé et installé, on stresse parce que les potes conducteurs sont à la caisse depuis 20 minutes et 4 coups de fil... Bref, on kiffe pas!!
Et encore moins quand au 5ème coup de fil, résonne d'un air malicieux de celui qui connait déjà la réponse, la voix de Paolo, me demandant: "Tu as bien sur pensé à amener un justificatif de domicile, pièce indispensable à la location d'une camionnette..." Là, blême, on fouille ses poches. Un jeton Auchan, un pass UG (ooops), le chèque du loyer pas posté (meeeerde), mais pas de facture EDF. En même temps, pourquoi y en aurait il une? Ca sous entendrait que je me serais renseigné avant d'agir, et ca bien sur c'est de la science fiction.
Alors on regarde les 30 M3 de cartons que l'on a devant soi, pour un poids approximatif de 2 tonnes, on s'imagine les porter sur son dos de Roissy à Neuilly, on s'assoit et on pleure. On brame même...
Dieu merci, je fus sauvé par la cheese-mobile. Je m'explique: Au sein du couple d'amis venu me préter main forte dans cette pénible épreuve, la moitié munie de permis de conduire travaille dans une fromagerie. Et était venu avec le véhicule de livraison. Oui bah mieux vaut un miroir et des meubles dont émanera un relent de vieux chabichou pour l'éternité que pas de miroir ni de meubles du tout. Ne restaient que les deux étagères de 2 mètres de long que Paolo et moi ramenâmes en RER. Je profitai du trajet et de son calme relatif pour étudier les deux tickets de caisse et faire les comptes. Nouveau barrissement larmoyant, j'avais explosé le budget!!!!
Retour épuisé à Bourg-La-Reine, la bise au potage préparé avec amour, avaler Tantine, à moins que ce ne soit l'inverse, et dodo. Rien de plus. Ahh si pardon, je me suis insulté aussi pour ne pas avoir eu le courage de dire au peintre que finalement, inspecteur des travaux finis était un titre qui me convenait beaucoup plus qu'acteur desdits travaux... Je suis bien le seul con à payer quelqu'un pour faire un taf, et à venir l'aider à faire le taf en question.
Bilan du jour 3:
Meubles résiduels: Bah plein, du coup! Mais en cartons!
Quantité de moral résiduelle dans Nikko: Epuisement et imprévus aidant, ca pèse pas lourd!
Dégat collatéral: Une dette dont le montant suffirait à faire des favelas de Rio un Wistéria Lane plus vrai que nature au pied du pain de sucre.. Jour 4Debout avec l'impression que « Repos » est une notion qui me devient totalement étrangère , je repars vers Neuilly sitôt avalé le café familial affectueusement préparé.
Programme du jour, dé-papiétage de la salle de Bains, pendant que le boticelli du 9-2 terminait mon salon, et enfilait à la suite entrée et salle de bain dé-papiétée. Petite noisette de baume sur mon cœur meurtri, la cuisine est terminée et magnifique... Arrivé avant le peintre, le sale gosse que je suis ne peut s'empêcher de déballer ses emplettes effectuées la veille, et de monter le meuble de la cuisine, ayant déjà attendu à grand peine la demi-heure qui lui fût nécessaire pour la nettoyer. Le travail avançant, une évidence se fit de plus en plus présente : Ce putain de meuble pèse un âne mort !
Mur porteur ou pas, je le sentais mal. Ma trousse de premiers soins étant à peine digne de mako-SAMU; le temps de bander ce qu'il me restait de doigts et de muscles intacts (Applaudis ici le double sens du mot « Bander », Ami Lecteur), et je me lançai dans les premiers essais de positionnement. J'en profite ici pour inscrire une ligne de plus à la postérité de mon recueil de vérités immuables : 36 kilos à porter seul dans une pièce encombrée, c'est déjà pas du gâteau. Mais alors à tenir à bouts de bras, un pied en équilibre sur le plan de travail en Inox, matériau dont la haute résistance aux charges lourdes (Nikko fait ici preuve de lucidité) reste à démontrer, tu chies carrément ta race.
Aussi, ma race chiai-je !!!Ce n'est qu'après un affreux bruit de raclement que, le cœur serré d'appréhension, je posai péniblement l'objet, et contemplai horrifié l'énôôôôrme estafilade qui barrait désormais d'un blanc sale la jolie teinte « Beurre Frais » du mur... Bon, ne pas paniquer, chercher le reste de peinture « Beurre Frais », prier au passage pour qu'il en reste, et réparer les dégâts. Merci mon Dieu, fin de la réparation avec une arrivée quasi simultanée du peintre, et attribution des rôles. Lui attaquait la deuxième couche du salon Forcément celui qui m'échût allait de paire avec un couteau de tapissier, et beaucoup de courage pour retirer le revêtement bleu immonde qui me tenait lieu de papier peint dans la salle de bains, tel un Raphaël POULAIN de bas étage, père de la jeune Amélie du même nom, qui aime, on le sait, arracher de grands morceaux de papier peint.
Laissez moi vous décrire l'endroit. 2,30 M2, carrelage de sol grisâtre écaillé, plinthes noires, papier peint affichant un paysage plus neurasthénique que bucolique, le tout à dominante bleue, et carrelage mural qui aurait valu une sérieuse lapidation sans sommation au designer responsable même au cœur des 70's, période pourtant hautement improbable quant à la création de motifs et couleurs. Rappelons nous tous avec souffrance les sous pulls orange avec le pantalon a côtes de velours maronnasse. Et les murs avec d'immondes bulles vertes et marron. Térence Conran, help me !!J'ai même déprimé sec un jour où je regardais « Une époque Formidable » de Jugnot, et où je me suis aperçu que la scène de la gare où les clodos se lavent, ben c'est mon carrelage. Ca blesse. Autant il y a du prestige à voir apparaître, même furtivement son intérieur dans un Godard, autant voir un clodo récurer sa crasse sur son carrelage, même en cherchant bien, y a pas !
Non content d'être moche, le papier peint était plastifié, lieu humide oblige. Autant dire que c'était Noël quand j'arrivais à retirer des lambeaux de plus de 5 cm de long. Et est il besoin de préciser que dans ce cas de figure, ma salle de bains a beau donner l'impression de n'être que la maison des schtroumpfs quand il s'agit d'y faire ses ablutions, à dé-papiéter dans ces conditions, Versailles eût été plus pratique. Je ne fis une pause dans mon travail que lorsque le peintre m'informa que le salon était terminé, y compris mon mur rouge. Aussi fut-ce fébrile et impatient que je passai dans l'espace salon, et admirai l'effet produit ! Un seul mot convient : MA-GNI-FI-QUE !!! Un rendu superbe ! Je parle ici du mur, parce que le parquet par contre, ça faisait plutôt éjaculation adolescente mal contrôlée, tout en taches et traînées blanchâtre... Las, soyons philosophes, et occultons la face négative des évènements au profit du bonheur vermeil qui illumine désormais ma pièce. Avec le miroir et les étagères, ca va déchirer !.
Mentalement et avant de retourner dans ma salle de bains, je me représentai la pièce finie, rideaux accrochés et tout, avec le.... Oups, deuxième orgasme !
C'est donc le cœur plus léger (Sommes nous peu de choses) que je me remis sauvagement à arracher des murs cet immonde revêtement bleuâtre.Fin de journée, salle de bain fin prête à être repeinte, je faisais le tour du propriétaire, alternant seul (le peintre avait du
partir plus tot ce jour la) les moments de joie (Le mur) et de déprime (Le parquet), et je décidai finalement que c'était bon pour aujourd'hui!
Bilan du Jour 4:
Meubles résiduels: Bah du carton du carton du carton... Et un meuble de cuisine monté et tronant... dans le salon!
Quantité de moral résiduelle dans Nikko: nous atteignons des profondeurs que même Jacques Mayol eût craint d'explorer!
Dégat collatéral: Un parquet... Ca tombe bien c'est pas cher, ça! Jour 5Aujourd'hui, sonnez tambour, résonnez musettes, Nikko devrait récupérer son appart. On me fait ici remarquer judicieusement qu'un tambour sonne en général assez peu, mais de toutes façons, ça n'a aucune espèce d'importance, étant donné que tout espoir d'entendre le moindre son s'évanouit immédiatement dès lors que je poussai la porte des fouilles archéologiques (Même si le fossile, c'est la porte à côté, mamie Voisine, 101 printemps !) qui me tenaient lieu d'appart. Ou approchant.
Au vu du bordel, c'est IM-PO-SSI-BLE que je récupère quoique ce soit ce soir, si ce n'est encore un RER pour aller crapahuter à perpèt' et rentrer dans les pénates de la vénérable parente consanguine. N'est pas squatteur qui veut, en tout cas pas Nikko, qui a tendance à aimer à se prélasser dans SES pénates à lui, et ne pas traîner son imposante carcasse chez les autres. Pour faire court, ça commençait à me saouler grave cette histoire d'appart en travaux, et que même s'il est sympa pour l'ego de se dire que l'on vit la même situation que Carole BOUQUET, on n'en a rien a foutre en réalisant qu'on a pas le même cachet que Carole.
C'est surtout ce jour là que je devais faire mes adieux au peintre, puisque n'est de bonne compagnie qui ne se sépare... Ceci dit nous nous séparâmes lui avec 300 Euros en poche, moi avec un appart digne de Tchernobyl... Les baisés, comptez vous!
Pour l'heure (C'est à dire 8H du mat', ne revenons pas la dessus) lui devait finir de peinturlurer la salle de bain et l'entrée, et moi commencer à déballer les meubles empaquetés, et positionner ceux qui étaient déjà déballés. Tâche plus qu'aisée, sur le papier.
Me voici, fier comme un Bar Tabac, déballant le cadeau de Noël réclamé à la Reine Mère: Une perceuse-visseuse à percussions. Incongru au pied du Sapin certes, mais utile car j'avais déjà mes travaux en tête lorsque je le cochai sur ma liste. D'ailleurs; à propos de ce cadeau, quand je l'évoquai avec mon Père, celui ci y vit sans doutes un quelconque espoir de voir ici restaurée ma Masculinité, et ne put s'empécher, fidèle à lui même, de me faire remarquer que "Attention, c'est un cadeau d'Homme, ca..." avec un sourire narquois. Sourire que je m'empressai d'effacer en disant que "Non mais la mienne sera rose pailletée"... Non, mais Oh... C'est lui qui va m'apprendre le Sarcasme????
C'est dont mon outil en main (Oups on se croirait chez Falcon) que je m'approchai du tas de planches, charnières et vis éparses afin d'en faire les meuble qu'on pouvait voir dans le catalogue. Ni une ni deux me voici avec un meuble télé et un meuble ordi des plus beaux... Mais bon je ne suis pas objectif, c'est les miens. C'est comme les enfants. On ne dira jamais que ses propres enfants sont moches. Même si des fois.... Bref!
Je déballai aussi mes étagères, celles de chez Ikéa, où on ne voit pas les fixations. Et la pièce maîtresse de mon Oeuvre: Mon Miroir.Top départ pour le perçage. Pour le miroir. Organisé et méticuleux en diable j'avais pris soin au fil de calculs compliqués de faire en sorte que ledit miroir soit parfaitement centré dans la partie supérieure du Mur. Hauteur, largeur du pan de mur, longueur du miroir, tout calculé. Mètre en main, me voici mesurant, dessinant de petits points là où il me faudrait percer pour donner corps au rêve que je dessinais depuis des semaines dans mon Esprit. Tout calculé, je vous dit!
Sauf l'écart entre les deux attaches. Et ça forcément, je m'en suis aperçu qu'une fois percé (2 trous)... Qu'à cela ne tienne, je repercerai (2 trous). Aussi reperçai-je.
Tout calculé je vous dis! Sauf le diamètre de mes têtes de vis, trop grosses pour entrer dans les attaches. ca, Dieu merci, je m'en suis rendu compte avant d'accrocher le Miroir. Trop larges...Bon ben une inspiration, Zen, et Hop, à Auchan, à la Défense. Pour acheter des crochets spéciaux, de longueur entre 8 et 10 mais des crochets pour que ca bloque pas en largeur dans les attaches. Bref, après une demie-heure et 105.46 Euros (5.46 Euros les 50 crochets et 100 Euros pour un support pour la télé...) me voici de retour. Vissage des crochets dans les chevilles posées, sans pince (cassée). Autant vous dire que je me suis niqué les doigts. Un chiffon roulé c'est efficace, certes, mais pas autant qu'une bonne multiprise. Crochets posés, j'appelle le peintre pour m'aider à accrocher l'objet. 1 Essai... 2 Essais... 3 Essais...
- "Ben je comprends pas,-dis-je piteux- C'est pourtant la bonne distance entre les deux."
- "T'as bien vérifié que les crochets étaient à la bonne taillle?"
Piqué dans mon orgueil, je lui répondis un peu séchement:
- "Ben j'ai fait exprès de prendre des crochets et pas des vis. Justement pour pas avoir de soucis pour la larg... Euuh...."
Je me suis tout de suite senti très con! L'air un peu excédé, il descendit le miroir et sans un mot prit un des crochets dans le paquet puis essaya de le rentrer dans les fixations.
-" Ca aurait été utile de tester la longueur, aussi, tu sais?..."
Bon, là; le sarcasme je le laissais passer. Je me fis tout petit, et Merde pour mon orgueil.
-" Bon ben je vais retourner à Auchan et..."
-" Non c'est bon laisse tomber, on va tenter avec ça." me dit il en fouillant dans sa caisse a outil et en en sortant une boite pleine de vis diverses. Dont forcément 2 à la bonnes tailles.
Je me retins de lui dire que j'aurais aimé le savoir avant d'aller faire le con à Auchan pour rien, 1/ parce que je suis poli, 2/ parce que le temps que mes neurones ne fassent naître cette réflexion dans ce qui me sert de cerveau, le miroir était posé... Et je vis que c'était beau. Léonardo Da Vinci n'eût été plus heureux en terminant la Chapelle Sixtine! (Le lectorat féru d'Art aura ici la gentillesse de voir le second degré et de ne pas me prendre pour une décolorée inculte, je le remercie d'avance. Je sais bien que c'est du Boticelli...). Déjà, en pensée, Sang et Or ça déchirait grave, mais alors en vrai... J'étais super content de moi!
Allez maintenant, les étagères. Brun noir ca se mariait idéalement aussi. Mais alors putain, 8 trous par étagères!!!! Même la Tour Eiffel est pas aussi harnachée... Me revoilà à mesurer le mur, les écarts et tutti quanti et à jouer ma Bricol' Girl au rabais, string en moins, gras en plus! 16 trous dans un mur de béton. J'en ai vibré jusqu'aux épaules. Mieux qu'avec mon go...
Oups!! Ohh regarde, derrière toi, Mylène Farmer!!! (Habile stratagème visant à détourner ton attention et la conversation, Ami Lecteur!)
Bref: Percage (épaules niquées), vissage (poignets niqués)... Mais faut avouer que ca rend super bien! Allez zou! A la cuisine maintenant! Retour à l'équilibre sur le plan en Inox (la pliure du plan, comme tous les trous supplémentaire ou raclures du mur sont là pour attester de la véracité de ce récit, viens t'en assurer si tu le souhaites, Ami Lecteur, en plus je fais super bien les bolognaises....)
Meuble tenu d'un bras (Biceps niqués), et marquage de l'autre. Puis perçage. Bon, après 8 trous pour un meuble qui nécessite normalement 2 attaches, le peintre est encore venu à mon secours. Humiliant, certes, mais efficace! Bon par contre c'est réellement nécessaire à mon gout, demain je pose des équerres parce que mur porteur ou pas, j'ai pas confiance!
Heure fatidique des adieux, pas émus du tout, mais monnayés, puis je téléphonai à Bastian, mon Cher Ex numéro 2, pour qu'il me prète sa scie sauteuse pour faire mes étagères le lendemain! Rendez vous pris d'abord au BHV, puis finalement à Leroy Merlin, où je devais jeter un oeil pour des cabines de douche. Je me renseigne en l'attendant, mais bon ca a vite senti le sapin pour la cabine: Pas le modele que je veux, la livraison coute la peau du cul... Arrive Bastian sur ces entrefaites, à qui je demande gentiment et sereinement de m'aider à prendre la cabine dans le métro et de se taper le trajet aller-retour alors qu'il a une soirée le soir même, et le cuistre a le culot de refuser!!!! Fatigue et découragement aidant, je prends mon air de Mater Dolorosa le plus miséreux et rappelle Tantine pour lui dire de ne pas laver mes draps, puisque je ne pourrai avoir ma cabine, et que étant la prévoyance incarnée, j'avais jeté la tringle et le rideau qu'il y avait avant... Donc ma salle de bain serait inutilisable! Puis je me renseigne à l'accueil pour les locations de camion et pour le prix ( et pour savoir si il faut un putain de relevé EDF de merde - non suis pas aigri) et je demande, toujours avec mon faciès de cocker à Bastian de bien vouloir se lever aux aurores pendant son seul jour de repos et de me retrouver ici pour conduire la camionnette que je louerai avec un cheque en bois pour ammener la cabine chez moi. Ce à quoi il répond, avec un air soulé "Bon, bah je vais dire oui....." Piqué, je me drapai dans le voile rapiécé de ma dignité et le plantai là avec sa scie sauteuse qu'il avait eu la gentillesse de m'apporter.
Je vous ai déjà dit que j'avais un caractère de merde?
Bon j'ai quand même fait l'effort de ne pas pleurer en rentrant dans le cataclysme qui me sert d'appart! Salle de bain inutilisable + cartons pas remontés + bordel innommable + sols mouchetés = appart inhabitable X Nikko inconsolable.
Et puis une grosse blessure à ma fierté de devoir retourner à Bourg La Reine chez Tantine, après avoir salué a priori définitivement la vénérable ancêtre le matin même non sans l'avoir remerciée pour son aide sa soupe et son toit.
Je me suis revu à 6 ans, revenant penaud vers la Reine Mère lui demander ce qu'il y aurait à diner le soir après avoir pleuré en criant 2 heures plus tôt que je ne mangerais plus jamais de ma vie jusqu'à ce que je meure parce qu'on ne voulait pas m'offrir la boite de Playmobils que je voulais. Non mais c'est vrai, j'aurai du les dénoncer à la DDASS. C'est pas humain!
Ca existe le gène de l'échec et de l'humiliation?
Bilan du Jour 5:
Meubles résiduels: Tous et posés en plus!
Quantité de peintre chez Nikko: Nulle
Quantité monétaire sur le compte de Nikko: Encore plus nulle
Quantité d'Ex avec qui entretenir des relations amicales : -1
Quantité d'optimisme: Arrête d'inventer des mots et passe moi le léxo!
Sur le chemin du retour, je me suis vraiment dit que j'étais un sale con (Mais il n'y a que moi qui ait le droit de le dire), et j'ai appellé Bastian pour m'excuser. Répondeur. Je laissai un message.
Bilan révisé: Le même + 1 Ex redevenu Ami
A 2H du mat', reveillé par un texto de lui, me disant de me carrer mes excuses là ou il n'y avait pas eu grand chose depuis un bail en me traitant d'égoïste pour faire bonne mesure.
Vous avez déjà vu deux caractères de merde face à face???
Bilan re-révisé: Le même + 1 Ex redevenu Ennemi. Non mais!!!!!
Quiconque connaît Nikko sait à quel point il est rare qu'il s'excuse (Encore un autre de mes nombreux défauts) et que quand cela arrive, sans pour autant sacrifier une vierge, la dernière chose à faire est de le renvoyer chier.... Même si on a raison!
Ps: Et les deux mecs qui se touchent le doigt dans la vieille église en Italie, c'est Michel-Ange!! je le sais! Jour 6Haut les coeurs, Gai Travailleur, ce soir ton foyer sera a nouveau tien! A ces mots ouvris-je un oeil paresseux, mais décidé!
Dieu m'en sois témoin, l'érection matinale de ce matin sera la dernière hors de MES draps à moi! Et puis Merde, aussi. J'étais en vacances depuis 6 jours déjà et on a franchement fait plus reposant! Levé, douché, restauré, me voici sur le pas de la porte, embrassant sur sa joue poudrée une Tantine émue de voir partir le neuveu aimé (Tantine est une reine de la coquetterie malgré ses 80 printemps bien sonnés, Dieu puisse t il lui en accorder de nombreux autres), lui jurant que Si!Si!, promis cette fois ci c'était pour de bon. Sur le trajet jusqu'au RER je me préparai un plan de bataille en bonne et due forme, parce que si je voulais dormir chez moi le soir même, encore fallait il être un poil organisé!
Déjà, ça voulait dire aller place Clichy pour y trouver non pas Chouchou, mais Casto, et y faire l'acquisition d'une scie sauteuse, objet qui me faisait défaut pour cause d'imprévu caractériel. Bon ceci dit, si elle fut désastreuse pour le compte en banque Nikkoïen, cette escale fut un régal oculaire.Le vendeur aurait pu me faire un cours sur Black & Dekker, leur-vie-leur-oeuvre, j'aurais bu la moindre de ses paroles tant il était beau! Je fis durer tant que je pus (pour une fois), mais une fois abordés les sujets de du matériau à découper, des lames, du avec ou sans fil et du Comment-on-perce-dans-du-carrelage?, ne me restaient en stock que des questions style "Qu'est ce qu'ils font tes parents" ou "Actif ou Passif?", questions qui dans ce contexte purement ouvrier eurent tot fait de mettre à l'aimable quincailler la puce a sa charmante oreille....
Bon je n'avais certes pas trouvé là l'Homme De Ma Vie (Je me demande d'ailleurs bien ou il se cache ce con là!!!) mais du moins avais-je desormais de quoi me faire des étagère qui allaient déchirer grave leur race de mère.
Retour à l'appart avec une scie et une motivation flambant neuves. Peu importait le bordel ambiant, on pourrait manger par terre le soir même, c'était décidé. Le maître mot étant organisation, répartissons les matières premières dans leurs pièces de destination finale: Planches-Equerres-Paterres dans l'entrée, miroir dans la salle de bain, support télé et équerres dans le salon et plan de travail-équerres-charnières dans la cuisine...
Gentlement, Start your Engines!!!!!!
En attaquant par le découpage des planches pour faire des étagères, c'est la première fois de ma vie que j'utilisais une scie sauteuse, alors un peu d'indulgence, que diable! Ceci dit 4 coupes droites plus quelques encoches pour que mon compteur EDF trouve sa place, j'attaquais pas non plus l'Everest par sa face nord!
Par contre je découvris, en même temps que le maniement, l'inconvénient majeur de la scie sauteuse. Nikko n'est pas cocaïnomane, plus par manque de moyens que par réelle répulsion quant à la substance, aussi n'est il pas habitué à l'intrusion d'éléments poudreux dans ses naseaux. Et soyons honnêtes, j'avais dans le pif assez de sciure pour empailler Guy Carlier. Malgré tout avais-je obtenu en une heure quatre étagères prêtes à poser. Mon sens des priorités étant ce qu'il est, ce n'est qu'après que je commençais à préparer le mur pour poser les équerres: Marquage, perçage, etc.... Tu commences à connaître la chanson!
Inconvénient majeur: 4 étagères = 8 équerres X 3 trous chacunes = 24 trous à percer. Parkinsonien et expulsé de mon appart à coups de pied dans le cul, voilà comment je vais finir je vous le dit, moi!!!
Mais tous ces petits tracas ne firent au final pas le poids face à la satisfaction de voir le tout fini, mes 4 étagères solidement rivées au mur, et miraculeusement horizontales. S'en suivirent l'installation du plafonnier (3 trous), et des paterres (5 X 2 trous). J'avais en 2 heures fait de mon entrée la concrétisation de mes rêves les plus audacieux. La touche finale constitua en un grand rideau rouge afin de masquer à la vue du tout venant la vison de mes chaussettes et boxers!
Je passai ensuite à la salle de bain. Je n'y mis pas plus de 20 minutes à faire le deuil de mon rêve de cabine de douche, du moins pour l'heure, et à décider d'aller acheter un nouveau rideau de douche. Aller-Retour à Auchan (que je commençai à connaître par coeur, maintenant) et je revenais avec le plus beau... euuh.... le moins moche que j'avais pu trouver, et avec la barre adéquate. Perceuse en main, encore et toujours, je perçai. Miroir (2 trous), barre de douche (6 trous), plafonnier (3 trous), supports à serviettes et à PQ (2+2+1 trous)... Petit raffinement que je m'étais autorisé, mon miroir avait deux spots intégrés... et donc un raccordement éléctrique à brancher. Je te vois déjà sourire, ce à quoi je réponds que ce n'est pas très chrétien!!!!
Prévoyant, je coupai l'interrupteur de la salle de bain afin de couper toute alimentation, puis je commençai à défaire le domino des fils qui sortaient du mur, le tout à la lumière de l'entrée. C'est lorsque j'attrapai les fils dénudés pour les enclencher dans le domino tout propre du miroir, confiant, que je vis comme une grande lumière, et que j'entendis la voix des anges. Bizarrement, les anges parlaient des sirènes du port d'Alexandrie qui chantent encore la même mélodie, de papillons qui chavirent, Bla Bla Bla... J'ai rien compris. Information interressante donc, l'interrupteur de la salle de bain ne commande pas TOUTE l'installation éléctrique de la salle de bain. je venais de me prendre une putain de chataîgne! C'est donc disjoncteur neutralisé et à la lumière de mon Portable que je terminai. Puis rallumai. Puis re-disjonctai. Forcément, si l'interrupteur ne commandait pas ces fils, il allait falloir que j'en pose un moi même, pour pouvoir éteindre ces ampoules sans les dévisser les pieds mouillés et me rapprocher d'un petit blond pailleté! Mais bon, une fois terminé et allumé, ca valait grave le détour. C'était Versailles dans ma salle de bain (Et pour les grandes eaux, j'avais même une fuite sous le lavabo).
Direction le salon, maintenant. Ma télé fait environ 20 Kilos. Alors forcément le support allait nécessiter plus de deux crochets X pour tenir. Soit! mais alors quand j'ai vu la taille des vis, j'ai pris peur. C'est pas des vis, c'est des clous de La Croix du Golgotha, ces trucs!!!! J'ai pris la mêche adéquate (Encore plus impressionnante), et je commençai à percer (4 trous). Avec à chaque seconde la crainte d'entendre beugler la voisine d'à côté, et de voir son salon à travers le trou. Au final et contre toute attente, ca tenait, mis à part un re-perçage pour cause de décalage, mais ça, ça devient habituel (2 trous). Plaqué, vissé, vérifié, je posai ensuite avec moultes précautions la télé sur le support. Puis me reculai pour admirer, puis me posai sur le canapé pour voir le rendu de l'installation, puis vis horrifié que c'était beaucoup beaucoup trop haut, et du coup beaucoup beaucoup trop moche. J'allai devoir faire le deuil de mon rêve "tout-au-mur-rien-au-sol". la mort dans l'âme (Quoi, dramaturge à deux balles?), je décrochai la télé et le support. Et je contemplai dépité les six trous qui défiguraient le mur, plus béants que des acteurs de chez Cadinot en fin de journée, au vu du diamètre des vis. Bon, impressionnants, certes mais rien d'irréparable, avec de l'enduit et un fond de peinture blanche,il n'y parut plus, une heure après. Tant pis, le meuble télé serait au sol, et la télé dessus. Puis après tout, vu l'état du parquet ca ne serait peut être pas plus mal. Et puis après tout ça tombait bien, les équerres que je destinais au meuble télé serviraient au meuble de la cuisine dans lequel je n'avais toujours pas assez confiance pour croire qu'il tiendrait une fois rempli (4 trous).
En parlant de la cuisine, c'est dans cette pièce que j'engageai la dernière ligne droite, avec au programme un plan de travail monté de toutes pièces de mes charmantes mimines avec un système de charnières dont la paternité créatrice me revenait toute entière. Re-sciage, re-inspiration de 2 tonnes de sciure. planches découpées, passons aux équerres (3X3 trous, normal!) puis à la pose des premières sur les secondes. S'imposa alors à moi une évidence: C'est pas de la sciure qu'il s'était collé dans les sinus, le maçon qui avait monté le mur, parce que même ma morale et ma vertu étaient plus droites que ça. Et c'est pas peu dire! Résultat, une heure de redécoupage hésitant, de bricolage à deux balles pour arriver à un résultat à peu près acceptable, rythmée (l'heure) par tout un flot d'insultes à l'encontre de la génitrice du maçon défoncé. Mais bon au final je me débrouillai, et c'est ému tel un Charles Ingalls du 9-2 que je m'extasiai devant la mise en forme de mon idée, ce système de charnières me permettant à la fois de profiter de ma machine à laver (chargement par le haut, riche idée dans 2 M2), et de bénéficier d'une surface de travail plus qu'acceptable une fois rabattu. Avec à l'esprit la réplique de la Lemercier la plus fameuse: "Ca vous plait??? Et c'est moi qui l'ai fait!!!!"
15H, je mourais de faim. Et vu que la séquence suivante allait consister à remonter patiemment tous mes cartons, j'aurai besoin de forces. Sandwich expédié, je fis de la place pour les cartons. En fait, une fois l'électroménager ré-installé dans la cuisine, le PC et la télé ayant réintégré leurs emplacement de destination, ca commençait à prendre forme. Descente à la cave, dieu merci l'ascenseur marchait, puis remontée haletante et pénible des cartons de la cave au RDC dans un premier temps, puis à mon étage. 3 cartons de bouquins, 1 de disques et 1 de DVD, c'est là que je regrettai d'être cultivé... Oui oui les chevilles ça va, Merci!puis 3 de sapes et 1 de toutes les merdes possibles et imaginables que j'avais pu entasser dans mon chez moi. Bibelots, bougeoirs, photos... Tout se passa bien, même si difficilement, jusqu'à ce dernier. En fait c'est quand le fond a laché et que tout le contenu s'est répandu dans l'ascenseur que je tins à voix haute et à l'encontre de l'Eternel des propos qui auraient fait rougir Régine et qui me vaudront à coup sur d'être excommunié et de bruler dans les flammes de l'enfer pour l'éternité si l'Eternel est un chouïa rancunier. Dieu Merci, personne n'eut besoin de l'ascenseur pendant le 1/4 d'heure qui me fut nécessaire au déblayage, et au nettoyage du sang (je m'étais salement coupé avec un photophore). Epuisement aidant, je crois que là j'ai pleuré.16H, tout était remonté, et je commençai à ranger, touche finale à la ré-investiture des lieux. Et puis avouons le, c'est le coté sympa: La re-déco de l'appart. En fait c'était magique. Oubliés les tracas, la fatigue, le stress, je me sentais comme un môme à placer ma lavalampe, mes tableaux, mes bouquins, puis après à nettoyer pour que le tout ait un visage humain!
Touche finale et émouvante, car elle représentait la cérémonie de clôture de cette semaine que je ne re-vivrais pour rien au monde, je déballai ma toute nouvelle parure de lit de chez Ikéa! Rouge (mais ca vous commencez à avoir l'habitude), en coton satiné, cerise sur le gateau de mes travaux.
Bilan du 6éme et dernier jour:
Meubles résiduels: finiiiiiiii!
Quantité d'orgasme psychologique: inquantifiable
Dégats collatéraux: 100 trous dans le mur pile poil... Si Si, recomptez Et Il regarda, et vit que c'était beau. Et heureusement parce qu'Il en avait chié Sa divine race!Et c'est là que je puis vous le dire même si ca faisait un bout de temps que j'avais pas vu le loup, aucun orgasme partagé, aussi intense soit il, n'aurait pu arriver à la cheville du frisson qui me traversa, allongé dans mes nouveaux draps, à regarder sur ma nouvelle télé un DVD, avec tout un flot de bougies pour mettre en valeur la nouvelle déco. Bon d'accord, c'est si on fait abstraction du parquet. Mais ça, ça sera l'objet d'un prochain post. Si un jour je trouve le courage de me lancer dans la réfection du parquet.
En vous r'merciant, bonsoir!!! Ou le Narrateur exulte à en tacher ses murs fraîchement repeints
Ca y eeeeeeeeeeest... Je l'aiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii...
J'ai enfin pu me racheter mon bijou, ma merveille des merveilles!!!
Bénis soient les Dieux je revis. Croquons la Pomme, celle de Steve!
Hélas il n'est pas rouge (Introuvable en France), mais Blanc. Mais c'est bien quand même!
Il est beau, il lit des photos, il lit des films..... Il.. Il.... It's alive!!!! Oups, j'ai joui!!
En vous r'merciant et en m'essuyant, Bonsoir...
Ps: Oui, oui gueulez pas, promis je suis en train de mettre la touche finale à un VRAI article. Plusieurs, même. Je tente le blog à épisodes. Ceux de mes travaux en l'occurence. A tres vite!!!! Ziboooos a tous! Où le Narrateur gonfle ses chevilles à en niquer ses Prada en soldes....
Sache le, Ami Lecteur, j'eus un orgasme virtuel (Hélas) hier matin en regardant mes stats du mois de Février de l'An 2006 après Le Crucifié, ou de l'An 30 et des cahouètes après Nikko, c'est au choix...
Partage ma joie et mon orgasme (Prends un Kleenex on ne sait jamais):
-13 Mois d'existence pour ce placardage licencieux de mes pensées les plus intimes et de mes aventures les plus personnelles.
-Un score de 13.000 Visites...
Je laisse au lectorat issu du tout Paris-hormis-de-la-rue-Ste-Croix le soin de calculer l'honorable moyenne, et de sentir en lui la montée extatique qui fut mienne...
Merci, à Toi, à tous, à Moi aussi quand même faut pas déconner.
Et n'oubliez pas, que ma Plus Grande Histoire d'Amour C'est Vous.
Sic: Le Narrateur plagie ici honteusement une référence de la chanson Françâââise, mais ladite référence a depuis longtemps rejoint son Créateur, alors a priori je devrais pas être emmerdé.
En vous r'merciant, bonsoir... Où le Narrateur trouve 100 points positifs (et autres réflexions) au fait d'être célibataire le 14 Février et d'autres jours...
01 : Je ne suis pas obligé d'aller au restaurant le 14 spécialement
02 : Tant mieux, tout seul j'aurais l'air con
03 : Cette année je n'ai pas traversé l'océan pour aller à Montréal faire la surprise à l'HomkeJémé
04 : Cette année, je n'ai pas eu la surprise qu'il m'y présente l'HomkILémé
05 : Je n'ai pas à faire semblant d'aimer un cadeau moche
06 : Je n'ai pas à me dire que le cadeau ne serait peut être pas moche
07 : Ca tombe bien le 14 j'avais la migraine
08 : Je peux me remonter le moral en essayant de me persuader « Pffff c juste commercial »
09 : Il n'y a personne pour remarquer que même moi je n'arrive pas à me persuader
10 : Personne ne m'aura plaqué le 14 (Si ! Si ! J'en connais à qui c'est arrivé)
11 : Personne ne m'a engueulé parce que le RER avait du retard, et du coup moi aussi au dîner
12 : J'ai mon canapé pour moi tout seul.... Ahh non, ça c'est tous les soirs, pardon
13 : Je ne me suis pas creusé la tête pendant des mois pour trouver LE bon cadeau
14 : C'est con, j'adore ça, pourtant !
15 : Les fleurs ça fout du pollen partout
16 : Pipe à la saint valentin, Marmot à la saint Glin Glin
17 : Le 15 je serai frais et dispos, quand ils seront tous crevés d'avoir baisé toute la nuit
18 : Le 15 je répondrai avec un air supérieur: « Rien.... Ca m'soule ces trucs commerciaux ! »
19 : Le 14 y a personne pour voir que ça m'soule surtout de pas les faire... ces trucs.
20 : Je peux regarder ma télé tranquille et tout seul.
21 : En même temps, 82cm, y aurait de la place pour partager avec quelqu'un.
22 : J'ai le temps d'écrire ce post tranquille, sans personne pour réclamer un câlin.....
23 : Après tout on est mieux seul que mal accompagné
24 : Le premier qui dit « Et bien accompagné ??? » je le plante
25 : Les chocolats ça fait grossir... Comme si j'avais besoin de ça !
26 : Ca coûte cher une concession pour deux au Père Lachaise, vous avez pas idée
27 : Les yaourts durent deux fois plus longtemps
28 : Je ne me plaindrai pas demain qu'Il a oublié.
29 : J'adorerais me plaindre que quelqu'un a oublié....
30 : le 14 je peux baiser avec qui je veux.
31 : Note pour plus tard : Trouver quelqu'un avec qui baiser le 14
32 : Lui demander si il est libre, d'autres soirs aussi, tant qu'à faire....
33 : Putain j'en suis qu'à 33 points positifs et autres réflexions et je rame déjà !
34 : Quelqu'un qui te colle la nuit en été c'est intenable, c'est poisseux et moite
35 : Oui mais le 14 Février c'est en hiver
36 : Ta gueule !
37 : Ouais mais quand même...
38 : Ta gueule, j'ai dit !
39 : Les billets « Découverte à deux » à la SNCF y en a jamais plus quand on veut réserver.
40 : De toutes façons je préfère l'avion, et Air France a pas crée « Viens voler à deux »
41 : « Découverte à un » ça existe déjà, ça s'appelle le Plein Pot
42 : Personne n'est là pour voir qu'on envie secrètement les héroïnes des guimauves
Hollywoodiennes qui rentrent et trouvent l'Homme qu'elles aiment penaud sur leur paillasson.
43 : Je ne suis pas dans le cliché qui veut que les pédés baisent tous les soirs un mec différent
44 : Des fois, être dans les clichés c'est pas mal...
45 : Si! Si!... Même avec le même tous les soirs.. A vrai dire je préfèrerais même!
45 : Je ne passerai pas à "Les Zamours" sur France 2
46 : Mais je risque de passer à "Pelle ou Rateau" chez Magloire...
47 : Remarque il est drôle, Magloire
48 : Mon dieu qu'est ce qui m'arrive!!!!!!!
49 : J'ai des amis qui m'adorent
50 : Des fois j'arrive même à faire taire la petite voix qui me dit qu'ils en ont marre de Moi
51 : C'est sympa d'être Le célibataire de la bande au restau. En bout de table on voit tout le monde.
52 : Mais on ne peut frotter sa Puma qu'au pied de la table
53 : Je vais vraiment galérer pour arriver a 100
54 : On peut nier toute comparaison avec Bridget Jones...
55 : Ben si!! Même elle elle trouve un mec
56 : Ca me fait penser, je sucerais bien Hugh Grant, moi
57 : Je peux chanter "Un jour mon prince viendra...."
58 : Je préfèrerais chanter "Il m'a mis la fièèèvre pendant des heures..."
59 : Je pourrai postuler quand M6 lancera le Bachelor Gay
60 : J'aurais plein de tapins autour de moi et ca me coutera pas une thune
61 : Penser à postuler à "J'ai décidé de maigrir" avant...
62 : La Reine Mère n'aura jamais à Partager sa progéniture avec un Autre
63 : La Reine Mère n'est pas éternelle, au contraire d'un diamant
64 : Qu'est ce que j'en ai à foutre d'un Diamant... c'est LA Perle que je cherche
65 : Ca t'écorcherait la gueule d'applaudir le chemin sémantique, là?
66 : Je serai libre pour quand Léonardo appellera...
67 : Vérifier si le téléphone est bien raccroché
68 : Je pourrais me retrouver triste comme Jack Twist dans Brokeback Mountain
69 : Meeerde. Je suis aussi triste que lui.
70 : Bien faire attention à rester loin des pneus à changer
71 : Le téléphone était bien raccroché... Il ne doit plus avoir de forfait
72 : Je me relis et j'arrive à me faire rire... CA c'est sordide.
73 : Je n'en suis pas encore à m'ouvrir une bouteille de Chardonnay tout seul le soir devant la télé
74 : Certains soirs je dois lutter pour ne pas le faire. Sue Ellen, Sors de mon corps
75 : Brad Pitt Restes y
76 : Angélina ta gueule!!!
77 : C'est pitoyable ce que j'en suis réduit à faire pour arriver à 100
78 : Je viens de lire "Closer", il y a une photo de lui en train de téléphoner. Il a donc du forfait! Salaud!
79 : Je vais me payer le luxe de lourder Leonardo
80 : Penser à sortir avec Léonardo pour pouvoir le lourder
82 : La dose létale de Léxomil est de 29.75 comprimés. Ca tombe bien il m'en reste 30
83 : J'ai pas à les partager
84 : Allez, merde, encore 16 points positifs et autres réflexions c'est pas la mer à boire.
