18/02/2007Où le Narrateur enrage de devoir faire preuve d'imagination année après année à cette époque, et cultive donc son coté drama-queen, drapé dans une aigreur de façade...
Hola, Ami Lecteur, c'est effectivement la 3ème année que j'ai le déplaisir profond d'écrire un post en cette période où l'amour devient sujet à commerce ailleurs qu'au Bois et dans la Rue St Denis. 3 Ans que je supporte les affiches, la Radio, la Télé, même les pubs du Loto pour la super cagnotte des Amoureux... L'on pourrait d'ailleurs à ce propos proposer un sujet de Philo : « LES bourses de l'Hommes peuvent elle encore déborder d'Amour, dès lors que SA bourse déborde de 56.000.000 d'Euros s'il est un gagnant du premier Rang ? »
Pourquoi partager 56.000.000 d'Euros à deux alors qu'on peut les croquer seul...
Hein ???
Dîtes ????
Euuhhh....
Il y a quelqu'un ?
Serais je le seul à penser cela ?
Oui ?
Oups ? Serais-je une ordure ???
Mais ceci expliquerait donc cela...
3 ans donc, que tel le vieux Fidèle, je remâche amertume et sarcasme aux alentours de ce 45ème jour de l'année. Et qu'il faut être original, en plus.
Car oui, Ami Lecteur... Il peut certes m'arriver de disparaître pendant des mois entiers, mais je ne t'en respecte pas moins. Du moins te respecte-je assez pour ne pas te servir deux fois de suite la même soupe en espérant que tu ne t'en aperçoives pas. Que Nenni. Ceci ne serait pas digne du noble Bloggueur que je me targue d'être. Et... ? Je n'écris pas assez d'articles pour que tu en oublies un d'une année sur l'autre ? Il y a de ça aussi.
Toujours est il que cette année, j'ai commencé à me creuser les méninges dès la première semaine de Janvier, sitôt digérés Huîtres et Foie Gras, le goût des bulles encore en bouche, afin de trouver un sujet qui vaille la peine d'être lu.
Et écrit, par la même occasion, car n'oublions tout de même pas que dans le duo que nous formons, Ami Lecteur, c'est un peu moi qui fais tout le Travail, quand même...
Alors récapitulons....
Le Fiel, ça a été fait la première Année... "Saint Valentin à appréciation variable
La pitoyable tentative de se persuader façon méthode Coué, ç a été fait la deuxième Année... "Où le Narrateur trouve 100 points positifs (et autres réflexions) au fait d'être célibataire le 14 Février et d'autres jours..."
Cette année, une fois n'est pas coutume, nous ferons dans la victimisation la plus bassement larmoyante, dans un style très « Voyez comme je suis gentil et aimant, moi qui offre mon cœur sur un plateau, pour le voir foulé au pied sans la moindre once d'humanité ni même une petite pipe en passant, quand même ça t'arracherait pas la bite ?!».
Comme tu as pu le subodorer suite aux quelques allusions habilement glissées dans mes textes (Nikko aime à pratiquer une écriture dite « à tiroirs ») récents ou moins récents, j'eus, parmi mes amants impossibles, la riche idée d'en choisir un qui résidait à Montréal. « Tu n'as pas pris le plus facile » me diras-tu !
A cela je répondrais, premièrement « d'où tu me tutoie ? » et deuxièmement « certes, mais la facilité m'emmerde profondément ! » Ceci dit, je te le concède, j'avais eu peut être là les yeux plus gros que le ventre. Et Dieu sait s'il y a du boulot, pourtant...
Voici venir la genèse de l'Histoire.
Mon premier contact avec le Net se passa fin 2000. Lorsque je me réhabituais péniblement à la vie commune avec moi-même, après 3 ans de vie commune avec Alex, mon Ex N° 1, premier amour concrétisé de ma Vie, prunelle de mes yeux, lumière de mon chemin, envoyez les violons. Plus exactement après 3 ans de vie commune avec Alex, puis 3 mois de squattage larmoyant chez Tantine, suite à une fin de parcours pour le moins abrupte avec ledit « Ex N°1 Premier Amour Prunelle Lumière Violon » au cours de laquelle j'appris une des sacro-saintes règles de la vie de couple :
« Ne t'aventures point, avec un Garçon,
Sous le même toit, à vivre votre Union,
Si nulle part sur le bail n'apparaît ton Nom »
Où alors assures toi que tu as le téléphone des Enfants de Don Quichotte dans la poche, et qu'il reste une place au camping des flots pas si bleus, quai du Canal St Martin, 75011, Paris.
Le but du squattage en question n'était dans un premier temps que de m'assurer un toit sous lequel vagir bruyamment tous les soirs que Dieu faisait sans Alex, car assis au milieu de mes affaires sur le trottoir Place Clichy, ça aurait fait désordre.