85 : Je ne me ferai pas tuer pour mon fric par mon amant, comme Gianni Versace.
86 : Helas je n'ai pas le fric de Gianni Versace
87 : Dieu merci je n'ai pas la soeur de Gianni Versace
88 : De toutes façons qu'est ce que je m'emmerde, je n'ai pas l'amant de Gianni Versace
89 : Je crois Björk quand elle chante "You'll be given love, you have to trust it..."
90 : J'aimerais que Björk soit plus précise dans ses chansons
91 : En même temps "You'll be given love friday the 28th of september 2006 in the RER A by a beautifull blonde boy named Jean-Kévin..." c'est moins dansant
92 : Mon abonnement DIALH dure encore quelques mois
93 : Ca a été humiliant de devoir le renouveler
94 : Ma salle de sport fait sauna, et je n'ai pas eu à hésiter avant de m'inscrire en pensant à ce que dirait mon copain
95 : En même temps je baisais plus souvent dans une salle de sport qui faisait PAS sauna
96 : Ca me permet de rencontrer plein de gens très bien....
97 : Le Célibat, pas le Sauna
98 : Merci à tous mes intimes de me supporter
99 : Peut être parmi vous se trouve déjà l'Elu... et ni lui ni moi n'en savons rien
100 : Bonne St VALENTIN à tous ceux qui sont heureux ce soir. Seuls ou à deux... Ou à plus.
En vous r'merciant bonsoir... Où le Narrateur souhaite partager son expérience Accro-Académicienne.
En parfait organe autocratique, sache le Ami Lecteur, ACCRO possède son propre centre de formation, haut lieu de l'esprit féodal hôtelier, certaines mauvaises langues parleraient de lavage de cerveau. En toute objectivité (Si ! Si !), je dirais qu'on y apprend à être gentil avec nos clients, tout en optimisant les flux monétaires dont ils sont la source.
Et Ô bonheur, ton humble serviteur s'y vit convié, pour la énième fois cette année, Mercredi dernier.
Ami Lecteur, dans le souci d'éclairer ta lanterne - et uniquement ta lanterne à moins que tu ne me sollicites pour éclairer toute autre partie de ton anatomie, Nikko aime à rendre service - laisse moi opposer pour toi les visions respectives des hautes sphères et des masses laborieuses accroniennes (dont je fais partie) quant à ce sanctuaire de la formation à l'art de recevoir :
-Haute Sphère : ''Sois heureuse, Masse Laborieuse, Toi qui foule du pied le sol de ce temple de la connaissance hébergeatoire. Entre ici, nous enrichir de ton expérience, de ton savoir, de ta personnalité, et de ton forfait séminaire résidentiel à 195 Euros / jour. En retour nous te distillerons la quintessence de l'accueil, nous sublimerons ton esprit de servitude envers le client ton Maître... Entre ici et pénètres dans ce cercle fermé des initiés qui ne vivent que pour offrir au Client-Roi un séjour agréable... Oui, entre ici, mais essuie toi les pieds avant quand même, on voit bien que c'est pas toi qui fait le ménage, Bordel-à-Cul !!!!''
-Masse Laborieuse : ''Putaaaain, on va encore aller s'enterrer dans le trou du cul du monde... mais bon, on va bien bouffer comme des chancres, et avec un peu de chances, si les meufs sont bonnes, on pourra baiser...''
Oui, l'Académie est réputée au sein des rangs accroniens pour être un haut lieu des plaisirs terrestres, plaisirs souvent alimentaires, parfois charnels. Ça marche aussi pour mes contemporains sodomites, mais jusqu'à ce jour je n'avais jamais touché du doigt ce fait. Ni rien d'autre d'ailleurs, vu que je n'en ai jamais côtoyé en ces lieux, alors qu'il est de notoriété publique que l'Hôtellerie est un nid de déviants et autres pécheurs contre nature.
Bref, le décor est planté, le Narrateur peut dès lors commencer à narrer.
Ce mercredi, donc, mon réveil me tira des bras de Morphée à 5.00 du mat'. Comme à chaque fois, je résistai face à l'envie d'invoquer la convention de Genève, toute ouverture définitive de paupière avant 9.00 (13.00 le Week End) provoquant chez Nikko une indicible douleur.
Je te passerai les détails de ma préparation, non pas par pudeur (Ce blog est la preuve que je n'en ai point), mais en raison de son manque total d'intérêt, mon électro-encéphalogramme en ces heures trop matinales approchant celui de l'amibe.
Je résumerai donc ainsi : ABLUTION - INGESTION - HABILLATION...
Me voici donc, ni frais ni dispos, mais au moins debout et conscient devant le distributeur de billets de la RATP de mon cher Pont de Neuilly résidentiel, dans le but d'y acquérir le titre de transport adéquat. Ou plus exactement me voici derrière une jeune femme qui se trouve elle-même devant ledit distributeur. Je n'aurais sur dire ce que la damoiselle s'était carrée dans le fondement ce matin là, mais une chose est sûre ce n'était pas des Duracell : 5 minutes pour se sortir un pov' ticket de zone 1 à 1.40 Euros TTC, faut réellement pas avoir été finie dans les règles au moment de la conception... Finalement, elle voit son entreprise couronnée de succès, et cède la place à Votre serviteur.
Ayant à mon tour acquis un Aller-retour pour Évry Courcouronnes (Je plaisantais pas quand je disais trou du cul du monde) en 48 secondes chrono (pan dans ta gueule, Morue), je pris place dans ma rame préférée, avec sur les oreilles.... Rien du tout !
Oui je l'apprends ici à tes oreilles dévastées par la nouvelle, mon cher Ipod, compagnon fidèle de mes nombreux trajets solitaires a rendu le Disque dur dimanche dernier. Paix à ses clusters...
Une messe sera dite aussi vite que possible en la paroisse Apple Store la plus proche, où après une période de deuil rien moins que décente, Nikko fera l'acquisition d'un nouvel exemplaire de ce bijou d'esthétisme musical.
En un mot : L'Ipod 40Go 4ème génération est mort, Vive l'Ipod 60Go 5ème génération !!!
Bah oui... on n'enterre pas Miss France pour après aller courtiser Miss Tartiflette.
Me voici donc lancé dans le RER D, non sans m'être assuré que j'étais dans le bon, ce qui au vu des boucles, bras morts et autres détours du parcours tient du miracle, les utilisateurs réguliers de cette ligne confirmeront.
Une fois rassuré sur le fait que je ne me retrouverai pas à claquer des dents, paumé au fin fond de l'Essonne, où j'en suis sur il y a encore des loups, à expliquer au téléphone à la réceptionniste de l'Académie hilare ou méprisante selon l'humeur que ''Ausecoursj'matrompékommenjefé ?'' Encore faut il planifier le bon horaire...Parce que pour Évry Courcouronnes, partant de Châtelet, c'est 07.23 ou 07.56... Ce qui ne laisse pas réellement le choix quand on doit être sur place à 8.30.
Bref, bon an mal an, me voici arrivé en la plaisante bourgade d'Évry Courcouronnes avec mon sac de 20 Kilos. Car comme quand il part à Toulouse pour un Week End anniversairien, tout pédé qui se respecte et Nikko en particulier ne part pas en formation sans la moitié de sa garde robe au bas mot. En l'occurrence ici : 1 veste, 3 chemises, 2 cravates, 2 jeans, 2 T-shirts, 2 paires de baskets (Les belles celles des soldes de quand j'ai enfin réussi à acheter!!!), 1 paire de souliers, 1 jean noir... Fââââââbulous, Sweetie-Darling !
Plus bien sur 4 boxers et autant de paires de chaussettes, le tout pour 2 jours ... Je m'explique : Je ne peux pas mettre mes boxers sport super sex mais en coton épais sous un jean noir plutôt ajusté. De même que je ne peux prendre le risque de me dessaper devant une éventuelle (Qui a dit miraculeuse ???? Salauds !) conquête et révéler ainsi des chaussettes noires choisies par la Reine-Mère pour qui l'envoi annuel à sa progéniture d'un colis de paires de chaussettes achetées via le CE de son hôpital est un rituel immuable. Et Dieu sait que si j'ai beaucoup de points communs avec la Reine-Mère, nos goûts en matière textile diffèrent notablement. Petit exemple de conversation qui revient à peu près tous les ans, au moment de l'envoi maudit :
Môa : ''Euuh c'est moi. J'ai bien reçu les chaussettes. Je...''
La Reine Mère : ''Bah c'est rien, ça me fait plaisir, ne me remercie pas ! ''
Môa : ''C'était pas dans mes intentions !! '' (Regrettant aussitôt le sarcasme, seconde nature chez Nikko on le sait.)
La Reine-Mère, l'air pincé : ''Comment ça ? ''
Môa, regrettant déjà de l'avoir poussée à prendre son air pincé : '' Ben Euuh... ''
-Si Nikko peut sans peine faire trembler son personnel, il devient en revanche un frêle vermisseau sous le regard courroucé de la Génitrice -
La Reine-Mère, glaciale : ''Elles ne te plaisent pas ? ''
Môa, tremblant à l'approche de l'ouragan de la vindicte maternelle : ''Mais euuuh, c'est pas ça... Tout de suite... Mais bon, môman, je te rappelle que j'ai 30 ans, que je dirige une équipe, et que mon autorité naturelle s'en trouve légèrement sapée si par hasard ils aperçoivent un Garfield orange sur fond noir lové autour de mes chevilles.
La Reine-Mère : '' Non mais ne te justifie pas... Je comprends. -Sur un ton qui dément formellement toute trace de ladite compréhension- Après tout, je ne voulais QUE faire plaisir...'' Malgré mes nombreuses demandes auprès du ministère de l'Intérieur, Culpabiliser la Descendance ne constitue toujours pas une agression caractérisée, et peut par conséquent toujours se faire impunément.
Ce à quoi, les bons jours, elle rajoute des histoires de serpent en son sein, bla bla bla. Puis prend un air mortifié en raccrochant. Parfois quand même suit un SMS de style « Bisous quand même, Fils Indigne »
Bref, le jour c'était : Veste+Jean noir+chemise+cravate+boxer microfibre+Garfield
Et le soir pour dîner c'était : Jean+T-shirt+Boxer Tommy Hillfiger+Chaussettes Nike
Ça le fait plus, quand même.
NB : La Reine-Mère est désormais à la retraite, donc éloignée de tout CE quel qu'il soit, aussi échapperai-je peut être aux chaussettes fantaisies cette année. Je croise mes doigts boudinés.
Après 5 minutes d'attente à la gare, la navette Accro arrive enfin, venant chercher tous les employés, le siège et plusieurs hôtels se trouvant à coté de l'Académie, au milieu des champs. J'y monte donc avec deux ou trois autres personnes, puis me plonge dans ma lecture.
Fidèle au surnom de « Le journal de K-K-O Jones » dont m'affubla ce cher Paolo, je rate évidemment mon arrêt. Aussi, voyant le chauffeur repartir vers la gare, je décide de jouer les gourdes :
-Bah vous n'allez pas à l'Académie ? »
-Ahh vous allez à l'Académie, ben fallait me le dire, je ne pouvais pas deviner » dit il sur un ton visiblement agacé
-Ben je pensais que vous vous y arrêtiez, moi » sur un ton qui faisait bien sentir qu'il allait pas garder son petit ton visiblement agacé avec moi, le MiniVan !!!!
-Pffff ! On s'y arrête jamais, à l'Académie... C'est au siège que vous devez descendre pour aller là bas »
-Ben encore faut il le savoir quand c'est la première fois qu'on vient!!! » Mentis-je effrontément. Mais la mauvaise foi étant un des composants principaux du Nikko, rien d'étonnant.
Non mais je vous jure, le petit personnel prend de ces libertés de nos jours... Dieu Merci, le CPE est passé... Ça fera moins les marioles à l'ANPE !
Arrivé à l'Académie, café d'accueil et entrée dans la salle. Petit aperçu du groupe.
Nous étions une douzaine, d'horizons différents. Le thème de la formation étant "Gérer le stress et prévenir les agressions", nous étions pas mal de réceptionnistes. Donc de physiques avenants, parmi lesquels j'ai l'outrecuidance de me compter. Mais je fais comme je veux.
Deux ou trois bimbos, dont une superbe minette black, probablement d'origine antillaise décidai-je en mon for intérieur. Aussi dans le but de rompre la glace et de montrer mon fort potentiel intégratoire allai-je la voir à la pause et lui lançai-je un jovial «Sakamaché ? Pa ni Pwoblem' ?», qui sont les seuls mots de créole que m'apprit jadis Isabelle, une collègue guadeloupéenne. Mais la minette en question était née à Aubervilliers, et tout ce qu'elle connaissait des Antilles c'était la pub Atoll dans le métro. Ben j'ai pas eu l'air con, moi, avec mes aspirations de Dr Livingstone à deux balles.
Bref, en marge de ce troupeau de reproductrices, il y avait pour une fois UN beau gosse. Lyonnais de son état, night Auditor, le poil capillaire blond, l'oeil bleu et vif, la carrure athlétique, le paquet alléchant -Bah on détaille ou on détaille pas, merde !-
Calculateur comme à son habitude, Nikko se débrouilla pour dans l'ordre s'asseoir à coté du bel éphèbe, évaluer le potentiel pédétoire du sujet, vérifier son annulaire gauche (Ça serait ballot de draguer un hétéro marié, même si ce ne sont pas forcément les plus récalcitrants, nous sommes nombreux à le savoir...)
Une fois la check List effectuée, Nikko entreprit de fourbir ses armes et se jeta dans la bataille.
Je fais ici une parenthèse, Ami Lecteur, afin d'effectuer une mise au point : Tu as eu au fil de ces pages l'image d'un Nikko gauche, poissard et très porté sur l'auto dénigrement, soit ! il y a de ça. Mais pas que ! Quelques uns de mes intimes peuvent témoigner, quand il arrive à se donner un coup de pied au cul et du courage pour charmer, Nikko sait charmer. Voire même séduire. ''Les yeux sont le miroir de l'âme'' dit le prophète. Ce à quoi je réponds : ''Peut être, mais moi c plutôt ma tête de gondole !''.
Nikko a un regard que l'on dit beau, et dans les bons jours il sait en user... et en abuser.
Tout ceci pour expliquer le fait qu' après une journée à le travailler au corps, sentir au dîner son pied frôler le mien avec insistance constitua une victoire que je n'aurai pas la suffisance de qualifier d'assurée, mais au moins grandement envisagée.
Avec bien sur son regard vrillé dans le mien, qui me rappela à cet instant une des répliques de ''La vérité si je mens'', film à haute contribution artistique au patrimoine du cinéma francâââis... « Toi, t'as les yeux qui sentent le cul !!!!! ». Et cul il y eut !
Oui, Ami Lecteur. Crie ta joie, partage la mienne (de joie), scande Alléluia, Nikko croqua la pomme. Il était temps, j'en avais presque oublié le goût !!!
Bon certes nous n'allâmes pas jusqu'à une pénétration à but copulatoire mais non procréatif. Mais déjà une petite activité fellationnaire en milieu douchesque des plus plaisantes. Et une nuit complète dans d'autres bras que ceux de Morphée, ce qui n'était pas arrivé depuis un bail !!!
Non, nous n'allâmes pas plus loin, parce que contrairement aux apparences, Nikko n'est pas un garçon facile. Quoi, pas crédible ???
Bon, OK, je l'avoue, j'ai un souci. De taille chez les pédés, est il besoin de le préciser : Bêtement humain qu'il est, Nikko a besoin de se sentir en confiance pour assurer au mâle offert et consentant la prestation attendue. En clair, si je ne suis pas à l'aise arrive le regrettable phénomène bien connu de ''Tou rest'mou''.
Et d'autre part, même si point n'est besoin d'avoir été présenté à la Reine Mère dans les règles pour y arriver, n'obtient pas une entrée back stage dans Nikko qui veut. Et surtout pas au premier rendez vous.
Donc pour résumer, je ne suis pas forcément un bon coup lors des plans Q. Non pas que la demande soit écrasante, mais je le dis, c'est tout.
Réveil agréable, et retour parmi les Gens pour le petit dèj... Nouvelle journée de formation, à base de termes psychologiques et légaux le tout pour expliquer que quand un mec vient te casser la gueule, ben t'as plus qu'à courir, Forest ; où à subir si tu es adepte des plaisirs du Baron Masoch. Comme l'a si bien dit Samantha Jones à Charlotte un jour : '' Ma Chérie. Quand le viol devient inévitable, allonge toi et profite'' . N'est elle pas fâââbuleuse ?
Pause, déjeuner, re-pause et au final, un retour vers le RER pour un rapatriement vers le bercail Nikko-ïen bien mérité. Clin d'oeil discret au Lyonnais. C'était cool, s'accorde t on à dire tous deux, mais pas de promesses de se rappeler, de se revoir, bla bla bla. Laissons les gondoles à Venise, c'était à usage unique, et c'est aussi pour ça que c'était aussi délicieusement licencieux...
Petit message personnel : Mon cher G. Essaye de leur dire, au lieu penser que tu leur fais suffisamment comprendre, à tes One-Shot que dans « Coup d'un Soir », il y a « UN soir ». LA tu pourras te plaindre si ils s'incrustent.
Retour vers mon ''Home Sweet Home'', avec ma ''Télé, Gorgeous Télé'', je ne me lasse pas.
Qui a dit qu'on ne pouvait pas mélanger travail et plaisir ???
En vous r'merciant Bonsoir.
PS 1 : Loin de moi l'idée de donner des leçons en Art Environnemental, mais bon... Le tableau que vous pouvez voir en illustration de ce nouveau pavé indigeste de ma composition est le tableau qui « décorait » la salle de formation.
Où je vous le rappelle, nous étions supposés gérer notre stress et rechercher la Zen Attitude. No comment ! Je vous laisse seuls juges.
PS 2 : C'est bien beau de gueuler parce que je n'écris plus (Et je ne dis pas que tu as tort), mais si je dois attendre après tes suggestions de sujets, on n'est pas rendus !! et je ne parle même pas des commentaires... Lol.
Bref ! Bisous quand même ; Lecteur Indigne... Où le Narrateur se voit contraint de vendre son âme et son indépendance bloguienne... Et faire ça pendant les soldes c'est pas glorieux!!!!
Ami Lecteur - et un peu Ami Patron, maintenant aussi - nous voici à l'aube d'une ère nouvelle: En ces temps socialement difficiles, Nikko se met au diapason de Michelin (Aucune similitude morphologique, d'avance merci) ou de Lu, et se voit contraint de céder son indépendance pour survivre dans le monde impitoyable du Blog! Le fait est là, Nikko n'est plus actionnaire majoritaire de son propre Blog. Certes, il garde la ligne éditoriale, parce que c'est lui qui garde les mots de passe, faut pas déconner non plus, mais il doit maintenant te rendre des comptes, et non plus par simple courtoisie (Si! Si! je connais le mot. Etonnant, non?), mais parce qu'il t'a impliqué, Ami Lecteur, en tant que fournisseur officiel de sujet. Et à ce titre tu as maintenant ton mot à dire quant aux délais; comme avant me diras - tu, certes; mais maintenant je dois en tenir compte! Non mais où va le monde, je vous le demande... J'ai bien du malheur.
Mais bon, devant l'adversité, Nikko se comporte en homme et boit jusqu'à la lie l'amer calice de la vie. Qui rappellons le est une chienne!
Alors à la demande générale... Quoi?? Bah oui! deux fois la même demande dans les deux seuls commentaires où je ne me fais pas engueuler (Désolé Marko), foutre de ma gueule (J'en ai tué pour moins que ça, Beberthur), ou lacher par des pseudos amis à la première défaillance (No comment G). A la demande générale, donc, je m'en vais de ce pas narrer mon expérience soldienne. En plus ça tombe bien, cette année j'ai de quoi les faire. En effet, je m'en vais ici t'assener une vérité universelle, du moins l'était elle jusqu'à ce mercredi 11 Janvier 2006, Nikko depuis qu'il gagne ses propres deniers d'une façon honnête que la morale ne réprouve pas - ce ne fut pas toujours le cas, l'auteur expie ici les vieux démons de sa jeunesse jadis monayée - jamais il ne fut capable de mettre 10 Euros de coté pour les soldes. Faut dire aussi que c'est pas très bien ficelé, cette histoire. Quel est le con qui a eu l'idée de placer ces moments où logiquement on doit claquer un max de thunes juste à côté d'autres moments où obligatoirement on aura claqué un max de thunes: Noël et les Vacances.
Pourquoi, Ô cruelle destinée, faut il choisir entre faire la joie de Mamina et lire dans ses yeux vitreux (Mamina a la cataracte) le bonheur d'ecouter son intégrale de Tino Rossi qu'on lui a offert parce qu'elle l'aime tant; et cette paire de petites Prada qui nous fait de l'oeil depuis sa vitrine du Faubourg St Honoré, et dont le prix, même soldé, fait encore le PIB de 3 pays africains en voie de développement? (Bah c'est Prada, Darling! Elle se paye, la petite barre rouge!)
Pourquoi devoir choisir entre les plages de Rio, mais en maillot de bain C&A ou La Halle aux Vetements, ou alors une adorâââââble petite pièce de tissu qui exhibe fièrement son monogramme (les 2 C imbriqués) en strass sur un fessier galbé (Quand c'est pas Nikko qui le porte, cela va sans dire) mais qui ne verra jamais autre chose que la salle de bain, vu qu'on a a peine de quoi grignoter après...
Donc, fidèle à la morale d'acier qui est sienne, Nikko prit sur lui, et fit les emplettes familiales dans un "tout à 2 Euros", pour garder toute sa thune pour les soldes. la morale de Nikko obéit à des codes qui lui sont propres!
Etant donné que le groupe ACCRO est resté de marbre devant mes supplications et un brillant exposé visant à prouver que OUI il est d'utilité publique d'accorder un jour férié non déductible des CP pour le premier jour des soldes, je dus me rendre avec le troupeau du commun des mortels le samedi suivant dans les quartiers à forte densité mercantile de la capitale.
C'est à cette occasion que Nikko réalisa que toute medaille a son revers. Certes, et il s'en enorgueillit, Nikko a maigri. Bon, d'accord, pas récemment, mais sa corpulence observe depuis environ 4a une courbe descendante, à l'image de son rapport orgasme-non solitaire/mois. De là à y voir un lien... Mais là n'est pas la question!
Ami lecteur, tu dois le savoir, dès lors que tu rentres dans la norme morphologique universelle, les soldes c'est interressant environ 10 minutes, après c'est mort. Avant, Nikko affichait un poids sur la balance qui restera confidentiel, mais qui lui permettait d'arborer pas fièrement du tout des pantalons de taille 48. Mais l'avantage de cette situation pondérale pas forcément enviable ni accomplissante, c'est que tu preux prendre ton temps. Oui, que tu soies parent avec Mimie Mathy ou Guy Carlier, tu peux y aller les yeux fermés, tu trouveras toujours ton bonheur. Mais alors fais du 40, et en moins de deux, ya plus rien a grailler, si ce n'est un vieux jean neige que les galeries farfouillettes tentent de vendre depuis 1982, sans jamais y réussir. Patience, le revival années 80 avec cheveux crépés, kôhl sous les yeux et initiatives hasardeuses en matière de vêtements vont bien revenir.
Voici donc le "24h Chrono" perso de Nikko pour ce premier samedi des soldes, avec une mission à atteindre: Nikko a besoin de 2 costumes supplémentaires, quelques Jeans, et surtout des pompes pour aller avec les costumes. Si on peut rajouter une petite paire de Puma par dessus tout ça, c'est Noël!:
9H40: Déjà, un réveil aux aurores...
Si c'est tot! je vous assure!
Ceci dit je ne nierais pas que ca handicape pour avoir une longueur d'avance sur la horde de furies venues en découdre avec les prix cassés, juchées sur leurs talons Chanel des derniéres soldes. J'en fis la douloureuse expérience.
12h40: Je finis par sortir, en ayant à peine eu le temps de me préparer. C'est vrai quoi, même pas un peeling, rien!!!
13h10: Sortie du métro, à Hôtel de Ville (Ben vous croyez quand même pas que j'allais faire les soldes chez Tati, non plus?) après 30 minutes dans le métro d'apnée respiratoire et auditive: Un quidam à l'allure débraillée ayant entrepris de nous faire profiter d'une version très ..."personnelle" de FEELINGS de Mike Brant... C'était à regretter que ledit chanteur amateur de chemises à jabot n'ait pas plutot choisi de se jeter sous une rame plutot que d'un balcon, des fois que l'autre ait été fan jusqu'au bout! La vie est mal faîte, la mort également.
Le tout à un volume supérieur à celui de mon Ipod, comme de bien entendu. Et croyez moi, couvrir les poussées vocales de Björk, il en faut du coffre!
13h15: Premier arrêt au BHV. Je commence a croire désormais que SI! les homosexuels peuvent se reproduire... Impossible de mettre un pied devant l'autre sans écraser le délicat peton d'un consommateur à la virilité plus qu'éthérée (Ce que je ne fis pas sans déplaisir, je dois l'avouer honteusement. c'est tellement plaisant de les entendre piailler)
13h20: Je jette l'éponge et avance désormais vers Rivoli, où j'ose l'espérer, le calme sera plus présent. Je me régale les yeux quelques instants dans les "Footlocker" et consorts sur mon chemin, laissant errer réveusement mes yeux sur les formes rebondies et fermes des lascars présent (Xavier, tu me comprendras), merveilleusement mises en valeurs par leurs Joggings... Et Dieu créa Adidas, et il vit que c'était bandant!
13h30: Entrée dans Célio
14h20: Sortie de Célio, ayant conservé mon intégrité physique, ce qui ne fut pas une mince affaire. Bon, déjà impossible d'atteindre le fond du magasin, donc pas de costume. On verra ça ailleurs.
Ensuite, niveau Jeans, bien évidemment, le 40 était épuisé, et de toutes façons, Nikko aussi. Et célio ne faisant pas de pompes, c'est les mains vides et le compte toujours plein que je sortai.Pour aller faire un tour au H&M voisin
14h27: Donc, entrée dans H&M
15h30: C'est un Nikko passablement enervé qui emerge du magasin pré-cité, sur un trottoir bondé, afin de respirer un air chargé en benzène bien mérité. Laisse moi te raconter:
Non mais qu'est ce que c'est que ces pétasses qui pullulent aujourd'hui? C'est la saison ou quoi? La gent femelle de l'espèce humaine a souvent l'assentiment Nikko-ïen, en période normale. Pourvu évidemment qu'elle ait quelques neurones, et ne se contente pas pour tout mode de communication d'un gloussement crétin et d'un filet de voix nasillard dont le vocabulaire se limite à "nonméputinméjallucinekoi!!". Ce qui est souvent le cas de l'adolescente à la peau ingrate qui représente la clientèle type de H&M. Donc, bien évidemment, je suis monté en pression très rapidement, et mes intimes confirmeront, quand Nikko durcit le regard et qu'on voit naître un léger spasme au coin de sa machoire, la greluche de 12 ans obstruant son passage sans la moindre gène serait bien inspirée de tracer sa route, au lieu de raconter à ses collègues greluches comment Jean-Kévin lui a souri hier dans le cours de Français et comment c'était trop bien; sous peine de se voir conduite à porter ses ovaires en boucles d'oreilles. En plus à 12 ans c'est bien, ils sont petits, donc ca peut faire un ornement discret!
Arrivé à l'étage Homme, je me dirige vers les rayons Jeans, bien sûr, là encore aucun espoir, mais Ô miracle un peu plus loin il reste UN costume anthracite 3 boutons dans ma taille. Les voix du Seigneur sont impénétrables, on le sait. Et les voies de Nikko impénétrées, on le sait aussi. Hélas!
Fébrile, je m'empare de ladite pièce d'étoffe, la dernière, et me dirige vers les cabines d'essayage, où une queue d'environ 50 personne stationne. Pas enervant du tout. Mais je reste serein, j'ai mon costume, et un, même si c'est pas deux, c'est toujours mieux qu'aucun. Sauf que le pire est à venir. Après 20 minutes de queue, j'obtiens enfin une cabine, après que l'espèce de dinde péroxydée qui tenait lieu de vendeur se décide a savoir si il devait me donner la pancarte jaune avec marqué "1" pour "un" costume, ou la pancarte rouge marque "2" pour "une" veste et "un" pantalon, soit "deux" articles.
Je rentre, tire le rideau sur mon intimité, et entreprend d'essayer le costume. Qui me va à merveille. J'en pleurerais si j'avais pas peur de faire dégueuler mon Khôl. Ravi et le coeur transporté de joie, je retire avec moultes précautions ledit vétement, et plutôt que de le replier délicatement dans ses plis d'origine et de le remettre gentiment sur le cintre (3 ans passés avec un vendeur en prêt à porter, j'ai appris à avoir pitié d'eux et à respecter leur travail), je le pose nonchalament à cheval sur la paroi qui me sépare de la cabine d'à coté, puisque de toutes façons je le prenais. Et je commence à me rhabiller. J'en suis à renfiler mon jean, quand un très léger froissement attire mon attention, et je relève la tête, juste à temps pour voir diparaître mon costume dans la cabine voisine. Un retentissant "Putain d'ta mère" m'échappe
-Petit message à la Reine Mère: Maiiieuhhh Mamaaaan c'est pas ma faute ils m'ont tiré mon costume. Bon, ok, promis je dirai plus des gros mots! -
et seul un désir de garder un reste de dignité m'empèche d'aller gentiment dire ce que je pense au connard d'à coté, car aussi juste soit mon ressentiment, je pense que ma crédibilité se verrait réduite si j'apparaissais devant lui en boxer, avec un pied dans une jambe de jean tirbouchonné, le reste du Jean en question trainant dans mon sillage.
Et forcément, le temps que je me rhabille, la cabine était occupé par une montagne, dont, en voyant le pantalon, je me dis qu'étant donné que j'y mettrais moi les deux jambes à l'aise, en le montant jusqu'aux aisselles, ca ne pouvait être lui. Et puis de toutes façons, même si c'était lui, Nikko est un garçon lâche qui sait quand on peut raisonnablement attaquer, et quant il est plutôt raisonnable de fuir honteusement. Rapide explication avec la blondasse aux pancartes pour lui dire que OUI j'avais un costume et une jolie pancarte "2", mais que je ne rends que la pancarte "2", vu qu'on m'a piqué le costume. je ne sais si c'est mon air sincèrement énervé, où s'il a entrevu que s'il connaissait bien l'expression "avoir la tête dans le cul", il allait bientôt connaître la figure; toujours est il qu'il finit par me laisser sortir. Sans me palper pour vérifier si je n'avais pas piqué quelquechose. Hélas. Bah oui. Il était con mais baisable!
Bien évidemment, impossible de retrouver une ombre de vétements compatibles tant en taille qu'en couleur, c'est donc furibard et toujours les mains vides que je quittai le magasin, jetant ici et là un oeil quand même pour voir si j'apercevais ce que je désignais déjà comme MON costume. Et péter la gueule à l'indélicat voleur.
15h45: Rapide pénétration (oups) dans l'espace du forum des halles, et retrait stratégique tout aussi rapide opéré, je dois réellement être agoraphobe, et à l'instar des Montmirail qui ont une devise "Monjoie, Saint Denis, Que trépasse si je faiblis", Nikko a aussi sa propre devise "J'aime pô les gens et allez tous vous faire enculer, bandes de prolétaires". Moins classe j'en conviens, mais c'est la mienne.
Au final de la journée, c'est un Nikko sans costume, sans chaussures, sans chemise, sans pantalon, ce soir nous irons danser, la la la la...
Oups.
Pouf-Pouf
Au final de la journée, c'est un Nikko bredouille qui trouva une toute petite librairie, s'acheta un peu de lecture -"Une voix dans la nuit", d'Armistead Maupin, une merveille à recommander- qu'il alla déguster dans son QG habituel, lieu dont un jour une personne chère à son coeur lui dit de façon méprisante "Ce bar c'est tout ce que tu as dans ta vie" (D'autant plus blessant que c'est hélas un peu vrai), l'Amnésia Café. Où est né le présent article soit dit en passant.
Eh bien tant pis, je ferai comme tous les ans, j'achèterai mes sapes au prix normal, aux périodes normales. Et c'est sans doutes plein d'éspoir que je me jetterai à nouveau dans le troupeau cet été. La vie n'est qu'un eternel recommencement.
Bon par contre, tout n'est pas perdu, j'ai acheté enfin ma télé, mon LCD d'amour, mes 82 Centimètres de bonheur! Despérate Housewives là dessus ca devrait le faire grave! Et Falcon aussi!
En vous r'merciant bonsoir!
Ps: Quand j'ai parlé de jeunesse monnayée, ci dessus, n'allez pas vous imaginer n'importe quoi. Cela veut simplement dire que je tapais Mamina de 10 francs à chaque fois qu'elle me demandait de lui rendre service en faisant quelque chose que mon jeune age ou ma souplesse me permettaient de faire à sa place, et qu'elle ne pouvait déjà plus faire, même si elle n'avait pas encore ses genoux en plastique! L'Enfant Nikko était déjà une ordure!
Vous avez réellement cru que je vendais mon corps enfantin ou adolescent??? Pffff y aurait jamais eu d'acheteurs! A TomDomCliques ici, Ami Lecteur
Cliques et va direct a la derniere page, pour remonter les articles. Il a tout changé le sens de son blog, TomDom. c'est malin, ça!
Je ne sais que dire... Peut être le premier mot qui me vient à l'esprit... Merci!
Merci de ce moment que tu viens de me faire passer. Merci de ces souvenirs, que j'ai vécus ou que j'aurais voulu vivre, dans lesquels ton histoire m'a re-plongé. Merci pour la qualité de narration qui ne vous en a rendus que plus attachants tous les deux. Je viens de lire d'une traite ton histoire, elle est belle.
"Magnifique", ou "Sublime" sont des mots dont le "en-faire-trop" pourrait gacher le sentiment que j'ai éprouvé en la lisant.
Non.. En fait, juste belle. Simplement belle.
Mais justement ne sont-ce pas les mots les plus simples qui sont les plus beaux? Ne prefère t on pas s'entendre dire "Je t'aime" que "Je t'adore, tu es mon Autre, bla bla bla..." C'est en ça que ton histoire est simplement Belle. Mais je mets dans ce belle, en tout cas dans ce que je ressens en le disant, une force et une sincérité que 10000 "Sublimes" n'atteindraient pas.
Je tiens juste à préciser que si je te réponds ici, sur mon "territoire", ca n'est nullement par mégalo (Même s'il y en a dans Nikko, comme dans Banga y a de l'eau), mais simplement pour attirer l'attention des gens qui vont lire mes articles sans forcément lire les commentaires.
Comme je le fais moi même si souvent.
Parce que je trouve que ca serait dommage qu'ils ratent ça. Les choses belles dans le monde sont rares. Alors autant ne pas passer à coté.
Et puis parce que MON "A." qui est en fait pour moi un "L.", me manque toujours autant. Comme toi dans ton récit il ne se passe pas un jour sans que je ne pense à lui. Et que, rien que pour ça, ton récit m'a touché.
Encore Merci. Sincèrement et les yeux Humides.
En TE remerciant, bonsoir....
Ps: Les soldes, une fois, Les soldes deux fois, Les soldes trois fois, adjugé vendu! Les soldes ca sera! Ben jsuis pas dans la merde moi, Vla que je vais devoir parler Frous Frous... C'est malin. Moi et mes idées à la con! Où le Narrateur vous fait ses plus plates excuses!!!!!!!!!!A l'instar de Nicoletta, je le beugle haut et fort: "Il est moooooooooooort, il est mort le soleiiiiiiiiiil...." sauf que dans le cas de votre serviteur, ce n'est point le l'astre du jour qui réverence tira, mais bel et bien l'ensemble de la bouillie cérébrale de Nikko.... Tous mes neurones, mon inspiration, tout a foutu le camp ma brave dame... Même ma liste de commissions je galère pour la faire.
Alors de deux choses l'une: soit je capitule, et je ferme la porte de cet espace de mon expression après un an d'existence, ou, ce que je propose ici mais que je ne sais pas si je suis capable de faire, je deviens bloggueur sur commande. Puisque les idées me manquent, et que ce blog se veut interactif, je peux te proposer l'idée suivante, Ami Lecteur: "Sois ma muse!"... En clair, lancez des idées, et je me propose de disserter dessus, tout en continuant à ajouter qques morceaux de mon cru (non ya pas de lettre en trop!) quand morceaux il y a.
D'avance, merci d'éviter les sujets du genre "Mes couilles sur ton nez ca te fait une paire de Ray ban, expliquez et dissertez.".
Voilà. Encore une fois désolé de te mettre à contribution, mais pour le moment je ne vois que ca!
En vous r'merciant (et en m'excusant), bonsoir! Où le Narrateur s'offre une demie crise d'Oedipe carabinée
Ne t'y trompe pas quant à la moitié dudit complexe dont je parle ici, Ami Lecteur, il n'est nullement question en ces lignes d'une quelconque concupiscence Freudienne à l'égard de la Reine Mère, ma Génitrice, celle qui porta le Bébé Nikko entre son foie et son pancréas durant les longs mois de sa gestation. Je devais d'ailleurs y être plutôt à mon aise, niché dans les viscères maternelles, vu qu'à la fin du bail de neuf mois non renouvelable, c'est à coup de forceps qu'il fallut me déloger de l'endroit! Aux dires de la principale interressée.
Bref je ne parle pas ici d'épouser la reine Mère, parce que 1/ Ladite Reine Mère s'avère avoir le même caractère de célibataire endurcie malgré elle que votre Serviteur et par conséquent être aussi invivable que lui; 2/ au cas où ça t'aurait momentanément échappé, je suis quand même un poil pédé sur les bords; et 3/ aussi surprenant cela soit-il, il me reste une once de morale cachée quelque part dans mes synapses!
Non franchement, Non, Non, Non, Que Nenni, en un mot Pouah!
Ami Lecteur, je le sais, tu as deux sous de culture, et à la différence de la coiffeuse lambda du Marais, tu ne te seras pas jeté sur ton dictionnaire, celui qui prend la poussière sur tes étagères à coté de tes 10 exemplaires dédicacés de la Bio de Mylène (Ou Madonna, ou Björk; rayer la mention inutile); et tu n'auras pas beuglé << Kiiiiii?>> en lisant le nom d'Oedipe. Tu auras su qui il est, ce qu'on lui avait prédit, ce qu'il a fait, et surtout combien Freud aurait été dans la merde sans lui, avec personne sur le dos de qui coller ses déviances :"Oui, je bande pour Môman, mais c'est pas ma faute, tout ca c'est la faute à ce con de Grec!".
Toujours prompt à secourir son prochain à l'intellect affaibli et aux neurones rongés par les nombreuses péroxydations de son capital cheveux, Nikko s'apprête ici à expliquer dans les grandes lignes l'Oedipe. Dans les grandes lignes seulement, car, je dois honteusement l'avouer, le Lycéen Nikko porta à ses cours de philo à peu près autant d'interêt qu'à ses cours de Sport. C'est dire! Aussi ne connais-je pas la vie du Sieur Oedipe sur le bout de mes doigts boudinés.
Donc, si je ne m'abuse, et pour faire court, Oedipe fut abbandonné bébé par ses parents biologiques. L'Oracle de je ne sais plus quel bled avait prédit à son père qu'il aurait un fils, et que celui ci le tuerait un jour et épouserait sa mère. Evidemment, comme tout male qui se respecte quand on lui dit de pas aller tremper son biscuit n'importe où, le père en question se dit en secret "... Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu", et alla besogner sa femme comme si de rien n'était. Quand elle donna naissance à un beau garçon, pris de remords, le Roi (oui, son père était roi) raconta à sa femme l'étrange prophétie, et ladite femelle, fidèle à son sexe fit preuve de raison et de perfidie en allant abbandonner l'enfant sur je sais plus trop quelle montagne, les pieds liés pour faire bonne mesure non parce que c'est vrai "on sait jamais si elle dit vrai la vieille folle, faut bien qu'y ait quelqu'un qui agisse dans ce palais, bordel à cul!"... Comme quoi on peut être reine et vulgaire!
Bref, Oedipe fut recueilli, détaché, et élevé par le Roi et la Reine de la ville voisine. Puis un jour, l'Oracle le croisa et lui réitéra la prophétie: "Un jour, ta reum tu niqueras et ton darron tu maraveras".
-Bon j'avoue c'est pas du mot à mot, mon grec ancien est un peu rouillé, mais le sens y est!-
Ce à quoi Oedipe répondit très logiquement "Et mon cul c'est du poulet?". C'était bien le fils à sa mère, celui là, tiens! Bon ceci dit, au cas où ca soit vrai, il décida de quitter ceux qu'il croyait être ses parents afin de les protéger, il prit ses cliques et ses claques et traça sa route.
Arrivé dans le patelin voisin, il s'embrouilla avec le premier venu, qu'il tua. Forcément c'était son vrai père. Ensuite, il croisa un Sphynx, ça devait être la saison, il le vainquit, et du même coup délivra les habitants de la terreur, fut acclamé en héros, et épousa la Reine du coin, devenue récemment veuve: Sa mère. La prédiction avait été réalisée malgré lui. La suite? bah 4 enfants, une révélation, de la honte, du suicide, des yeux crevés, fin de l'histoire!
Ami Lecteur, tu es cultivé je le sais, mais en outre, j'en suis sûr tu as du sens logique. Allons y c'est noël! Tu auras donc compris après lecture du résumé ci dessus que si je me compare pour moitié de ses aventures au Paricide Incestueux précité, et que je ne souhaite pas de contacts de type zigounette dans pilou pilou avec la Reine Mère (La simple image me fait frémir), la suite logique est donc que je souhaite en découdre avec l'être qui, un jour de Janvier 75 fournit la petite graine au flagelle vivace qui fut à l'origine de ma sordide existence. Symboliquement parlant et sans violence physique, cela va sans dire, je ne vais quand même pas passer le reste de ma vie en taule pour quelqu'un qui n'est même pas foutu de m'accepter comme je suis. Et au passage, ma vanité naturelle me pousse à le souligner, tu admireras le fait que j'ai réussi à faire tant de lignes pour dire ce qui tient en si peu de mots: "Mon père m'a encore foutu en rogne".
Champion du monde du remplissage pour la 30ème année consécutive.
Ami Lecteur, nous voici arrivés au sujet du présent post, c'est définitif, Mon père fait tout de travers quand il s'agit de son rapport à ses enfants.
Mais que ne te respecte-je donc pas (A répeter 10 fois très vite pour voir si tu es saoul), Ami lecteur, à cracher ainsi ma haine envers le Parent sans t'avoir expliqué auparavant le cheminement de ma réflexion.
Si tu es un Ami MSN tu l'auras lu récemment, Nikko étant plutot expansif dans ses pseudos MSN, j'eus la semaine dernière l'immense plaisir d'héberger mon petit frère. Enfin un de mes...
Plaisir qui jusqu'ici m'avait toujours été refusé, le véto paternel s'y opposant systématiquement. Craignant sans doutes que je ne viole ces bambins, incapable que je suis de contrôler mes pulsions inavouables comme ils l'ont dit l'autre jour à TF1, dans un reportage sur les pédophiles. Oui ben c'est pareil, pédophile et pédé ca commence pareil alors ca doit être kif kif. Tel est le cheminement de pensée du Géniteur. Cet état de fait fût, entre autres, la cause de la tension et du froid arctique qui teintent nos relations depuis 5 ans environs que Papounet sait désormais que La Vulve et le Clitoris, c'est comme la Patagonie, je ne les verrai jamais qu'en photos. Froid arctique qui n'a d'égal que l'artificialité de nos relations quand nous somme amenés à respirer le même air, à base de sourires affichés et figés et de "non-nous-ne-nous-sommes-jamais-brouillés-ou-va-t-on-chercher-ca". C'est ironique non? Je suis incapable de faire le faux derche avec mon ancienne chef de réception que j'honorais de ma franchise quant à mes sentiments envers sa personne, et j'en suis tout à fait capable avec mon père. Cherchez l'erreur!
Bref, c'est par un Texto très matinal Dimanche dernier, vers 11H30 que j'appris la venue imminente de mon frère, Julien. Oui, pour moi, 11H30 c'est matinal un dimanche, je vous rappelle que j'ai tous mes week end. Et comme pour le moment j'ai personne avec qui passer mes samedi sous la couette devant un DVD, ou Patrick Sébastien, ben je bouge!
En fait c'était tellement imminent qu'il était déjà dans le train, et qu'il débarquait six heures plus tard. La raison de sa venue était simple, le jeune homme souhaitait s'engager dans l'Armée, afin d'y entamer une carrière de pilote d'hélicotère. Il avait des tests à passer à Vincennes en vue de sa sélection pour l'école militaire ou non. Désir de carrière auquel mon père a répondu la chose suivante quand après son bac, en juillet, Julien en a émis le souhait: "C'est très bien. Mais c'est ta vie, tu te debrouilleras pour trouver les documents et les démarches". Le soutien scolaire est le point fort de la figure paternelle Nikko-ïenne. Déjà quand en mon temps et bien après le divorce de mes parents (oui, mes deux frères sont des demis frères... Nous sommes 4 dans la tribu des descendants), ma mère a exposé l'idée de m'envoyer dans l'école hotelière privée qui fut mon foyer pendant les 3 années de mes études. Et la réponse paternelle au vu du prix de ladite école fut "T'es bien bête, tu devrais le mettre au travail!" Ce à quoi ma mère répondit élégament "Merde!" -On a une notion de l'élégance très personnelle dans la famille- et décida de m'y envoyer quand même, aidée de ma grand mère pour la première année tandis que je pris le relais du paiement pour les deux années suivantes. J'en profite ici pour réitérer ma reconnaissance à la Reine Mère et à la Vénérable ancètre de m'avoir ainsi permis de continuer dans ma voie. L'Eternel a plutôt intérêt à leur réserver le meilleur nuage là haut, sinon ca va chier quand je vais y arriver à mon tour!
Ceci pour mettre en lumière toute l'aide potentielle dont nous avons pu bénéficier du coté testostéronien de la famille. Mon frère passe donc son dimanche, son lundi ici, je m'éclate à lui faire visiter Paris. Il part Mardi soir passer ses deux jours d'examens, mais malheureusement revient de façon innatendue mercredi, ayant foiré un des tests psychomoteurs charnières du cursus, essentiel à la formation, et est donc gentiment prié de regagner ses pénates. Quà cela ne tienne, il revient chez moi pour la nuit avant d'aller passer la fin de son séjour chez notre Grand Mère paternelle. La soirée se passe, on discute de ses tests, de ce qu'il peut faire maintenant, vu que l'on ne peut pas représenter cet examen si on l'a raté une fois dans sa vie, et de la conversation de mon frère avec sa mère, qui avait déjà gueulé comme un putois quand elle a su qu'il avait raté. Il s'avérait cependant que le frérot avait déjà son idée d'un avenir professionnel alternatif, et allait derechef se renseigner pour une carrière en tant que pompier professionnel. Comme quoi on n'est pas des jean-foutre dans la famille de Votre Serviteur. Mais qu'à cela ne tienne, le frangin était déjà considéré comme un lacheur, pourri gaté qui baissait les bras au premier écueil, bla bla bla... Après avoir soulagé nos rancoeurs paternelles mutuelles en disant du mal, nous nous couchâmes, Nikko ayant un travail, quand même. Et le lendemain matin, nous eûmes la frangine (Celle qui mît bas il y a quelques mois) sur MSN, et nous rediscutions du sujet de la veille, ma soeur ayant eu des informations exclusives, puisqu'elle avait eu mon père au téléphone la veille. Et elle nous confirma:
<< Ca va etre ta fête, Julien!!>>... S'ensuit une nouvelle flambée de ma part sur le tyrannisme paternel, Nikko étant toujours prêt à défendre le proche parent consanguin.
Et là, la phrase qui mit le feu aux poudres tomba:
<< En tout cas, Papa a dit que tu pouvais commencer à te chercher un appart en rentrant!>>.
Voilà. tout est résumé dans cette phrase. Mon père dans son entier se retrouve en ces mots. Tout va bien du moment que tu suis la voie qu'il t'a tracée. Un fils pédé ne fait pas partie du programme ça on le savait, en tout cas moi je le savais; mais apparemment un autre fils qui baisse les bras non plus. Qu'importe ses raisons, qu'importe si il n'y peut rien, son comportement offense Dieu le Père, et quand c'est le cas,c'est comme aux Galeries Lafayette en fin de soldes, "tout doit disparaitre". Il est déjà arrivé qu'on me reproche les piques lancées ici à son encontre, on comprendra peut être mieux.
Bon, en même temps, ce post n'est que le résultat d'une colère passagère devant un nouveau coup d'éclat de sa part, comme il y en eut de nombreux et comme il y en aura hélas encore plein d'autres (J'ai encore un petit frère de 13 ans qui n'a pas encore entamé son quota!), et une fois les ardeurs vindictives calmées, tout redeviendra comme avant, nous aurons nos 4 coups de fil annuels (Son anniversaire, le mien, le jour de l'an et la fête des pères). Pas la peine de me dire que c'est triste, je le sais déjà.
Qu'on en s'y trompe pas, ce post ne reste qu'un vidage de sac expiatoire et soulageant, je n'aurais pas la mauvaise foi de prétendre que je Lui tiendrais le même discours s'il était là devant moi. Moitié parce que je flippe un peu quand même, moitié aussi parce que je sais quand même, comme le dit le vieil adage, qu'un père on n'en a qu'un. Lui c'est pas pareil, il est avantagé, des enfants il en a 4. Alors forcément, il a droit a des coupes franches dans le stock.
Bref, on se parle peu, je lui en veux, j'ai beau dire que cela ne me touche pas, si c'est vrai consciemment, c'est sans doutes une toute autre affaire inconsciemment, sinon je ne fondrais pas en larmes dès que je vois une relation père-fils intense dans un film ou autre (Les invasions barbares par exemples, merveilleux film québécois).
En vous r'merciant, Bonsoir!
Ps: je tiens à souligner un point important, cette photo comme celle du post précédent sont des photos tirées de Google, et en aucun cas du patrimoine pictural familial. Je veux bien ne pas être un prix de beauté, mais je suis quand même mieux loti que le petit troll ci dessus. Et mon pére est loin d'avoir jamais eu un look de vieux hippie digne de siéger sur une des Harley de la bande des Hell's Angels! Nan mais ooooh! Où le Narrateur revient sur un Week End Toulousain anniversair-ien
Tel l'élephant , Nikko, à l'aube de ses 30 Ans, traina sa modeste carcasse à Toulouse. Quand je me compare audit pachyderme, point n'est question d'y voir une ressemblance dans le domaine des mensurations, ou des kilos sur la balance, la haute sensibilité du sujet dans l'amour-propre Nikko-ien ayant déjà été évoquée au fil de ces pages aux couleurs de Jeanne Mas. De toutes façons le premier qui ose le rapprochement, je l'opère des dents de sagesse à coups de manche de pioche et avec un doliprane en guise d'anesthésie... Des candidats?... Non?... Merci...
Donc, confiant en le bon sens du noble animal, et tremblant encore sous la sentence du dicton homosexuel populaire qui dit "A plus de 30 ans et moins de 300000 euros mensuels, chez les pédés, si t'es pas marié, va trépasser!", je décidais donc d'aller finir mon existence de "CSP pas + et toujours célibataire" loin des regards de la capitale. Mais on ne fait pas ce genre de pélerinage seul, quand même, et j'y emmenai les deux fidèles compagnons de mon chemin de douleur depuis ces 2 dernières années, pas plus CSP + que moi, mais mariés, eux. Nikko aime à se faire tenir sa main impeccablement manucurée chez Nickel, quand il s'apprète à rendre le dernier soupir.
Dîner au restau dans l'intimité, avec mes amis proches, à ceci près que j'avais l'année dernière l'immense bonheur d'avoir à mes côtés en cette occasion festive l'homme de ma vie, et que cette année hélas il manquait à l'appel. Et à Nikko.
Après une soirée d'anniversaire haute en couleur, et en mélanges spiritueux de toutes sortes, que nous finîmes aux alentours de 4 heures du mat, je rentrai chez moi vérifier que je n'avais rien oublié dans mon maigre bagage Nike ( J'allais pas partir m'enterrer avec du dégriffé, non mais et puis quoi encore?), et ce afin d'être sur de ne pas devoir re rentrer en trombe dans mon appartement à peu près à l'heure du départ du train en beuglant "Tickets, Money, passports!!!!!!!!!" telle une Edina de bas étage mais des beaux quartiers quand même... Neuilly n'est pas Clichy. C'est beaucoup moins bien éclairé la nuit, en ce moment.
Le regard torve et encore aviné, et l'haleine lugubre, à moins que ce ne soit le contraire, je retrouvai mon couple du 17ème sur le quai de la ligne 6, tout excités que nous étions à l'idée de quitter la capitale.
Que pour ma part j'affectionne toujours autant, mais on peut adorer la vanille et quelque fois vouloir du chocolat, comme dit Andrew Van de Kamp quand il va sucer Justin dans la piscine de Zach!!!! Oui je sais, je regarde trop Desperate Housewives!
Mais tout allat bien, ami lecteur, reprend ton souffle nous eûmes notre TGV largement dans les temps, avec même le luxe de pouvoir se prendre un café très cher et pas bon dans un des nombreux troquets de la gare, avec pour nous tenir compagnie non pas une tortue, deux canaris et une chatte comme chez Charles, mais tout ce que le quartier comptait de "laissés-pour-compte" avinés à La Villageoise, ou de "laissés-sortir" du "Mix-anciennement-amnésia-de-Johnny-Halliday" tazés jusqu'au cockring et sapés d'une façon que même Paco Rabanne dans ses grandes heures métalliques, il en serait mort de rire.
Puis vint l'heure fatidique, où nous embarquâmes. Pour une fois j'eus la chance de ne pas me retrouver assis à côté d'une "Mamie-aux-oeufs-durs" -Ce n'est pas un tableau de Dali, mais généralement la sorte de passager que je me coltine dans le TGV-, mais d'une jeune étudiante sympa et tout sourire. On n'en était pas encore à la Porn Star de Bel Ami, mais Nikko reste philosophe et stoïque dans l'adversité et il boit jusqu'à la lie l'amer calice de son existence. Le trajet de 5 heures se passa sans problèmes, à base de somnolences passagères, réveillé en sursaut par un bruit de raclement, pour réaliser, plein de honte que c'était le début d'un ronflement. Quant au couple de l'année, eux, ils s'amusaient à prendre des photos à la ronde avec leur portable, soit d'eux, soit de votre serviteur en train de dormir du sommeil du juste, avec tout ce que ca peut induire comme posture humiliante et comme oprobre jetée à l'honnête front Nikko-ien, vu que dans un train c'est pas facile facile de se laisser aller a fermer les mirettes en gardant toute dignité. Oui, sache le il existe donc toute une batterie de clichés de ma modeste personne à base de bouche idiotement ouverte, angles de têtes improbables ou double menton compressé contre la poitrine, filet de bave et bulle de morve en option comme dans les mangas. Ils avaient aussi trouvé une cible photographique interressante en la personne d'une bombasse qui siégeait quelques rangs plus loin, un mec qui puait le sexe a vingt mètres -ca veut dire qu'il était sensuel, pas qu'il avait une hygiène génitale douteuse- brun, viril, carré. Bref j'en tache encore mon siège rien qu'en en parlant.
Puis nous arrivâmes à la gare Matabiau de Toulouse, cité occitane, la ville rose. Mon regard se porta immediatement et malgré moi sur l'hotel Phoenicia, de l'autre coté de la rivière, et en pensant à la chambre 105 (Si ma mémoire est juste), une grosse vague de nostalgie et de manque me submergeat.Nous ne serons que deux à comprendre l'allusion, et c'est bien assez.
La générosité du groupe ACCRO étant ce qu'elle est je ne réussis à grapiller qu'UNE nuit offerte pour nous 4, dans un hôtel du quartier d'affaires. Nous devrions déménager dans un autre hôtel du centre ville pour la deuxième nuit. Je vois ici se lever ton sourcil impeccablement épilé, Ami Lecteur, et si tu recomptes sur tes doigts bagués, tu ne dénombre que 3 personnages principaux dans cette histoire à l'interet somme toutes relatif... Non, je tue immédiatement dans l'oeuf tout espoir qui tendrait à insinuer que, même sans porter de AXE (je ne me parfume pas dans les supermarchés, moi madââââme), je laissai mon charme agir sur la bombasse du train et qu'il se serait jeté à mes pieds, pâmé de desir et ennivré d'amour... Helas, le monde est mal fait, il semblait être hétérosexuel jusqu'à la pointe de son 501 et de ses Cat (Quand je vous dit qu'il ètait sex)... Non, le quatrième protagoniste s'avérait être Kevin, un jeune homme toulousain de son etat, rencontré sur Paris cet été, et qui avait semblé emballé à l'idée de revoir la bouille de votre serviteur quand je lui avais soumis l'idée de ce pélerinage trentenaire. Etonnant, non?
Sacs (très lourds, puisque tout pédé qui se respecte ne part jamais sans sa garde robe complète, ne serait ce que pour un Week End) à l'épaule, nous nous mîmes en route pour rejoindre le Novotel Compans Caffarelli, qui allait accueillir nos modestes personnes le soir même. Arrivée à l'hôtel, prise de possession, dans l'ordre, de la chambre puis de Kevin, Nikko est bien élevé par la Reine Mère, et ne fait pas de cochonneries hors du cadre de l'intimité, du moins pas quand il y a un risque qu'on le voie et que ca revienne aux oreilles de son travail, et quelques galipettes et une douche plus tard, nous retrouvâmes les deux autres à la réception, et nous nous mîmes en quète de la vie nocturne toulousaine. Je redécouvrai alors la gentillesse des gens là bas. C'est ahurissant. Autant "Bonjour" semble être un mot étranger à Paris, de même que "Merci" et "Pardon De Vous Avoir Bousculé Pour Prendre Mon Métro", autant ici la politesse et la chaleur humaine semblent être deux langues vivantes étudiées dès le collège. Guidés par le bel Autochtone qui me tenait compagnie ce soir là, et par les quelques souvenirs de mes nombreuses visites passées de Toulouse, nous déambulâmes dans la douceur ambiante des rues, admirant la ville, qui, si si je vous assure, est vraiment très belle. Comme le touriste de base, nous avons été voir la place du Capitole, que je voulais absolument leur montrer, le quartier St Etienne, la place St Georges (Que je préfère, et de loin à la Place Wilson). Nous avons finalement trouvé un bar qui semblait leur plaire à tous les 3, le "Bears". Oui en effet il existait une disparité dans les gouts de chacun dans le groupe, ou plus exactement, entre mes gouts et le leur. Alors que mes 3 compagnons de routes ne juraient que par des poitrails larges, à la pilosité qui, sans rappeller celle du sourcil d'Emanuel Chain n'en est pas moins présente, je ne révais pour ma part que de crevettes imberbes comme on n'en trouve que dans les Boys-band.
En même temps, tant mieux pour moi qu'au moins Kévin ait aimé ce genre.... Mais Nikko est beau joueur, et quand il doit s'incliner, c'est avec plaisir qu'il s'incline. C'est pas si souvent!
Et, rendons à César ce qui est au "Bears", l'ambiance était très sympa. Le patron nous a renseigné sur le coin, sur les restaus a faire, ceux à éviter, nous a offert une tournée (Si Si, ca se fait, dans les bars gays en dehors du périphérique, je vous assure). Résultat, nous avons terminé dans un restau juste à côté, qui promettait un dîner-spectacle. Et
croyez moi, spectacle il y eut! Il consistait en deux femmes d'un certain age, pour ne pas dire un age certain, les "Guinch' Pépettes" pour ne pas les nommer, qui entre deux sketches, nous interprétaient d'inévitables autant que poussierreux classiques du patrimoine musical françaââîs. En fait c'était assez sympa, jusqu'au moment, où, les deux rombières trouvant l'ambiance quelque peu moribonde pousserent leur coup de gueule:
- < >
(La rombière Toulousaine peut être classe. Mais pas là). <>
A ces mots tu t'en doutes, Ami Lecteur, je plongeai dans une terreur sans nom. Petit flashback, comme dans "Lost", le blog de Zenikko étant un blog haute technologie.
Picture: Le petit Nikko, 8 ans, janvier 1984, habillé d'un jean neige et d'une chemise waïkiki bariolée (C'était la mode des années 80 et je vous emmerde), attablé avec l'ensemble de la famille et quelques voisins, une quinzaine de personnes en tout, devant la galette épiphaniale, passe sous la table pour définir quelle part va a qui, cette tache incombant toujours au plus jeune de l'assemblée. Déjà complètement insensible à la vue plongeante sur la culotte de la jeune voisine de 10 ans que sa jupe ne cachait pas du tout (La culotte, pas la voisine), en tout cas pas de là où je me trouvais. Comme quoi il y a des choses programmées la naissance, désolé papa. Une fois la répartition faite, je remontai à la surface afin de m'empiffrer de frangipane. Mais Ô horreur, en machant la cinquiéme bouchée, un craquement sinistre se fit entendre. J'avais la fêve. Mais là où nombre de mes contemporains à peine sevrés du sein maternel eussent tot fait de proclamer a qui veut l'entendre "je l'ai je l'ai", je regardai à la dérobée, m'assurant que personne n'avait entendu, et avalai péniblement l'objet, la douleur de ma trachée écorchée n'étant rien en comparaison de la peur panique qui m'envahit à l'idée d'être au centre de l'attention. Et de me mettre sur le crane cette couronne immonde en carton doré. J'étais déjà maladivement timide.
Dommage collatéral de l'opération: Le boulanger qui s'est fait copieusement engueuler le lendemain parce qu'il vendait des galettes sans fèves! Et son pain trop cher! Ca n'avait rien à voir, mais une fois la vindicte maternelle lancée, tu prends tout le lot et tu fermes ta gueule!
Retour en 2005.
Comme prévu une clameur virile s'éleva de notre table, clameur tu t'en doutes à laquelle je ne participai pas, et une forêt d'indexs s'élevèrent , se dirigeant tous vers votre serviteur, mortifié s'il en fut!
-Petit apparté: Les mecs je vous DETEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEESTE!!!!!! Fin de l'apparté-
Evidemment les deux morues n'attendant que cela pour relancer l'éléctroencéphalogramme plat de la salle s'acharnèrent à me mettre en valeur, poussant meme le vice à s'asseoir sur mes genoux, alors que mon visage prenait peu a peu la même teinte que le vin dans nos verres. Rouge je précise.
S'en suivit un dialogue dont je me souviens car il y fut fait preuve d'un esprit et d'une répartie rarement atteintes. Mais c'est dommage c'est pas moi qui en fit preuve mais la table a coté, deux autres collègues sodomites sans aucun doutes, car on ne peut pas être hétéro et aussi délicieusement fielleux!
-Rombière 1: <>
Dit elle en palpant mon pectoral gauche graisseux!
-Moi: << GGhhhhhh..... >>
Rien qui mérite d'être inscrit dans les livres d'histoires, j'en conviens
-Rombière 2: <>
NB: pas la moindre trace de mépris homophobe dans la conversation, juste une volonté de relancer la conversation, je tiens à le souligner.
La rombière peut être observatrice, surtout que la minute avant, je carressais nonchalamment la main de Kevin sur la table, celle la même qu'il arrachat a ma tendresse pour pointer son doigt
-Voisin 1: <>
Là j'avoue je l'ai detesté, j'aurais tué père et mère pour avoir l'idée de la sortir!
-Rombière 1: <>
Il est vrai que le Voisin ne semblait pas compter beaucoup de printemps! mais croulait sous les bubbons
-Rombière 2: <>
-Voisin 1: << Ahhh c'est pour ca que ca sent le formol!!!>>
A la fin de l'envoi je touche, je VEUX avoir sa présence d'esprit!!!!!!
Le summum de mon humiliation fut atteint quand elles me trainèrent au milieu de la salle pour entonner un improbable "Mon Homme" d'Edith Piaf, beuglant a qui voulait l'entendre que sur cette terre j'étais leur seul' joie leur seul' bonheur, tout en palpant généreusement mes formes hélas tout aussi généreuses... Aurais-je pu m'enfoncer dans le béton que je l'aurais fait sans hésiter.. Tiens, salut Lady Di!
S'en suivit une fin de repas où mes compagnons étaient hilares, se montrant les photos qu'ils avaient prises de moi au cours des différentes étapes de la mise à mort de mon amour propre, photos qui rejoindront bien sur ma zone 51 personnelle, celle des photos compromettantes quant à mon intégrité et a celle de ma dignité... J'en suis à mon deuxième hangar!
Tournée des bars, puis des boites du coin où nous avons eu le loisir de constater que oui, Toulouse est un repaire de bombasses, surtout chez les hétéros, puis nous nous trainâmes pour rentrer à l'hotel, ou bien sur je m'apercus que j'avais paumé la clé de la chambre et où on a du déranger le gentil réceptionniste qui, tout sourire, est monté nous ouvrir... la porte seulement. Dommage!
Lever quelques heures (minutes?) plus tard, pour aller écumer le buffet de petit déjeuner, gratuit lui aussi (J'y ai droit, j'y ai droit!) puis sortir nos affaires des chambres pour rejoindre l' Ibis Toulouse Centre. Bon, à pied ce fut long. Petit crochet par la gare pour retrouver une copine landaise du couple, ancienne parisienne qui a quitté la capitale pour toujours il y a 3 mois et qui y revient le 1er décembre... Elle et moi partageons le goût de l'échec!
Une fois prises les chambres, nous nous posames deux secondes histoire de récupérer, promettant a mes potes de les retrouver dans 5 minutes à la réception. Pour se réveiller 4 heures plus tard, les lentilles collées, et la bouche pateuse. Et le visage tiede de Kévin au creux de mon cou, son coeur contre mon dos. Le bonheur je vous dit!Enfin sauf pour les lentilles et la bouche.
Deuxième soirée, plus calme que la précédente, plus digne aussi, après midi en ville, re bar, pour la soirée Halloween (Moi qui suis arachnophobe au plus haut point, ben j'etais ravi tiens. Ils ont besoin de les faire aussi réelles, de nos jours, les fausses araignees?), re restau sans Guinch Pépettes à l'horizon, et dodo tot, cette fois ci, parce que sinon je mourrais. Et puis le lendemain, journée morose, ayant pour conclusion les adieux avec la Landaise et le jeune guide, puis monter dans un corail pour un voyage de 7.00 vers grisaille travail et Paris. Autant dire que ca ne respirait pas la joie. d'autant qu'on s'est tapés un sale con pendant tout le trajet, et que la fermeture éclair de mon sac a laché, menacant de répandre entre les siège l'ensembles de mes effets personnels sales. Quand je vous dit que j'y arriverai a me griller partout en France!
Depuis, reprise de taf, de célibat et de vie normale... Pas de rides énormes ou de calvitie galopantes surgies entre 13h44 et 13h46 ce 29 Octobre... Elles y étaient déjà avant.
Au final on se retrouve pareil à 30 ans qu'à 29. Les mêmes plaisirs, les mêmes aspirations, le même amour.... Hélas.
En vous r'merciant bonsoir!17/02/2007Où le Narrateur pleure une amie chère, rappelée par l'Eternel à son côté
Nikko a la douleur de vous faire part de la disparition prochaine, mais néanmoins prématurée, de la fraîcheur de son teint, de la pétillance de son regard, de la vivacité de ses neurones, de la souplesse de son corps d'athlète (Quoi ?? C'est MON blog et j'enjolive si je veux), mais aussi et surtout de ses derniers espoirs d'avoir à nouveau un jour une vie sentimentale et sexuelle (Ou même juste sexuelle, je ne suis pas regardant)...
En un mot et pour faire court, Nikko a la douleur de vous faire part du prochain rappel à Dieu de ... sa jeunesse.
Elle nous sera arrachée (enfin elle lui sera surtout arrachée à lui, en fait) ce 29 Octobre 2005, précisément à 13H45. C'est à ce moment que Nikko fera son entrée dans le monde de ''La Trentaine", trentaine qui, on le sait, est l'antichambre de ''La Quarantaine'', haut lieu de l'Alzheimer, du Botox et de la Couche Confiance réunis. Une messe sera dîte en l'église d'Univers Gym, où Nikko s'agenouilla régulièrement, uniquement dans un but de prière et de recueillement, cela va sans dire... (Quoi, pas crédible ???).
Mise en terre prévue dans l'intimité la plus stricte, ni fleurs ni couronne.
Par contre, du Léxomil, si vous avez, ça oui, je veux bien....
En vous r'merciant, bonsoir. Où le Narrateur confirme que c'est pas toujours facile facile, les amours adolescentes, quand on préfère la fellation au cunnilingus .....
Suite à une récente conversation avec le jeune prodige d'aigreur dont j'ai mis le blog en favori, je me remémorai le temps pas si heureux que ça de mon lycée, avec ses joies, ses peines, un peu d'amour, d'espièglerie, c'est la.... Enfin, bref, je me rappelai le temps de mes études secondaires.
- On aura remarqué qu'en ce moment, Nikko est très porté sur les jadis, les naguère, enfin son passé, passé pas toujours très glorieux soit dit en passant. Manifestation prématurée d'un Alzheimer galopant ? Freinage des quatre pieds (et non des quatre fers, Nikko n'étant pas une mule... Quoique à la réflexion, quatre pieds c'est pas beaucoup plus cohérent... Ca fait colonie de vacances à Tchernobyl), freinage, donc, devant l'arrivée imminente d'un trentième anniversaire tant redouté ? Ou alors tout simplement une vie tellement pauvre en évènements qui puissent être qualifiés comme « Sortant de l'ordinaire » que même son passé est plus mouvementé... Nul ne saura, vu que je ne le sais pas moi-même –
Le collègue bloggueur en question en est au stade des amours de lycée, amours non partagées pour cause d'hétérosexualité exacerbée de la part d'un des protagonistes en présence, ce dernier ayant le mauvais goût de préférer le corps féminin, constitué on le sait de deux protubérances mammaires surplombant une matrice régulièrement sanguinolente (Quoi, misogyne ????) ; à la beauté harmonieuse de la plastique virile et puissante du corps masculin, symbole même de l'harmonie divine, ainsi que l'a représenté Da Vinci dans son diagramme de l'Homme parfait.
Mais si, vous savez, là, le sigle Manpower, avec la pub de quand on était petits, avec tous ces beaux ouvriers au torse nu et musclé qui reliaient deux maillons gigantesque d'une chaîne (Faut vraiment rien avoir a foutre d'autre de ses journées, j'vous jure !), avec Phil Collins, qui beuglait « Iiiiiiiyéééhéééééééhééé, Iyéééhééhéééé » en fond sonore. Je crois que c'est en voyant cette pub que j'ai compris que les joies du cunnilingus me seraient à jamais inconnues. Et que c'était tant mieux !
Bref, tout ça pour dire que le jeune homme sur lequel s'est porté l'intérêt du Blogueur Infortuné a le mauvais goût de préférer les matrones de Boterro au David de Michel Ange...
-Petit clin d'œil à l'attention d'un lectorat amateur d'art, la coiffeuse lambda pouvant cesser de chercher, ce ne sont pas des Star Académiciens de la saison 6. Et oui, Arno est sans doutes pédé, soit dit en passant.-
Mais qui d'entre nous qui n'a jamais eu le malheur de craquer sur un lycéen hétéro ? Quand il avait lui-même l'âge d'aller au lycée, cela s'entend; parce que si c'est maintenant c'n'est pas légal, d'abord ; et puis veuillez quitter mon blog je vous prie, vous allez me faire avoir des emmerdes !
Que celui là lui jette le premier kleenex pour pleurer !
On peut faire le Marais en long, en large, ou en profondeur (et dieu sait qu'y a du taf pour la profondeur), on ne pourrait pas en trouver un qui ne s'est jamais laissé aller a fantasmer, le soir, dans la solitude de ses draps rendus rêches par les précédents fantasmes, sur le beau mec du 2ème rang dans la classe d'Anglais de Mr PY ; celui qui est super bandant avec son jean troué et ses Doc Martens... (C'était à la mode dans MON adolescence et je vous emmerde).
Même Nikko n'a pas échappé à la règle.
Pour ma part, j'étais entré en Terminale, section A3, c'est-à-dire pour les non trentenaires qui n'ont pas connu l'ancienne nomenclature lycéenne que j'étais dans un cursus littéraire, où qu'yavait des langues (au nombre de 3 ; Anglais Allemand Espagnol) et de l'art dedans. Je sais d'ailleurs pas comment on appelle ce cursus maintenant, et à vrai dire je m'en branle.
Fidèle à mon signe, je scannai l'ensemble du bâtiment dès le premier jour de classe à la recherche d'un faciès agréable, d'un corps harmonieux, ou d'un paquet démesuré. En effet, le Nikko, en bon Scorpion qu'il est, est doté non seulement d'une mauvaise foi et d'une tendance a la domination sadique défiant toute concurrence, mais également d'un intérêt pour les plaisirs de la chair propre à faire pâlir Rocco et Jeff Stryker réunis. D'aucuns mémoriseraient l'emplacement des classes, de la machine à café ou des coins tranquilles où peloter leur milady du moment, moi je cherchai l'emplacement des Canons... Et des coins tranquilles aussi, on ne sait jamais.
Cette année là, je ne tardai pas à remarquer, dans la masse, Olivier. Le bel Olivier. Elève de seconde, brun, un teint de porcelaine rehaussé d'une légère touche d'un rouge discret aux pommettes, un regard de velours, et un sourire à se damner ; ainsi et en ces quelques mots peut se matérialiser devant tes yeux émus, Ami Lecteur, l'objet de la convoitise Nikkoïenne, c'était décidé. Quoi qu'il m'en coûte, je l'approcherai !!!
Commença alors un long travail d'investigation, afin de connaître déjà sa classe, et puis de voir par la suite si la théorie des Six degrés de séparations se vérifiait au Lycée Alexis de Tocqueville, Grasse, Alpes Maritimes, PACA, France, Monde.
Pour les non initiés, la « Théorie des Six Degrés de Séparation » est une ''loi'' voulant que l'on ne soit jamais séparé par plus de six personnes que qui que ce soit au monde.
Ainsi, ta grand-mère(1) a une coiffeuse(2) dont le fils(3) est l'assistant(4) du preneur de son(5) du prime de la Star Ac qui connaît super bien perso Nikos(6). D'ailleurs il dit qu'il est vachement sympa en vrai, alors que Micheline Dax pas du tout, comme quoi ya pas de règles...
En clair, t'es à 6 degrés de séparation de tailler une pipe à Michal et tu le sais même pas.
La machine était lancée, et quand il sait ce qu'il veut, Nikko n'a rien à envier à Philip Marlowe ou tout autre détective privé du même acabit. Après une phase d'observation d'une semaine, où je notai les classes dans lesquelles il se rendait et à quelles heures, je fus à même d'avoir en ma possession une ébauche d'emploi du temps que je comparai séance tenante avec TOUS les cahiers de textes (Qui a craché dans l'cahier d'texte ???? Qu'il se denoooonce. Je ne lui ferai rieeen...) des Secondes, clandestinement, dans le bureau des surveillants. Bon en même temps je n'aurai pas la mauvaise foi d'induire ici un suspense insoutenable en suggérant un risque quelconque pour ma personne, c'était pas le goulag non plus, et puis de toutes façons tous les délégués de classe y avaient accès, à ces cahiers.
Une fois la classe trouvée, je notai la liste de tous les garçons, avec le max de détails s'y rapportant... Deuxième langue, externe/demi pensionnaire, ce qui me permettrait de cibler au maximum. Ainsi, je virai tous les hispanisants de la liste, puisque la salle 308 accueillait les germanistes, le jeudi de 11.00 à 12.00 quand moi j'étais en Philo juste à coté depuis déjà une heure. Et croyez moi, après une heure de Philo avec le prof que j'avais, pas étonnant qu'on arrive à remarquer qui rentre dans la salle d'à coté pendant l'intercours, tellement on s'emmerde. Bref !
Je virai également tous les externes, puisque je l'avais vu bouffer deux où trois fois la merveilleuse bouffe servie par la cantine.
Enfin pour faire court, après deux mois, j'avais pas mal de cartes en main pour me jeter à l'eau, ce que je fis. Faire pote avec un de ses potes (Jef, que j'ai gardé longtemps comme ami d'ailleurs, comme quoi de tout peut naître quelque chose d'agréable), se mêler d'une conversation, faire connaissance, rien de plus facile et de fil en aiguille on a commencé à sympathiser...
- Bon là je m'arrête deux secondes, car je sens poindre en toi une crainte sourde mais néanmoins présente : Après avoir lu le machiavélisme dont j'ai pu faire preuve, tu te demandes si je ne suis pas homme à sacrifier de jeunes vierges en me couvrant de leur sang en mâchant leurs cheveux (rituel Pheul véridique) le soir quand il n'y a pas desperate housewives à la télé.
Ami Lecteur, j'ai le sentiment, si tu es un Lecteur Ami, que tu vas désormais songer à changer de trottoir en me croisant et prétendre que tu passes sous un tunnel chaque fois que je vais t'appeler... Et si tu es lecteur régulier mais pas encore Ami, que tu vas cliquer sur la petite croix rouge en haut à droite, virer le lien de tes favoris (si jamais il y est, ce que je peux être mégalo, quand je m'y mets), nier avoir lu mon blog un jour et peut être même brûler ton PC pour faire bonne mesure.
A cela je dis « Stooooooooooooooooooooop !!!! » On va se calmer deux secondes, et remettre ça dans son contexte. J'avais 16a, j'étais jeune (Sniff) et fougueux, et puis je pouvais quand même pas aller le voir comme ça, en disant « Hello, moi c'est Nikko, on se connaît encore pas, mais si ça te dit je veux bien te sucer.... Oui, aimer aussi, oui »... Môman m'a mieux éduqué que ça, quand même...
En plus j'ai horreur de mâchonner les cheveux d'une morue que je ne connais pas. Alors dors tranquille, réponds à mes appels, et éloigne ta putain de souris de cette putain de croix rouge où je t'arrache la tête et je te chie dans le cou.
Fin de l'aparté –
Au fur et à mesure, j'ai pu profiter de mon amitié avec Olivier... Connaître ces vendredi soirs où l'on en vient à détester le week end parce que ça signifie ne plus le voir pour deux jours. Connaître ces retours fulgurants de moral malgré une journée de merde parce qu'on a eu le plaisir de lui parler, de l'apercevoir. Connaître ces explosions de chaleur entre les poumons, juste là où il y a cette boule de chair qui sert a pomper le sang et accessoirement selon la légende a éprouver plein du sentiment avec de l'amour dedans juste parce qu'il aura souri. Ces pointes de jalousie fulgurante parce qu'il aura osé parler à quelqu'un, et vouloir dépecer le quelqu'un en question au coupe ongle... (Finalement je dois bien avoir deux trois cheveux coincés entre les molaires. Mea Culpa).
Et puis bien sur connaître ces moments où l'on veut voir un signe dans chacun de ses actes. M'enflammer ou me désespérer selon qu'il aura mis sa chemise bleue que je lui ai dit hier qu'elle lui allait bien, ou alors la rouge alors qu'hier je lui ai dit que c'était la BLEUE qui lui allait bien, putain de bordel de merde c'est pas compliqué, quand même.
On a commencé à se voir en dehors, un ciné par ci par là, une fête foraine... Bref j'étais raide dingue transi. Je me laissais presque aller à nous imaginer ensembles. A l'époque il me restait un semblant de confiance en l'amour, promis ça se reproduira plus.
Le problème, quand on aime, c'est que c'est comme quand on bande... On réfléchit plus. Vous me direz c'est peut être ça qui est beau justement, moi je dis « Mouais, je reste sceptique ». C'est MON blog, et je dis ce que je veux. Et merde, aussi !. Si on réfléchissait plus, des fois ben on se planterait moins, ou moins fort en tout cas.
Pour en revenir à Olivier, vint un moment, vers le mois de Mai, un moment pas romantique du tout, avec tous ces arbres en fleurs, ces premiers rayons de soleil qui aident a venir en T-shirt au lycée, et la sève qui remonte dans les troncs, et pas que ; vint un moment donc, ou dans mon délire mielleux et mon monde à la guimauve il n' y aurait qu'une chose à faire, me déclarer, car « oui bien sur il éprouve la même chose pour moi, la preuve il a mis la chemise bleue aujourd'hui, si ça c'est pas un signe je ne m'y connais pas. ». Un mot de Moi et notre amour pourra éclater au grand jour, nous ferons face aux critiques, aux insultes, aux moqueries et nous serons plus forts que tout ça car nous nous aimons et rien ne peut battre cela... Et oui, promis, demain j'arrête de lire Harlequin.