Puis, dans un deuxième temps, à me refaire financièrement afin de pouvoir me retrouver un cadre de vie personnel où il n'y avait pas Jean Pierre Pernaud à 13H00 et le BigDil à 19H30.
Oui, le Narrateur conchie copieusement ici la chaîne du Sieur Bouygues, mais il assume pleinement, et il pisse à la raie de ceux à qui ça déplait.
Après quelques jours de recherche, je trouvai la perle : « Neuilly / S. Stud. 30M2 pr. Ts. Comm. Cave. Asc. Gardien. 2300 F CC »... C'est pas de la perle, ça ????
J'occupe d'ailleurs à ce jour toujours ladite perle, dont le loyer atteint royalement les 390 Euros maintenant. On comprendra mieux que je la réhabilitasse à mes frais l'année dernière étant donné que je ne suis pas près de plier bagages.
Bref, une fois trouvée la perle, manquait le Financier. Trouvé lui aussi au final, en la personne de Tantine, que je tapai d'une somme rondelette (Intégralement remboursée par la suite, faut pas abuser non plus) afin de m'y installer. Puis, après réflexion, je décidai d'augmenter le montant du prêt pour enfin me payer mon premier PC.
Si ! Si ! Je réfléchis, des fois. Quand tout le sang de mon corps n'est point occupé en région sub-abdominale, il en reste assez pour irriguer mes neurones et permettre à ma matière grise de fonctionner. Ce qui arrive assez peu souvent, aux dires de quelques uns de mes contacts réguliers. A ceux là je répondrai : 1/ Que c'est pas faux ; et 2/ Que certains ne s'en sont pas plaints en maintes occasions. Non mais oooh ! Bande d'ingrats ! Putain, il était pas tout seul, Judas.
C'est donc ému que je fis l'acquisition de mon premier PC, une machine flambant neuve, à la pointe de la technologie, avec un processeur à 500 Mhz, un disque dur de 15 Go, et une connexion analogique à 56 Kbps...Le temps que les morveux pré pubères nés dans l'ADSL aient fini de se bidonner, je leur en colle une et je reviens.
Ce fut par la même occasion mon premier contact avec l'univers du Tchat'. – Et OUI, moi aussi j'ai eus l'air con à poser LA question « C'est quoi LOL ? »-
C'est un des premiers soirs où je déambulais sur feu GAY.COM que je fis la connaissance de « Rocky Bad Boy », jeune montréalais de 18 ans. Le courant est plutôt bien passé, et nous eûmes une sorte de net romance qui dura les 3 mois suivants. Le premier qui demande qui faisait Meg Ryan, je lui en colle une. Nous ne communiquions que par mail, car à cette époque lointaine, Alice ne chantait pas encore Wou-Hou, et une minute de Paris Montréal, ça coûtait la peau des couilles.
Puis lui finit par rencontrer quelqu'un là bas, et moi de mon coté je rencontrai Bastian, qui partagea ma vie mes emmerdes mes fantasmes pendant presque 3 ans. Au bout desquels, après une période de deuil décente (Du moins la mienne le fut elle) il devienne l'un des amis auxquels je tienne le plus en ce bas monde.
Après cette rupture, je passai quelques mois à patauger dans un amour très fort pour Lionel, un autre garçon, amour très fort, certes, mais à sens unique, qui ne déboucha que sur une augmentation certaine de ma consommation journalière de Léxomil. Et sur un article
Puis, comme par magie, réapparut mon Québécois. Un coup de fil, un soir, comme ça, après trois ans d'éloignement, et tout revint. Notre complicité était intacte, comme si nous nous étions quittés la veille. La flamme finit même par se rallumer sans que nous ne nous en rendions compte. Si ! Si ! Parfaitement ! J'insiste sur le « sans que nous nous en rendions compte ».
Comme je le disais à l'instant ; je sortais, outre la rupture de cette histoire qui m'avait laissé laminé, et Roch, de son côté, était toujours avec le mec qu'il avait rencontré lorsque l'on s'était perdus de vue, même si, comme il me l'apprit plus tard, ça battait de l'aile.
Aussi étions nous tous deux à 1000 lieues de penser rallumer quoi que ce soit. Et pourtant...
Le but de son appel était de m'avertir qu'il comptait, en Octobre, faire un voyage à travers l'Europe pendant un mois ; et ayant retrouvé notre correspondance, il avait décidé qu'il passerait deux ou trois jours chez moi.
Passion aidant, c'est en fait trois semaines qu'il passa chez moi, trois semaines vécues sur un nuage à l'issue desquelles nous nous sommes quittés le cœur plein de promesses.
Dont celle que je monterai, moi, le voir lors des vacances de pâques suivantes, en Avril 2004.