Alors je lui ai parlé... Je me rappellerai toujours, c'était un après midi où on avait un trou en commun (dans notre emploi du temps, bande d'obsédés), et où on s'était posés dans la cour. Et on parle, et on parle, et on parle... Et puis de fil en aiguille, j'essaie maladroitement (A l'époque je croyais être le summum de la subtilité !) d'amener le sujet où je le souhaite. Et je déballe tout. Ma haine des vendredis, le coupe ongle, la chemise bleue et pas la rouge (d'abord brûle la cette rouge, m'emmerde pas avec cette rouge; elle te fait une gueule de con), les explosions de chaleur et tout le toutim !
Quel con !!!!! Mais quel con !!!!! Parce que forcément il a très mal pris la chose.
Je ne sais pas ce qui me fit le plus mal... Les mots qui lui vinrent où la lueur de dégoût dans ces beaux yeux bruns ?
Brusquement il s'est éloigné aussi loin que pouvait lui permettre le mur, avant de se lever et de partir, comme si j'étais lépreux en plus d'être pédé, je le soupçonne même d'avoir été se passer la main (que je lui serrais tous les matins) à la javel, par mesure de précaution.
Et puis il va sans dire qu'il ne m'adressa plus la parole... Quand je pense que les derniers mots que j'ai eu l'occasion de lui dire furent 'T'en parles à personne, hein ? ». Oui quand je me mets à être conne, je remporte la palme, Moi.
Forcément, les jours suivants, j'ai commencé à voir que des mecs que je connaissais vaguement, de sa classe, se marraient en me regardant. Puis j'ai commencé à entendre des bruits courir. Par mépris (et par lâcheté aussi, il faut l'admettre, il faisait du karaté) je décidai de traiter sa délation par l'indifférence. Jusqu'au jour où Jef, le premier ami commun que nous ayons eu est venu me voir en me disant qu'il devait me parler. Il venait me prévenir de ce qui se disait, et surtout voulait me demander si c'était vrai et me dire que si c'était le cas il s'en foutait, mais qu'il voulait juste l'entendre de ma bouche. Tu fus un ange, Jef, Dieu te garde une place au paradis... La mienne sans doutes, je ne pense pas en avoir jamais l'usage, vu mes actes passés...
Et là ça a été le déclic. Qu'il se foute de moi, passe encore. J'avais plus qu'un mois à tirer à Tocqueville avant d'aller à Vatel, à Nîmes (Mon école hôtelière) alors je n'en avais pas grand-chose à foutre. Mais qu'il essaie de foutre la merde avec un quelqu'un que j'appréciais énormément, you've got another thing coming !!!!
Toujours au fait de son emploi du temps, je me décidai à l'attendre un soir (Ca fait très loubard, dit comme ça), pour lui dire gentiment (C'est ironique) d'arrêter d'ouvrir sa sale gueule de merde (Je vous avis bien dit que c'était ironique).
Hélas, et je n'en suis pas fier, ça a dégénéré, on s'est battus comme des chiffonniers, et j'ai découvert que karaté ou pas, quand tu prends 80 kilos sur la gueule (ma modeste personne) lancés à plein régime et animés de colère et de vengeance, ben tu peux faire tous les Mawashi Ghéri (Je suis pas sur de l'orthographe) que tu veux, tu bouffes quand même ta race grave.
Et c'est ce qui s'est passé. Je l'ai laminé. Euuh finalement, ptet que j'suis fier, en fait ! LOL.
Mais ce dont je suis le plus fier c'est ma sortie ! J'avais déjà des gènes de Joan Collins, à l'époque je pense, car je me souviens d'une sortie très digne, à la Dynastie ! Je l'ai regardé de haut, pas mal amoché moi aussi, quand même faut l'admettre, et je lui ai dit « Tu vois, Olivier, j'suis peut être pédé, mais je suis sûrement pas une tapette ! » (J'avais déjà le sesn de la formule), et je suis parti, fier, surtout pour pouvoir aller pleurer dans un coin parce que ce con m'avait fait super mal à la jambe quand même !
Mais le plus drôle dans l'histoire, c'est que quand tout le monde lui a demandé ce qui s'était passé, il n'a pas pu dire la vérité... Avoir le dessous dans une baston n'est en soi déjà pas glorieux. Mais contre un mec qu'il traitait de gonzesse depuis plusieurs semaines, il aurait sans doutes préféré mourir que de l'admettre...
Ca a peut être été ça, la plus belle partie de ma vengeance. Qu'il ait toutes les cartes en main pour me faire virer et me faire payer sa défaite, et qu'il ne puisse pas le faire !
J'ai dit, déjà, que les Scorpions étaient d'incorrigibles triomphalistes et les rois de la rancune ?
En vous r'merciant, bonsoir !!
Ps : Il y a aussi un autre de ses potes qui un jour m'a glissé un mot de réconfort, un petit mec qui collait aux basques du groupe tout le temps, que tout le monde (Y compris moi par mimétisme débile et souci de plaire) avait fini par surnommer Le Boulet.
Un jour, il m'a attrapé par la manche, quand j'étais miné par toutes ces rumeurs. Il m'a dit « Tu sais, je pense qu'il t'a fallu plus de courage pour lui parler que lui pour te balancer en lâche... L'important c'est ce que tu es là (Doigt vers le cœur) et pas là (Doigt plus bas). Bah c'est ptet con, mais ça m'a ému. Je m'en suis voulu de l'avoir méprisé. Dieu merci il existe encore des gens intelligents dans le monde...
J'ai juste eu le temps de le violer avant d'aller en Philo Où le Narrateur se félicite que la Grande Muette n'ait eu cure de ses bons et loyaux services
En mon temps, je me targuais d'être un bon citoyen, mais c'était il y a longtemps, car depuis Nikko est devenu civilement aussi actif qu'une tortue sous Prozac. Pensez donc, je ne suis même pas inscrit sur les listes électorales, branleur que je suis !
« Alors qu'en Afrique, beaucoup meurent pour obtenir ce que toi tu négliges de façon si indécente » me sermonne à chaque scrutin la Reine Mère, fervente Voteuse devant l'Eternel.
Soit, le rouge de la honte me monte aux joues récemment raffermies par un petit régime et le « Sport Elec » de Lova MOOR, je l'admet, Shame on Me, Shame on me ! (Pour mes actes de non vote ET pour le Sport Elec, mais je suis pardonnable, c'était en promo !!)
Donc, avant de prêter ma carte électorale à mes amis lascars afin qu'ils puissent confectionner des filtres pour leurs bédos (Nikko ne vote peut être pas, mais il contribue à réduire la fracture sociale), je suivais scrupuleusement le code de bonne conduite du citoyen modèle, et me pliais donc entre autres bien malgré moi au désir présidentiel de l'époque de voir un Nikko bedonnant et autoritairement réfractaire rejoindre ses semblables sous les drapeaux, pour une perte de temps de 10 mois, solde de 502.58 Francs comprise, repas pas très équilibré et couchage inconfortable offerts par l'Etat, c'est cadeau ça fait plaisir.
Je vivais à l'époque à Bordeaux, et j'appris donc par courrier que j'étais tributaire, pour les fameux « 3 jours », du CS4, centre de sélection de Limoges...
Limoges... Tout un programme en soi. Ville dont l'électro-encéphalogramme vire au plat de chez plat après 17.00, les seules spécialités du coin étant les grosses vaches (Les célèbres vaches « Limousine », je ne parle pas des habitantes, quoique), et la porcelaine, et croyez moi, une fois qu'on a mangé dans toutes les assiettes différentes de la vaisselle de Grand-maman (Celle qui pique quand on lui fait la bise), la porcelaine on en a vite fait le tour.
Et puis Limoges, ne l'oublions pas, est la ville qui s'enorgueillit d'avoir le plus grand cimetière d'Europe. Du moins était-ce le cas à l'époque. Alors déjà pour s'enorgueillir d'un truc pareil faut vraiment pas avoir été fini dans les règles au moment de la procréation, mais cela sous entendait en plus une info qui explique à elle seule l'effroi qui me saisit encore à posteriori, les soirs de solitude (en ce moment ça peut se traduire par « tous les soirs ») : LIMOGES COMPTE PLUS DE MORTS QUE DE VIVANTS !!!! Bon, j'avoue, ma culture générale ne va pas jusqu'à recenser tous les cimetières d'Europe, je l'ai appris dans un film, « Ceux qui m'aiment prendront le train », film génial s'il en est.
Bref, je reçus ma convocation, j'étais attendu (notez le ton péremptoire !) pour mes « 3 jours (de merde) en vue d'évaluer mon aptitude à effectuer mon service militaire ». A l'époque, je travaillais déjà dans un hôtel du groupe ACCRO (Nikko est fidèle professionnellement, et puis il est fidèle tout court de toutes façons, même si ça peut étonner chez un pédé !) ; et j'y travaillais en tant que Night Auditor, ce qui signifie en langage Hotélien que je travaillais la nuit, à la réception. Ne me remercie pas, Ami Lecteur, c'est toujours un plaisir de partager mon savoir et d'initier mon prochain... Hein ? Oui, au vocabulaire aussi, oui.
Bon, niveau conditions de travail, c'était plutôt tranquille comme poste... Je taffais de 23.00 à 7.00 du matin, ce qui signifiait un non contact très prononcé avec le genre humain au-delà de 1.00 du matin, non contact qui convenait plus que bien au parfait associal que je suis. En outre j'étais tributaire d'une charge travail plutôt légère, qui en général me permettait de clôturer tous les systèmes de l'hôtel aux alentours de 1.30, voire 2.00 du mat ' les jours fastes, et d'être tranquille jusqu'à 6.00 du mat' au bas mot. En gros j'étais payé pour mater des vidéos, lire, passer mes nuits sur minitel (Bon, pour ça j'ai failli me faire virer, je savais pas que ça pouvait se voir... Mais on sait déjà que les hormones de Nikko contrôlent son intellect, et non l'inverse). Mais pas dormir, car aussi dur à croire que cela soit après lecture des lignes précédentes, j'ai une conscience professionnelle.
Tout ceci pour mettre en lumière le point suivant : J'étais complètement décalé dans mon rythme biologique par rapport au commun des mortels diurnes. Et j'allais passer la journée à venir dans les brumes de la somnolence la plus certaine...
Le matin dit, je prenais mon train pour me rendre en la magnifique capitale du Limousin, au moyen d'un billet gracieusement offert par le Ministère de la Défense (Alors déjà c'est très mal élevé de se glorifier de faire un cadeau, mais en plus ils avaient laissé le prix, sur le billet. C'est d'un vulgaiiire !!!! Mais que fait Nadine de Rothschild ???).
Arrivé Gare Saint Jean, je vis avec horreur à quai un TER, qui promettait un confort plus que spartiate... Pourquoi pas une micheline, non plus ? Bref... Notons l'élément positif, Bordeaux se trouve entre deux villes à forte population conscrite (Ca veut dire avec des jeunes qui font leur service militaire dedans.) : Limoges et Pau. Ce qui fait que dans ledit TER se trouvait un wagon blindé de jeunes parachutistes Palois, pleins de foutre et d'hormones... J'avoue que l'idée de me retrouver au cœur même d'un JNRC en 3 dimensions m'affolait les gamètes, et c'est fébrile que je montais dans le wagon, le rouge aux joues et là ce n'était pas de la honte.
C'est donc après 2H08 d'un trajet fort en émotions cardio-sexuelo-vasculaires que je posai le pied sur le sol limougeaud, de plus en plus blasé de l'objet de ce voyage. Bon, ceci dit, le fait de venir pour être présenté à l'Armée avait un avantage, c'est que je n'ai pas erré comme un blaireau dans la gare sans savoir quoi faire, vu qu'au milieu de la gare se tenait une espèce de grand échalas en treillis, le cheveux plus inexistant que chez les clients du Cox (Le bouc en moins) avec un panneau indiquant CS4 écrit en grosse lettres, pour que ce soit plus facile à lire. De là à dénigrer l'intellect du militaire moyen il n'y a qu'un pas, mais il ne sera pas franchi, ça n'est pas le genre de la maison... Pourquoi ça rigole, là bas au fond ????
Une fois rejoins le Monospace (Avec un truc en plastique on appuie dessus ça sort ça fait porte-gobelet) aux couleurs de notre beau Pays ( à lire la main sur le cœur, le regard humide de patriotisme, comme nos joueurs de foot quand ils croyaient que Chirac pouvait les voir à la télé), je me serrai au fond afin d'éviter une promiscuité déplaisante avec d'autres improbables post adolescents à peine sevrés de leur Biactol quotidien, et je me barricadai dans mon air le plus avenant (Mes intimes confirment toujours), le regard perdu dans la campagne environnante... Fouuuuu qu'est ce que c'est vert !!!!
Le dernier boutonneux embarqué, nous nous mîmes en route vers le bagne qui allait nous accueillir pour les prochaines heures, jours mois années, décennies... Quoi, je dramatise ??
Bâtiment banal, une cour intérieure, une jolie barrière rouge et blanche comme celle de Tchou Tchou le petit train des illustrés de mon enfance, avec de chaque coté un mec tout en muscle et en treillis comme Mike et Bob, les deux militaires des Falcon de mon adolescence...
On débarque le bétail (Nous) dans la cour sus nommée, et on nous rassemble contre le mur d'enceinte, pour être appelés, comptés, ou exécutés, c'était à se demander au vu de la mine rassurante du béret vert qui nous aboyait dessus. Encore un qui avait trop vu Rambo.
Mais bon, contre toute attente, c'était uniquement pour vérifier qu'il n'y avait pas de déserteurs, et que nous étions tous là, à rager sur la probabilité que nous allions perdre 10 mois de notre vie, de notre appart, de notre taf, de notre vie amoureuse... ah ben non je suis bête, je n'en avais déjà pas. Vint ensuite le moment où la sirène du Yan-Tsé nous annonça fièrement : « Allez, en rang, avancez vers le guichet, vous allez recevoir votre passeport d'aptitude et votre salaire de la journée ! ». A ces mots, je relevai la tête, l'œil brillant d'une lueur de convoitise nouvelle, et un signe de vie cérébrale, accessoirement. Bah oui, même sans être forcément vénal comme nombre de mes contemporains sodomites, je n'en reste pas moins attiré par l'or vert car c'est bien connu, s'il ne fait pas le bonheur, il y contribue largement : Il n'est plus à prouver qu'on est bien plus heureux dans un super loft de 450 M2 au cœur de Paris à siroter un Château Laffite du meilleur crû bercé par un aria de La Callas joué sur le dernier bijou Bang et Olufsen ; que dans un 15 M2 d'Aubervilliers, à glouglouter dans La Villageoise, crû Franprix 2005 à écouter Bézu sur un mange disque orange et blanc chiné à Clignancourt.
Bon, je vous rassure, les moyens financiers de La Grande Muette sont bien connus, et je déchantai vite fait, et en voyant les quelques piécettes étalées sur les deux feuilles polycopiées à l'alcool à brûler qui composaient mon « passeport d'aptitude », je fus catapulté en une seconde du cœur de Paris à Aubervilliers.... Et là, fidèle à ma réputation de « Je-sais-pas-fermer-ma-gueule-quand-il-le-faudrait-pourtant », je lance, avec mon sourire en coin bien connu : « On doit pas avoir la même notion du mot salaire, vous et moi ». Bon, je ne me faisais pas d'illusion, je n'attendais pas de répartie ironique, de cynisme cinglant, mais j'attendais certes plus que le bovin « Heiiiin ??? » poussé par le spécimen de Cro Magnon caché derrière sa vitre et son hygiaphone. Blessé, humilié, je me retirais avec mes 18.22 Francs, arrondis à 18.20 puisqu'il n'existait pas de pièces de 1 centime de franc. Oui c'était il y a longtemps, merci de remuer le couteau dans la plaie. Bref ! 13H30 et je venais de plonger dans le monde aliénant de l'uniforme... Alléluia, Mazal Tov, Inch Allah, choisissez.
S'en est suivi un parcours prévisible, à savoir tous en slip et en chaussettes (Dieu merci j'aimais déjà CK, ça m'a évité la honte d'un slip carrefour bariolé), pour une visite médicale poussée, où je fus plus humilié par une pesée « publique » que par le fait de me faire palper les couilles par un militaire de la cinquantaine afin de voir si elles étaient bien là toutes les deux... OUI !!! Elles sont bien descendues, puis de toutes façon je m'en branle je n'aurais jamais de descendance, maintenant Père Fouras, t'es gentil tu vire tes mimines...
- A ce propos je comprends encore moins les DIALHeurs qui recherchent « trip VisMed à donf, vrai médecin je reçois »... Vraiment, je ne vois pas le kif ! –
Arrive le moment fatidique du pipi dans le bocal, toujours devant des gens, (ma fierté reçut à Limoges les premières d'une longue série de blessures....), mais étant donné que pour moi, on en était à l'heure du Nesquick avec tartines, je ne pus m'exécuter, arguant au vieillard en blouse blanche que je ne pouvais pas faire ça sur commande. Avec une économie de sourire et d'humanité il me dit que l'on verrait ça plus tard, et que je passe voir le psy, l'ORL et l'ophtalmo, histoire de s'assurer que je n'étais pas un serial killer sourd et aveugle... Subodorant qu'aller voir le psy à poil ne jouerait pas en ma faveur, je me rhabillais avant d'y aller. C'est vrai, je rêvais de me faire réformer, mais si je pouvais éviter de me retrouver à Sainte Anne à gober du Valium comme des Smarties, j'aimerais autant... De plus, Ste Anne, ça va j'ai connu une journée, pour tenir la main à une amie très chère dans un moment difficile, et j'avoue ne pas être pressé d'y retourner.Un passage par le centre de documentation de la caserne afin de me renseigner pour ce que l'on appelait un VSL (Volontaire Service Long, souvent dans les DOM TOM)... Oui, je comprends le doute qui anime ton esprit. D'un coté je souhaite à (presque) tout prix me faire réformer, et de l'autre je me renseigne pour un concept qui me ferait signer pour 2 ans. Mais à ma décharge, le mec d'une collègue de taf m'en avait mis plein les yeux avec son VSL, qu'il a fait a Tahiti sur la Jeanne d'Arc (La Jeanne pour les intimes)... Alors forcément, 2 ans au soleil, en all inclusive et avec un bon salaire (primes d'éloignement et de risque aidant), je demande forcément où je dois signer... Là, la gentille documentaliste prend sur elle de me faire tomber les écailles des yeux en me signifiant que, certes oui, on pouvait aller dans les DOM (Antilles, polynésie...) Mais aussi dans les TOM (Tchad, ou toute autre ex-colonie française...). Deux ans à N'djamena, je ne crois pas avoir quitté une pièce aussi vite une seule fois dans ma vie !
Bon, pour faire court, j'avais toute ma tête (le manque de dignité, lui ne comptait pas dans la balance, c'est bien ma veine...), je voyais tout et j'entendais tout, alors il me fut confirmé que j'étais physiologiquement prêt à servir mon pays. Mais l'étais-je au niveau moteur ? là était la question... Et me voilà, avec mes compagnons d'infortunes et d'autres groupes dans une salle, avec les mêmes tables que dans les écoles américaines, celles ou la chaise est attachée. Trop délire (Oui, j'ai toujours eu des joies simples). Et là je remplis un questionnaire, avec des questions du type « Avez-vous déjà eu des pensées suicidaires » « Avez-vous déjà consommé des drogues » « Avez-vous parfois un comportement violent, des sautes d'humeur »... Bien sur, oui, je suis un dépressif chronique héroïnomane avec de gros accès de violence compulsive et des pulsions meurtrières incontrôlables. Je signe où, pour avoir une arme ? Et c'est ça qui est supposé nous défendre ? ehh ben !
Fin du temps imparti, on annonce au groupe B (Le mien) que « Merci beaucoup, on va vous raccompagner à la gare »... A peine une journée, je ne sais pourquoi on appelle ça les 3 jours ! « Sauuuuuuuuuuuf...» et là suivirent trois noms, dont, vous vous en doutez, le mien. Bon, j'avoue ; là j'ai un peu paniqué. Dans un environnement ''officiel '', se faire comme pointer du doigt n'a rien de très rassurant. Mais en fait, je devais les honorer de ma présence pour la nuit à venir –quelle réjouissante perspective- car j'avais failli à mon examen d'urine. En gros je me retrouvais coincé dans le trou du cul du monde au milieu d'un environnement dans lequel j'étais aussi à ma place que Le Pen dans une Bar-mitsva, tout ça parce que j'avais pas pu faire mon pissou dans le bocal du toubib. Ain't it ironic ?
J'ai donc commencé à opérer un tour visuel de l'entourage masculin du coin, et repérai un canon aux cheveux ras, blonds-blanc, sur lequel je me décidai à jeter mon dévolu pour la soirée. Bah faut bien s'aménager son confort quand on en vous le fournit pas non ? Et sérieux, j'ai bien fait de me faire un pseudo ami parce que le temps s'annoncer long !!! Déjà en soi la découverte des joies culinaires de la caserne me ravissait, mais ca n'était rien en comparaison de la découverte des joies culturelles que je devais me voir affronter. Séance de cinéma « obligatoire » ce soir. En soi, le concept fait partie de mes passions, mais sans demander un Godard ou un Fellini (Je vous rassure je n'aime ni l'un ni l'autre), je m'attendais quand même à mieux que ce à quoi nous eûmes droit : « Ace Ventura en Afrique »... je te laisse te gausser de mon infortune, je ferais pareil à ta place. Je passe sur la nuit que je passai forcément éveillé, à scruter le plafond du dortoir au milieu des ronflements et des flatulences (Claaaaaaaaaaasse). Maman vient me chercher, je t'en priiiiiiie !
Le lendemain, après un petit déjeuner que l'on qualifiera de militaire, dernière partie des tests, le déplacement dans l'espace. Pour ceux qui connaissent, on se retrouve dans une cabine, un peu comme dans « les sous doués », cabine pourvue de deux manettes et de deux pédales (3 après que je sois rentré, je l'ai dit avant vous ça fait moins mal que de l'entendre !), d'un écran et d'une pancarte demandant gentiment de ne pas maltraiter le matériel... Allez savoir pouquoi. Le but d'un des jeux consistant à déplacer une fusée dans un labyrinthe avec les indications suivantes : gauche - pédale droite / droite – manette droite / haut – pédale gauche / bas – manette gauche. Et après une demie heure pour s'accoutumer et ne pas jouer à Lady Di avec sa fusée au premier virage, ils inversent tout. Pour jauger la capacité et le temps de réaction. Pour un autre, il fallait eteindre un feu en déclenchant le système d'arrosage, mais la commande changeait suivant le type de feu... Et là encore inversion de toutes les commandes dès qu'ils s'apercevaient que l'on commençait à gérer le bordel!!!Bref, à devenir fou, et surtout, on comprenait maintenant la pancarte.
C'est donc à 9.00 du matin que je reprenais le chemin de la gare, toujours accompagné de mon canon blond blanc avec qui j'avais sympathisé en omettant soigneusement de lui dire l'intégralité de mes envies (des enfants peuvent lire), que je me rendais à la gare pour un retour à la vie civile attendu !!!
Pour tomber sur une grève des contrôleurs, je vous jure sur ma vie que c'est vrai, et voir que le prochain train n'était qu'à 17.00.
Point négatif : Limoges, déjà avec quelque chose à faire, y rester une journée c'est chiant. Mais alors quand on a rien a y branler.....
Point positif : Le Boblond était Palois et allait devoir attendre le même train pour rentrer...
Qui c'est qui allait d'en mettre plein les yeux ?????
En vous r'merciant, bonsoir !
Ceci dit, le corps militaire a recouvré ses esprits depuis et a informé votre serviteur qu'il pensait pouvoir se passer de ses services... Finalement ils savent réfléchir !!
Etonnant, non ? Où le Narrateur remercie un délateur anonyme.....
Juste un mot... Rapide. J'ai eu, aujourd'hui la très heureuse surprise de trouver dans ma boîte mail un message avec la photo ci contre, envoyé par un contact, où j'ai appris que le présent Blog avait dépassé les limites de mon disque dur et s'était retrouvé référencé sur papier, dans un gratuit. Je voulais remercier celui ou celle qui m'a fait connaître, ca me touche énormément. Et bien évidemment, remercier également tous ceux qui viennent agraver leur myopie régulièrement dans ces pages. Merci. A tous. Sincèrement.
Envous r'merciant, bonsoir!
Ps: En bas, à droite Où le Narrateur affiche un mépris total de la plus vieille des institutions, justifié par son éxpérience de ladite institution
Mazal Tov... Cette nuit, on a frappé à la porte. Nikko ayant peu d'amis de manière générale, et encore moins d'amis insomniaques susceptibles de venir faire causette à 3H du mat', deux solutions restaient. Soit Léonardo (L'acteur, pas la tortue ninja!) avait ouvert les yeux, planté sa connasse brésilienne et était venu chercher l'amour, le beau le vrai; Soit.... Mais non, je n'osais y croire. Ce ne pouvait être elle... Elle était partie depuis si longtemps. Elle avait dû trouver des neurones plus jeunes et mieux foutus à fertiliser. Des synapses cérebraux (C'était un pari je devais le placer) plus harmonieux à titiller, d'autres crânes où faire jaillir des idées lumineuses... Non! Libido, ma muse littéraire et sexuelle ne pouvait être de retour... Fébrile, je descendais de ma mezzanine et me dirigeai vers la porte, des rêves fous d'espoirs plein la tête je posai la main sur la poignée. J'ouvrai, pret à dire "Ahhhhhhh, te voilà, la Pomponnette... Salôôôpe, Conasse. Et le pauvre Pompom qui s'est rongé les sangs à t'attendre..." -Oui, Nikko ne lit pas que Gay Vidéo, il a aussi lu Pagnol!-
J'ouvrai la porte en grand, les yeux embués d'émotions... pour me retrouver face à mon voisin du dessus, le guitareux de mes deux qui fait chier tout le square avec ses 3 accords qu'il a appris dans Mako Guitare et qu'il nous ressort tous les soirs pour épater et culbuter sans doutes d'improbables poufiasses; mon voisin, donc, aux yeux embués aussi, mais d'alcool, qui, en me voyant bafouille "ahhmerdejmaitrompécépachémoila", avec un sourire aviné sur sa sale gueule. Avec le tact et la diplomatie qui me caractérisent en de pareils cas (mes intimes confirmeront), je lui ai gentiment indiqué une façon d'utiliser sa guitare nouvelle et ludique, à base d'intromission en divers orifices, et je claquai la porte sur ce qui, je l'espérais, était son doigt. Puis je remontai me coucher, renversant au passage un paquet de photos. Je les ramassai en râlant, puis forcément, comme tout le monde dans ces moments là, je finissai par les regarder... Et je tombai sur une série faîte l'année passée, lors d'un grand évènement familial. Une obscure cousine avait décidé de sauter Le Pas, et de se faire baguer comme un pigeon, déguisée en Barbe-A-Papa. Nikko, il faut le savoir, a toujours profondément détesté tout évènement où il faut se montrer sociable, les mariages en particulier, les mariages au sein de la famille étant le top du top. Donc, déjà, je ne sais pas pourquoi j'avais été invité: on n'avait du parler que deux ou trois fois, dont une fois à trois ans, où, après lui avoir été présenté, à la plage lors de vacances, avec tous les égards dûs à son rang, je me contentai en guise de salut de lui coller ma pelle et mon rateau en plastique sur le coin de la gueule et de la pousser espérant sans doutes secrètement qu'elle tombe, le cul sur une méduse. Tu en conviendras, Ami lecteur, ce genre de comportement n'est pas propre à tisser des liens indéfectible d'affection entre deux êtres. Ceci dit, il ne faut pas oublier que j'étais dèjà sans doutes programmé pour être un sodomite qui se vautrerait plus tard dans la fange du stupre et de la luxure réunis, et que cet état de fait, associé à une mysoginie et une mysanthropie innées chez moi, ne me portait pas de façon naturelle à faire couler le lait de la tendresse humaine sur le crâne de la première morue venue!
Donc, très naturellement, en voyant l'invitation, j'appellais immédiatement ma génitrice, l'Auteur de mes jours, ma reum, quoi!!
-<< Q'est ce qu'elle me veut, cette conne?? >>
Après m'être fait copieusement engueuler par la Reine Mère, au cri de "On-Parle-pas-comme-ca-de-la-famille-la-famille-c'est-sacré-c'est-ce-qui-te-reste-quand-les-amis-te-tournent-le-dos", seuls le respect maternel (Si, Si!!! J'en ai!) et la crainte d'une baffe bien visée sur le coté de la tête (Oui, Môman n'a pas froid aux yeux, et tout petit con de 30 ans - dixit elle même, moi j'aurais précisé 29 - qu'il est, si Nikko mérite une baffe, Nikko sera baffé) m'ont arrété dans mon élan, pour lui répondre que 1/ de dos, c'était bien le meilleur profil de la cousine en question; de 2/ ca me disait pas pouquoi ma présence était requise... et de 3/ Il n'empéchait que c'était une conne!
Bref!, a peine le temps d'y réfléchir, que j'étais déjà dans un TGV Paris-Cannes, à coté d'une mamie bouffeuse d'oeufs durs (Qu'est ce que ca peut puer... Les oeufs durs, pas la Mamie... Quoique!) et qui ralait parce que le son de ma musique lui faisait grésiller son sonotone, souvenir qui me fait de moins en moins regretter de ne PAS avoir travaillé mon jour de "Solidarité-avec-les vieux-qui-cuisent" le lundi de Pentecôte. Forcément, avec le pot que j'ai, c'est pas demain la veille que le siège vide a côté de moi sera pris par une bombasse pédé jusqu'au bout des ongles et qui, après un seul regard ne pourra plus respirer a plus de 2 mètres de moi, tombé qu'il sera sous mon charme ténébreux...
Arrivé à Cannes, après les embrassades traditionnelles avec la Reine Mère, nous evitions tous deux soigneusement le sujet de discorde, et nous mîmes à babiller de choses et d'autres, moi à lui raconter ma vie parisienne, et elle les nouveautés dans le coin. Ce qui, vu que je n'ai toujours pas de mec, que je suis toujours dans le meme taf, et que je ne suis pas devenu séropo ou drag queen depuis la dernière fois, alla très vite pour ma part; et encore plus vite pour la sienne, vu le manque flagrant de vie de Peymeinade, petite bourgade du sud de la France qui fut le théatre de l'enfance Nikko-ienne, 5000 âmes les jours fastes, c'est à dire quand la famille vient rendre visite à mamie le dimanche, lui amener des fleurs et du même coup lui soutirer des sous... sauf si bien sûr c'est une couronne de fleurs qu'ils amènent, auquel cas ils ont déjà eu leurs sous devant le notaire.
Oui je sais je suis odieux. Merci, Merci!
Le lendemain, 16.00 pétantes, nous voilà dans l'AX Maternelle, en route vers la paroisse locale, se préparant à honorer le cheptel familial de notre présence.
-<< Pas de coup d'éclat, je te préviens>>, m'avertit ma mère avec fair play, car il faut dire qu'elle me connaît bien... Et ceux qui sont dans le même cas savent que j'ai souvent du mal a tenir ma langue quand une réplique cinglante me vient aux neurones.
Et on descend et on s'approche du troupeau au grand complet. "On choisit ses amis, mais rarement sa famille..." fredonna un jour un chanteur blond et aviné, mais je pense qu'à cet instant, même lui ne pouvait supposer à quel point il avait raison. Le ramassis de faux derches et de snobs à deux balles (Oui, certains membres de la famille de Nikko sont grave pétés de thunes et de mépris à l'égard des gens qui ne payent pas l'ISF) qui s'étalait devant moi ne renforçait que mieux mon impression de véracité de l'adage sus-mentionné.
Je repérai quand même du coin de l'oeil quelques cousins/cousines préférés, vers lesquels je me dirigeai rapidement, et laissai le soin à ma mère des politesses et autres amabilités de rigueur en pareil cas...
Eux, par contre, ça me faisait plaisir de les revoir... Surtout Nolwenn, ma cousine préférée, une semaine de moins que moi, aussi trash que moi, malgré un statut honorable de femme mariée et mère de famille...
On tchatche, on deconne, on se vanne, puis arrive le moment de rentrer dans la maison de l'Eternel, afin d'assister ici et devant nous a l'union de ces deux êtres dans les liens sacrés du mariage pour le meilleur et pour le pire jusqu'à ce que la mort ou des avocats spécialistes du divorce et de la pension alimentaire ne les séparent.
Je vous épargnerai les détails de la cérémonie, au demeurant interressante, car même si je suis profondément non pratiquant en ce qui concerne la messe dominicale et la sodomie d'enfant de choeur, je n'en demeure pas moins très respectueux de la Religion, quelle qu'elle soit (Puisque oui, suite à divers mariages ou enfants naturels, je compte dans ma famille des membres de, je pense, toutes les confessions).
A la sortie, je ne pris pas part au lancer traditionnel de riz sur les mariés parce que je trouve ca scandaleux quand la moitié de la planète crève la dalle, de gaspiller comme ça...
Quoi, je suis pas crédible??
Bon, OK, j'avoue, c'était du riz Leader Price, et moi, en dessous du basmati de chez Fauchon, je ne me compromet pas. On a sa fierté, quand même, non?
C'est au vin d'honneur, près de la salle des fêtes communale que le ballet des hyppocrites a commencé! Là, le Mister Hyde misanthrope qui dort en moi s'en est intérieurement donné à coeur joie. Je n'arrive pas à concevoir la quantité d'hypocrisie sirupeuse que peut déverser une femme d'âge moyen comme certaines de mes tantes... J'ai le souvenir, particulièrement, de l'une d'entre elles, qui se précipita vers ma mère et moi, en hululant comme l'antivol de sa Rover:
-<< OOOOOOOOOOOoohhhhhhhhhhh... Mais c'est Nicolas!!>> Bon, jusque là, elle n'a pas de mérite, c'était facile.
-<< Oh lalaaaaaaaa, mais qu'est ce que tu as changé.... ca fait une éternité que je ne t'ai pas vu!>>
-<< Facile, Tata... ca fait 12 ans! A l'enterrement de mon oncle, ton cousin, après son suicide. Quand tu as toisé ma mère et sa robe noire C&A du haut de ton Chanel, en disant avec une moue méprisante que la présence d'adolescents lors d'un évènement pareil n'était pas appropriée, tout ca parce que j'avais le mauvais gout de pleurer car j'adorais mon oncle et que cela te génait pour entendre ce psaume que tu adorais!>>
En fait je n'ai pas du tout dit ça... "Ca va, tata?", fis-je avec mon sourire le plus forcé possible, conscient de mon faible potentiel de résistance face à l'envie de faire avaler une à une ses perles de cultures à cette conne, et pas par la bouche!
Ma mère, qui avait du sentir l'imminence de la catastrophe, et ne souhaitait pas me voir transformer en huître perlière un membre de la famille, plus par convenance, je pense, que par envie réelle de la préserver car je la soupconne de ne pas avoir pardonné à la vieille peau ce mépris vestimentaire lors de l'enterrement de son frère adoré, coupa court aux souvenirs et consentit une bise glaciale à sa cousine, avant de nous entrainer vers la salle de réception, où, horreur, elle vit qu'elle était installée à la même table que que cette conne. Un rapide tout de passe passe, et voila son carton échangé avec celui d'un autre cousin qu'elle n'aimait ni ne detestait particulièrement mais qui avait l'avantage 1/ d'être assis à une table où elle avait énormément plus d'affinités familiales 2/ d'être détesté de la Tante sus mentionnée. Et apparemment l'idée de pourrir son repas de noce à l'autre conne lui semblait plutôt sympathique. Les chiens ne font pas des chats.
J'étais pour ma part assis à une table agréable, où le Long Island Ice Tea (Mon cocktail préféré) coulait à flot, assis à coté de Nolwenn et nous nous sommes régalés à dire du mal des gens que nous detestions dans l'assemblée, puis en fait ca tombait bien on détestait les mêmes... La Mariée, que sa robe faisait ressembler à une grosse omelette Norvégienne fit ensuite le tour des invités, et je compris au regard vide qu'elle me lança en passant que l'invitation émanait plus de sa mère, sans doutes, toujours par souci des convenances, que d'elle même. J'en tirais un grand soulagement, parce que 1/ Je comprenais mieux, et 2/ elle remontait dans mon estime, car j'ai toujours préféré les gens qui assumaient leurs inimitiés et leurs indifférences. Le politiquement correct m'emmerde. Rock N Roll attitude!
Buffet campagnard, plat à table, trou normand, buffet de fromages... Bla Bla Bla, je ne vais pas vous faire le détail du menu, chacun d'entre vous a sans doutes déjà assisté a un de ces évènements. Et si vous n'avez vraiment pas eu de chance, c'est vous qui étiez le/la marié(e).
Arrivée de la pièce montée, discours des mariés, appareils photos et camescopes au garde a vous pour immortaliser le jeune couple coupant une part, heureux et souriant, ne sachant pas encore que 3 ans plus tard c'est en plein coeur qu'ils rèveront de se planter mutuellement la lame; et ensuite, que la fête commence... Tels furent les termes exacts employés. Et que commence en même temps mon calvaire.
La raison pour laquelle j'ai toujours détesté les mariages, c'est ce coté pathétique de la fête pour la fête... Que celui qui n'a jamais vécu un mariage avec danse du tapis, la chenille, et Tonton Jules qui montre son cul, bourré comme un coin, pour faire rire Mamina me jette la première dragée! Sans compter la gueule enfarinée de tout ce que la famille compte comme êtres de sexe féminin ou approchant, qui viennent me chuchoter à l'oreille "Ehhh ca va bientôt être ton tour, quand est ce que tu nous présentes une petite copine??"
En général, l'arrivée du postérieur de Tonton Jules, c'est le moment que je choisis pour m'eclipser et fumer un pti pèt' ou deux avec mes cousins, ou pour baisouiller si j'en trouve un compatible.
Je vais sans doutes passer pour un élitiste de merde, ce que je suis sans aucun doutes dans ce cas précis et je l'assume, mais franchement, ce genre d'ambiance, très peu pour moi.
Un troupeau de cinquantenaires avinés qui se trémoussent en se tenant par la taille à la queue leu leu, avec des cotillons pitoyables sur le crane, le tout au son d'un improbable DJ de quartier, "MC Momo-Music-a-gogo" ou autre, c'est un spectacle que je trouve personnellement pathétique. D'aucuns me diront que je ne suis qu'un rabat joie, que si c'est ainsi qu'ils s'amusent grand bien leur fasse. Loin de moi l'idée de dire le contraire. Mais permettez moi à mon tour de ne pas aimer. Et de ne pas aimer danser. Et d'être profondément énervé a chaque fois que l'on vient me tirer par la manche, avec une haleine qui empeste le mousseux, pour me trainer sur la piste de danse où tout la troupe mugit "Alexandrie Alexandra!", et où; devant mon immobilité décidée on me dit, l'air presque décu pour moi, "mais tu sais pas t'amuser"...
Ohh si rassure toi je sais m'amuser. Je m'amuse même profondément en ce moment même, face au spectacle qui s'offre a moi.
Et en plus, je me réjouissai, car allait arriver LE moment que je préfère dans toute réunion familiale, celui ou l'alcool et les rancoeurs ancestrales ont enfin raison de la bonne tenue et de la bienséance!
Poussez les tables, cachez les lames, le règlement de compte va commencer. L'avantage d'une grande famille, c'est qu'il y a toujours plus de squelettes dans les placards que dans un charnier a Srebrenicza. Et je dois avouer que là je n'ai pas été décu! A mon grand étonnement, je me surpris à me lever, mon verre en main, et à m'approcher du ring, en entendant les premiers éclats de voix. Avec un sourire carnassier; je dois bien l'avouer! Tel le paparazzi Voici-ien, je m'approchai et attrapai au passage quelques scoops croustillants, souvent déjà connus! Il n'y a pas meilleur moyen, dans ma famille, pour faire connaître à la terre entière un secret que d'aller s'en ouvrir à une ou deux cousines soigneusement choisies.... Tout dépend du sujet!!!! Pour le cul, c'est Patricia. pour le fric, c'est Christian, et si le secret concerne les enfants, foncez droit chez Mamina! Divulgation assurée, satisfait ou remboursé!
Et là, siégeant au milieu de l'arêne, les joues empourprées par le mousseux, se tenait La Tante Conne du vin d'honneur. Plutot surprenant, au vu du rang auquel s'estime être la bourge en question, de la voir s'abaisser à un niveau de pugilat verbal propre à la populace, au petit peuple... En même temps elle était bourrée comme un coin. Mais il faut lui reconnaître une certaine cohérence, même éméchée, elle ne s'est pas départie de cet air hautain si détestable qui était le sien... Elle commencait même à donner des leçons. Arriva un moment où, erreur, elle attaqua ma Nolwenn, sans que l'interressée n'ait le pouvoir de se défendre pour cause de non présence en ces lieux.
- Ouais, ben elle, faut vraiment pas qu'elle ait de respect pour ses parents, pour avoir eu des enfants avant de se marier. Et elle a eu le culot de se marier en blanc....
Là, mon sang n'a fait qu'un tour, et, le Long Island aidant, j'ai ouvert ma grande gueule:
-Ben peut être qu'elle a fait un mariage heureux, elle... je t'expliquerai un jour ce que c'est, tata.
-Toi, niveau mariage, je ne la ramènerais pas trop si j'étais toi. Il me semble que tu n'es pas, et ne seras jamais, spécialiste de la chose, non? - me répondit elle suavement.
Deuxième erreur!!!! Si elle croyait m'avoir destabilisé avec ce genre de pétard mouillé, elle se carait le doigt dans l'oeil jusqu'à la prothèse, parce que 1/ je m'assume complètement 2/ j'avais déjà sucé son fils une fois, et on ne peut pas dire que ca ait déplu audit jeune homme.
C'était à mon tour d'attaquer, et je ne m'en privai pas.
- Si être marié signifie se taper son beau-frère régulièrement; non, en effet, MÔA je ne touche pas ma bille... - (A la fin de l'envoi, je touche.... ) -Oui, Nikko a un tant soi peu de culture littéraire!
Et c'est sur cette sortie royale que je m'éclipsai, nonchalant, telle une héroïne de soap américain; la laissant pantoise se faire a l'idée qu'elle n'était pas la seule à répéter les secrets d'autrui. Patricia était souvent ma copine de rosé à table, et c'est fou ce qu'une cousine bourrée peut raconter comme trucs!
Maman, je t'ai vengée!!!
Ayant dès lors décidé que j'avais vu le plus interressant de la soirée, j'ai été me coller dans un coin, penser a l'Homme qui viendra un jour me tirer de tout ca, rêvant à des tas de trucs romantiques qu'il est de bon ton de moquer en société... Mais devant MOI, je n'ai pas besoin de porter un masque, je ME connais trop bien. Je suis un faux méchant, Vrai gentil. JE le sais bien alors pas la peine de ME mentir. Alors dans une intimité autoconsolatrice exceptionnelle, je peux me laisser aller, même jusqu'à -Ô Miracle - arréter de faire semblant d'être cynique et aigri. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les jours où en lieu et place de mousseux de Prisunic on me sert de La Veuve, je peux laisser aller ma mièvrerie a verser une larme sur mon pauvre sort.
Vers quatre heures du matin, ma mère vint gentiment me secouer l'épaule pour me ramener en la demeure familiale, satisfait que nous étions de n'avoir pas manqué à nos devoirs. Dans la voiture, un petit sourire ironique (Le demi sourire que je sais si bien faire, c'est un héritage maternel!!!) au coin des lêvres, ma mère me demanda :
- C'est vrai que Monique (la tante conne) a couché avec Patrick? (Le beau frère sexuellement concerné dans l'affaire). Je regardai ma mère, un peu incrédule, et je me mis à rire doucement. Moi qui avait craint ses foudres pour n'avoir pas su fermer ma grande bouche, voilà qu'elle me donnait implicitement son assentiment!
Tu sauras toujours m'étonner, Môman, et c'est (entre autres) pour ça que je t'aime...
En vous r'merciant bonsoir!
Ps: Bon c'est vrai, retrospectivement j'ai bien rigolé, mais faut pas pousser. Si à la naissance du premier fruit de ce mariage bancal ils m'avaient invité au baptème, jes le noyais dans le bénitier, ma Cousine, son Asperge de mari, et la tante Conne en sus, pour faire bonne figure! Où le Narrateur se penche sur son enfance télévisuelle et comprend ses névroses
Ce midi, à l'Hôtel où j'ai l'honneur de suer sang et eau pour un salaire de misèèèèèèèèèèère, misèèèèèreuh afin de permettre aux actionnaires du groupe ACCRO de pouvoir continuer à décéder de maladies cardiovasculaires à forte cause cholestérale; nous eûmes, mes collègues et mÔa une discussion animée. La discussion est partie sur l'Homosexualité, ce douloureux problème, ne me demandez pas pourquoi, ou comment, je n'en ai plus la moindre idée... Sans doutes sur le sujet du Mariage qui emmerde bien l'UMP en ce moment, à savoir celui de deux Trans (dont un pas opéré, juste travesti) en la jolie cité de Rueil Malmaison... Ô magnifique ironie, oserais-je dire, ils sont pris à leur propre piège... L'UMP, pas les Trans! Après nous avoir seriné à corps et à cris de façon classieuse "Ce n'est pas prévu au code civil", ou moins classieuse "Rouvrez les Camps!" (Papa, c'était bien, Bègles? T'as aimé le climat? Le soleil à pas trop cramé LE neurone collectif de tes potes à crane rasé); après nous avoir seriné, donc, que le mariage c'était pour un homme et une femme, ben ils sont bien emmerdés.. parce qu'ils sont en présence d'un homme et d'une femme. Biologiquement, l'un est tout ce qu'il y a de plus opéré, plus une couille qui dépasse, tandis que l'autre, même si il aspire a avoir un vagin en bite retournée et des lèvres faîtes en peau de couille, il présente encore tout ce que la nature exige pour classer un être dans la catégorie "Bière-Téléfoot-Macumba Club le samedi soir" des dignes représentants du sexe mâââle... Encore que ca lui soit sans doutes pas plus utile qu'un cerveau à une connasse du Marais, mais bon, nous ne discuterons pas de l'utilité des organes, Le Pen a bien un coeur. Etonnant non?
Bref, nous discutions de cela, à grand renfort de "Je n'ai rien contre les homosexuels, j'ai des amis homos, MAIS....". J'en profite pour dire combien j'adore ce genre de discussion, combien ca me fait mourir de rire: A mon hôtel, la seule minette à qui j'ai parlé de mon choix de vie déviant et dégoutant m'adore mais m'a conseillé de fermer ma gueule, ne sachant pas comment l'ensemble réagirait. Je suis donc en sous marin, Agent double dans un monde d'hétéros. Je ne mens pas, je me contente de me taire. Je refuse en bloc l'idée de m'inventer une "Meuf" (ne pas oublier de se gratter les couilles en le disant, pour la crédibilité). Féminiser le prénom de mon mec, bah il y en a un qui s'appellait Bastian (Si vous trouvez le féminin, je vous suce, moi je cherche encore), et l'autre Alexandre. Là, la réponse est facile (mais je suce quand même rassurez vous), mais si j'avais eu le malheur d'appeler ce cher Alex Alexia, je pense que je m'en serais pris une bien sentie derrière les oreilles.Ceci dit si ils reflechissent deux secondes, ils vont se douter de quelque chose, parce que un hétéro intarissable sur Björk, l'art contemporain et un tant soi peu calé en mode (c'est à dire qu'il sait qu'il y a une vie au delà de C&A); mais incapable de vous dire en quelle division est le PSG, ou alors combien de buts Beckham a marqué cette saison, ca existe pas. En ce qui concerne Beckham, je ne sais effectivement pas combien de fois il a mis le ballon dans le filet, mais je sais combien il est monté, j'ai vu des fotos sur internet. Mais bizarrement je sens que ca va pas les intérresser.
Bref!!! Autant vous dire que j'étais plutôt sur des charbons ardents face à des reflexions du style de "Mais si, c'est accepté les péd.. euh pardon les Homos, maintenant, toutes les minettes de 30 ans célibataires ont un ami Homo, comme qu'y montraient dans le poste avec la Clara Sheller, mais bon Diefenthal il est pas homo alors ca va" Et quand le blond sera plus à la mode, Tu vas en faire quoi de ton ami homo Anciennement Tendance, Amie Truffe??? Bref... De fil en aiguille, nous en sommes passé à la télé maintenant, puis à la télé dans notre enfance... Sujet majoritairement apprécié s'il en est, par notre troupe de pas encore trentenaire (Votre Serviteur), ou à peine plus (Les Autres), quand la nostalgie nous prend.
Et on a fait le point. Il y a eu LA fameuse réflexion que l'on entend tout le temps dans ce genre de discussion "Ouais mais maintenant la télé des enfants, c'est vachement violent, sanglant et tout"... Parce que tu crois réellement qu'avant c'était mieux??? Laisse moi te rafraîchir la mémoire, j'en profite pour dire bonne nuit aux moins de 25 ans, voire 30, vu qu'ils vont être complètement largués.
Avec la mauvaise foi et la subjectivité qui me sont habituelles, je m'en vais ici détruire un a un les clichés qui veillent à prouver que "la télé des petits c'était mieux avant". Admire la mise à mort, Ami Lecteur:
En 1/ CANDY: Jeune enfant, dont la blondeur n'a d'égal que la candeur, elle a des amies, un amoureux, voire plusieurs (Chaudasse!), un animal de compagnie, bref tout ce qu'il faut pour être heureuse... Mais à y regarder de plus près: Déjà, elle vit dans un orphelinat. Il y a plus jouace pour passer son enfance, demandez à Jean Luc Lahaye, après Candy faudra pas s'étonner si elle couche avec des mineures qui font majeure au 287. Bref, on sait pas si ses parents sont morts, ou si tout simplement ils ne l'aimaient pas et qu'ils s'en sont débarrassé, n'empeche qu'ils font pas partie du casting. Ensuite, blonde et jolie comme elle l'est, elle devrait avoir plein de copines ce qui l'aiderait a supporter sa non possession de parents aimants, mais non. C'est sans compter sans cette morue d'Elisa avec ses anglaises, et sa tarlouze de frère Daniel (tarlouze car il avait déjà les lunettes fumées que portent toutes les connes de la rue Ste Croix aujourd'hui, si ca c'est pas un signe). Ils ont fait tout ce qui était possible pour lui pourrir la vie... Tu rajoutes à ca son mec, LE mec dont elle est amoureuse depuis un bail, qui trouve le moyen de foutre le sabot de son cheval dans un piege a loup, et de se tuer, non mais vraiment faut etre con... Ca vous parait toujours aussi idyllique, le pays de Candy?
Et je suis sur qu'en disant que dans la fin qu'on a pas vue elle chope la rage en se faisant mordre par Capucin, qu'elle en a eu marre de se faire violer par soeur Machin-Chose alors elle s'est enfuie de l'orphelinat, elle est allée retrouver Alistair qui était devenu Mac dans le 18e et qui nous l'a collée au turbin après l'avoir engrossée et avortée à l'aiguille à tricoter, ben on est pas si loins de la vérité...
En 2/ Remi sans Famille: Ahhhh, la vie au grand air, pas d'école, toujours à voyager, qui n'en a jamais révé. Mais encore une fois, approchons nous... Voilà un charmant bambin que, là on en est sûrs, son père n'aimait pas, alors normal, un jour il le vend, parce que bon il l'aurait bien noyé mais c'est interdit il parait, alors bah y reste que ca. Bon, là, une anomalie: Rémi a de la chance, Vitalis est quelqu'un de bien. Les scénaristes s'excusent, promis, la prochaine fois ce sera un pédophile récidiviste, qui va lui casser ses pattes arrières, parce que c'est vrai, Capi il en a marre alors chacun son tour. Donc Vitalis est quelqu'un de bien, bourru, mais humain. Alors forcement fallait bien qu'il meure. Et de préférence devant les yeux de Rémi, qui du coup est tout triste, ca on le voit aux grosses larmes bleues qui coulent sur ses joues. Mais avant, quand même, il morfle grave avec le froid, la faim, les gens qui lui donnent des coups de pied parce qu'ils aiment pas les vagabonds, et il voit les chiens qu'il aime tous qui se font bouffer par des loups, car n'oublions pas nos amis les bêtes. Sur ce il rencontre un ami, son premier, celui qui parle avec l'accent de Jane Birkin et qui se déplace comme superman. Non il vole pas il roule... comme superman, si! si! réflechissez!. Et le petit rosbeef et sa maman ils sont super gentils ils adorent Rémi, et ils vivent sur une péniche super luxueuse, et Rémi il les adore aussi, et tout est génial, ils veulent même l'adopter parce que en fait cette dame très gentille très riche c'est la vraie maman de Rémi, celle qui l'a eu dans l'utérus et pas seulement dans les jambes, mais forcément, ils doivent partir sans lui et il les reverra jamais... Si vous trouvez plus psychologiquement déstabilisant, vous me dîtes... Après ca, faut pas s'etonner si Rémi il est devenu Junkie, et il a égorgé Mme Pepperpotte pour lui piquer 20 Euros dans son sac pour se payer sa dose!!!!
On passe rapidement sur Georgie, celle qui n'a plus ses parents non plus (Mais c'est une maladie dans les mangas, ou quoi?) et qui du coup se fait adopter par une famille de solides bucherons australiens, sorte de famille Ingalls mais avec des fils et pas de filles, son père qui meurt dès le premier épisode en la sauvant, alors sa mère elle se dit que c'est de la faute à la petite alors elle la deteste, puis ses frères qui sentent bien confusément que c'est pas vraiment leur soeur, vu qu'ils bandent pour elle et que ca se fait pas entre frères et soeur (On a beau dire il y a de la morale dans les Mangas),alors ils s'entretuent juste pour elle (Finalement c'aurait ptetre été moins violent qu'ils se l'attrappent en double pénétration, non?), et le tout avec ce putain de bracelet doré comme on peut en trouver à 5 Euros aux puces de Clignancourt, celui que c'est sa mère qui lui a donné, donc il lui rappelle qu'elle est orpheline...
Clémentine et son fauteuil (Comme si s'appeller Clémentine n'était pas déjà assez handicapant en soi); Heidi, celle qui a la tuberculose, alors on l'envoie dans la montagne au grand air, vivre dans un chalet ou on reçoit même pas Fashion TV (Mais que fait Amnesty????) avec son grand père, son ami Peter celui qui a une grand mère aveugle, et sa super copine Clara, celle qui a une très grave maladie et qui est dans un fauteuil (Encore??? mais ca fait 3 en 5 dessins animés. C'est Récré A2 qui a inventé le Téléthon, ou quoi?). Puis Heidi elle va vivre avec Clara, et ca sera super, mais non parce que la gouvernante elle la deteste et elle est très méchante, et puis là bas loin dans la montagne la grand mère de Peter elle meurt sans avoir revu Heidi (Forcément elle est aveugle), Bla Bla Bla... Quelqu'un a un Léxo?
Et là on en arrive au must du must, le top du top du pathos, Princesse Sarah. Alors là, je crois que plus Tragique, il y a pas....
Bon elle elle est dans un pensionnat mais c'est pour ses études. Puis elle est beaucoup plus riche en parents que les autres, elle en a encore un sur les deux!!!!! Son père. Oui, sa mère, elle elle a canné! bah quand même, il y a un minimum à respecter dans les règles. Donc elle part dans son pensionnat, ou c'est la plus riche, et elle a plein d'amis sauf Lavinia, une espece de ptite pouffe hyper friquée et verte de plus être la chouchou! Mais bon, sarah elle est pas comme Lavinia, elle est gentille avec les servantes. Puis il valait mieux pour elle, puisque un jour, elle apprend que 1/ son père est mort aussi 2/ elle a plus une thune, il a tout foutu dans une mine de diamants sans diamants. Alors elle devient une servante aussi, et alors là, la Lavinia elle lui fait payer grave sa race!!!!
Mais Sarah elle est gentille (A ce stade la je dis conne, moi, mais bon), et elle en veut a personne. On la traite comme une chienne, mais en plus elle s'excuse; A un moment elle chope une pneumonie, elle est a deux doigt de crever, c'est à peine si ils la collent pas dehors pour qu'elle y passe pas dans l'orphelinat, ca ferait desordre, mais non, elle elle essaie encore de se lever pour aller travailler... Non mais jvous jure!
Bref, le plus con dans l'histoire c'est qu'elle a une vie de merde, elle en chie grave sa race, mais dans la maison d'a coté il y a un mec qui la cherche depuis des années pour lui dire que non elle est pas pauvre, dans la mine il y avait de super gros diamants qui déchirent leur mère, et qu'en fait elle a meme de quoi racheter l'orphelinat... Mais forcément il sait pas qui c'est...
Bref, c'est en discutant de tout ça avec mes collègues à midi que je pus imposer mon point de vue, NON, les dessins animés c'était pas mieux avant, et mine de rien, avec toute cette désolation devant nos yeux émerveillés de charmants bambins, je me demande comment on a pas tous fini comme Patrick Bateman (Si tu as deux sous de culture, tu sauras qui c'est)!
Que ceux qui veulent porter plainte et trainer Dorothée ou ce qu'il en reste devant les tribunaux pour se faire rembourser à coups de dommages et intérets les 38.000 Euros dépensés chez un Psy qui s'endort ou qui écrit sa liste de courses pendant que vous racontez comment Tonton René, bourré comme un coin, vous a violé devant tous vos copains pendant un gouter d'anniversaire quand vous aviez 10 ans en chantant "Apiiiiiii Beeeuuuursssdéééé touuuuuuuuuuuu youuuuuu" se joignent à moi!!!
En vous r'merciant bonsoir!!!
Ps: C'est vrai, quoi, Tonton René... On a pas le droit de massacrer une chanson comme ca. Puis Yves Duteil, c'est par la MAIN qu'il a conseillé de prendre un enfant. Pas par derrière...! Où le Narrateur fait le bilan d'un Week End GayPride-ien de Juin.....
Comme promis lors d'une récente réponse au commentaire d'une reine du ballon rond qui se joue avec les mains mais qui n'est pas orange, j'ai nommé "Marco", partenaire dudit ballon de mon Cher Ex N° 2 (Mais qui n'est pas qu'un numéro, il est aussi un jeune chiot libre); j'ai été arpenter de mes caterpillars (Il y a deux équipes: les "Caterpillars" et les "Mules satin taille 46"... Moi je fais du 42, et comme c'est les soldes il n'y avait plus ma taille...) le pavé parisien bitumé avec les copines.... Et puis soyons honnêtes, comme chacun le sait, les pédés naissent tous bilingues: Français - Langue de pute, et vu que les langues si on les pratique pas, ben on oublie, je pensais qu'il n'y avait pas meilleur endroit pour pratiquer...En plus je me suis constitué un alibi touristique de taille: "J'allais initier un jeune Canadien à la découverte de la festivité gay-pridienne à la française"... Le Nikko se dévoue à la promotion de son beau pays et de ses attractions (Si! Si!, parfois ca tenait du zoo) estivales. Je devrais demander une subvention à la grande baraque de la rue du Faubourg St Honoré, en passant devant en vélo.... Nan mais oh!
Bref, j'enfile mon fidèle destrier-made-in-Go-sport-150.00-Euros-promo-spéciale, à la bourre comme d'habitude, et je file tel le vent (Vent style mistral, pas style prout!) pour retrouver ce cher Philippe afin d'emmerveiller ses yeux d'enfant timide a la découverte du monde merveilleux des joyeux sodomites franciliens. 20 minutes pour faire Neuilly - Place sainte opportune, ça n'est pas impossible, comme j'ai pu le prouver, mais cela ne se fait pas sans quelques menues égratignures à la sécurité routière de base... J'avoue ne pas avoir regardé de près tous les feux rouges, ou les panneaux rouges avec du trait blanc dedans... Bref!
-Cependant, je suis un garcon serieux! Je porte un casque... Blanc, ergonomique, il enveloppe bien l'oreille et a une restitution des graves absolument divine! Björk là dedans ca déchire.-
(Maman crise pas, j'ai une tactique, je pars du principe que je fais gaffe à devant, alors ceux de derrière moi n'ont qu'à faire pareil....)
Arrivé à destination, je récupère le compatriote de Céline Dion (Chacun sa croix, nous on a Mylène), et nous sautons dans un métro pour commencer la leçon. Et évidemment ça commence dès le métro, qui semble etre une annexe de salons de DIALH-REZOG-BEURONLINE-KEUMDIAL-GAYVOX et consorts, tant on y retrouve de têtes connues. Et encore ils devaient bien y en avoir d'autres, mais comme c'est pas leur tête qu'on voit sur les photos, j'ai pas pu les reconnaître. L'envie ne m'a pas manqué d'en faire le recensement, mais Nikko sait se tenir... quand il n'y a pas de vapeur.
Une fois débarqué à Montparnasse, on commence à remonter l'allée des chars, et Philippe me confirme que c'est très différent de la Parade, comme ils l'appellent à Montréal... Plus festif, plus dense... Mais plus de phénomènes aussi.... On est bien tombés comme prévu sur deux ou trois cuirettes noyées sous le latex (par cette chaleur, on a pas idée.. Mais c'est vrai que le lin est moins kinky!), ou encore quelques drag-queens, rescapées de l'age d'Or de Bas les Masques. Age d'Or qui a mis en lumière le Banana Café, en échange de quoi la Mireille devait s'y faire offrir le mousseux. Ca leur a permis de faire deux miracles: Le verre de coca y est devenu plus cher que le pétrole, et le sourire des serveurs aussi rare que ce même pétrole. Augmentation du tour de tete en prime, c'est cadeau ca fait plaisir.
Comme prévu, oui, le fond de commerce du JT de 13H de TF1 était là, fidèle au poste, toujours au rendez-vous pour rassurer la ménagère de moins de 50a et de 50 neurones; son mari, ses copines et mon Père: "Non, Amis Normaux. Rassurez vous, les Homosexuels (Prendre une nuance médicale et dégoutée à la prononciation) ne sont pas des gens comme nous."
Finalement le cortège s'ébranle (j'adore ce mot), et Philippe repère un ami à lui, à qui il propose de nous accompagner dans la marche. Le jeune homme en question lui dit qu'il attend un autre ami (que d'amis!) et qu'après on y va. Soit! Puis 10 minutes ce n'est pas si long.... 20 non plus quand on y regarde bien... 30 c'est pas la mort.... à 40 je songe quand même à rappeller au jeune bucheron que dans "Marche des fiertés", il y a MARCHE. Sinon ca s'appellerait SITTING des fiertés, mais avouons le, l'impact politique, commercial, sanitaire et surtout médiatique ne serait pas le même, non? CQFD.
Il attend un char qui lui donne envie de le suivre, nous dit il quand Philippe l'informe que l'on commence à prendre racine... Il s'est cru au mondial de l'auto ou quoi? Bref, on finit enfin par bouger, laissant l'âme esseulée attendre Madeleine (mais Madeleine, elle viendra pas...). Enfin Madeleine ou qui que ce soit d'autre d'ailleurs, je m'en fous.
On bouge, on navigue, on pourfend la foule et je regarde un peu partout autour de moi... Une fois départi de mon cynisme et mon aigreur coutumière, je peux être objectif, si! si! je vous assure. Bon, je ne nie pas qu'il m'est déjà arrivé, avec Alex (Mon ex N°1 qui n'est pas qu'un numéro mais un écorché vif libre) de jeter des gravillons sur un groupe de pintades péroxydées et hystériques, qui faisaient la queue à la patinoire de Mériadeck, à Bordeaux, pour un concert de la Farmer, mais là c'était un cas de force majeure. J'étais obligé. Mais quand on me connait, je ne suis pas forcément TOUJOURS désagréable... Donc j'ai jeté un oeil autour de moi. ET finalement je me suis dit que c'était plutôt sympa comme ambiance. Ca fait plutôt plaisir de voir des gens contents, heureux, pas Tazés (Jamais avant 17.00, sinon t'es en pleine descente à un moment ou tu peux pas mettre la main sur un dealer correct pour te filer un p'ti rail!). Ca doit être mon coté militant qui se reveille de temps en temps, mais je ne sais pas, j'ai ressenti une sorte de fierté, même le mot parait con, décidemment je n'arrive pas à décrire. Pour faire simple, je trouve que cette manif, institutionnalisée malgré elle, c'est une bonne réponse à l'homophobie ambiante, ou à l'homophilie qu'il est de bon ton d'adopter en ce moment (Et je ne sais pas qu'est ce qui est le pire, sincèrement). 400 000 personnes selon les organisateurs, 20 selon la police qui dansent, rient, marchent, et prennent leur kif à se montrer, ca me semble une bonne réponse à ceux qui allument les pédés (Au propre comme au figuré, on l'a vu en Janvier 2004, à Noeux-les-Mines! C'est consternant qu'on voie encore ça de nos jours... La haine gratuite et conne, moi ca me retourne le coeur), à ceux qui estiment qu'un bon pédé, il s'habille en femme, et il est coiffeur ou hotesse de l'air, non-mais-c'est- vrai-comment-on-les -reconnait-sinon; à ceux qui veulent bien qu'on respire, mais pas qu'on vive, à ceux qui prennent cette tête d'enterrement en évoquant l'homosexualité, ce douloureux problème... Ben le problème, il vit, il existe, il se démerde tres bien tout seul, merci bien. Ah oui, et il vous emmerde, aussi!
Ceci dit, c'est vrai que c'est un peu désolant que l'esprit originel de la manifestation soit plus ou moins tombé dans l'oubli... Je vous met au défi, dans les 400.000 de samedi, d'en trouver ne serait-ce que le quart pour qui "Stonewall" c'est autre chose qu'un bar glauque (et qui loue ses salles très très cher, je le sais je m'étais renseigné pour y faire un anniversaire avec un de mes meilleurs amis, l'année dernière) de la rue des Lombards. Pas un de ces minets qui dansent sur ces plate-formes de 33 tonnes a s'en scier la raie avec leur string ne savent que le 27 Juin 1969, ben les copines New Yorkaises de l'époque en ont eu marre de se faire arrêter par les flics locaux, et ont décider pour une fois de leur écraser la gueule a coups de talons aiguilles plutôt que de les suivre gentiment. Et croyez moi, une drag queen qui lance des pavés à la gueule des SWAT en faisant gaffe à pas se casser un ongle, ca vaut le détour et ca force le respect... Il y a de la testostérone, des fois, sous le collant.
La manif (La notre, pas Stonewall.. Stonewall ca s'est fini pour les chanceux aux urgences, pour les autres au cimetière...) s'est terminée comme à l'accoutumée, place de la Bastille, où je l'avoue, mon plaisir est de grimper sur la colonne du génie pour regarder le défilé arriver petit à petit, toujours dans cette espèce de sensation d'adéquation, de voir tout ce monde arriver, cette masse de gens, et de pouvoir se dire "J'en suis"... Je ne sais comment l'expliquer, ca donne un sentiment de puissance, et puis c'est vrai quoi, des fois on en a marre de jouer à ne pas être comme tout le monde.
Par contre, mon intégrité littéraire me force à me reprendre tout seul sur un terme utilisé quelques lignes plus haut: "... plaisir est de grimper sur la colonne..." Dit comme ça, ca donne le sentiment que je fais ca tous les jours, au petit dèj, une main dans les poches. Aussi humiliante soit elle, je me dois de rétablir la vérité. En fait, l'ascension du monument se passe en deux temps. Un: Passer la grille, ornée de pointes. Deux: Grimper sur le socle. La une, sur le papier c'est simple: Attraper deux barreaux (mon rêêêêve... Oups je m'égare), poser un pied sur le pilier à coté, pousser de la gambette, enjamber la grille, pirouetter élégamment, puis retomber avec classe sur ses pattes de l'autre côté, en epoussetant négligeamment les poignets de sa chemise Paul Smith...
Sur le béton, ca l'est moins: Attraper deux barreaux, s'écorcher les doigts sur les parties rouillées, lutter contre sa souplesse de bigorneau pour péniblement lever une jambe contre le pilier, manquer de se casser la gueule car la jambe a pas accroché, s'insulter intérieurement d'avoir absolument voulu mettre ses Mostro, parce que ces merdes ca accroche rien, relancer sa jambe contre le pilier, s'y ruiner l'orteil, passer la jambe gauche au dessus des pointes, se retrouver une jambe de chaque côté, en appui sur les mains en priant les muscles de ses épaules de ne pas lacher si on veut pouvoir continuer à voir ses couilles autre part que sur les quelques photos que l'on a pris le premier jour où l'on a eu son appareil photo numérique, tenter de balancer l'autre jambe, échouer, entendre un gros bruit de déchirement, se sentir basculer en avant, se rattrapper, retomber avec la grace d'un éléphant de mer sur ses deux pieds de l'autre coté, éviter les regards moqueurs... Et on n'en est qu'à l'étape un.
L'étape deux consiste elle à grimper sur la base de la colonne, c'est à dire un bloc de béton dont la corniche s'élève a 2 mètres de haut (Ma mère ayant eu la bonne idée de ne me faire que d'1 mètre 78), où il faut donc s'accrocher, puis se hisser à la force des bras ( ceci suppose bien sur qu'on ait une quelconque force dans les bras) sur l'aplat du niveau supérieur. Première partie de l'humiliation: s'apercevoir, une fois accroché par les mains que l'on est incapable de se hisser, et que l'on offre dans l'instant présent le spectacle d'un cochon pendu chez le boucher devant, ne l'oublions pas, des maris potentiels étant donné que l'on est célibataire au mileiu d'une marée de pédés... Note pour plus tard; ne plus draguer ailleurs que dans l'hémisphère sud!
Arrivent deux âmes charitables, deux mecs plutôt athlétiques, hétéros de leur etat (Ca arrive a des gens très bien); qui se proposent de m'aider, gentiment sollicités par Philippe que j'ai, lui, aidé à monter, ne réalisant que trop tard que "Et moi, qui va m'aider a monter?". Quand je vous dit que je suis la reine des connes!
Attends, on va t'aider, dis l'Ephèbe N°1 (J'arrête le coup des "Je ne suis pas un numéro, bla bla bla" , ça devient lourd). Et il me prend gentiment le poignet gauche. Son compagnon me prend le droit, et ils tirent. Et je ne monte pas. En soi c'est déjà génant de voir que, même à deux gymnastes russes, ils n'arrivent pas à arracher ma carcasse à l'apesanteur. Mais le pire reste à venir. Après maints efforts, ils parviennent enfin à me faire évoluer un peu en direction des cieux, et l'un des deux me demande "Balance ta jambe et pose la sur le rebord, tu es assez haut". Nikko, pas contrariant, obtempère. Petit retour en arrière? Vous vous souvenez du bruit de déchirure à la descente de la grille? c'est là qu'il prend toute sa dimension. Se retrouver à moitié vautré, haut du corps affalé sur un monument, bas du cul et une jambe dans le vide, l'autre étant écartée à 90 degrés et posée sur le même rebord, puis entendre une voix gueuler "Ehhhh, ton jean est déchiré, on voit ton caleçon! Et y a une couille qui passe!!!!" toujours devant le même public de maris potentiels, je crois que j'ai rajouté un barreau l'échelle de la honte. Note pour plus tard: Oublier même l'émisphère Sud, à ce niveau là, tout ce que je peux espérer désormais c'est enculer un pingouin en Terre-Adélie.
Petit repos sur la colonne, juste assez de temps pour m'apercevoir que j'ai pris un coup de soleil qui a délicatement dessiné sur mes épaules les contours du débardeur que je portais, me parant du plus beau bronzage dit "de camping" de ma carrière.
Puis on repart vers le ghetto, histoire de manger un bout au japonais, celui qui a des sushis bons et pas chers!
Vers 23.00 on part rejoindre un couple de potes pour une soirée au Club Med World, Philippe en métro, moi en vélo. Alors autant, 20 minutes de chez moi à Chatelet ça le fait, car je connais bien le chemin, autant là, je me suis paumé. 40 Minutes pour faire Hôtel de Ville - Bercy, même au téléthon, ils font mieux!
La soirée en elle même était plutôt sympa, mais je m'y suis encore distingué par une crétinerie sans bornes. Au milieu de la piste, à remuer mon corps, je me suis vu croiser le regard d'un blondinet, petite vingtaine, avec un sourire charmant au visage. Joli me dis-je, puis je me retourne vers Paolo et son Homme, parce que quand même on est poli chez les Nikko. Puis je recroise le regard sus-cité. Toujours avec le même sourire. Tiens me dis-je intérieurement, j'aurais une meilleure opinion de moi, je pourrais presque croire que ca m'est destiné. Et je re-ondule avec mes amis. Je me retrouve ensuite collé à la scène pour aller voir le groupe en ShowCase ce soir là, et à ma grande surprise, je vois toujours le blondinet, toujours souriant, toujours regardant dans ma direction. Le plaignant intérieurement pour sa paralysie faciale et son torticolis, je porte mon attention vers le spectacle. Me posant quand même quelques questions, là je dois l'avouer, et nourrissant un secret début d'espoir... Puis la jeune beauté s'éloigne, en plantant ses yeux dans les miens, sourire aux levres. Je suis poli, je souris en retour. A la différence que son sourire à lui est charmeur, le mien me donne sans doutes l'air de l'idiot du village. Environ une quinzaine de minutes après, je vais aux toilettes, croyant le jeune homme parti. Que nenni, il était installé sur les marches menant aux toilettes, visage grave (Ah tiens il ne sourit plus), mais qui s'illumine a nouveau d'une banane aguicheuse dès qu'il me voit. Là, Je suis forcé de me rendre à l'évidence, il me kiffe! Mais c'est que je n'en ai pas l'habitude moi, de ca. L'interet, c'est comme le clitoris: Je sais pas comment m'en servir, j'en vois jamais! Je m'enhardis quand meme, grisé par une double téquila au bar, à laisser traîner ma main près de son épaule en passant, main qu'il prend et carresse tendrement. Ma température et mon coeur firent un bond notable, et une fois mes ablutions terminées (Et mains lavées, c'était pas le moment de sentir la crevette), je fis un geste que, mes intimes peuvent vous le confirmer, je ne fais jamais, je pris les devants! Merci "Camino Réal". Je m'assis à côté du jeune homme dont j'appris le prénom (Que je tairais ici dans un souci de discrétion, le jeune homme n'étant pas célibataire... En même temps, beau comme ça ça m'aurait surpris), il avait 26 ans, il était de Metz, et qu'il était venu avec un pote à lui, "...celui ki emballe ton copain". Surpris, je levai les yeux et vit en effet que Philippe avait entrepris de compter les molaires d'un autre danseur avec sa langue, tache à laquelle il était concentré. Un bref poinçon de jalousie me traverse le coeur (Que les choses soient claires, pas de jalousie concernant Philippe, mais la situation, il emballe mec sur mec et pas moi. Mais quel est mon putain de problème. Excuse moi encore d'avoir été un poil cassant après, Philippe). Puis les deux tourtereaux s'en vont mains dans leurs jeans respectifs (oui on est loin de Sheila, donne moi ta main et prends la mienne, bla bla bla....). Mon cavalier se tourne alors vers moi, on se regarde, on ne dit rien, puis la seconde d'après on ne peut plus rien dire puisque l'on en est également a explorer la cavité buccale l'un de l'autre, avec une avidité que seuls 2 ans et demi d'abstinence en calins, baisers sincères et autres tendresses peuvent susciter chez moi! Puis il me glisse à l'oreille: "Par contre, je suis dans la merde. je devais dormir chez mon pote, mais vu qu'il est parti avec le tien, bah je suis à la rue". Je te vois déjà lever les yeux au ciel, Ami Lecteur, soupirer d'envie ou de bonheur pour moi (Merci de ton soutien), mais je te prierai de retenir ton soupir encore quelques secondes. Car je fis preuve ici d'un des plus affligeants manque d'"A propos" de ma vie. La réponse de tout mec en manque normal aurait été "Mon digicode c'est..... / Tiens voilà 10 balles, appelles ta mère, tu rentres plus jamais chez toi... / Au pti dèj après une nuit de baise effrénée, c'est thé ou café que tu préfères..." ou autres réponses du même accabit. Mais pas Nikko... Non, Non, Non... Moi ma réponse fut d'ouvrir de grands yeux et de dire "Meeerde c'est con tu vas faire comment?".... Pathétique, je te le concède. A ma décharge je l'ai un poil destabilisé dans son numéro de drague bien huilé, parce que là du coup, il n'a pas su quoi dire. Faut dire qu'il n'avait sans doutes jamais rencontré de pareille gourdasse dans sa courte vie de chercheur de plans!!!!!!! Je suis d'accord avec toi, je mérite des baffes. Parce que évidemment, après cet intermède desastreux, il ne s'est pas attardé, moi non plus d'ailleurs parce qu'il était 4.00 du Mat', et que je savais que j'avais tout le trajet jusqu'à Neuilly à pédaler et que ca allait pas se faire tout seul. Et aussi, après ce coup d'éclat, une légère déprime face à ma propre connerie s'insinuait, sournoise, dans mon lobe temporal. Ceci dit, nous échageames quand même nos numéros de téléphones, à sa demande, avant de se quitter. Il s'est meme inquiété que je lui aie filé un faux numéro... T'as raison, ma vie sexuelle c'est le Sahel, je tombe sur une bombe de chez bombe, et je vais lui filer un faux numéro!! Pffff! Toujours en s'embrassant, on est civilisés, et en se disant "A bientot".. Wait and see, comme on dit dans le pays d'AbFab...
Je partis même avant le show des pornstars que j'avais quand pourtant bien envie de voir en arrivant, comme quoi quand le coeur n'y est plus ben la queue ne suit plus - Joli proverbe auvergnat du début du siècle-. Pour courronner le tout, je devais rencontrer un autre contact de MSN pour la première fois, et l'on s'est ratés... La soirée ne pouvait pas être pire, me suis-je dit. FAUX! mais moins drole, je me suis fait renverser en rentrant à vélo par un connard qui a pas vu un feu rouge en arrivant derrière moi. Il m'est rentré dedans, et je suis vert, mon vélo a pas une semaine encore qu'il m'a voilé la roue arrière. Sombre connard! Si t'as appris a conduire avec Gilbert Montagné, te's gentil tu restes en smart. Ca fera moins de dégats!
En bref, comme l'a souligné Philippe (dont le plan a lui aussi été un desastre pour des raisons qu'il ne m'apparait pas de dévoiler ici, c'est SON intimité), "Ct'hostie de soirée, alle a tellement po d'allure!!!! Colisse que j'm'en vas péter ma coche".
Ils sont philosophes ces québecois!
En vous r'merciant bonsoir!...
Ps: Oui, ca va, je sais, j'ecris plus rien en ce moment. Mias j'ai pas d'inspiration!!!!! La tête vide comme un "Queer".... Si c'est pas malheureux!!!! Ou le Narrateur constate amèrement qu'être né sous le signe de l'Hexagone n'a pas toujours été une synécure.Ce ne sera que quelques lignes. Je viens de voir "Nuit Noire", sur Canal Plus, c'est un téléfilm qui relate la nuit du 17 octobre 1961, et la repression sanguinaire par les forces de l'ordre FrançÂÂÂÂises d'une manifestation de musulmans (français eux aussi, soit dit en passant) dans le cadre de l'independance de l'Algérie.
Je suis peut être naïf, mais je m'etonne d'avoir du attendre d'avoir 29 ans et de veiller devant un téléfilm un soir pour apprendre la sauvagerie qui a eu lieu ce soir là. Je m'étonne d'avoir dû attendre ce soir pour savoir qu'il y avait des bidonvilles à Nanterre (Peut être même sur le site de l'actuelle préfecture, Ô suprème ironie). Je suis un peu écoeuré que l'on ne nous ait pas enseigné ça au cours du programme d'histoire, quand on a appris la Guerre d'Algérie. A peine nous a t on timidement mentionné "les evènements de Charonne" (En tout cas dans les programmes de mon temps).
A ce jour, on ne sait toujours pas combien de personnes ont trouvé la mort ce soir là, on n'a même pas rendu ce respect à leur mémoire.
C'est peut être pas grand chose, c'est peut être démago, mais j'ai juste envie de dire "Pardon!". J'y suis pour rien, mais ca me soulève le coeur que ca soit arrivé ici, à quelques mètres de chez moi, sur le pont de Neuilly. Ca me soulève le coeur, ce qui a été fait par la police Française et sa préfecture ce soir là. Je ne trouve que cela à dire: Pardon!
C'est dans ces moments là que j'ai honte de mon père; et de ses opinions. A ce jour; il suit toujours aveuglément son copain breton borgne.
Que les choses soient bien claires, cela n'occulte en aucun cas les actions menées à l'époque par le FLN, ici ou en Algérie, assassinats ou attentats meurtriers tout aussi condamnables. Mais je ne parle là que de cet évènement bien précis. Et ce soir là, personne n'était armé. D'un côté, du moins, et pas le plus bleu!