Fin décembre, le 27 précisément, n'y tenant plus, et sur un de ces fameux coups de tête du cœur qui font ma réputation de romantique enflammé dans les dîners mondains, je réservai mon aller retour de Pâques, mais en plus de cela, je me mis en tête de lui faire la surprise d'aller le chercher à la sortie de son travail, le soir de la St Valentin, et de passer le week end avec lui, à le noyer sous mon amour. Oui. Parfaitement. Aller le chercher à la sortie du travail, le 14 Février... à 6.000 Kilomètres. A Montréal. Classe, non ?
A ceci près que lui aussi a décidé de me faire une surprise. Il m'appela le 1er Janvier, pour me souhaiter ses vœux, et me faire par la même occasion partager sa joie d'avoir rencontré un mec qui semblait intéressant lors de sa soirée du Nouvel An. Bizarrement je ne partageai pas sa joie. Et encore plus bizarrement il en prit ombrage.
Ben j'avais l'air fin, moi, avec ma surprise non échangeable, non remboursable, non cessible.
Bien évidemment je pris la décision de ne pas partir, puis sur les conseils d'amis sages « Ca serait con de rater une occasion pareille de visiter Montréal » ; moins sages « Ca serait con de rater une occasion pareille de visiter les Montréalais » ; et même Ô cynisme cher à mon cœur, de l'Elu lui-même, après que je lui aie fait part de mon insondable créativité en matière de conneries quand le cœur parle en premier : « Ne déchire pas ton billet, tu ne sais pas ce qui peut arriver dans ma vie d'ici ta venue. » ; je me laissai fléchir.
Après tout j'étais grand, j'étais fort, c'était vrai que Montréal m'avait toujours tenté. Et puis je pourrai toujours dormir à l'Hôtel. Et puis tiens, va savoir. Je pourrais même être assez fort pour le voir en Ami... Oui, j'étais con, aussi, oui.
Le fait est qu'au final, Air Canada comptait un Nikko angoissé mais excité de ce premier pas sur le continent américain, dans son vol de 9H matin du 13 Février 2004.
7 heures de vol, 6H de décalage horaire, j'atterris à 10H(16H) et me voilà à la porte du St***ucks dont il était Manager, en train de le regarder me sourire de toutes ses dents.
NdN : Pour la durée de mon séjour, et dans un souci de ne pas te perdre dans les couloirs du temps, Ami Lecteur, je ferai suivre entre parenthèses l'heure équivalente en France de chaque moment de mon séjour à Montréal.
Longues embrassades, même un baiser, et nous partîmes à la découverte de Montréal, puisqu'il finissait sa journée.
Enfin, à la découverte du quartier gay de Montréal.
Enfin, à la découverte d'un Sex Shop du quartier gay de Montréal : Il lui fallait acheter du gel à cul, parce qu'ils n'en avaient plus, lui et son copain.
Pour te répondre, non, vraiment non, j'ai vérifié, et accompagner le mec que j'aimais lors de son réapprovisionnement en lubrifiant pour que ça ne grince pas la prochaine fois qu'il se ferait sauter -et pas par moi- ne faisait pas partie du programme que j'avais prévu.
J'appris d'ailleurs en sortant du magasin que la prochaine fois en question serait peut être plus proche que prévu, car il pensait me présenter son mec le soir même, et du même coup le garder à dormir. Enfin, quand je dis dormir... Moi par contre, je n'aurais qu'à dormir dans le salon, sur le canapé (je n'ai pas mis canapé lit, mais ça n'est pas un oubli).
Je réponds d'avance à ta question : Non, ce ne seront pas les seuls coups de poignard !
Il eut sans doutes pitié de l'air de lapin pris dans les phares que j'ai sans le moindre doute arboré en apprenant la nouvelle, puisque nous ne fûmes finalement que trois, dans son appart le soir, en comptant son colloc. Dîner léger, discussion un peu tendue (J'avais découvert qu'en fait je n'étais pas fort pour deux sous, et que je rêvais toujours de le couvrir de bisous). Il finit par s'endormir, vers 2H(8H) du matin. Moi, par contre, impossible de m'endormir. Autant, dans le Sex Shop, je piquais du nez dans les capotes et autres artefacts sodomites, vu qu'il était 19H(01H) ; autant à 2H(8H), je repartais pour un cycle !
Bref, après une nuit courte et entrecoupée, nous nous retrouvâmes devant la télé pour le petit dèj. Et devant la météo. Où le Gillot Pétré local nous expliqua que la température du jour serait de -25°. Je sursautais visiblement. Putain, je savais que ça caillait, mais on n'était pas en Sibérie centrale, quand même.
« ... vous rappelle que l'Indice de Vent sera de 15, aujourd'hui » continuait à pérorer le compatriote climatologue de Linda Lemay.
Indice de vent ? C'est quoi encore ça ? Quelques explications de Roch m'apprirent que l'indice de vent était le chiffre à déduire (Si Si, on peut encore déduire quelque chose de -25°), pour avoir la température finale.
Alors là je me la joue Bertrand Renard, et je calcule que -25°-15, ça va nous faire....
Putain...
Non ????
-40 ????
Mais ils sont malades dans ce pays !!!!
Je ne pensais même pas que ça pouvait être humain, ce genre de température. Le programme de la journée m'apparut sous un jour totalement nouveau, au final. Nous devions passer la journée dans Montréal, à faire les magasins de sape. Enfin rectifions. IL allait acheter des sapes, mon rôle à moi serait de le conseiller.
Parce qu'apparemment, il aimait bien mes idées en matière d'associations de matières, de sapes et d'accessoires, telle une Miranda Priestly de bas étage.
Et puis aussi qu'avec 2 aller – retour Paris Montréal, même en promo (d'où les conditions de merde de non remboursement et tout le bordel), ben niveau sapes, c'est pas demain que je refoutrais les pieds chez Prada.
En fait il compter passer la soirée de la St Valentin avec son mec, m'avait il appris la veille. Et devant ma tête un tout petit poil déconfite (si si je vous jure, je fus sobre dans la déconfiture), il crut utile de souligner que bah quand même c'est plutôt normal, de vouloir passer la soirée des amoureux avec son amoureux, non, je ne trouvais pas ?
Bah si pov' con, je trouvais ça normal. A ton avis, j'étais venu faire quoi, moi, à 6.000 bornes de chez moi, par -6 000 degrés ? J'suis venu aux champignons peut être !!!!!
Loin de moi l'idée de lui interdire de passer cette soirée avec son mec, j'aurais juste aimé que dans ce cas là il ne m'encourage pas à venir quand même. C'est plutôt normal, non, vous ne trouvez pas ?
Et mon rôle de Personal Designer (J'eus personnellement préféré être son Personal Trainer, clin d'oeils aux amateurs du charme de la Tchécoslovaquie) était de faire en sorte qu'il soit le plus au top possible pour son rendez vous avec un autre donc. Non, je confirme, il n'a aucune considération!.
Cerise sur le cadeau, il m'a demandé mon avis pour le cadeau à offrir à son cher et tendre.
STOOOOOOOOOOOOP !!!!! Je me permets ici de t'arrêter dans ton élan, et te serais reconnaissant d'arrêter de te dire « qu'il-est-con-non-mais-qu'il-est-con » parce que 1/ je le sais, et 2/ j'avais deux excuses : J'étais (malgré tout) toujours amoureux, et le Novotel Montréal était complet. Je m'étais renseigné, après le coup du gel !
Bref, à 17H(23H) le voilà prêt à partir, et moi à téléphoner à tout ce que je comptait comme amis compatissants (Alix je ne pourrai jamais assez te remercier dans cette vie ni la prochaine) pour pleurer sur mon malheur.
Je ne le revis qu'à 13H(19H) le lendemain alors qu'il devait rentrer vers 00H(6H) - soit 13H de retard...-, et en plus pour me faire engueuler.
Je m'explique : La soirée s'était en fait apparemment mal passée, parce qu'il s'avérait qu'au final son copain vivait mal ma venue (Comme quoi on était d'accord sur quelque chose, lui et moi), et le lui avait bien fait sentir. Donc, en clair, moi qui ne voulais pas venir, j'étais en train de me faire pourrir par le mec qui m'avait convaincu de venir, parce que ça avait dérangé un mec qui ne voulait pas que je vienne. Ca suit, dans le fond ?
Mais en fait, avec le recul (Et deux Stillnox) je peux être assez serein pour dire que je devrais lui être reconnaissant de cet ultime coup de gueule. Parce que c'est grâce à cette fameuse après midi que j'ai commencé à le trouver plus minable que craquant. En fait au moment où il a eu l'idée de me présenter son copain, arguant qu'il voulait que son meilleur ami (Sans doutes moi, puisque j'avais été rétrogradé), et son Copain se rencontrent et s'apprécient.
Je crois que seule la crainte que les prisons Montréalaise puissent ne pas être chauffées me retint de lui enfoncer la tête dans une congère jusqu'à ce qu'il soit aussi froid que la rage qui m'étreignait le cœur.