En vous r'merciant Bonsoir! Où le Narrateur tente vainement de ressusciter Véronique et Davina... Toutoutouyoutouuuuu
Ma précédente escapade brésilienne ailleurs qu'au Bois a eu un effet plus que bénéfique (Un parmi tant d'autres): Au vu de l'humiliation de se trouver, blanc et flasque comme une méduse, près des cariocas qui transpirent le sexe, et qui, avouons le, sont taillés comme des dieux; comme celle de souffler comme un phoque (Phoque, Méduse... Picasso eut sa période Bleue, Nikko a sa période marine. Le premier qui me traite de thon, je lui arrache la tête et je lui chie dans le cou.), souffler comme un phoque, donc, à coté d'un monsieur hôtesse de l'air frais comme une rose parti pour une course de 10 bornes sur Copacabana, bah ça complexe. Comme si j'avais besoin de ça. Bref!
Ce fut donc décidé, je pris mon courage a deux mains (boudinées), et repris le chemin de ma salle de sport préférée (Non, pas celle où je suce, celle la je peux plus y aller.). C'est un Nikko qui n 'était que bonne volonté et optimisme qui pénétra en ce saint des saints de la créatine qu'est le CityForm de Nanterre. Short, Débardeur (oui les quelques restes de ma précédente période « Motivé-Ma-Race-Pour-Le-Sport » me le permettent, du moins ne ressemble-je pas trop à un Maurice, routier mal dégrossi de son état.); bouteille d'eau, serviette et Ipod en main, me voilà maître des lieux. Fidèle à ma ligne de conduite d'antan, je me dirige vers les vélos, comptant sur cet exercice à haute teneur en cardio pour faire fondre la graisse en moi et me faire passer ainsi du coté obscur (car inexploré par le jeune padawan que je suis) des moins de 80 kilos. Et puis ne dit on pas de tout que « ... C'est comme le vélo ça ne s'oublie pas! ». Ami Lecteur, sois charitable et permets à ton Nikko de s'inscrire en faux: FAUX!!! Si!, le vélo, ça s'oublie! Du moins la difficulté inhérente à cette activité, aussi saine soit elle. Confiant en mes « Jambes de rugbyman » (Dixit ce cher Alex, Premier en date de mes deux Ex) d'une part, et de mon expérience en matière de pédale (Ceux qui sourient et ont le mauvais goût de voir ici un quelconque jeu de mots au second degré devraient sentir le rouge de la honte brûler leurs joues botoxées!); Je m'installe et pianote allègrement sur le clavier de réglage électronique, mettant le niveau de difficulté à 9, sur une échelle de 1 à 12, tel un Clayderman de Forest Hill. Fier, droit, altier et résolu, tel que le Caravage l'aurait peint, Nikko se tient sur la machine, talon sanglé, mollet bandé, l'image même de la noblesse du sport. Et pousse du pied pour lancer le mouvement. Lâchez les colombes, John Woo peut commencer à tourner, Nikko est beau dans l'effort. Sauf qu'il n'y a pas d'effort, vu que le bordel, il tourne pas. Arfff, sans doutes est ce cassé, me rassurai-je. Je descends de mon destrier estampillé « Le Coq Sportif », et m'agenouille à coté. J'empoigne la pédale à deux mains... et elle tourne. Meurtri dans mon orgueil, je dois bien me rendre à l'évidence, la machine n'est pas défectueuse, mais mes jambes jadis musclées, si! De même que mon ego, amis nous savons déjà qu'il n'est plus à ça près. Je remonte, le profil bas, et change le positionnement du niveau de difficulté à 6. Toujours une honorable moyenne, tentai-je de me consoler avec force mauvaise foi. Bon. Remballez les colombes, John Woo peut retourner faire des baskets pour Nike avec son petit fils, même à 6, ça bouge pas d'un poil. 5? Jetant l'opprobre sur la fierté d'un Nikko humilié, le roulement reste stoïque. Il ne consent à s'ébranler qu'à 4, score qu'avouons le, « même Dowothée peut le faiwe ». C'est donc les joues humides que j'attaquai ma séance. Non je ne suais pas déjà, je pleurais, nuance. Forcé de constater au bout d'un quart d'heure que mon palpitant menaçait de faire ses valises et de retourner chez sa mère -ce qui, avouons le, serait un sérieux handicap au maintien en l'état de ma sordide existence- si je persistais à lui faire subir ce traitement, je stoppe, résigné, et attends que les taches noires qui obscurcissent ma vision veuillent bien ne plus l'obscurcir -il faut se faire respecter des taches noires-, afin que je puisse aller prendre de quoi essuyer la perfide machine, pour le moment inondée comme le premier rang d'un concert de Mylène. Car oui, le jeune homosexuel-fan, de sexe dit masculin ou approchant, mouille dès lors qu'apparaît sa déesse, reine du marketing musicalo-commercial. Nombre des plus éminents savants se sont penchés sur la question, sans pour autant parvenir à l'élucider. Un des grands mystères de notre temps.
Je jette un œil sur le programme qui m'avait été établi quelques mois plus tôt par une jeune et enthousiaste prof de sport, véritable « Barbie Sportswear » (Un jouet Mattel), arborant fièrement ses mensurations: 90-60-90-2 (2 c'est le QI); je découvre que ma prochaine escale se fera à l'atelier « Pectos ». La motivation et le Nikko reprennent tous deux du poil de la bête, l'un de mes objectifs principaux étant d'acquérir un torse de nageur de l'Est, afin d'y apposer enfin le scorpion que je projette de me faire tatouer depuis des lustres. Haut les cœurs et les mitaines rouges (la couleur était hype au moment où je les ai acheté, même si maintenant elles me niquent les mains grave. On est pédé ou on l'est pas, merde Daaaaaaarling!!!!), taïaut les copains, allons construire du pectoral galbé qui, en plus, fera peut être fureur à Univers Gym. Je me dirige donc vers la zone concernée, puis me lance. Je jette nonchalamment (Simple effet de style d'une affligeant mauvaise foi pour dire « Comme une merde ») ma serviette sur le banc du, je cite « Développeur-Pectoral-Couché-Guidé ». Restons simples, appelons le DPCG. Entre nous c'est un nom bien pompeux pour un bête banc, fixé à une colonne évidée où coulissent les poids, avec deux longs bras munis de poignées en leurs extrémités, le tout relié aux poids par un savant mélange de câbles et de poulies. Le mouvement consiste en fait en un « Lever-baisser » desdites poignées, tout en étant couché sur le banc, ceci dans le but apparemment évident de faire travailler le « Pectoral haut ». Je ne savais même pas que c'était séparé en plusieurs morceaux, comme chez le boucher. Cependant, mes seules notions d'anatomie pectorale se limitant aux prods Falcon et à leurs étalons siliconés, je n'aurais pas l'audace de mettre en doutes les explications de la machines, surtout si elles sont illustrées d'un très bel écorché comme c'était là le cas! Allons donc, faisons travailler le pectoral haut. L'avantage de l'aspect « guidé » de l'agrès (par opposition à l'aspect « Tu prends des haltères et tu te démerdes ») c'est que là, aucun risque qu'ayant voulu faire le mariole encore une fois en chargeant trop pour frimer, je me retrouve avec un haltère en travers du torse, qui me broierait les cotes, m'obligeant à appeler à l'aide avec le peu de voix que me permettraient mes poumons écrabouillés, c'est à dire un filet à peine digne de La Rouquine.... (Non, je ne l'aime pas... pourquoi, ça s'est vu?).
Je me positionne donc sur le banc, allongé, les poignées à hauteur des tétons (Ce qui me force à avoir la tête collée aux poids) et je me lance. J'ai eu cette fois la présence d'esprit et la modestie de ne pas trop charger la mule (C'est une expression, ne soyez pas insultants). Aussi arrivai-je à enchaîner mes 4 "séries-de-15-récupération-de-1-minute" sans succomber. Celui qui, au passage, pourra m'expliquer par quel phénomène temporel cette putain d'aiguille des secondes file deux fois plus vite quand je récupère que quand je pousse comme un taré, celui ci aura toute ma gratitude et pourra disposer de mon corps à loisir pour une soirée de son choix (Oui, j'en suis rendu à ça, appelez Mireille Dumas). Fier quand même d'avoir accompli ma « Mission si vous l'acceptez » sans faillir, je me relève. Ouch!!!! Une violente douleur sur le haut du crane. Je souffre sans comprendre. Puis me retourne. Puis comprends. J'avais le crane tellement collé aux poids, qu'au cours de mon ultime série, une mèche fourbe en avait profité pour se coincer entre le 30 et le 35 kilos (je vous avais bien dit que j'avais pas trop chargé. J'ai honte. Ne vous moquez pas c'est vexant!). Ces poids étant recouverts d'une matière caoutchouteuse, ladite mèche avait été solidement coincée quand je terminai mon ultime traction, puis très logiquement férocement arrachée. Loin de moi l'idée de paraître capillairement mesquin, mais j'ai déjà le mickey qui se dessine, alors si en plus c'est pour me faire une tonsure sur le dessus... Bref!
Je me préparai ensuite à entraîner le « Pectoral bas » -le Nikko aime l'équité- et me dirigeai vers le Butterfly. Pour les non-initiés, c'est ce célébrissime agrès où l'on est assis et où l'on doit joindre les coudes ensembles devant son visage en ramenant les bras. Je vais t'enrichir intellectuellement de façon purement gratuite, Ami Lecteur, ne me remercie pas: Le pectoral Bas est bien moins puissant que son confrère Haut. Fort de mon précédent succès, je réglai la machine à une charge égale à la précédente, et m'installai. Je poussai du pied le levier qui me permettait de ramener un peu vers moi les bras de la machine, me permettant ainsi de caler mes coudes sur les coussinets. Puis, je lâchai, noblement décidé à m'acquitter de ma tache. Mais, à ma grande surprise, aucun bras ne vint obstruer mon champ de vision, ainsi qu'ils auraient dû le faire lorsque mes coudes se seraient rejoints. Sans doutes révoltés par l'ampleur de la tache assignée, mes Pectoraux Bas décrétèrent une grève aussi sauvage qu'immédiate, laquelle ayant, une fois de plus, un effet désastreux sur ma dignité. L'image suivante aurait du être celle d'un Nikko au regard décidé, le pectoral saillant sous l'effort, le souffle régulier, enchaînant les jonctions de coudes comme Jeff Stryker enchaînait les coups de reins. Mais que nenni! Au lieu de cela, ton Nikko se retrouva plaqué au dossier, bras écartés à plus de 180° (Très douloureux, à ne pas tenter).
Petit intermède:
Nikko se voulant interactif, choisis ici l'image qui te parle le plus:
- « Crucifié, tel Christ Roi lors de son martyre » pour le lecteur croyant
- « Épinglé comme un papillon » pour le lecteur botaniste ou doué d'un grand sens pratique
- « Entravé comme sur une croix de St André » pour un lectorat qui se reconnaîtra et sera gentil d'arrêter de me harceler sur Dialh, car non je ne veux pas qu'on me mette les mains dedans. C'est clair?
Fin du petit intermède
Le temps de me dégager, et de foudroyer de mon regard le plus noir (Mes intimes confirment: je peux foudroyer du regard de façon très noire) les quelques sportifs insensibles et hilares à la vue de mon calvaire, je revenai à une charge beaucoup plus réaliste (20 Kgs, oui j'ai honte) et effectuai ma série.
Puis je poursuivis mon parcours, groupe musculaire par groupe musculaire, émaillé ça et la de quelques autres petits incidents croustillants: Assouplissement d'épaules à l'aide d'un bâton où j'ai failli arracher la cataracte de la mamie d'à coté; poids libres qui prennent un malin plaisir à glisser de leur barre d'haltères (Car il n'y a plus de barrettes pour les retenir). Pas facile de faire un exercice avec 10 kilos d'un côté et rien de l'autre. Ca déséquilibre. Ahh oui et aussi un appareil devant lequel j'ai capitulé, ne comprenant même pas comment il fonctionnait. Pas très glorieux. Mais j'eus au moins le mérite d'être persistant.
Je décidai de terminer studieusement en travaillant mes -ou devrais je dire MON- abdos lors d'un cours collectif dit « Abdos-Fessiers »., et par conséquent, entouré de vielles rombières soucieuses de re-rentrer dans la gaine de leur mariage; ou de copines de la rue sainte croix au ventre flasque, comme moi. Je rassure ces derniers, ils peuvent dormir tranquilles sur leur deux piercings , leur anonymat sera conservé car on sait bien que Nikko est une tombe. Et pourtant il y a des têtes connues à balancer sur Pink Tv. Bref!
Me voici donc installé sur un tapis de sol, entre Jeannine, 65 ans, ancienne cadre dynamique et récente retraitée non moins dynamique (Comme presque tous les retraités, je le sais, j'en ai des groupes à l'hôtel, ils sont pires que des gosses); et Flavio, ibère incertain, vieille trentaine ou jeune cinquantaine, je ne saurais dire, habillé en lycra rouge et bleu avec un motif "Drapeau Us", preuve vivante que malheureusement le ridicule ne tue effectivement pas. En même temps, si c'était le cas, on ramasserait les cadavres à la pelle au Queen tous les week end.
Et rentre le prof, sourire colgate, biceps protéinés, et cul irréprochable, plus épilé qu'une actrice porno, très à l'aise dans son personnage de mec « à la cool », chaleureux et sympa, style « Ouais, vous êtes tous mes super potes, je vous kiffe grave, je ne saurais pas vivre sans vous ».. Ce qui ne l'empêche pas d'appeler Jeannine « Monique » au passage. (J'ai d'ailleurs distinctement entendu Jeannine marmonner « Pauvre couille! » une fois qu'il eut tourné le dos. Je l'ai trouvée immédiatement sympathique -Jeannine pas la couille-... Mon côté Daria, sans doutes.)
Il nous mets immédiatement dans le bain en branchant la musique qui servira de décorum sonore au cours. Loin de moi l'idée de jouer ici mon pédé intello et élitiste, mais je me dois de protester. Certes, je ne demande pas des programmes établis sur du Neuebauten, ou sur Kruder & Dorfmeister, mais il y a des limites. J'ai blêmi en entendant l'immonde soupe supposée éléctro qui se répandit alors des hauts parleurs, véritable Tsunami musical. Un ensemble de pseudos tubes du moment approximatifs, sauce Dance ou Techno, le tout à peine digne d'une élection Miss Camping chez « Nénesse,-50-route-du-bord-de-mer-06-Anthéor-chiens-acceptés-avec-supplément ». J'en ai eu la nausée. Impression confirmée quand j'ai vu l'œil torve de Flavio s'illuminer, avant de l'entendre fredonner (Flavio, pas l'œil torve) sur un remix Techno Deep Shit de "Désenchantée". Il y a décidément des piqûres qui se perdent.
Et on attaque... Allongés, talons aux fesses, on commence « easy, les winners » selon le prof -probablement prénommé Jean-Kévin ou approchant- par des crunchs. Pas le chocolat, Gourdasse. Il s'agit de ne relever que les épaules et le haut du buste, dans le but d'échauffer le muscle et de le préparer à l'effort. La brûlure que cela me causa rapidement -signe évident du non entraînement fervent de cette zone musculaire chez moi- suscita en moi une certaine inquiétude quant à la suite des évènements, puisque d'après le Bellâtre des tatamis, l'effort proprement dit n'avait pas commencé! Inquiétude justifiée, j'en eus la preuve par la suite... Les exercices s'enchaînèrent, chaque mouvement plus douloureux que le précédent, chaque position plus impossible à réaliser sans 180 ans de Yoga derrière moi ( Et on le sait bien, derrière moi ça fait belle lurette qu'il n'y a rien eu). Je décidai rapidement de passer en mode Shuffle pour la suite du calvaire. Pour les gens de la génération de ma grand mère ou qui ne saisissent pas l'implacable subtilité de ma métaphore, le mode Shuffle sur une platine laser par exemple, c'est la fonction qui fait que la tête ne lit que les premières secondes de chaque morceau, puis abbandonne et passe au suivant. C'est bon, vous avez saisi l'image? ne me remerciez pas, le Nikko n'est que désir d'aider face aux plus démunis intellectuellement.
-Euh message personnel: Là, Geoffroy, oui tu pourra m'en coller une parce que j'ai pris la grosse tête m'apercois-je en relisant.-
le paroxysme fut atteint quand le Patrick Juvet de mes deux, sur son podium Ikéa, nous annonça tout sourire qu'on allait terminer par une séance de chandelle.
-Je demande au lectorat cité plus haut au sujet de la croix de Saint André de cesser de s'agiter sur son plug électrifié, cela n'a rien a voir avec quelque cire fondue que ce soit. Mollo, les cuirettes!-
Une séance de chandelle donc? Je ne connaissais pas. J'ai vu. J'ai vite regretté: Le mouvement est le suivant: Allongé sur le dos, les jambes à la verticale on doit pousser les pointes vers le haut, décoller les fesses, le tout à la seule force des abdos du bas. A ce propos, ils commencent à me souler à parler de mes muscles comme d'une tour HLM. Je ne pensais pas une telle douleur possible. Ce connard je vais le dénoncer à Amnesty. Je capitulais pitoyablement au bout de 3 tentatives de lever, alors que Jeannine -plus de deux fois mon âge, rappelons le, les enchaînait, sourire et pattes d'oie au top de leur forme! Finalement je ne la trouvais plus sympathique du tout. Puis de toutes façons, j'ai PAS travaillé le Lundi de Pentecôte. Bien Fait!
Tu auras sans doutes noté ceci, Lecteur Fidèle, dans « Abdos Fessiers », il y a fessiers. Groupe musculaire que nous nous proposions d'attaquer à présent. Je crois qu'à cette minute ma gratitude n'eut d'égale que la crampe qui me paralysait l'abdomen de l'aine aux pectoraux (J'ai même cru à un infarctus à un moment). J'ai regardé Jean-Kévin, mon sauveur, et il était beau. Puis je l'ai re-détesté au bout de 5 minutes. Parce que ça fait mal aussi. Et là, j'ai réalisé, triste lucidité, que c'est pas demain la veille que je pourrai arborer un cul de black. Et que mes rares partenaires actifs (Rares étant un qualificatif de partenaires. parce que même passifs, je ne croule pas sous la demande), devront continuer à se coltiner le tas de gelée qui me tient lieu de récepteur de leurs fougueux élans au cours de ces nuits torrides. C'est soulagé et raidi par des courbatures naissantes que je me dirigeai enfin vers les vestiaires, rêvant déjà de la moiteur du Hammam. SANS sucer, une fois m'a suffit. Et c'est sous la douche que la cruelle destinée, maîtresse perfide s'il en est, enfonça le clou de ma disgrâce. Mes quelques amis intimes (Quelques car je suis regardant, au sujet de mes amis intimes) pourront en attester, le cinéma est une de mes passions. Et parmi l'héritage culturel du 7ème art FrançÂÂÂÂais, se trouve un film de Gérard OURY, intitulé « Le Corniaud ». -Et arrêtez de beugler « Nikko blaireau », on a TOUS ri dessus quand on avait 10 ou 12 ans. Bref!
A un moment de ce film, De Funès se retrouve sous la douche, avec le corps qu'on lui connaît (A base de poils, de bras de mante religieuse et de mollets de criquet) à côté d'une montagne de muscles qui prend un malin plaisir à rouler des dorsaux face à un de Funès dépité. Eh bien c'est exactement la même chose qui m'arriva. Je savonnais mon bloc de douleur (Équivalent de corps dans le cas présent) quand entra dans les douches... une bombe atomique. il n'y a pas d'autres mots. Brun, peau mate, des yeux bleu acier, un corps parfait sans une once de gras, avec des biceps comme mes cuisses, mais proportionné, un cul digne d'être élevé au rang de 8ème merveille du monde, l'avant étant du même gabarit -Oui, dans le souci d'une narration la plus exacte possible, le Nikko se dévoue corps et âmes à son art, et si pour être précis, le Nikko doit reluquer, alors le Nikko reluque. Telle est ma croix-.
En bref, si son QI dépassait les 30, alors la vie était réellement injuste et Dieu n'existait pas.
Face à cet apollon des vestiaires, il ne me restait que deux solutions. Me liquéfier et discrètement m'échapper par la bonde de la douche, ou sortir, front bas et bourrelets au vent. N'est pas Amélie Poulain qui veut, j'optai donc pour la deuxième solution. Je retournai à mon casier, luttant contre une féroce envie de m'y pendre, puis me rhabillai, et quittais ce théâtre de mes souffrances.
Le point positif est que je pris conscience de l'existence de muscles que je ne soupçonnais même pas chez l'être humain normalement constitué, ce que je me targue d'être.
Le point négatif c'est que je n'en avais rien à branler.
En vous r'merciant, bonsoir! Où le Narrateur persiste à croire que le récit de ses vacances va interresser le quidam moyen
Voilà... rentré depuis environ une semaine, et ayant soigné dans le désordre Nostalgie (Pas la radio, nunuche), coups de soleil et Tourista (Ne JAMAIS boire l'eau locale); me voilà fin prêt, tel "Ma Mère l'Oie" à te conter mes péregrinations. Comme tu as pu le lire, gràce à un énorme concours de circonstance et un immense Ami Aimé, j'eus l'occasion d'aller baver sur les brésiliens.
Résumons pour les quelques rescapés que je n'ai pas soulé avec les détails de mon "Avant-Départ". Je compte parmi mes (rares) amis un membre de cette corporation éminemment respectable (et interressante, votre Serviteur en a fait l'expérience) qu'est celle du personnel aérien de notre beau pays. Et ledit Ami, Dieu l'ait en sa sainte garde, prit pitié de votre Pôvre Nikko et de sa sordide existence (Acte 2 Scène 3), rythmée par les rediffusions de "Derrick" ou de "Voisins - Voisines" (Oui, le Nikko peut être insomniaque). Donc dans l'une de nos rares (mais toujours agréables) conversations, au cours de laquelle on abordai le sujet de mes vacances, que je m'appretais a vivre avec force grasses mat' et rien d'autre à faire, il me lacha nonchalamment la phrase suivante: "Tiens, ben si j'ai un vol sympa, je t'emmène...". Heureux l'Homme qui peut, avec ces simples mots, ouvrir le monde au pauvre hère que je suis... Pour ma part, tout ce que je peux lâcher nonchalamment c'est "Passe le périph et viens t'enterrer dans la banlieur où je bosse, tu prendras un café à 2 Euros, je te passerai un 2ème chocolat en douce... " On a la rébellion qu'on peut, mais c'est pas avec ca que je vais re-baiser un jour moi, bref!!!
La proposition n'étant pas tombée dans l'oreille d'un sourd, sans même savoir ni Où, ni Quand; je commençais à tirer des plans sur la comète... Puis la confirmation est arrivée: "Fais tes valises, tu viens avec moi à Rio du 03 au 07 Mai..." Rio... Une fois passée la surprise, je commence à exploser d'une joie toute cybernétique, et à souler tout le monde avec mon exhubérance naturelle.... Et je commence à ronger mon frein. parce que mine de rien, il m'annonce ca le 13, 20 jours avant le départ... Pressé, j'annonce la nouvelle grandiose à tout mon entourage, qui partage ma joie chacun a sa façon: 1/ mes potes :" ouaaaah - trop bien - trop de chance - emmene moi - je te deteste... etc. " 2/ ma Mère/Grand Mère/Grand Tante :"Fais attention à toi, ne va pas dans les favelas, ne prends pas de cocaine, ne sors pas tes sous chez des pauvres c'est dangereux..." Chacun manifeste sa joie comme il l'entend, d'aucuns me voient bronzé, marque du string apparente, d'autres me voient de suite égorgé dans un fossé, detroussé pour quelques reals...
Puis, petit à petit, de question conne en question utile (Est ce que je dois activer ma visa pour l'international -Ca c'est l'utile- / est ce que je dois me faire des vaccins particuliers?-la c la conne- Ben oui gourdasse; puis apprends a faire du feu avec deux batons, ou a tanner des peaux de bêtes tant que tu y es... Mine de rien le racisme se faufile partout. J'ai honte.)Bref...La date de mes vacances arrive, puis très rapidement ensuite celle du départ...
Je retrouve mon bienfaiteur aérien à Gare du Nord (Au passage qu'est ce qu'il est sex dans son nouvel uniforme.... lol), et on file à Roissy. Décollage à 23.15. Quelques conseils de rigueur, comment me débrouiller au max pour etre surclassé, et il m'abbandonne pour aller au Briefing, sorte de réunion secrète où chacun se voit attribuer son poste. Et moi je me retrouve tout seul pour aller embarquer, comme un môme laché dans le néant, parce que j'ai peur de pas tout faire comme il faut et de le coller dans la merde... Le Nikko n'aime pas mettre ses amis en porte-à-faux. Après avoir désespéremment cherché des boîtes de haribo -J'entends tout de suite une clameur outragée s'élever dans les rangs de mes Amis Diététiquement Corrects... Non, rassurez vous amis Calori-Fascistes. C'était pour remercier l'équipage de l'accueil réservé. (Il ne sera pas dit que Nikko est un ingrat qui sirote son champagne en Business class en ignorant le manant qui le lui sert!!)- Je me présente à l'embarquement. Je passe le portique pieds nus et en tenant mon pantalon, Ceinture et Timberland oblige... Il faudra d'ailleurs m'expliquer pourquoi il n'y a qu'a Roissy que cela m'arrive, jamais dans les autres aéroports?. De prendre la honte de ma life devant tous mes compagnons de voyage (J'avais un jean large, donc je fis profiter tous mes suiveurs de mon boxer "Albator", ledit jean me glissant sur les hanches. Le Nikko est télévisuellement Nostalgique). Les douaniers de Paris Nord sont ils tous fous de mon corps?
Ceci dit, je ne la ramène pas des masses, même si je bouts interieurement, car si c'est pour les énerver et finir dans les bureaux, carrément a poil pour le coup, a me faire faire une fouille rectale au tabasco par Chewbacca, je n'en suis pas encore à ce point de manque sexuel.
Sur les conseils de mon Hotesse de l'Air préférée, je me présente le plus tard possible dans la salle d'embarquement, afin de mettre toutes les chances de mon coté, car 11 heures sur un strapentin, ou pire en classe éco, ca frise la torture. Après une légère appréhension de voir du coup l'avion décoller sans moi, et de me retrouver comme une conne avec mon paréo, avachi sur les sièges d'embarquement, je finis par tendre mon passeport, mon billet du bonheur, et mon plus beau sourire à l'hotesse de l'air au sol de l'embarquement, puis je rentre dans l'avion. Où je me presente, sage et poli, option "mouche-toi-le-nez-et-dis-bonjour-à-la-dame".
Et, comble du bonheur et des relations VIP AirFranciennes, je me retrouve conduit vers un fauteuil Business, tout inclinable, avec une chance d'etendre mes jambes sans déplacer les ovaires de la rombière de devant, celle qui a le môme qui beugle. Bref, le bonheur.... Je vois tout à coup ces 11 heures de vol à venir sous un angle tout différent. Une coupe de champagne, on m'explique comme a un enfant de 5 ans comment utiliser l'écran individuel pour regarder mon film (parce que forcément, au bout de 3 relevé-baissé du siège, deux allumages intempestifs de lumiere et une tablette amovible dans la gueule -interrupteur déclencheur très sensible-, la Chef de Cabine principale a pris votre Nikko en pitié et est venue lui montrer comment d'une sortir, et de deux faire marcher la boîte à images magique... Le blaireau de base, quoi!), et on décolle.
Alors, si vous avez un jour l'occasion de prendre l'avion avec Moi, vous saurez que je me prends régulièrement pour un Setter Irlandais ( ou tout autre représentant de la race canine pourvu qu'il soit noble, être comparé au corniaud lambda ne me plairait guère) dans une voiture; je me colle la truffe au hublot et je regarde les lumières s'éloigner lentement. un vrai môme je vous dit! Le vol se passe sans la moindre encombre, bien restauré, bien installé, j'en profite même pour dormir sans la moindre vergogne (et, Dieu m'entende sans ronflement), on atterrit enfin à Rio, 5.00 du Matin heure locale. C'est un Nikko ému qui met un pied sur le tarmac, réalisant que je suis non seulement sur un autre continent, mais aussi dans un autre hémisphère (le Nikko a des joies simples). On prend la navette pour se rendre à l'Hôtel, et entamer 3 jours de bonheur non stop. Ciel magnifique, soleil qui promet de l'être également, tout semble on ne peut plus idéal pour découvrir. Et soyons honnêtes, j'ai découvert... Parce que j'avais, comme sans doutes le quidam moyen, la vision d'un Rio coupe gorge, bondé d'enfants pauvres qui te courrent après pour un réal, et cette image d'Epinal ( -Non... de Rio! -Tais toi, connasse c'est une expression! -Ah Pardon!) est on ne peut plus loin de la réalité.
J'ai découvert un pays. Des gens. Un panorama. Cette ville est une véritable splendeur en elle même. Une sorte d'île de béton ( oui il y en a beaucoup quand même) au milieu de la jungle, mais qui a su intégrer la jungle dans son urbanisme. c'est une ville tellement verte... A Paris, c'est une boule de platane qui menace ton crane tondu et décoloré, eh bien là bas, c'est une noix de coco. L"exotisme, il n'y a que cela de vrai.
L'hôtel en lui même est magnifique, idéalement situé, entre Copacabana et Ipanéma, juste en face de la caserne militaire du coin (Et je peux vous assurer que le petit déjeuner en terrasse de ce palace, vue sur un lever de soleil derrière le pain de Sucre, ces plages desertes, et toute la caserne qui fait son footing torse nu, c'est autre chose que la terrasse de l'Open, et son panorama de greluches péroxydées, fond de commerce d'une rouquine chanteuse bien connue).
Une fois le petit déjeuner enfilé, direction la plage, où je suis mon Ami Stew (Pas Stewball le cheval blanc; Stewart, l'hôtesse de l'air). Il m'amène chez une plagiste où il a ses habitudes, prénommée Claudia, qui nous accueille d'un chaleureux "Bom Dia, todo bem?" Ce que mes quelques notions d'espagnol, et l'heure matinale m'entrainent à traduire comme "Bonjour, Yo les mecs ca farte, salut les aminches..." Ou toute autre formule de type amicalo-matinales. Elle nous accompagne ensuite vers notre spot, avec deux transats qui semblent avoir fait la guerre. Et c'est là, assis, les orteils enfouis dans le sable (sans seringue, pour une fois) que votre Nikko prit conscience de son bonheur. Avec un panorama magnifique: Le corcovado, la montagne où se trouve le fameux Christ Rédempteur de Rio, Leblon, tout Ipanema, un peu de Copacabana, le pain de Sucre, le ciel.... Le ciel, me demaderas tu, en levant un sourcil étonné? Mais le ciel ne peut décement pas rentrer dans le cadre de vue d'un coup d'oeil horizontal me diras tu. Et tu auras raison, en voici l'explication: Comme je te l'ai dit, Nos transats semblaient avoir vécu plusieurs conflits, et les locaux du coin avaient déjà du les avoir sous la main pour les coller sur le coin de la gueule à Pizarro quand il a débarqué (Le Nikko est cultivé, du moins il a regardé "Les cités d'Or"). Ils étaient en outre faits en métal, et s'il y a bien une chose que le métal n'aime pas, c'est un environnement marin, chargé en sel et en humidité. Et mon transat m'a fait savoir qu'il n'entendait pas subir plus longtemps cette invasion de corps de touristes gras et huilés, il décida noblement de se sacrifier pour la cause de ses semblables. j'étais assis sur le Ché Guevarra des transats. En clair, il a pété!Et là, la vision globale de la plage et de ses touristes s'en trouva grandement modifiée puisqu'elle se présentait désormais ainsi: Des têtes, des serveittes, des parasols, des têtes encore, un ou deux parasols, deux pieds qui s'agitaient frénétiquements qu dessus de la mélée, des têtes, des parasols. les deux pieds étant bien sur l'élément nouveau, et les miens tu l'auras deviné. Je crois à ce moment, avoir excellé dans mon imitation soit de la tortue sur sa carapace, ou de canard occupé à fouiller la vase de l'étang de son bec, cul et palmes en l'air. (Rappellez moi au passage de rayer de ma liste d'endroits a fort potentiel baisatoire l'ensemble du continent sud américain... Quand le vent vient dans le bon sens, il me semble les entendre rire encore....). Je me présentais ensuite, penaud, à Claudia, tenant respectueusement la dépouille de mon suppport metallo-textile, bredouillant des excuses dans un portugais approximatif (Oui, même en rajoutant à de l'espagnol du "tch" et du "çao" ici et là, ca faisait toujours pas brésilien pur souche). Elle me répondi poliment "Naos Problemas", ce qui pourrait se traduire par "T'en fais pas bogosse..." (Oui, je brode et je me flatte, mais c'est MON blog et je vous emmerde). mais je dois avouer que son regard rappellait plus à mes notions de psychologie une émotion de style "Putain, il m'a tout ruiné mon transat avec sa carcasse de baleine, le touriste de mes deux... Et en plus il parle portugais plus mal que ma grand mère aphasique....
Une journée où le Nikko ne s'humilie pas devant un public d'au moins 20 personnes est une journée ratée. Dans le désordre, je me suis aussi vautré dans les vagues sur les tibia d'une minette qui passait par là, les vagues étaient fortes; et je me suis perdu une ou deux fois dans les couloirs de l'Hôtel...
Mais hormis ces quelques cicatrices supplémentaires à mon amour propre dont on ne sait pas comment il tient encore, tout abimé comme il l'est, je garde un souvenir magique de ces vacances... Ca a réellement été une découverte, une expérience riche. Les gens sont d'une gentillesse, sourient de vous voir vous dépétrer dans une langue où vous ne comprenez rien, courir le matin sur Copacabana, au lieu de s'enfermer dans un sous sol à République, comme le soulignait mon compagnon de voyage, ça a quelque chose de magique. Admirer un coucher de soleil sur les hauteurs des montagnes jumelles au bout de Leblon (Voir la photo), voir les favelas accrochées sur le flanc de ces montagnes s'illuminer la nuit, c'est la tour eiffel qui scintille touts les soirs.... Une merveille.
Et sans parler de toutes ces bombes qui flanent sur la plage, dans un maillot qui irait à peine à un GI Joe, et qui respirent l'érotisme. Perpetuellement en semi erection, dans ce même maillot, allumeurs à souhait. Notons ici une nouvelle "Vérité Immuable": Après avoir assisté a des séances d'essayages sur la plage, je peux confirmer: "Le maillot de bain brésilien ne va que sur le cul brésilien"... Sur le tien il te fait ressembler à un salami sous vide. A la question que m'ont posé nombre d'amis solidaires de ma misère sexuelle, NON je n'ai pas consommé sur place. j'ai réussi à pas choper le Chardon à Paris, c pas pour l'attrapper avec quelqu'un a ki je ne pourrai pas dire "Merde, la capote a craqué, retire toi!" J'ai essayé "Merdaçao, la capotch elle a craquéçao, retire toitch'", mais je ne pense pas que j'aie réussi à me faire comprendre. Et puis il n'y a pas de pilulier Gucci pour transporter ma trithérapie... Je suis allergique au dégriffé!
Le dernier jour, on a quand même fait L'excursion touristique à ne pas rater, le Corcovado et son panorama à vous couper le souffle, au pied d'un Christ Majestueux, qui veille sur toute la baie de Botafogo, Copacabana à sa droite... Une merveille, une vision de rêve. Si là je n'ai pas vu l'Eden, je ne sais pas ou il peut se trouver....
En bref, le retour fut des plus douloureux, puisqu'il signifiait quitter un environnement à 30°, un océan à 20°, soleil, mangues et militaires à moitié nus, mieux que chez JNRC; pour se faire annoncer après 11 heures de vol que la température extérieure est de 6 degrés, le temps couvert, avec pommes enrichies en pesticides et concierges en petit gilet, merci d'avoir choisi AirFrance et bonne journée.
Quelqu'un a un Lexomil???
En vous r'merciant, bonsoir! Où le Narrateur s'exile.. Mais promet de ne pas oublier son fidèle lectorat
"Salou c Nikkoch"... Comme tu as sans doutes pu le lire si tu es un Ami MSN, ton Nikko va bientot quitter les cieux Parisiens pour des hospices.. (Euuh auspices, n'allons pas trop vite) plus ensoleillés, dirons nous... Ton Nikko part pour Rio de Janeiro Mardi Prochain. Et c'est le Sofitel Copacabana qui m'ouvre ses portes, s'il vous plait. Excusez du peu...
Le prochain Post que tu liras écrit de ma gracile mimine le sera sans doutes nochalamment allongé sur une serviette, sur Copacabana ou Ipanema, une Caïpirinha à la main.... Ahhhh le Soleil. Puisse celui qui se trouvera dans le ciel se déverser un peu dans mon coeur. (On prouve ici que le Nikko reste irrémédiablement attiré par le pathos le plus honteusement raccoleur qui puisse être.)
Je pars, Public, mais je t'en prie. Ne t'immole pas par le feu, car il ne sera pas dit que Nikko est un ingrat qui oublie ses ouailles.. (Ouuh vla que j'me prends pour Dieu la, on va arréter les Haribo.). Je n'en aurai que plus à te raconter.....
"Adeus Amigo Leitor. Deixo-te órfão apenas alguns dias. A cedo" Où le Narrateur prouve qu'il n'est que dévouement et compromis envers l'Être Aimé...
Une fois n'est pas coutume, Ami Lecteur, tu vas pénétrer dans ma Sphère Intime. Je parle bien sur de ma Sphère Intime au sens métaphorique du terme, mon Intimité Physique n'étant pas un moulin... (On se demande même des fois si elle n'est pas désaffectée, mais passons...). Comme le titre l'annonce si bien, il n'est pas rare que ton Nikko, cher Public, se plie en quatre (et vu ma souplesse de bigorneau, y a du taf !!) pour satisfaire tous les désirs de l'Être Aimé, quand Être Aimé il y a, et que mon carnet de bal (Ou de baise, soyons francs) n'est pas aussi vide que le cerveau du spectateur moyen de TF1, Coca Cola s'en assure.
Et c'est Vendredi soir, alors que je me baladais dans la Place Carrée de nuit (C'est magique, je vous le conseille) avec un ami québécois que je me souvenais de ce dévouement qui est mien, avec une pointe de nostalgie et un Iceberg de rancune.
Non, pas le québécois pour l'amour duquel j'ai traversé l'Océan Atlantique pour une St Valentin surprise en 2004 (La surprise a été pour moi, vu qu'il en a profité pour me présenter son mec... J'ai toujours eu beaucoup de chance, Moi !). Non, non, un autre québécois, mais là n'est pas la question (Bisous quand même Philippe). Donc, nous refaisions le monde assis sur la fontaine de ce merveilleux endroit, quand tout à coup a déboulé toute une procession de vélos, et ma connaissance sportivo-parisienne me permit d'apprendre au compatriote de Céline Dion qui me servait d'oreille ce soir là qu'il s'agissait de la « Nuit Rando Roller » qui se tenait tous les vendredi soir. Et comment le savais-je, moi qui comme tu l'as sans doutes lu, Public, fuis toute compagnie autre que celle de mon MP3 lorsque je pédale la nuit ? Eh bien je le sais parce que j'ai été trop bon (Trop bon, trop con, comme dit ma Grand-mère, puisse Dieu la laisser en MA sainte garde le plus longtemps possible, s'il veut une grand-mère, il y en a sûrement des méchantes qui n'attendent que lui. Pas touche à MA Mamie), trop bon, donc, et que je me suis mis en retrait pour satisfaire aux désirs de mon Cher et Tendre (Et chiant aussi, mon successeur peut en témoigner) de l'époque.