Etonnement, la rencontre –Oui, rencontre il y eut. Je te rappelle que je ne pouvais me permettre d'être SDF, et puis je me disais que je reprenais l'avion dans moins de deux jours, buvons jusqu'à la lie bla bla bla...- Etonemment, donc, la rencontre se passa plutôt bien. Je me retrouvai face à l'Autre, qui se révéla être un garçon somme toute sympa, et à qui je n'avais, en soi, rien à reprocher, sinon d'avoir saisi une occase que tout le monde aurait saisi. Mais comme tu t'en doutes, cela donna à Roch un autre prétexte à râler que c'était bien la peine d'en faire tout un plat si c'était pour que ça se passe bien, et que s'il avait su il l'aurait fait venir dès le premier soir. Mais à ce stade là, je m'en foutais, j'avais commencé le décompte jusqu'à l'heure du décollage, le mardi. Il fut au final beaucoup plus agréable l'après midi et la soirée du Dimanche, peut être se rendait il compte qu'il avait un poil dépassé les bornes, je n'en savais rien, j'avais abandonné l'idée de le comprendre depuis un moment, et puis de toutes façon je m'en foutais.
Mais au final, son vrai coup d'éclat se passa le Lundi soir. Puisque ça s'était si bien passé la veille, eh bien son copain viendrait dormir à l'appart le soir. Bon, moi, direction le canapé, au coucher, trop blasé pour relever le coup de plus. Par contre ça a été une autre affaire de découvrir que l'Ouvrier du Bâtiment canadien, si noble travailleur soit il, n'est pas ce qui se fait de plus doué en isolation phonique. Ils parlaient, dans la chambre, et j'étais presque à même de suivre la conversation tellement j'entendais. Mais une idée fit son chemin dans mon petit cerveau : Si j'entendais leur conversation, rien d'autre ne me serait épargné. Et là, aussi surprenant cela soit il, même mon masochisme a des limites, aussi attrapai-je mon mini-disc, pour me passer et repasser en boucle l'intégrale de Björk, histoire d'entendre, à défaut de le vérifier, que I'll be given love, I'll have to trust it. Pour le moment, j'étais given un canapé pas forcément confortable, et un séjour de merde.
De toutes façons je n'aurais pas pu dormir avec ce putain de jetlag. Et un autre avantage à Björk, et qu'on l'aime ou pas on ne peut que le reconnaître, c'est qu'aucun orgasme si puissant soit il ne pourra se faire entendre au dessus de la voix de pic à glace de l'icône Islandaise.
Le lendemain, je profitai de l'appart seul (ils bossaient tous les deux) pour enfin passer un moment vraiment agréable, le premier du séjour, en fait, dans un bain brûlant, le temps de faire le bilan du voyage, pas forcément glorieux d'ailleurs.
A 14H(20H) c'est presque soulagé que j'appris qu'il ne m'accompagnerait que jusqu'au bus, et non pas jusqu'à l'aéroport... Je n'avais plus rien à lui dire.
Je ne pensais maintenant qu'à une chose, cinq heures après, à 19H(01H) je reprendrai ce putain d'avion, pour 7H, et du coup ré-atterrir en France à 8 heures du mat, sans avoir réussi à dormir, bien sur, et reprendre le taf à 11H du matin.
Je ne dirai qu'une chose maintenant : Que celui qui a déjà vécu une Saint Valentin plus pourrie que ça, que celui là me jette la première lingette Air France.
En vous r'merciant bonsoir Où le Narrateur assume ses lacunes et, une fois n'est pas coutume, demande conseil...
Dans le cadre d'un prochain achat d'envergure, Jeune Narrateur... euh enfin Narrateur tout court, s'enquiert du vécu d'utilisateurs du Macbook Pro 17 pouces, desireux de faire partager leurs expériences...
En effet, Nikko est las. Las de recevoir des virus et autres chevaux de troie, sans compter le nombre de spams, où, dans le désordre, Vegas Gambler Casino lui propose de gagner 18.000 milliards de dollars en se gratant l'oreille gauche, où un obscur labo amérindien lui propose du faux Viagra et autres Béatans, Et où Aug Insure lui propose de gagner une fortune en 3 heures par jour, fortune pour laquelle il suffit d'accepter des paiements de leurs clients sur son compte bancaire. A ce propos, merci mais non, si je peux éviter de me retrouver en cabane pour avoir blanchi l'argent de la drogue sans avoir pu gouter moi même ladite drogue, et passer 20 ans a me faire gentiment sodomiser par mes codetenus, j'aime autant. je n'ai par essence rien contre ce rapport particulier, mais si ca pouvait se passer dans une suite du Georges V après avoir été invité à la tour d'argent, et pas ds 12 M2 surpeuplés à la Santé, après un plateau parloir, j'aime autant.
Pour toutes ces raisons et bien d'autres encore, Nikko a enfin décider de passer le pas, et de croquer la pomme, celle de Steve et Jonathan. (Jobbs et Ive pour les non initiés, respectivement Chairman et Designer de Apple).
Et étant donné qu'un tel changement ne se fait pas en tête brulée, ben je viens à la pêche aux infos. Alors lache tes comm's, ami Mac-ien...
En vous r'merciant bonsoir! Où le Narrateur admet qu'une précision s'impose.....Avis à la population liseuse et desormais myope du présent espace d'expression!
Il me semble, sur les conseils de certains amis, judicieux de préciser une chose: J'ai écrit!
L'article que vous pouvez voir ci dessous est un nouvel article. La photo est très semblable à mon dernier article de cet été, certes, mais c'est volontaire, puisqu'il en est la suite. Mais j'en suis sur, un détail n'aura pas échappé à ton oeil sagace, Ami Lecteur: Il y a là DEUX coeurs dans les pensées de Nikko. Subtile métaphore pour signaler que le présent article est le Tome II de ma bataille acharnée pour ouvrir les yeux (dans un premier temps) du jeune Q. Tu me vois navré de t'avoir possiblement induit en erreur!
Et il y en a même encore un nouveau sous celui ci. Quand je vous dis que c'est Noël!
En vous r'merciant, bonsoir! Où le Narrateur met fin à un insoutenable suspense quant à l'évolution récente de sa vie sentimentale et, si Dieu veut, sexuelle.
Je te laissai lors de mon dernier post « régulier » dans un suspense haletant que n'auraient certes pas renié les producteurs de « Sous le soleil »... Y aura-t-il ou n'y aura-t-il pas union contre nature, et par extension péché de chair par la voie back stage avec l'éphèbe que tu ne connais que sous le nom de Q. Sois heureux car la réponse tant attendue va t'être ici révélée, tu vas pouvoir retrouver le sommeil et abandonner tous tes projets d'immolations par le feu en place publique.
S'il m'en souvient bien –en même temps je n'aurais qu'à descendre de trois articles et lire par moi-même, mais je suis feignant–, s'il m'en souvient bien, donc, je venais de vivre une soirée émotionnellement éprouvante avec le cher ange lorsque je pris la plume pour te conter les bases du pitch. Et je restai dans l'expectative, état régulier pour moi dès lors qu'il s'agit q'un quidam de sexe masculin de 17 centimètres ou plus dont je me dis « Et si... ».
Et ça ne dura pas qu'un peu, en fait... Les trois mois qui suivirent ne marquèrent qu'une évolution écrite, SMS-ée dirais-je même, qui bien qu'agréable, me laissait la dent creuse. Tout y passa : Du temps « Ouhh la la il fait bien chaud ces temps ci, ça oui le climat l'est devenu comme fou, c'est à cause que les vaches elles pêtent sur les fées de la serre, ma bonne dame » ; au travail « On nous exploite, on nous ment, on nous spolie, l'Etat vautour veut sucer jusqu'au dernier globule du sang des masses laborieuses... NO PASARAN !!! » (Oui, le jeune éphèbe est de gauche aussi !). En bref, que du lieu commun, d'où la dent creuse. Mais il me faut être honnête, ou du moins essayer, nous faillîmes nous voir, et ce –Ô Joie– à son initiative. Faillîmes, donc. Car le jour dit, il reçut un coup de fil de l'agence de voyages de ses parents, partis en voyage, l'informant qu'il y avait eu un souci, et nécessitant son intervention. Ce qui bien sur avorta l'entrevue.
Alors, je ne sais pas si on peut aller jusqu'à me qualifier de poissard, mais une chose est sûre, la Fée qui s'est penchée sur mon berceau avait soit un lumbago, soit une panne de baguette, parce que niveau « chance », elle nous a fait le minimum syndical ! Ceci dit, rien ne changeait dans le ton de ses textos, toujours un poil trop chaleureux à mon goût pour être honnêtes, à base de « Gros bisous, j'espère te revoir bientôt, Bla Bla Bla »...
J'alternais entre deux textos les périodes de joie et de baissage de bras quand, surprise, le 31 Octobre dernier, 2 jours après mon anniversaire, et le jour de sa fête, je reçus un texto de sa part, s'excusant de son silence, et me proposant de se voir le samedi suivant...
On notera au passage ici une habile manœuvre de la part du Narrateur visant à dévoiler à la fois et sans en avoir l'air le prénom du Nouvel Être Aimé, et sa propre date anniversaire, histoire de s'assurer un cadeau l'année prochaine, comme ça, l'air de rien. Ceci dit, pour le prénom, avec Q, ça fait pas légion... Puis pour l'anniversaire, on restera dans une coquetterie distinguée : Tu sauras le jour, mais pas l'année ! Faut pas déconner non plus !
Bref, je reçus donc un texto le mardi, proposant une rencontre le samedi, et après un rapide calcul visant à évaluer le taux de parents aptes à conduire durant les quatre jours à venir, quasi nul pour cause de fractures multiples –Le souci mentionné plus haut était, je l'appris par la suite, un accident de voiture–, j'osai entrevoir l'espoir que CE rendez vous pourrait se concrétiser. Mais, car il y a toujours un Mais, je ne me laissai pas m'emballer, et tentai de garder la tête froide. C'est-à-dire que je n'y pensai que 10 fois par jour.