Car oui, sache le, Ami Lecteur, je ne fus pas toujours la boule d'aigreur et de cynisme solitaires (et adepte des plaisirs du même nom par dépit) que tu connais aujourd'hui. Je fis moi aussi partie de cette légendaire tribu qu'est celle des « Zom' mah-ryés », dont il est prouvée qu'elle existe, mais reste un cercle difficilement pénétrable (Toute allusion vaseuse sera très mal prise, le premier qui dit un mot, je l'émascule au coupe-ongles). -C'est la tribu des « Zom' mah-ryés Fid' El » qui, elle, reste un mythe, puisque je n'ai jusqu'à présent rencontré aucun de ses membres, même si de nombreux membres de la première ont tenté de se faire passer pour membres de la seconde. Bref, passons, l'aigreur m'égare.-
J'eus donc pendant une période un Cher et Tendre, et je dois confesser qu'il tenaît par moments plus du jeune chiot fou que de l'être humain de type homosexuel. J'ai testé pour vous: L'adoption de jeune enfant! J'avais par moments l'impression de vivre avec Pluto (Le chien de Mickey, pas la chanson de Björk, re-gourdasse!). Cette sympathique aparté disney-enne n'ayant d'autre but que de présenter ledit Cher et Tendre comme une sorte d'entité sans cesse en mouvement, plein d'énergie et toujours prompt à se dépenser, quelle que soit la façon.
Le jeune homme auquel je fais référence était également ce que l'on peut appeler un fan de Rollerblade, passion qu'il a une fois (et une seule, au vu de la violence de mon humiliation) tenté de me transmettre.
-Et arrete de te marrer comme une Baleine à ce souvenir, c'est vexant, à la fin!!!!-
Pardon pour cette messe (pas du tout) basse.
Il s'avère également qu'à l'époque, votre Nikko était esclave pour le Groupe ACCRO (Ca n'est pas une faute de frappe, je veux juste pas d'emmerdes pour diffamation. De plus je travaille toujours pour ledit groupe, mais je suis désormais Chef-esclave), et mes horaires tenaient plus du cauchemar que d'autre chose. Ils ne me permettaient en tout cas pas d'avoir une vie de couple saine et équilibrée. Le tableau est donc planté, vous avez en main tous les éléments pour comprendre la suite des évènements.
Un soir, Pluto me fit une crise de type "Ouais, j'en ai marre on fait jamais rien ensembles!!!!!". Il est vrai qu'à l'époque j'étais plus facilement rivé à un canapé qu'à un Dancefloor, ou même un simple bar.... Et ça avait failli me couter le jeune homme en question (Alors que le suivant m'a largué comme une merde entre autres parce que je sortais trop à son goût.. Va comprendre, Charles...!). ET c'est là qu'il me piégeat: "Ben écoute demain soir, y a la soirée Vélo-Roller, t'es nul à chier sur des rollers certes (Merci de cette pierre apportée à l'édifice de mon estime personnelle au passage), mais tu touches ta bille sur un vélo. Alors on y va..."
J'hésitais visiblement.
"Sinon c grève du cul!"
je n'hésitais plus!
-Le fonctionnement du Nikko est simple: trouvez la bonne clé et il devient un agneau frisé et obéissant...-
Je tentais vainement d'attendrir son coeur de pierre en invoquant le fait que le surlendemain je me levais aux aurores pour assurer mon devoir de salarié, mais rien n'y fit, il avait fait appel à mes hormones, dont on sait déjà qu'elles prennent facilement le dessus!
C'est ainsi que je me trouvais aux mains d'un sombre destin, pour faire moins dramatique, je ne la sentais pas cette soirée de merde.
Nous avions convenu que je passais le prendre à la sortie de son taf, à 21.00, place de l'Hôtel de Ville, lui Rollers aux pieds, moi vélo au cul, et que nous nous dirigerions alors vers la Place d'Italie, point de départ de ce rassemblement de tarés de l'asphalte! Or, Ami Lecteur (Et tu le sais déjà si tu es un Lecteur Ami), C'est à Neuilly que je crèche! Certes, c'est une banlieue calme et plutôt sécure (Mis à part un retraité en manque de Calcimat ici ou là, c'est assez calme niveau agressions), mais pour le sujet qui nous occupe ce soir, c'est une banlieue LOIN. Parce que bien sûr je ne prétends pas avoir la vivacité d'esprit du renard 24h/24, mais je me défends en déductions. Et là, la déduction s'imposait. Il y avait un Nikko et un vélo à Neuilly, et il fallait que ledit Vélo et ledit Nikko soient à Hôtel de Ville une demie heure plus tard. (Petit indice, la déduction est la suivante: Fatigué ou pas, le Nikko doit se magner le cul et pédaler grave sa race, parce que le métro avec un vélo c'est no way!).
Me voilà donc, enfourchant mon fidèle deux-roues, enfilant mon casque (De MP3, certes, mais casque quand même), et je démarre ensuite, enfilant les tours de roues les uns après les autres afin de retrouver mon Sportif et de partager un moment d'échange intense, du moins était-ce le but de la soirée.
Je confirme au passage que la traversée de la place de la porte Maillot en vélo, et encore plus celle du rond point de l'Etoile sont un laxatif à côté duquel la dragée FUCA ne vaut guère mieux qu'un dragibus!
J'arrive sur ces entrefaites sans plus d'encombrements place de l'Hotel de Ville, où le Candéloro du bitume nous faisait déjà son show; et l'on file place d'Italie pour le rencart de la soirée. Amuse toi en lisant, Ami: Mets en marche dans ta tête un petit compteur kilométrique et suis la progression du Nikko. Tu vas rire!
Nous arrivons donc là bas, où un nombre impressionnant de jeunes désoeuvrés patientait en attendant le départ. Il est dèjà 22.00, je me lève à 5.00 le lendemain. note ca dans ta tête. Je vois soudain s'approcher de moi un mec à brassard jaune fluo (ce qui me fait penser qu'il est soit membre de l'organisation, soit qu'il a un gout de chiottes pour se saper) qui m'approche.
Organisateur Mal Sapé: "Holà, Ami" (Véridique, ce n'est pas un effet de style)
Nikko: "Euh ouais euh salut!" (Pas méfiant et sociable que c'en est un bonheur. comme d'hab)
O: "C'est ta première fois"?
N: "Bah ouais, ca se voit tant que ca?"
O: (Ne relevant pas l'agression) "bon je t'explique le déroulement".
Ce qu'il fait, plan à l'appui. ne me demandez pas de vous répeter la conversation dans son intégralité, j'ai perdu tout contact avec le monde physique en voyant le plan de mon interlocuteur. J'ai cru au début qu'ils avaient une photocopieuse de mauvaise qualité qui avait par mégarde imprimé en noir foncé jusqu'à la plus petite ruelle sud-parisienne, mais que nenni. Je devais bien me rendre à l'évidence, j'avais sous les yeux le parcours. Impression que j'ai vu tout de suite confirmée par le nombre (Oui!! à deux chiffres!!!) écrit au bas du plan: 25!!!! Une fois évanoui le léger espoir qu'il puisse s'agir d'un numéro de page et non de la quantité kilometrique qui attendait mes quadriceps ce soir là, je ne revenais parmi le monde vivant que pour entendre mon bourreau ajouter d'un air suffisant "... petit parcours... on a fait léger ce soir!" Ah bon? parce que d'habitude faut le faire sur les mains en portant le vélo sur le dos, c'est ça?
Et il me quitte ensuite, me laissant au plus bas (du moins le croyais-je) en me lançant: "Bon, tu as le parcours des vélos, bonne soirée, Ami!" Vous vous souvenez le coup du renard et de sa vivacité? ben ca a refait tilt. D'une main leste et virile (Oui, je m'étais pas verni les ongles ce soir là) j'alpaguais le GO de mes deux.
"Euh, comment ça ... < >, le parcours des vélos?".
"Ben oui, qu'est ce que tu crois, on va pas rouler avec les Rollers ca serait beaucoup trop dangereux.. Allez, Tchüss!"
Le temps de me tourner, j'avais entendu un bruit de gravier, c'était mon Pluto qui avait filé dare dare de l'autre côté de la place devant mon regard meutrier. Et grand bien lui a pris, car je crois que j'aurais été capable de lui faire bouffer ses patins, les deux, et de garder une roue pour lui faire un cockring!
23.30, départ... Sommeil restant maximum: 5.30 heures.
Et c'est parti pour au moins deux heures aux dires de l'organisation de déambulation dans les rues parisiennes, par une température idéale, et je dois bien avouer que c'était magnifique. dur, mais magnifique. D'autant qu'une amie Toulousaine a eu à ce moment la bonne idée de me téléphoner, alors que j'étais dans un peloton d'environ 500 personnes, pile au milieu. Là pour le coup le renard s'était fait la malle parce que j'ai cherché dans ma poche droite, puis dans la gauche, mais pas intelligemment. Le cheminement logique aurait été "Pour la main droite: Départ guidon, aller simple poche, retour guidon, PUIS idem main gauche. Mais j'ai mélangé les étapes, puis me suis retrouvé a un moment les deux mains dans lmes deux poches, mais aucune sur le guidon... pas pratique. Je me suis vautré comme une bouse au milieu d'un public hilare et peu discret. Mais hormis ce petit divertissement pour mes partenaires de pédale, le parcours se termina sans plus d'encombre. Retour place d'italie, 25 kilomètres et 3 heures plus tard (Yavait eu des traînards, mais je n'en faisais pas partie... Respect!)
2.30, retour... Sommeil restant Maximum: 2.30
Et là en attendant le Jeune Homme, j'ai fait LA connerie! je me suis assis! A ne jamais faire, après un effort prolongé. Parce que à ce moment là, impossible de se relever. Et il fallait bien. Car il fallait encore rentrer... Et crois moi, Place d'Italie - Neuilly, à 3.00 du Mat', et avec déjà le même parcours + 25 Kms dans les pattes, ca frise l'appel à Amnesty International. Et surtout le maximum de volonté pour ne pas foutre à la Seine, ou sous un Bus de Nuit la raison principale de ma présence sur les routes à 3.30 au lieu d'être tranquillement couché dans mes draps ou dans mon copain (c'était lui, la raison), suivant l'humeur.
4.00 Arrivée à Neuilly... Sommeil maximum restant : 1.00
C'était sans compter une douche chaude, parce que ca sentait comme à Thoiry, là dedans faut l'avouer...
4.30 Fin de douche et enfin couché ... Sommeil restant 0.30
Et le tout pour entamer une journée de boulot de 12.00 continues.
Rapide calcul, je me suis bouffé 50 bornes en tout d'asphalte tout seul ( tout est relatif, avec 500 crétins beuglant "aleeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeez", mais aucune tête connue!) et une nuit blanche, le tout pour ramener un sourire sur la bouille de l'Être Aimé de l'Epoque.
Alors si CA c'est pas du dévouement, je ne sais pas ce qui en est...
En vous r'merciant bonsoir.
Ps: Si les (quelques) garcons qui ont partagé ma vie mes nuits mes rêves mon coeur peuvent éviter de briser le mythe d'un Nikko dévoué, amant modèle et parfait que je viens de construire ici; tout cela sous le seul pretexte qu'ils me connaissent vraiment, je les en remercie d'avance, et laisse couler le lait de la tendresse humaine sur leur sainte tête. J'aurais p'tet une chance de me remacquer un jour.
Ps2 (Comme la console) très ciblé: Il est minuit passé, nous sommes le 27 Avril. Et même si tu n'es pas dans ma vie, je pense à toi: Bon Anniversaire pour tes 26 ans. Je t'aimeMéa Culpa (Où le Narrateur étale sa culture Latine)Hola Ami Lecteur... Je fais une pause rapide dans ma vie pas trépidante de jeune (Ne revenons pas là dessus) homosexuel sans mec et sans fortune, et je le crie bien haut sur les toits neuillyssiens: MEA CULPA. On me l'a fait remarquer, je donne l'impression de te mépriser, et de t'estimer a peine digne de me lire mais certainement pas digne que je m'adresse directement à toi, en répondant à tes commentaires. il ne sera pas dit que Nikko méprise son prochain (Sauf si ledit Prochain est méprisable, l'echelle de mes critères pour en arriver à cet état de fait n'étant pas exhaustive). C'est donc à partir de ce jour que je répondrai.... Et si je suis bien luné ca sera même rétroactif!! Oui, sonnez trompettes, sacrifiez une jeune vierge (tres dur a trouver de nos jours), ou un nouveau né, ou un agneau, m'en fous sacrifiez même un pigeon ou une coiffeuse du Marais, mais célébrez, meeerde!!
En vous r'merciant Bonsoir!
Ps: Oserai-je avouer que la Connasse du marais aurait ma préférence? Où le Narrateur s'aperçoit que le langage des hormones et celui de la raison diffèrent notablement
"Putain de téstostérone...." Voilà une phrase que je me suis souvent répétée. En particulier au réveil, dans des appartements souvent inconnus (Et dans le tiers monde de l'ameublement... Ils ont pas Elle-Déco en banlieue). Avec à côté de moi la preuve physique que Darwin avait raison, l'homme descend bien du singe.
-- Petite pause. Laissons le temps aux quelques grenouilles du Marais qui se sont égarées par ici, et ont décidé de lire pour passer le temps, d'aller chercher un dictionnaire. Oui, Amie dinde, cherche bien. Il est sur ton étagère Pier-Import, entre ta biographie de Mylène et "Je réussis ma déco sans m'aveugler" par Mako-Coiffure... Ca y est? Tu sais désormais que Darwin n'est pas le nouveau groupe Indo-Trasho-Punk qui va faire groover ton body sur la piste de Feu le Queen? Boooon. Continuons.--
Comme je le disais plus haut, je me suis souvent demandé par quelle cruauté notre Créateur (Mais non, pas JPG, gourdasse.. L'Eternel) nous avait dotés, Nous représentants du genre Masculin, de deux fois moins de neurones que d'hormones? "Pourquoi l'Homme ne peut il plus réfléchir dès lors qu'il bande?". D'aucuns diront que c'est parce qu'il n'a pas assez de ses 5 ou 6 litres de sang pour irriguer les deux zones, je pense personnellement que la réponse est spirituelle, qu'elle remonte à l'Eden (Capwell... Désolé, je devais la faire, les plus vieux comprendront... Santa barbaraaaaaaaaa).
Adam, déjà digne représentant de l'espèce Mâle (c'est à dire déjà paralysé du neurone en présence d'une femelle) a laissé Eve croquer la pomme. Le con! L'Eternel, dans sa sainte fureur a répudié ladite morue, les condamnant elle et sa descendance à l'impureté menstruelle et à enfanter dans la douleur.
-- Nous prouvons ici au passage que le Tampax et la péridurale vont donc a l'encontre de la volonté Divine. Au bûcher!!!! --
Tout cela nous le savons car ainsi est-ce écrit dans le Grand Livre. Je ne parle pas du catalogue Habitat, Amie conne, mais de la Bible. Ce que le grand Livre a oublié de mentionner, en revanche, c'est qu'Adam, lui aussi, a reçu sa part de malédiction avant d'être expulsé (Et sans Charter à l'époque. Et le neuvième jour, Il créa Sarko)."Quant à toi, grand con, lui dît Dieu (Oui, Dieu pouvait parfois être grossier dans sa sainte colère. Nul être n'est parfait), puisque tu es incapable de résister au premier téton qui pointe, Toi et ta descendance serez condamnés à avoir le cerveau tout mou quand vous aurez le kiki tout dur. Maintenant va et quitte à jamais le Paradis. Et ferme bien la grille en sortant, le chien du voisin m'a encore bouffé 3 anges cette semaine. Si je le chope, ce Cerbère, crois moi, trois têtes ou pas ca va chier!!!!" Ainsi parla l'Eternel, et ainsi fût il.
Des lors, le QI de l'homme fut inversement proportionnel à son degré d'excitation. Et je suis au regret de devoir admettre que j'en ai moi même fait la douloureuse expérience: Outre donc ces ces réveils en des lieux inconnus, près de corps à peine humain alors que la veille, ils semblaient magnifiques (l'alcool est la manne du moche. Il lui permet de baiser.), dans ces moments où le regret est vif et le sphincter douloureux, j'eus l'occasion de vérifier par moi même le vieil adage. Et je n'en suis point fier. Comme je l'ai mentionné dans un précédent Post (Et là, le lecteur fidèle peut mesurer sa chance car il n'a pas à rechercher l'article référencé), en des temps lointains, je me suis mis au sport. Assidument. La proximité de certaines gravures de mode aux muscles saillants par l'effort a sans doutes participé à cette assiduité, mais le fait est là. Et je prenais plaisir à ces longues séances d'effort, autant qu'aux moments de détente qui les suivaient dans les saunas, hammam et autres jacuzzi. Et n'y vois là aucun sous entendu grivois, Cher Lecteur. Je ne prétends certes pas que j'étais blanc et pur comme l'agneau nouveau né, mais il me restait, à l'époque, quelques vestiges de la morale inculquée en même temps que l'amour de ma Mère, la Sainte femme (A l'époque dis-je, car je ne suis maintenant que Stupre et Luxure).
Un jour, donc, je me présentai à mon club, demande de réabonnement et chèque de 550 Euros dûment signés en main, et m'adressai à l'accueil. Une improbable Pamela Anderson siègeait là, royale et siliconée, plus cramée qu'un steack Mac Do. "Hola, Amie Pétasse. Je viens ici transpirer et renouveller mon inscription. Aussi sois assez urbaine pour me passer une serviette et m'établir ma nouvelle carte". Ainsi m'adressai-je à ladite employée au regard bovin. Je tendai mon enveloppe, récupérai ma serviette, et lachai un royal "Merci, Morue". (Le prophète a dit: "Sois toujours poli avec le petit personnel. Il a beau t'être inférieur, il n'en demeure pas moins humain." Le prophète est miséricordieux.) Confiant quant au suivi de ma demande, je partis donc suer quelques heures, afin d'éloigner ma silouhette toujours un peu plus du modèle Carlos, et la rapprocher du modèle Brad Pitt.
Puis ensuite, goutant un repos bien mérité, je me posai paresseusement sur un banc de carrelage, suant sous la vapeur bienfaitrice du hammam. Et je restai, tronant ainsi au milieu de vieilles cellules de peau morte appartenant a de nombreux papys sportifs, aspirant à une détente musculaire proche de la béatitude. Une serviette nonchalamment posée en travers de ma personne, dissimulant au regards extérieurs ce que la décence et Môman m'ont interdit d'utiliser à d'autres fins que la procréation ou la miction. --Reprends ton dictionnaire et fous nous la paix connasse!!-- sous peine de devenir sourd.
Quand soudain (Oui, j'essaie par ce moyen a peine honnête d'induire ici une dimension dramatique complètement injustifiée. C'est MON blog, je fais ce que je veux et je t'emmerde!!). Quand soudain, donc, surgit de la vapeur un jeune homme, la trentaine, pas trop mal fait de sa personne, qui vient s'asseoir à coté. Moi, adossé au mur, l'air blasé et ennuyé, avec le regard un rien méprisant qu'affichent les mannequins D&G (Mais avec le corps de Père Dodu, rappellons le), je le détaille paresseusement. Donc, un joli trentenaire, pas trop mal foutu, torse pas mal dessiné, plaquette de chocolat apparente (Là, je confesse honteusement un soupçon de jalousie, moi qui n'ai de chocolat que la mousse, derrière le nombril). Puis, continuant mon inspection, je m'aperçois que chez lui, la décence et Môman n'ont pas du crier trop fort, car coté appareil uro-génital, c'était journée "portes ouvertes", si j'ose dire dire. Quelque peu troublé (Si!Si!, je fus farouche, naguère), je revenais donc dard.. Euuh pardon dare-dare vers son visage. Pour y trouver un regard lubrique du style "Vas y! tu kiffes, hein!!" Un rapide mouvement de tête de sa part vers le bas m'engageant à reporter mon attention vers des zones sub-abdominales, j'obtempérais, pas contrariant. "Ne décourage jamais une bonne volonté", m'a appris Môman. Je m'apercus à ce moment que l'objet de son attention ( et de la mienne, avouons le) avait vu sa posture et ses dimensions grandement modifiées. Ledit objet était à présent fier et dressé, tel Lazare (Le saint, pas la gare) lorsque Christ Roi le ressuscita, lui ordonnant de se lever et de marcher.
Certes, votre Nikko ne rivalise pas de laideur avec Freddy Krueger, ou avec la recrue Castaldi, mais il n'avait jamais été habitué à susciter un tel intêret chez un être de type non-grabataire, ou non-canin (Car oui, quand j'étais enfant, Slouk, le lévrier des voisins semblait éprouver pour ma petite personne un intéret dépassant largement les limites autorisées par le code de la décence Canine).C'est donc surpris et flatté que je me prenais à fixer l'organe reproducteur de mon voisin de vapeur. Et c'est à cet instant précis que je me mis à maudire Adam, la pomme et la conne qui la croqua. Car dès lors, ma capacité d'analyse et de réflexion observa une courbe descendante qui l'amena aux profondeurs abyssales du QI de Loana, tandis que, faut il le préciser, un puissant afflux sanguin me dotait d'un atout sans cesse grandissant. C'est dans cet état second que je tendai la main, oui je le dis avec honte devant ta mine effarée, Ami Lecteur: je perdai tout sens commun et laissai agir mon Mr Hyde intérieur, aussi vautré dans la Luxure que rongé par le Vice. Et cela n'est rien, sache le, car nous allons descendre dans des bas-fonds plus sordides encore. Je fis à ce moment une découverte tactile: Mon voisin s'était il fait un jour sucer par un castor, ou était il de confession juive, toujours est il qu'il en manquait un bout. Et pardonne mon inculture sexuello-religieuse, moi, le prépuce, c'est comme les petites roues du vélo quand j'étais bambin, je ne sais pas faire sans. J'ai peur de faire mal, ce qui avouons le n'est pas le but de la manoeuvre. Je décidai donc de changer de tactique. Il est en ce bas monde deux vérités immuables, sache le Ô toi qui lit ma prose: "Entre le béton et la Princesse, c'est le Béton qui gagne" et "Nikko a de multiples talents oraux". N'ayant ni Lady ni 13e pilier sous la main, je m'employai à prouver la deuxième affirmation. Ainsi me penchai-je concentré dans la tâche. Après quelques minutes de ce traitement, l'heureux bénéficiare était tout prêt à proclamer de toutes les fibres de son être la véracité de l'affirmation sus-mentionnée, quand un soupir excédé se fit entendre. Et ce fut là le hic.
Je n'en doute pas, Sagace Compagnon, tu auras réfléchi aussi vite que moi: JE ne pouvais certes pas pousser ledit soupir, toute sortie d'air par la face nord de ma personne étant rendue impossible pour cause d'obstruction momentanée, et mon partenaire de jeux était, lui, trop occupé à gémir (Ehh oui. j'ai du talent, telle est ma croix!), par conséquent IL ne pouvait pas non plus pousser de soupir, en tous cas pas excédé. Alors je repose la question, QUI a bien pu soupirer. La réponse nous apparut, surgissant de la brume et du fond du hammam que nous avions omis de sonder, drapé dans une dignité outragée et une serviette Mickey. Et sortit, l'air furieux. "Las, me dis-je, encore un frustré". Et je m'apprétais à redonner du coeur à l'ouvrage quand mon cobaye fellatoire m'interrompis de ces mots: "Deux secondes, je sors, fais trop chaud..." Je le suivais, toujours pas contrariant, et c'est là que nous comprîmes que les choses risquaient de se compliquer. Car là, devant nous, se trouvait la serviette Mickey en grande conversation avec un homme dont le T Shirt portait la mention "STAFF". La conversation semblait animée, Mr Mickey nous montrant à grands gestes, semblant dire "Tiens voilà mes vieux copains", ce qu'une absence flagrante de sourire et un regard toujours outragé démentaient formellement. Eussions nous été dans une production Falcon, le maître nageur nous aurait rejoints pour un trio endiablé (Ou dans un Cazzo on aurait violé tous les 3 le Mickey), mais hélas nous étions dans la Vraie Vie et l'employé se contenta de hocher la tête et de quitter l'espace détente. et notre collabo de la vapeur, satisfait, de retourner transpirer, nous gratifiant au passage d'un sourire où l'on pouvait déceler une envie manifeste de brûler tous les sodomites de la terre... (Papa?)
S'en suivit un conseil de guerre à deux, devant les casiers des vestiaires, car bien sur nous avions interrompu là nos ébats. Le Nikko est certes fier et brave, mais il sait s'effacer quand la bienséance l'exige. Question d'éducation. Là, je compris que tout homme cache en lui un faon apeuré, et que c'était le faon de mon partenaire que j'avais devant moi à ce moment, tentant péniblement de rentrer un membre plus du tout turgescent dans un boxer carrefour (Même pas du CK soldé, pauvresse!!!). Plus de beau male viril et ténébreux, j'avais devant moi un prépubère péteux qu'on aurait dit convoqué chez le principal du collège.
-"Ouais, mais tu te rends compte, si ca se sait, moi j'ai mon copain qui est inscrit ici". (Chose que je ne savais pas. Meme ma dépravation a des limites!!) Alors là, si je peux me permettre, c'est TA merde. T'es gentil, j'avais dans l'idée de te préter mon cul, pas mon épaule. Si tu veux pleurnicher t'appelles Macha. T'es grand, et puisque apparemment tu as décidé de déconner, tu assumes.Il passa ensuite par la colère: "Ouais, c'est de l'homophobie, on va appeller Act Up!!".. C'est çaaaaa. T'auras l'air malin avec deux pédés allongés par terre entre les steppers, pendant que le reste du groupe va asperger quelques blondasses ménopausées de mercurochrome. Sois sérieux deux secondes, on n'est pas a Univers Gym. Il y a des endroits pour ça. On a joué, on a perdu, Basta.
A ma décharge, cette apparente assurance dans le propos et ce calme olympien qui étaient les miens me venaient du fait que j'étais persuadé que nous aurions droit tout au plus à une sévère remontée de bretelles, voire à une correction (L'éducation anglaise, mon fantasme!!!), mais que la vindicte "ClubMedGym"-ale s'arrêterait là. Que nenni. Arrivés devant l'accueil, penauds et bien décidés à bêler un "Méa Culpa, je le referas pus!"devant Pamela, le maitre nageur et ce qui semblait être le patron de la salle, réunis tel le jury d'un tribunal de Prisunic, nous avons vus nos cartes cisaillées d'un geste rageur, puis un index péremptoire nous indiqua fermement la sortie. J'étais Black-Listé à vie. et tout ça parce qu'une conne a écouté un serpent et a croqué dans une golden au lieu d'attendre l'heure du déjeuner comme tout le monde (Tu dépasses les bornes des limites, Maurice).
Pardonnez moi mais je l'avais un peu mauvaise. Parce que bien sûr mon chèque ne me fut pas rendu. et que repartir allégé de 550 Euros pour deux heures de sport, en sachant que si je ne trouvais pas de solution de rechange urgemment, les kilos allaient accourir comme le naturel qui, rappellons le revient au galop quand on le chasse, eh bien ça énerve.
Mais Votre Serviteur n'étant que Résignation devant l'adversité, j'acceptai mon sort avec philosophie, et je bus jusqu'à la lie l'amère coupe de la Vie (Et tout ça sans gateaux apéro).
Que la crainte et le doute libèrent ton coeur, Noble Compagnon, j'ai à ce jour retrouvé une salle où je suis désormais beaucoup plus sage: Je vérifie que le Hammam est vide avant de sucer.
En vous r'merciant , Bonsoir!
Ps: Il n'est pas dans ma nature de me vanter, mais un rapide calcul me permet de réaliser que je ressors grandi de l'expèrience: A 550 Euros la demie-pipe, je suis la gagneuse la plus chère de tout paris..... Bar du Georges V, me voilà!!!!! Où le Narrateur, en manque d'inspiration extérieure se dévoile un peu plus.....
Dieu m'écartèle, nous v'la beaux.... Le vide. Pas un poil d'inspiration. Le syndrome du Post Blanc. Pas de sujet d'actualité brulant à pourfendre de la lance enflamée de ma vertu outragée... (Si! j'ai de la Vertu. Peu, certes, mais j'en ai). Même un sujet tiedasse, je n'ai pas les moyens d'être regardant. Pas non plus d'histoire perso humiliante à révéler. Ou alors trop humiliante, et vous comprendrez bien que je veuille garder une chance de me dé-célibatiser un jour. Rien. Que dalle. Ma tête est tellement vide qu'on pourrait presque y entendre la mer. A ce rythme là, je vais finir en terrasse à l'Open, à dire du mal des passants et à encenser la dernière bouse en galette de la Rouquine qui a un jour révé qu'on pourrait s'aimer.
Alors je me balade. J'arpente Paris et ses rues ensoleillées (Récemment). Ou je pédale (Le premier qui ajoute "Douce", je lui lave les dents avec le trottoir!!) dans ces mêmes rues, plus ensoleillées du tout pour le coup, car je pédale de nuit, Môa Madaaaaame. Et pas au Bois, comme pourraient dire certaines mauvaises langues. Et c'est le kiff! Très sincèrement, celui qui ne connaît pas l'ivresse de descendre les Champs Elysées à fond en vélo, à 3 heures du mat' avec Pluto dans les oreilles (La chanson de Björk, pas le chien de Mickey, gourdasse!!), celui la n'a jamais approché l'Eden. Car Oui, la belle Islandaise un rien déjantée se prête agréablement à la découverte nocturne des rues de l'ancienne Lutèce... Hein? Quoi? Ahhh oui, pardon. Je reprends: L'autre Eskimo hystéro qui te beugle dans les pavillons pendant que tu slalomes entre les Junkies et les SDF sur les quais de Seine à 2 plombes du mat' c'est trop de la balle... -Mille excuses, j'oublie toujours que je ne m'adresse pas encore aux vieilles badernes académiques du Goncourt-.
Et puis ces sorties ont une double utilité:
1/ Voir de la viande soule, ou poppers-isée suivant les quartiers vomir sur le trottoir son demi ou sa Smirnoff Ice (Toujours suivant les quartiers, suivez un peu!!)ne peut que raviver le mépris inné que je voue à nombre de mes contemporains. Mépris qui, il faut l'avouer, reste la source principale de mon inspiration. On voit mieux, de Haut...
2/ Ca me permet d'éliminer le plat de pâtes trop cuites malgré le sachet cuisson 3 minutes al-dente de Lustucru qui a constitué mon dîner de célibataire trentenaire pédé, sordide et pathétique devant DIALH (Où, soit dit en passant, le message automatique qui pointe du doigt le fait que NON, vraiment, personne ne me parle reste mon seul correspondant régulier... Venez, par pitié!! Je vous jure, en plus je suce bien!!)
Car sache le, Ami Lecteur qui commence à devenir Fan... (Oui, pour continuer à me lire malgré l'irrégularité de mes Posts et la vacuité pitoyable de celui ci, c'est que tu es Fan. Ou alors ta vie est encore plus merdique que la mienne et en ce cas je veux te rencontrer pour pouvoir me moquer.). Oui, Ami Lecteur, disais-je, l'une de mes plus grandes victoire sur la vie, qui rappelons le est une chienne (Envoyez les violons, Bordel!!!) reste celle que j'ai remporté sur mon Gras. On a l'arc de Triomphe que l'on peut, le mien est en rillettes.
Sache le, Public, Je fus Gras. non pas que je ne le soies pas encore un petit peu, le Léxomil ne m'a pas enlevé toute lucidité non plus, mais Dieu Merci il y a du mieux; Beaucoup même. Pour les amoureux des chiffres et du concret, j'étais jadis un habitué des étagères taille 48 chez Levis!!!! En taille française, cela va de soi. Ce qui était pour moi un jean taille basse, tu y logeais deux sans abri, à l'aise. J'ai été décoré par le samu social, Môa Madââââme. Et je vogue désormais dans les eaux du 40. (Désolé, Ami SDF... Je ne loge plus!). Ahh ça, gros ET pédé, on ne peut pas dire que j'avais choisi la section la plus facile dans la vie. C'est comme Coiffeuse ET Neurones. Ca va pas ensemble, dans l'inconscient collectif!
Certes je ne peux en vouloir à ma famille de m'avoir aimé, mais j'eusse préféré être couvert de bisous que de lasagnes. Car je viens d'une famille où l'on a élevé la bouffe au rang de témoignage d'affection. "Faut manger, tu n'as que la peau sur les os" me disait pas-encore-feue-et-Dieu-Merci ma Grand Mère. Alors de deux choses l'une, vénérable ancêtre: Soit j'avais la peau aussi épaisse que celle d'un morse (sans les poils, du moins pas encore, à 10 ans); soit j'avais des os de Mammouth. parce que perso, je trouvais déjà ma corpulence d'un diamètre plus qu'acceptable à l'échelle humaine. Mais que voulez vous... Les ragoûts divers et variés, et autres gâteaux ont eu raison de ma résistance. Car oui, en plus, la cuisine chez nous, c'est à la façon Maïté: Tu mets du gras, et tu construis autour.
Mais les torts sont partagés, rendons à César ce qui est à Mamie. enfin je me comprends: La résistance sus-mentionnée n'était pas acharnée. Parce quand même, Mamie, Maman, Tatie et le reste du gynécée familial sont des cordons bleus.
Puis vous savez ce que c'est: Ce sont toujours les enfants des autres qui sont des petits gros, jamais les notres. Nooon, les notres ils ont une forte ossature (tu vois je te le disais bien... - Finis ton Gratin, et ne parle pas la bouche pleine!! - Oui Mamie!); ou encore ils ont pas fini leur croissance. ils vont grandir et ca va s'estomper, faut manger à leur age. Après un rapide calcul, pour mon poids de l'époque, ma taille idéale aurait été de 2,78 mètres... Ca fait beaucoup, à 10 ans....
Bref je ne fus ramené à la triste réalité qu'à mon entrée au collège. Ahh ça, mes camarades de l'époque (qu'ils brulent en Enfer!!! -Tiens! si! je suis rancunier finalement. Je m'étonne Moi-Même) n'avaient pas le coeur aveuglé par l'amour grand-maternel. Je n'ai mis que 20 minutes à faire mien le surnom de "Bouboule". Et pour être tout à fait honnête je ne dus ces 20 minutes de répit qu'à mon retard lors du premier jour de classe... De 20 minutes. Et le collège étant un environnement plus cruel encore que le jury de la nouvelle star (A ce propos, Manoukian, quand on a ta gueule, on se permet pas de juger le physique des autres... -Oui, c'est bas, mais ca défoule, et je t'emmerde. Marianne, toi, par contre, je t'aime), j'ai gardé ce surnom des plus originaux jusqu'au lycée, où le quidam de sexe masculin moyen (C'est le quidam qui est moyen, pas le sexe) devient normalement plus intelligent. En tout cas il ne se branle plus sur la page culottes de "La Redoute", et en y réfléchissant c'est déjà un grand pas. Ce n'est qu'à mon entrée à l'école hotelière que c'est un peu revenu, mais cette fois ci le domaine ciblé avait changé: On me traitait de sale Pédé (Mais qui avait bien pu vendre la mèche, bordel!!!) depuis le 6ème étage, sans montrer sa tête, bien sur. On ne louera jamais assez le courage des anonymes. En y réfléchissant bien il devait quand même rester deux ou trois catalogues dans certaines chambres.
Je passe la seconde là, car je te vois t'assoupir, Ami lecteur:
C'est une fois arrivé à Bordeaux, où, ayant "du passé fait table rase", (J'ai l'habitude de trancher dans le vif. Coupe le bras si la main est infectée. telle est ma Devise.), j'ai fait connaissance de gens avec du neurone dedans. Et que j'ai visité ma première salle de sport. (Où je rencontrai Alex, l'amour de ma vie, enfin de 3 ans de ma vie.). Puis après, Paris, ou je me faisais littéralement lourder par le-dit Amour, pour en rencontrer un Autre qui signa un CDI auquel je mis fin après 2 ans et demi de bons et loyaux services.(Bisous mon Bastian). Pour regretter cette fin de contrat 15 Jours après, car comme tout pédé qui se respecte, je ne sais pas ce que je veux. Mais passons. Deux relations importantes, sincères et durables, ceci toujours en ayant le volume de Carole Frédéricks pour la taille à C Jérome... (Paix à leur Âme). Moi, je dis "Respect". Et c'est donc il y a deux ans que je décidais de me prendre en main (et en short) et que je me lancais bourrelets et âme au Club Med Gym. D'ou je me faisais black-lister à vie (Ca, je ne fai rien à moitié) peu après pour une incartade de type fellatoire sur sujet consentant en milieu vaporeux, mais ceci sera le sujet d'un autre post.
Ce qui est bizarre, c'est que 15 ans de moqueries, de saloperies et de T Shirt XXL n'ont rien provoqué, et qu'il a suffit d'une simple réflexion, pas le moins du monde méchante d'un ami pour que le déclic se fasse: Je ne sais pas si tu te rappelles, mais un jour, Fred, tu m'as lancé, comme ça l'air de rien, en bas des escalators UGC
"C'est con que tu aies quelques kilos en trop, tu serais bandant sinon".
C'est bizarre mais c'est là! A cet instant que j'ai mis en faillite les fabriquants de vétements grande taille. Que j'ai arrété de défiler pour Olida. Et pour avoir été ce detonateur (Et c'est la seule façon dont tu m'exploseras jamais, sois en sur!!), Merci Fred.
Je n'ai pas encore atteint le statut de Dieu Grec, mais au moins je ne suis plus Jabba le Hut.
Ceci dit, en y réfléchissant bien, je SUIS déjà taillé comme un Dieu. Mais comme Bacchus n'est pas mon objectif final, je préfère viser cette tarlouze d'Appolon comme but à atteindre.
Haut les coeurs et les haltères, le bout du pontage stomacal n'est plus très loin.
En vous r'merciant, bonsoir....
NB: Est il besoin d'attirer ton attention, Ami Lecteur, sur le fait que, aussi légerement traité qu'il le fut, ce sujet reste une blessure ouverte et un défaut dans ma cuirasse (Ouais, je fais dans le pathos, ouais!). Aussi, si par hasard ou sur rendez vous un jour on se croise, dans un café, ne t'avise pas de mettre le doigt sur cet aspect de ma personne (D'ailleurs, ne mets le doigt nulle part sur ma personne, attends au moins qu'on soit chez moi); sous peine de prendre ton verre de Coca dans la tronche et de me voir effectuer une des plus belles sorties "à la Dynastie" du siècle. Comme dit O-ren Ishii : "No subject will ever be taboo. Except of course the subject that was just under discussion." Elle a dit aussi "I collect your fucking head"... Mais nous n'en arriverons pas a ces extrémités.
Elle déchire, O-ren. Te retourne pas, je crois qu'on nous regarde!!!!!
Une fois n'est pas coutume, ami lecteur (Fidèle, apparemment... Merci), l'actualité ne me donne plus matière à déverser ma bile, et plutot que de revenir sur Bègles 2004, aka "Les larmes de Noël"; ce qui sentirait carrément le renfermé, prenons un sujet bien bien bien plus ancien (Putain je fais une mini déprime là... Ca fait si longtemps??? - Oui! - Salaud!), mais toujours d'actualité néanmoins: Le Coming Out.
Dans une rapide introduction nous allons survoler les différents conseils plus ou moins avinés ( car plus ou moins pendant des soirées) échangés sur ce sujet, conseils divers et variés que je m'acharnerai à démonter en vous narrant mon expérience personnelle, bien plus efficace vous ne pourrez qu'en convenir, puis nous finirons je ne sais pas comment parce que je ne vois pas jusque là.
Dooooonc. Comment dire à Papa-Moman que finalement ce colloc qui me suit depuis 8 ans, qui a la gentillesse de tout quitter pour revenir habiter avec moi a chaque fois que je déménage, que j'ai amené a tous les noels ( ben oui, le povre il a pus d'famille....)... ben c'est plus qu'un colloc. OUI, en clair il m'encule sauvagement le soir (Respire maman... Pose ce fusil, Papa!... Débande, frérot!!!!!). En tous cas on s'accorde tous sur une chose. Hé, Les Parents: " OUI c'est important que vous sachiez. Pour nous. Pourquoi? J'sais pas, p't'être parce qu'on vous aime. Que vous êtes importants pour nous. Et pas seulement pour voir se retourner vos faux cils, ou vos estomacs, bande de truffes!!!"
Mais aussi important cela soit il , ne perdez pas de vue que c'est aussi , et de loin, une des épreuves les plus flippantes dans la vie d'un jeune homo (ça et essayer le queen sans être sous ecsta), L'annonce faîte à Maman! Qui se chargera d'en parler à Papa. Qui, après son infarctus vous dira, les larmes (de dépit, ne vous y trompez pas) aux yeux, "c'est pas grave si t'es une fiotte". Et sérieusement, c'est pas facile de prendre son courage à deux mains pour le faire....