Et dans ma réponse, comme ça, l'air de rien, je décochai ma flèche en loosedé, en lui souhaitant sa fête. Ca coûte rien, c'est le genre de chose qui fait toujours plaisir, et puis c'est pas comme les annivs, lors desquels on croule en général sous moults MMS et autres missives, pour la fête, rares sont ceux qui ont la gentillesse et la délicatesse d'y penser. Car oui, je suis gentil. Ce n'est certes pas la qualité première qui transparaît chez moi au fil de mes posts, mais il en est ainsi. Lors de mon arrivée en ce bas monde, la fée dont je parlais plus haut se présenta au chevet du Bébé Nikko, afin de proposer ses services à la Reine Mère venant d'enfanter, à base de « sortilèges chance fertilité amour argent retourdel'êtreaimé lecture de l'avenir dans les entrailles de poulet » telle Mamadou Dia Marabout de son état à Belleville.
-« Bon, alors laissez-moi regarder dans mon Bordel.... Il me reste de la Gentillesse, de la Beauté, et j'ai une promo SuperGrosseTeub très appréciée... je lui mets quoi, au Lardon ? »
-« Les qualités de l'âme perdurent longtemps après que celles du corps se soient fanées... Fais péter la Gentillesse, Clochette !! » Répondit benoîtement la Reine Mère.
-« Sûre ? Non parce que vu la tronche, moi je dis, un poil de Beauté ça serait pas du luxe... Mais bon, c'est vous qui voyez. Abbracadabra !! »
–L'on pourra ici trouver l'idéalisme de la Reine Mère charmant, jusqu'à ce que l'on en fasse les frais ! Fin de l'aparté–.
Je plaçai donc mon trait, et visiblement je fis mouche au vu de la réponse reconnaissante et touchée que je reçus.
Le Samedi matin, j'envoyai un texto où je lui disais que j'étais de garde à l'hôtel, mais que j'étais tout à lui à partir de 17H30... Hélas le cher Ange me croyant enchaîné au service du grand capital Accronien pour la journée complète s'était engagé auprès de son chef pour finir un travail urgent, ce même samedi, et donc n'être libre que vers 21H30. Aussi me proposa t il de le rejoindre dès sa sortie, arguant que le Paris By Night, c'était joli. Moi je dirais même romantique –encore de l'eau à mon moulin, mais je dis ça, moi, je dis rien–, surtout en aussi charmante compagnie.
Au final, en fait, tant mieux me dis-je, car la veille un examen rapide de ma garde robe je réalisai avec horreur que ben y avait rien d'exceptionnel pour ce tête à tête nocturne. Un petit tour aux 4 Temps s'imposait. Une galerie marchande un Samedi après midi. Si ça c'est pas de l'Amûûûûr...
Direction Célio, donc, dès la fin de ma journée de travail, histoire de trouver une bricole, comme ça, trois fois rien. Bon au final, la bricole-comme-ca-trois-fois-rien m'a coûté 200 Euros. Mais c'est pas ma faute, il y avait plein de sapes magnifiques. Et puis c'est comme à la SPA : Tu sais que le chaton qui te regarde avec ses grands yeux, si tu le prends pas, il finit piqué et au four ! Ben là c'est pareil : Ce si joli petit manteau gris anthracite trois boutons coupe droite, si tu le prends pas, ben il finira sur les épaules d'un blaireau sans une once de goût qui le mettra sur son jogging Adidas, le dimanche matin, avec des tongs, pour sortir les poubelles devant son pavillon Catherine MAMET, à Cergy Pontoise, 95800. Et pareil pour le jean. Et la chemise... N'y a-t-il pas déjà assez d'horreurs dans ce monde ? Mon cœur de jeune pédé féru de Mode n'aurait pu le supporter.
C'est donc fier comme un bar-tabac, paré de mes nouveaux atours, que je foulai le pavé parisien et fonçant tête baissée cœur battant, euphorique à l'idée de rejoindre le Nouvel Etre Aimé. Qui eut une vingtaine de minutes de retard, mais bon quand on aime on ne compte pas. Et puis ça m'a donné l'occasion d'admirer la superbe expo de photos sur les grilles du jardin du Luxembourg.
Un coup de fil pour me rassurer que oui oui il arrivait, et voila qu'apparaissait au loin son athlétique silhouette. Le temps de gober un Fisherman salvateur, parce que c'est bien beau de se saper comme Lagerfeld, mais si c'est pour avoir l'haleine de son poney, c'est pas la peine, et je m'avançai à sa rencontre.