Il y aura toujours une copine de collège pour vous dire "Mais attends de quoi tu as peur, c'est quand même tes "Rents-pa", ils vont pas te renier... (Oui, les copines de collège sont souvent branchées et connes, car elles parlent verlan, et croient que les liens familiaux garantissent contre l'obscurantisme). Ou un prêtre, vers qui vous vous êtes tournés rongés par l'angoisse, qui vous a répondu "Mon fils n'ajoute pas au fardeau de ta famille en parlant des égarements de la jeunesse qui ne sauraient durer!... et ouvre plus grand, là tu mets les dents et ça fait mal..."
Plus sérieusement "Parles... C'est important!" ou "Parles pas, c'est dangereux!!", 1/ C'est facile à dire, 2/ Personne ne peut décider pour vous quoi faire.
Ou alors, il y a la troisième issue, celle expérimentée par votre Serviteur: La surprise.
Oui, car pour Môa, pas de stress de "Comment-ils-vont-réagir", pas de "Comment l'annoncer?? Avec Humour?: -Attention, Il y a un intrus: Virilité, Héterosexualité, Plein d'enfants, Johnny Halliday, Môa! - ; En relativisant?? : -Tusais ca pourrait être pire.. Je pourrais être Noir-; Alarmant: -Et en plus je veux me faire plomber avant Noël... Tu me passes le sel?-".
Que nenni, point de tout ca. Juste une clé oubliée de tourner. Je sens d'ici que les plus vifs d'entre vous ont déjà saisi le gros de ce qui va suivre, mais je vais néanmoins développer pour les blonds.
Plantons le décor: Moi, 18 ans (beau comme un enfant, fort comme un homme; comme dit la blonde qui louche), et OUI il y avait dèjà le cinéma parlant. Et je vous emmerde!!!!!
Donc, reprenons.... 18 ans, mon premier mec (Oui, avec 20 kilos de plus, j'avais pas exactement le carnet de bal de Britney Spears....), et Bonheur des Bonheurs, Moman avait un Dîner chez des copines de taff... La maison pour moi seul (Oui, Papa n'était dèjà plus dans le décor depuis 7 ans...). Soirèe sympa entre potes, on devait être une quinzaine, un ciné ("Deux garçons une fille, 3 possibilités..."), et puis vers 23.00 chacun rentre chez soi, Moi avec Pierre.
- Rapide Flash back: Pierre est un mec qui kiffait grave sur mon meilleur pote de l'époque, une vraie bombe ( le pote pas Pierre), et avec qui je suis sorti (Pierre, pas le pote). L'autre s'est dit que puisqu'il connaissait deux pédés, autant réunir les destinées conjointes, et il aurait peut être la paix! -
Donc après un trajet en scooter aussi frigorifique que romantique ( Nous collés serrés pour que je me vautre pas comme une merde, nos casques se heurtant au rythme des nids de poule.... ). Une fois arrivés, le tour du propriétaire (Je parle de l'appart là. Ne soyons pas insultants...) s'est limité à la chambre d'amis, au rez-de-chaussée. Deux lits jumeaux, ramenés en "Lit à l'italienne", c'est à dire en un seul lit, côte à côte. 180 X 200, un vrai terrain de foot pour le cul. Je ne vous fais pas de dessin je pense que ça n'est pas la peine... Et puis il y a d'autres sites pour ça... Nan mais.
Le fait est que vers 3.00 du Mat, nous en étions à la "Je sais plus combien-tième" mi-temps (Oui, en ce temps là, nous étions pleins de foutre et d'hormones, comme disait le poète...), quand j'ai entendu un léger bruit, celui de la porte d'entrée de la maison. La Reine Mère est de retour, pensai-je. Avec raison.
Pour la petite histoire, la demeure familiale s'organisait ainsi: Une entrée qui donnait sur la salle à manger, dans laquelle une porte ouvrait sur un petit couloir de deux mètres, lui même donnant sur la chambre d'amis sus-mentionnée, avec encore une porte. Un peu comme un sas.
Bref, Bruit de la porte d'entrée = No problem, Maman rentre, elle a du s'amuser, grand bien lui fasse pour une fois, c'etait pas si souvent a l'epoque (La boheeeeeeeeeeme... lalaaaaaaaaaaalaaaaa...).
Mais par contre, bruit de la première porte du sas = Alarme générale, parce qu'il ne faut pas oublier qu'elle n'est alors plus qu'à deux mètres de la chair de sa chair, la lumière de ses vieux jours en train de se faire royalement enculer en y prenant plaisir!!!!!!. Au vu de la quantité de sang qui, dans mon corps, était dans l'incapacité d'irriguer mon cerveau, pour cause de situation bio-géographique très éloignée, je me suis très agréablement surpris: L'instinct a parlé, j'ai agi sans réfléchir, projeté Pierre de l'autre côté de la pièce, Il a eu juste le temps d'atterrir, tel le goeland de "Bernard et Bianca", que la Mater Dolorosa faisait une entrée.... fatiguée.
Picture: Elle, dans un couloir éclairé, ouvre une pièce dans le noir (Oui, à l'époque je ne savais pas encore que je préférais faire ça la lumière allumée... Je suis pervers, et je vous emmerde. lol). Par un principe de Physique énergétique bien connu, elle n'a pu voir que ce que lui offrait le cone de lumiére émanant du couloir, et dèjà ce putain de cone m'a retiré la majeure partie de ma dignité. Si un jour quelqu'un d'autre a expérimenté le fait de se retouver nu, assis jambes croisées, genoux ramenés sur la poitrine pour cacher ce que Moman n'a a priori plus vu depuis qu'on a 7 ans (Et en tous cas pas dans cet état là....), je le serre sur mon coeur et laisse couler le lait de la tendresse humaine sur sa pauvre âme.
S'en est suivi une conversation d'une platitude affligeante qui n'a pas mis en valeur l'habituelle vivacité de mon esprit:
Maman: "Tiens tu es là?"
Moi: "Oui!" (Tétanisé)
Maman: "Ahh. Ben bonne nuit"
Moi: "Oui!" (Toujours tétanisé)
Il va sans dire que la quasi totalité de mon sang avait quitté sa position de la minute précédente, sans le moindre espoir d'y revenir, afin de me redonner l'apparence flatteuse que j'avais... Si le Poppers est un formidable Vaso-dilatateur, je puis vous assurer que l'entrée inoportune d'une mère pendant une partie de jambes en l'air digne des plus grands Falcon est un vaso-constricteur encore plus formidable.
Bien incapables de reprendre là ou nous en étions, nous nous couchâmes, moi pleurant une dignitée enfouie plus profondément que Lady Di dans le 13e pilier, er Pierre pansant une gueule grave écorchée..(ben oui, c'était du crépi, sur les murs...).
Fin de nuit plutot angoissée, avec sommeil très troublé s'il en fût.
Ce qui me réveillat fut le bruit des bols posés (encastrés, devrais-je dire) sur la table du petit déjeuner. Et le bruit en question laissait entrevoir que la Génitrice n'était pas dans les meilleures dispositions qui soient à l'encontre de Nikko.
J'opère une sortie timide (et prudente), et fait face aux foudres maternelles, palissant sous un regard qui aurait pétrifié Mike TYSON sur place... (Bah ouais, c'est po un pédé, ma Reum!!!). Puis vint le temps de la "discussion". Si tant est que l'on puisse appeller cela une discussion.
Maman: "Il y a quelqu'un, là dedans?" Avec un mouvement de tête à s'en faire péter les cervicales vers la porte...
Moi: "Ben oui, il y a quelqu'un, j'ai ma chambre à l'étage, je dors rarement seul dans la chambre d'amis..." - car oui, j'avais ma chambre à l'étage, mais mon lit c'était une mezzanine... Pas très ergonomique pour les galipettes -
Et là, ma mère a eu une phrase que j'ai mis longtemps à lui pardonner, peut être voulant se rassurer une ultime fois, peut être se réfugiant dans le denni tant que cela était possible, bref elle ne m'a pas aidé...
Maman: "Tu peux lui dire de sortir, à ta copine, je ne vais pas la bouffer..."
Moi, stoïque et dépité, mais quand faut y aller faut y aller: "Pierre, tu peux sortir".
Apparition dans le cadre de quelque chose qui n'avait plus d'être humain de sexe masculin que le nom, plus proche de la larve agonisante que du jeune homme fier et altier qui m'avait plu, Pierre...
Qui n'a pas demandé son reste, n'est pas resté pour le café (Oui chez les Leclerc on est civilisés! on n'étripe jamais personne à jeun. Question de principes...).
J'ai appris plus tard la raison de ce ratatinement soudain, Pierre était en fait le fils d'une des collègues de travail de ma Mère... Bah quand je fais dans le sensationnel, j'y vais pasà moitié, moi....
Tout ceci pour dire que, non je n'ai pas eu à stresser de "comment je vais le dire", la vie l'a décidé pour moi. Je rassure le lecteur dévasté par le suspense, Maman s'est très bien faîte à l'idée de ne pas avoir de belle fille (Ben oui, ma soeur n'a pas eu le bon gout d'être lesbienne! non mais je vous jure), et vit depuis dans une parfaite sérénité retrouvée, n'ayant gardé de cet épisode qu'un bête réflexe consistant a vouloir écraser tout scooter qui a le malheure de croiser la route de son AX.
J'ose espèrer ne pas vous avoir trop déroutés par ce changement d'orientation dans mon blog, mais encore une fois l'actualité ne me donne pas matière à villipender le quidam moyen, alors je fais avec ce que j'ai: Ma misérable existence personnelle.
J'espère être toujours un plaisir à lire, pour ceux qui commencent à me réclammer de nouveaux articles. A très bientôt dans "Comment rendre les gens accros à sa plume"... -Comment j'me la pète!!!!!-.
Plus sérieusement merci a vous tous de me lire, et de me réclamer la suite, ca fait chaud au coeur. MAIS LAISSEZ DES COMMENTAIRES BORDEL!!!!!!!!!!!!
Plus de 600 lecteurs, et 15 malheureux commentaires. Venant de potes pour la plupart (Potes que je remercie au passage, je ne vous oublierai pas quand je serai célèbre!!)
En vous r'merciant bonsoir...
Ps: Dans un souci de rapprocher les communautés, voici un petit résumé de l'histoire ci dessus accessible aux jeunes de banlieue:
"Attends, Man.... J'étais en train de me faire mettre grave la misère dans mon boule par mon keum de l'époque, quand ma daronne elle est rentrée, et elle m'a pécho en flag!!!! Graaaaaaaaave, j'sais pas si t'imagines le dawa dans la turne apres.... Comment k'elle a flippé, la vieille. Mais bon maintenant ca va elle me rekiffe bien sa race a nouveau!"
Aime ton prochain comme toi Même a dit le prophète... Mais planque ton Ipod quand même, on sait jamais.... Pour ne pas oublier.....
Bon ben voilà.. Hier soir, je me suis laissé alpaguer, je me suis retrouvé devant le début de "Un amour à taire", le DVD qui fait la Déco Universelle des vitrines du Marais en ce moment... Et rien que pour ça, n'ayons pas peur de le dire, j'étais plutôt dubitatif... Parce qu'à mon avis, du temps de "Pédale Douce", on devait bouffer du TIMSIT en grosse pouf vulgaire à tous les coins de rue. Enfin, bref, comme tout ce qui est à grands renforts de publicité, je me méfiais. Et puis comme il a dit le grand con avec des feuilles dans les cheveux, qui s'est fait buter par son fils, en longtemps avant UG... Euh JC pardon!! : "Veni, Vidi, Chiali!!!!" Enfin il a pas dit ça exactement comme ça, mais je prends des libertés avec l'histoire.
"Je suis venu, j'ai vu, j'ai chialu!!!" Parce que putain, mine de rien, qu'est ce que c'était bien fait, ce téléflim.... Un Jérémie RENIER impeccable, pas larmoyant, pas caricatural (Normal on n'était pas sur TF1).. Bref très bon (Et bandant, ce ki ne gache rien, mais ça c'est un avis perso); Nicolas GOB, bluffant en frère magouilleur, connement jaloux jusqu'à l'irréparable; Bruno TODESCHINI et Louise MONOT, respectivement l'Amant et la Protégée de RENIER, très "vrais" aussi; Michel JONASZ écoeurant en père collabo et trop aveuglé par ses idées répugnantes pour aimer ses fils tels kils sont (Tiens, on dirait le mien). Et bien sûr, notre Charlotte Nationale, Maternelle a souhaits.. En bref que du bonheur.
Enfin quand je dis du bonheur, je parle de la qualité! parce que l'histoire, pardon!!!! Nan, mais "Love Story", à côté, c'est "Les Bronzés" j'suis sûr!. Le téléfilm n'est pas inutilement larmoyant, juste vrai, et c'est bien le plus grave, qu'on atteigne ce degré d'horreur, et que ca soit juste réaliste. Même pas enjolivé. Ca fait réellement réfléchir sur ce que les homos ont pu subir; car comme la plupart d'entre nous je savais que l'homosexualité était encore criminalisée jusqu'en 82, qu'on avait NOTRE étoile jaune à nous, et je savais vaguement qu'on avait vaguement été persécutés aussi par les Nazis... Et la raison pour laquelle je ne savais cela que vaguement, ça n'est pas que je suis con (Quoique un peu quand même, mais ça n'est pas le propos) c'est surtout que la déportation des homosexuels c'est à peu près aussi médiatisé que le record de "la plus grande tartiflette de Haute savoie" sponsorisée par les Roblochons BEULET. Mis à part ARTE, je ne crois pas avoir vu ou entendu parler d'un reportage sur le sujet sur une autre chaîne. Et surtout pas sur TF1, ben non, faut les comprendre, ils dansaient pas sur de la techno et il n'y avait pas de drag queen, dans les trains. Alors forcément, la ménagère de moins de 50 ans y aurait perdu ses repères... Elle connaît que "Follement Gay" (M6)...
Enfin en clair, c'est quand même pas mal passé sous silence. Je n'ai même appris qu'hier que la déportation des Triangles Roses n'avait été reconnue qu'en 2001. Ca laisse comme un arrière gout amer à coté de l'ecsta, sur la langue. Et avant ils croyaient quoi? qu'on avait tous disparu pour fonder notre propre communauté, comme les pionniers,autour d'un Charles INGALLS péroxydé qui allait couper du bois en talons dans la campagne du Vercors?.
Ce qui fait doublement honte, en tout cas ça me l'a fait à moi, c'est que tu t'aperçois qu'il y en a eu des pourris, même sous la cocarde. Olivier SALADIN est répugnant en collabo suffisant, et malheureusement sans doutes très fidèle à la réalité, aussi veule que possible. Et puis aussi la froideur des verdâtres dans la cruauté. L'épisode du lance flammes était quand même assez insoutenable, et pas uniquement parce que la jute (Toile de.... bande d'obsédés) c'était déjà démodé à l'époque.
Ca m'amène tout simplement à avoir une pensée pour tous ceux qui ont subi ça. Et juste pour balancer un petit coup de gueule: "Ô toi, amie jeune dinde décolorée, décérebrée, réflechis y a deux fois avant de mépriser ouvertement le "plus-que-quarantenaire-mais-pas-riche-ce-qui-excuserait" qui ose poser sa cataracte sur le corps que la nature, le sport et l'anorexie t'ont forgé. Réfléchis y car c'est peut être un peu grace à lui, et sinon de lui c'est donc son frère ( Ouaaaaaaah la culture); grace à lui donc, que tu peux exhiber ton string Calvin Klein sur un taille basse en boîte. C'est peut être grace à ses combats que tu as le droit de te déchirer les neurones au Nitrite de Propyle (C'est le nom chimique du Poppers, pauv' truffe - Merci Ethan, spécialiste de la chose, car vendeur. Mais pas consomateur!!!). Alors un peu de respect. De reconnaissance. Sois poli, si t'es pas joli!
Et aussi une petite pensée pour le gros borgne et tous les Pierre VANNESTE de France (Coucou, Papa!) : Je suis pas forcément le plus grand des revanchards, mais p'tet qu'un jour, si c'est nous ki vous ecrasons la gueule sur le bitume sous nos talons pointure 43 ou sous nos Caterpillar (tm), ca vous remettrait les idées en place.
Et en plus c'est même pas Mylène FARMER qui chantait le générique, hier soir. Irréprochable jusuq'au bout, je vous dis.
En vous r'merciant, bonsoir! Moi et ma grande gueule... Mais j'ai pas envie de changer...
Ca y est. Je m'en suis fait un... (Mais non, pas un mec, banane... ça se saurait!!). Non un de ces blaireaux de "Recruteurs" pour donneurs volontaires de leur précieuse hémoglobine... "Soyez solidaires, venez sauver des vies!" Viens là deux secondes, avec ta blouse Kiabi, toi... On va en parler, de solidarité!!
Mais pauvre crétin, je ne demande que ça, moi, de sauver des vies, mais seulement voila, j'ai pas le droit. Putain, il a pas été déçu du voyage lui. Il a pris pour tous ses collègues.
Ces espèces de sales cons tout juste bons a obéir à des ordres crétins, parce que si vraiment ils manquent à ce point du précieux liquide rouge, pourquoi se couper d'une part importante de la population. Et je ne parle pas seulement de "Nous", Pauvres Homosexuels Brimés, (Oui, aussi étonnant que ça puisse paraître, je ne suis pas mégalo à ce point), non parce qu'il faut savoir qu'ils refusent aussi les personnes au delà d'un certain age (55 ou 60 ans je crois), les infirmières (Merci Moman, pour cette info qui va aider ton Fils -Prodigue?- à l'écriture, je te dédierai mon Goncourt...). Et les gens qui ont touché au hash, et les gens qui ont des rapports avec partenaires multiples...
Enfin bref, LE donneur en France encore compatible, c'est à dire PAS vieux, qui s'est jamais fait gentiment sucer au Bois, par plusieurs travelos, avec un ptit joint au bec, pendant que Chico l'encule sauvagement dans son Monospace ( Oui, Chico a bien gagné récemment!), et qui travaille pas aux urgences de La Pitié-Salpêtrière, ben il a du mourron à se faire. Parce qu'il est parti pour se faire pomper souvent... -Le veinard-... Non, le sang, Idiote! -Ah Pardon-. Il va devoir donner beaucoup pour compenser le manque a perfuser.
Mais bon, vu que je ne suis Ni vieux... (Non, 30 ans c'est pas vieux et je vous emmerde), ni infirmier, ni fumeur, et que Dieu sait que je n'ai pas de partenaires multiples (ni non multiples d'ailleurs... J'en avais bien du malheur...) alors je vais traiter de ce qui me concerne: Les pédés!
Donc, oui, sachez le; nous, on n'a pas le droit de sauver la population exsangue. Tout ce que l'on est bons à faire apparemment c'est sauver l'audimat de TF1, avec une Ex drag queen qui va torcher des porcs dans "Vis ma Vie"; un jeune puceau à peine majeur qui va annoncer a sa Moman-du-16e que NON elle n'aura jamais de belle fille, mais qu'il veut lui présenter Emile L., 50 ans, chauffeur de cars de son état, qui l'a ouvert ...à la vie dans "Y a que la vérité qui compte"; ou tout simplement 3 plumes dans deux fesses siliconées (Si!Si! les mecs aussi.. J'en connais) à la Gay Pride dans le "JT" de Pernaud.
Et tout ça sous couvert du sacro saint "Principe de précaution"... parce que l'on est une population dite "A risque". Moi je trouve qu'elle est là, l'homophobie. Parce qu'on revient au vieux poncif "Sida=Pédés". Alors que toutes les assoces possibles et imaginables (Gays ou non) tirent la sonnette d'alarme sur les contaminations Hétérosexuelles qui rattrapent, égalent, voire dépassent les contaminations homosexuelles. Mais il y a toujours cette espèce d'association impalpable aux homos, dès que l'on parle du Sida. Le fait est là, c'est bel et bien avec ce genre de discrimination (toujours légale) que cette impression perdurera. Mais tout ça secoue mes quelques neurones, et de cette agitation naît une question: Il est pas vérifié le sang? N'y a t il pas de tests pratiqués? Je veux dire, je sais que la vérification ne se limite pas à une case cochée sur un formulaire, alors pourquoi refuser des lots potentiellement bons? Ce qui est à risque, c'est le comportement, pas l'orientation. En clair, "Tu mens, tu peux donner". Belle mentalité. Un mec hétéro, séropo parce qu'il a écumé tout ce que la capitale compte comme lupanars, son sang sera déclaré impropre parce que testé positif.. APRES TOUTE UNE BATTERIE DE TESTS... Alors pourquoi ne pas traiter tout le monde a égalité?Essayez d'exclure de toute minorité raciale, et c'est le tollé général. Excluez les pédés, et il n'y a qu'ActUp ou Aides pour s'en émouvoir. Et les premiers concernés bien sur. Mais au delà du coté rabaissant de ce genre de cantonnement, le problème est surtout que le manque de sang est REEL... Et très sincèrement, si une femme voit son enfant se vider devant elle, je ne crois qu'elle ait grand chose à foutre de ce que le donneur foutait au pieu. Je ne l'imagine pas dire : "Bah non laissez, si vous ne trouvez pas de sang hétérosexuel estampillé "garanti sans HIV", tant pis il va mourir, c'est la vie... C'est ballot quand meme".
Franchement, que le donneur baise Julia ou Julien, je ne crois pas que ce soit son problème, à ce moment précis, pourvu que ça sauve son fils.
Ce que je vois surtout, pour revenir sur le douloureux sujet du sang contaminé, c'est que un homo séronégatif, sans syphilis dedans ni rien de pas bien ne peut pas donner, par contre, Fabius, lui, il peut... Cherchez l'erreur...
En vous r'merciant, bonsoir!
Ps: Petit conseil on ne peut moins amical: Si vous ne souhaitez pas compter les pédés parmi votre éventail de donneurs acceptables, évitez de venir parquer votre "Suceuse-Mobile" Place de l'Hôtel de Ville. A coté du marais. Réflechissez deux secondes, même si c'est pas écrit sur un mémo officiel. C'est aussi utile qu'une pute allant tapiner sur le parvis de Notre-Dame. C'est vrai, y a les enfants de choeur, pour ca!! La voix du sang... C'est plus fort que tout
Toi et moi, on est passés par a peu près tout l'éventail des sentiments possibles et imaginables, dans ce qu'une relation entre deux personnes peut avoir de mauvais. D'une froide ignorance les jours calmes à une haine franchement déclarée pour les grandes occasions...On a échangé des regards meurtriers, des insultes, des coups. Je n'en suis pas fier, mais le fait est la. Tu restes la seule personne sur laquelle j'ai levé la main (et dont j'ai aussi reçu les coups), et quelles qu'aient été mes raisons a ce moment, légitimes ou non, excuse moi.
Je crois surtout en fait qu'on était pas faits pour vivre ensembles, on a des caractères trop opposes, et au vu de mes histoires je dois y être pour quelque chose, faut quand même bien que je me remette en question. Mais faut admettre que tu sais être une sacrée chieuse des fois aussi nan?
Enfin de toutes façons, chercher la faute a qui, finalement ça ne changera pas le passé. On s'en trouve bien mieux depuis que l'on ne vit plus sous le même toit, et c'est sans doutes bien comme ça. Bizarrement on se supporte beaucoup mieux depuis que ça n'est plus une obligation de le faire. (Se supporter)
Et puis la nouvelle est tombée... A noël, je ne m'attendais pas à ce genre de cadeau, je dois bien avouer. Tu vas prolonger la lignée... Je n'ose y croire, toi qui avais toujours juré sur ce que tu avais de plus cher que les chiards (je cite) ça n'était pas pour toi, et voila que bientôt tu vas mettre au monde un peu de moi, par procuration... Ca me fait tout drôle de penser cela. Je n'aurais jamais cru que ça puisse me secouer a ce point, je croyais aussi être blindé contre les Pampers et le Mytosil (Ca sert pour les bébés et pour les vieux... vous voulez un dessin?), et voila que ça m'ébranle complètement (Et c pas sexuel). Comme m'a dit un pote en vacances à Phuket , Ca s'arrose... !!!!
Soudain tu n'es plus rien de ce que j'ai pu voir en toi, bon ou mauvais. Tu es devenue quelque chose au dessus de tout ça. Tu es une Mère. Tu portes Mon sang, et ça c'est sacre. Quoiqu'il se soit passé, quoiqu'on se soit dit, ça réveille un instinct protecteur, une envie d'être la, d'être utile.
Tu as pris une décision lourde, importante, ce petit bout naîtra sans père, personne ne peut aller contre ça, c'est TA décision. J'espère juste que tu auras les reins assez solides pour gérer cela seule, et je veux que tu saches que malgré tout l'"AVANT" je veux être la si tu as besoin.
De quoi que ce soit.
C'est sans doutes ma seule occasion de vivre ça et je ne veux pas passer à cote d'une telle expérience. Moi, a ce niveau la, ma vie me ferme la porte, alors j'ai envie de ravaler ma fierté et de participer a mon échelle, autant que je le peux faire partie de SA vie.
Quand cette Mini Miss (parce que oui, au fait, il a fallu que tu trouves le moyen de pondre une Pisseuse... Pfff si ça c'est pas de l'esprit de contrariété quand même. Faudrait faire comme dans la planète des singes, en garder une sur dix, dans des cages pour la reproduction. Je sais jsuis infect. gniark gniark!!)... Pouf-Pouf.
Quand cette Mini-Miss disais-je pointera le bout de son nez, rien ne sera pareil. Moi qui ai tendance a fuir tout responsabilisation quelle qu'elle soit, chien ou plante verte (Même les Tamagochi je trouvais ça trop "ça met la pression". Ils crevaient tous. Je paierais ça sans doutes, le jour du Jugement. Ca et être un immonde sodomite, bien sur.), je m'étonne tout seul, la je réclame le droit d'avoir une responsabilité dans sa petite vie alors qu'on ne m'en impose aucune.
Ceci dit si la part de responsabilité sus-nommée pouvait ne pas inclure couches, mains dans le caca et costume à 3000 couvert de vomi a cause d'un petit rot foireux, je t'en serais reconnaissant.
Beaucoup plus sérieusement, et surtout très égoïstement, c'est un cadeau merveilleux que tu me fais la, que tu le veuilles ou non.
Merci pour cela.
Je t'aime, Frangine. Je promets d'être un meilleur Tonton que le frère que j'ai pu être par moments.
En TE r'merciant bonsoir...
Ps:Mon père, lui qui est raciste et homophobe, un fils pédé, et une fille qui fait un enfant avec un Rebeu (Oui, le père est Rebeu), je sais pas ce qu'il a fait dans ses vies antérieures, mais il doit avoir un sale Karma. Parce que là, il morfle!!!!
Avec un peu de pot ca lui remettra les idées en place! Où le Narrateur devient sentimental....
Putain je t'aime, Toi... J'aimerais avoir une chance de Te le dire, de pouvoir Te saouler a force de Te le répéter... En me couchant près de Toi, en pleine étreinte, en jouissant avec Toi, en T'offrant des cadeaux somptueux( Tu n'en mérites pas d'autres), pour notre 1er, 10e, 50e anniversaire (Pas de mention inutile), juste comme ça parce que je T'aurais regarde alors que Tu me voyais pas, et que j'aurais une boule chaude dans le coeur en Te voyant faire une bouille particulière qui me ferait fondre, ou sucer Ton pouce (chuuuuut faut pas le dire, mais T'es craquant quand ça T'arrive). Te le dire pour Te faire taire quand Tu m'engueuleras pour la 1000eme fois parce que j'aurais ose marcher sur les franges du tapis fraîchement peignées. On ne deviendrait jamais un vieux couple, "Robert et Robert BIDOCHON" (Editions Rainbow...lol), avec LA galipette du samedi parce qu'il y aura eu le restau avant. Je ne veux pas de ça. NOUS, ça n'aurait pas le droit de devenir banal, parce que NOUS ce serait trop beau, trop magique a mes yeux. Ce que je veux, c'est Te rendre heureux. Te sortir de la tête tout le négatif que Tu pourrais penser de Toi, Te montrer le pti Bonom' très intéressant que Tu peux être, et non pas creux comme un bambou.. Enfin, pour Te dire que je T'aime. Je T'aime vraiment, j'ai envie de penser à TON bonheur avant le mien, car le mien passerait par le Tien. J'ai envie que ça me mette des papillons dans le ventre quand je verrais des étoiles dans Tes yeux, que je Te verrais sourire, être heureux à cause de moi. J'ai envie de T'emmener en Week End régulièrement, même si ce n'est pas loin, juste pour ne pas laisser la routine s'installer. J'ai envie de bâtir en Toi des cathédrales de plaisir a la force de mes coups de reins (Ok j'avoue ça c'est pas de moi, mais je trouve ça beau quand même). J'ai envie de connaître tout ce qui se rapporte a Toi, et partager avec Toi tout ce qui se rapporte a moi, de Te faire découvrir les personnes formidables qui m'entourent. J'ai envie de faire partie de Ta vie, comme j'ai envie que Tu fasses partie de la mienne. J'ai envie de changer en moi ce qui pourrait entraver notre bonheur, T'aider à faire de même. J'ai envie de voir loin avec Toi. Je n'ai pas envie (Ben oui, ça commençait a devenir répétitif...) que les soucis qui ont entache mes précédentes histoires ne refassent surface avec Toi. J'ai envie (On est repartiiiiis....) que ce soit chaque jour le premier jour. J'ai envie que Tu Te dises "Comment ai-je pu vivre sans lui??" (Oui, mégalo, je sais.). J'ai envie de retirer de Tes jolis yeux la vague notion de tristesse qui y flotte. J'ai envie que si Tu devais partir seul, Tu n'aies qu'une hâte, celle de revenir. J'ai envie de voir MA brosse a dent dans Ta salle de bain, ou tout est méticuleusement range, avec serviettes et gants de toilette assortis, comme chez ma grand mère (T'es grave, lol!!)... J'ai envie de m'endormir à l'abri de Ta chaleur, d'en avoir mal au dos a force d'être serre dans Tes bras, de Te serrer dans les miens. J'ai envie de T'écouter parler la nuit parce que chez Toi ça veut dire que Tu es bien. J'ai envie d'aimer Tes défauts (ou d'aimer les gommer si ils sont trop importants... faut pas pousser). J'ai encore envie d'un millier d'autres choses, mais je les gardes pour d'autres fois, si on a un jour des anniversaires a fêter dans les restaus les plus chics du monde.... J'ai envie de T'éblouir de bonheur.
Mais Toi tu veux pas... C'est dommage.
En vous r'merciant bonsoir....
Ps: pour ceux que cette toute cette guimauve a rendu malade, les toilettes, c'est au fond du couloir a gauche. Je suis moi même au bord de l'écoeurement... Il y a cadeau et cadeau
La positive Attitude... Il parait que c'est l'idée en vogue en ce moment.... Merci JiPey!
Bah ouais... Il faut savoir prendre la positive attitude qu'y disait. Ben il y a quelqu'un qui l'a prise grave, la positive attitude. Dans la gueule. Sur une feuille dans un labo. "Veuillez prendre contact avec votre médecin". Clair, net, aseptisé, en harmonie avec le décor et la tronche de circonstance de la secrétaire, juste ce qu'il faut de commisération, un très léger arrière goût de "si c'est positif vous etonnez pas vu vos pratiques".
Et alors, sale conne, même si c'était un adepte du bareback (Je suis sur que tu ne connais même pas le mot, cloîtrée comme tu l'es dans ton Neuilly résidentiel) un poil de chaleur humaine ça écorcherait ta gueule fraîchement liftée? D'autant que pour le coup, la c'est le 0.01 % de capote qui a craque. C'est con les statistiques hein? Pff morue, va!
On est vraiment peu de choses, comme il dit, à la merci défaillances du latex. Quoi qu'il en soit, ben voila un mec, qui désormais le matin va devoir s'habituer au Muesli Kellogs "nouvelle recette" enrichi en Trithérapie... Avec des vrais morceaux d'AZT dedans. Tout ça parce qu'un connard a juste omis de dire qu'il était plombe jusqu'a la moelle, parce-que-non-c'est-vrai-ya-pas-besoin-de-le-dire-puisque-je-mets-des capotes... Ben t'es gentil, la prochaine fois tes capotes tu les prends pas des stocks de 14-18. Ca évitera peut être de condamner un mec qui a pas demande grand chose a cocher ses T4 comme un prisonnier compte les jours sur les murs de sa cellule.
Voir les malades, ou Act Up s'allonger par terre a la télé, c'est une chose; mais un mec qui pleure comme un môme parce qu'il a même pas 30 ans et qu'il sait pas encore jusqu'ou il pourra aller, ben ça ça secoue la pulpe. Et pour ça, l'"Amnésique de Sa Sérologie", Moi je t'en veux. Parce que y a des ptis cons même trop gentils pour être en colère. de toutes façons ya pas la place dans leur tête, pour la colère. La trouille prend tout. Du caoutchouc pas fiable, ça, ça arrive à tout le monde. Et c'est justement pour ça que tu aurais du ouvrir ta gueule. Parce qu'il y a pas de risque 0. Je sais pas qui t'es et je le saurais sans doutes jamais parce que de toutes façons ça changerait rien, mais j'espère que t'as au moins eu du mal a t'endormir, ce soir la. Ce serait le minimum syndical. C'est bien joli de prévenir une fois que c'est déchire (la capote, pas le mec que tu baises, te vante pas non plus!), mais c'est peut être un peu tard niveau timing, nan?
En tout cas, une fois que t'as le sang plein de chardons, faut trouver tout le soutien moral possible, ça sera sans doutes plus utile que du blabla thérapeutique (Prends ci prends ça......) Mystique (Prends dieu il te sauvera) ou Cybernétique (Prends l'treum, et viens m'doser le cul...Vla mes pics)
-Toutes les propositions sus-citees (toujours pas un gros mot) étant bien sur véridiques.-
Chercher une épaule ou une oreille, plutôt que les prêter, ça c'est de la nouveauté!
Perds pas courage, et fais pas le con.
Tout ça pour dire que ya des fois je perds les maigres illusions qui me restent sur certains de mes contemporains... Je n'irai pas jusqu'a dire "les pédés au bûcher", comme certaines vieilles peaux, mais Notre Généreux Donateur, je lui ferais bien jouer Jeanne d'Arc.
En vous r'merciant bonsoir!
ERRATUM: Suite à de nombreuses interrogations inquiètes (Merci) ou envieuses (Bande de malades!!!) l'auteur souhaite porter à votre attention que cet article n'est PAS autobiographique, JE suis pas malade, J'ai tous mes T4 (sauf ceux en RTT). De toutes façon, pour c'que (le peu) j'baise... Je sais même pas si ça a de l'importance (Ouais j'me la joue cosette!)... l'Etre Aimé peut tourner son inquiétude ailleurs. Saint Valentin à appréciation variable.
Voila... Un nouveau 14 Février de termine... alors pour répondre aux grands ténors du "Ya pas besoin d'UNE date pour être amoureux, des cadeaux on a toute l'année pour en faire..."( Ouahhh trop de risques lui ehhhhh... Il critique la Saint Valentin).. -Mettez deux euros dans la sébile du Rebelle ...-; je dirais "Oui certes, Ami radin ( parce que nous leurrons pas, 99.99% des grands ténors sus-cites (Et c pas un gros mot) n'offrent aucun cadeau, trop soucieux de leur image de "Pas comme tout le monde"-eur professionnel... (Sauf Xavier, parce que supporter notre Ami Commun a vivre, c'est déjà en soi un enooooooooorme cadeau a l'année)
Oui, certes, Ami Radin, disais-je donc avant d'être grossièrement interrompu par moi-même (SD Pierre DESPROGES), encore faut il en faire toute l'année, des cadeaux, pour que l'excuse puisse arborer cette noble révolte en étendard sanglant qu'il est levé... Oui, en effet c'est une grande occasion commerciale, le halloween de l'amour, la fête des grands mères du couple. Mais commerciale ou non, ça n'en reste pas moins une occasion de faire plaisir. Et franchement, qui en a quoi que ce soit a foutre de marcher dans un engrenage commercial si c'est pour accrocher un sourire sur la jolie bouille de l'Etre Aime....
Tout ça pour dire que OUI, la Saint Valentin c'est super mimi, a base de dîners romantiques, de jolies bagues ou de bouquets de fleurs surprises (A ce propos, qui croyez vous réellement surprendre? Vous croyez vraiment qu'Elle ou Il va croire que le magnifique bouquet, souvent amené par un Magnifique livreur; que ce bouquet donc il vient du voisin de palier, le vieux qui a le chien qui pue? Par contre si c'est le cas, portez plainte, ou déménagez!)
Mais alors putain, quand on est célibataire, je vous jure qu'on la prend dans la gueule de plein fouet, Votre Célébration du Coit AVEC sentiments... Pas une vitrine (Si Si même une serrurerie, a Rueil, véridique...) pour vous renvoyer au fait que pour vous le soir c'est pas dîner sympa a deux, débriefing d'une journée difficile avec l'Etre Aime, mais plutôt plateau DIALH tout seul, a lutter pour que le mytho minet de 19 ans TTTTBM TTTBF mais pas TTTIntelligent vous envoie quand même une malheureuse pic, de loin et floue.. Quand votre seul correspondant n'est pas le message automatique qui vous dit "Salut.. Es tu bien devant ton écran? tu sembles inactif, et pas très communicatoire".. Oui j'y suis, c'est juste ce tas de cons qui m'écrit pas.
C'est drôle, en fait, une journée dans l'année, on vous montre presque du doigt parce que vous êtes célibataire... Une sorte de gigantesque boite de nuit soirée "Réservée aux couples", il est gentil, le Solitaire, il va gober son Lexo ailleurs....
Un peu comme les vieux l'été. Ou a Noël. Que celui qui n'a jamais connu ou côtoyé la solitude du pensionnaire de maison de retraite l'après midi en Décembre devant Sissi me jette la première Couche Confiance.
Sur cette note poétique et fraîche (N'est ce pas, Madaaaame?), je m'en vais vous laisser retourner surveiller le dîner copulatoire (ça veut dire DU COUPLE, bande d'obsédés...) et retourner a mes Falcon... Dieu Merci, ChiChi, Tu existes...Comprenne qui peut!
En vous r'merciant, Bonsoir!
Ps: Oui je sais j'ai vu qu'il y avait presque un mois entre mes deux "Posts" comme on dit, mais la qualité se mûrit! Au lieu de gueuler inutilement, écrivez moi plutôt sur DIALH, tas de cons!!!! ;o) Premier message, moment d'intense émotion....
Bon, premiers pas dans l'univers du Blog, surtout pour enfin ne plus paraître con dans les dîners courus ( Koiii? t'as pas ton Bloooooooooooog?) Ehh bien non, ami "Tendance Victim", je n'avais pas mon blog. Alors las de ces regards dégoûtes ( Voire apeures, si! si! il y en a eu!!) je me fonds dans la masse. Tout ça pour dire, un peu d'indulgence, que diable, Je débute....
Alors déjà les présentations, j'ai 29 ans, je vis à Paris, je taffe dans un Hôtel, Je suis Pede (Pardon Papa....), Scorpion ( Pardon Maman). Question goûts, je suis un fan de ciné, de zik (très éclectique dans les deux, de Bjork a Leconte, en passant par Philipp Glass et Darren Arronofsky), j'aime beaucoup lire (la encore, l'éventail est vaste). Sportif aussi, quand la motivation est la ( Mais ça reste régulier, ne nous plaignons pas.)
Et enfin, niveau personnalité, je peux être vivable une fois que je décide de ne plus jouer mon sauvage timide et de m'ouvrir aux gens, je suis plutôt entier, ou abrupt; certain(e)s pourraient dire "Gros Con"(S D Alix!), mais au final les gens m'aiment bien.
Niveau caractère, je suis dans le désordre cynique, d'un humour très grinçant, pas forcement rancunier, mais j'oublie pas, fiable, fidèle (en amitié ET en amour), solitaire, "CoupDeBlues-eur" chronique, cultive, indulgent...
Voila c'en est fait des présentations, et de ma première modeste contribution... Je ne sais pas si je serai régulier dans l'écriture, mais je vais essayer Promis, Promis, Promis.
En même temps, que celui qui écrit tous les jours (mais vraiment tous) me jette le premier spam.
Je sais k'il parait que c super mal vu de pas écrire régulièrement. (Cf. l'Ami "Tendance Victim" du début). Ne vous gênez pas pour me faire part de vos corrections, remarques etc.... On a beau dire, on est tous megalos et on aime susciter des réactions. N'a t on pas tous droit a un quart d'heures de célébrité? (Si tu trouves l'auteur, ton QI excède celui d'une huître, ou d'une grenouille du marais, et tu as mon admiration.)
En vous r'merciant, Bonsoir......  |