J'ai déjà dit qu'il était beau ? Quentin, pas le Poney... Oui ? Ehh ben je le redis. Il sortait du taf, donc en costar, veste sur l'épaule, bras de chemises relevés, cravate défaite, de même que les 2 premiers boutons de son col de chemise, laissant ainsi entrevoir la naissance de son torse lisse et musclé. L'air un peu fatigué, le sourire éclatant, et son sac de sport à la main. Ca rappelle une pub de parfum, ça, hein ? Eh ben même le mec de Polo Sport il pouvait rentrer chez sa mère, tellement il aurait fait terne à coté de Lui. Aucun, je dis bien aucun – et aussi chamallow cela puisse t il paraître ça n'en est pas moins vrai, juré sur la tête de la Minimeuf– des mecs que j'ai connu et aimé n'arrivait à sa cheville en cette minute, en cet instant.
C'est sans doute ce que j'adore chez Lui. J'ai eu des mecs qui m'ont fait vibrer, certes et Dieu merci, j'ai même eu l'audace d'en aimer quelques uns. Mais aucun n'a jamais provoqué si intensément en moi cette sensation d'embrasement, cette impression que le cœur se déploie dans la poitrine, jusqu'à en irradier partout, à en causer des frissons dans la nuque. Aucun.
Etreinte chaleureuse, je lui vole au passage les yeux fermés une bouffée d'Acqua Di Gio, dont l'arôme, chauffé au contact de sa peau tout au long de la journée m'enivre, je jubile de lire dans ses yeux une joie de me retrouver, qui si elle n'égale peut être pas la mienne, a au moins le mérite d'y être.
On se pose tranquillement dans un troquet du quartier, histoire de faire la coupure de nos journées de travail respectives, et de penser à où manger. Il en profite pour descendre se changer aux toilettes, et remonte dans une tenue beaucoup plus décontract qui, même très différente du Sexy Office Boy de la minute précédente, n'en était pas moins un régal pour les yeux.
Incapables l'un comme l'autre de prendre une décision quant au restau, nous décidâmes de concert de nous laisser guider par ce cher vieux Hasard. C'est vers Odéon que nos pas nous menèrent, où je m'arrêtais deux secondes pour jeter un œil au menu d'un restau. Lui, croyant que j'avais décidé, y entra. Je l'y suivis donc, et je jetai un œil à la salle une fois à l'intérieur, le temps que l'hôtesse nous accueille. Tout ce que je détestais : Une salle enfumée, clientèle BoBo pseudo branchée à mort, la Ardisson en fond sonore –certes lounge à souhait, comme zique, mais chiante à mort à force d'être devenue cliché–. Bref, que du Bonheur. L'hôtesse daigna enfin nous accorder son attention, et après que nous lui ayons dit que l'on souhaitait manger, nous proposa le traditionnel « Fumeur / non Fumeur ». Au vu du smog ambiant, aux forts relents de Malbocs, j'y allai de mon petit sarcasme en lui demandant si le coin non fumeur c'était le trottoir... Ce à quoi elle répondit avec une légère causticité que NON, c'était dans la salle du restaurant... en Haut ! –Note pour plus tard : Ne plus jamais se comporter en sale con hautain tant que l'on n'est pas sur d'avoir toutes les cartes en main–. En effet, un deuxième examen de la salle où l'on se trouvait ne révéla que des verres sur les tables.
Nous suivîmes donc la femelle en haut de l'escalier. Je ne sais pas si vous avez déjà éprouvé ce sentiment, en rentrant dans un immeuble miteux et délabré, pour pousser la porte d'un appartement qui se révèle être un palace... C'est exactement ce que je ressentis en arrivant en haut: Autant la salle que nous venions de quitter était désagréable, enfumée, terne, autant celle où nous rentrions semblait n'avoir été conçue QUE pour le romantisme : plafond plutôt bas, murs d'un rouge sombre sans être étouffant mais plutôt capiteux, une déco à sensibilité indo orientale, lumières indirectes, par des appliques tamisées sur les murs, tables raisonnablement espacées, fauteuils confortables assez baroques dans mon souvenir, ambiance musicale parfaite, toute en trip hop et lounge, comme en bas, mais LIVE... ; Oui Ami Lecteur... Avec du vrai DJ dedans. Mieux qu'au Kong.
Nous en eûmes, lui comme moi, le souffle coupé ! On n'aurait pas pu trouver mieux si l'on avait spécialement cherché un endroit de ce genre. C'est volontairement que je n'ai pas nommé l'endroit, car celui là, je le garde pour moi. Et pour lui.
Avec une mention spéciale pour les toilettes –on ne rit pas, d'avance merci– aussi bleues et épurées que la salle était rouge et surchargée. Et vastes comme mon appartement, mais ça, en soit, c'était plutôt déprimant.
On aurait dit un môme à DisneyLand, tellement il avait l'air heureux et surpris.
Repas aux chandelles, encore une fois, délicieux, encore une fois aussi.
Service impec et discret, et, la compagnie aidant, l'impression d'être seuls au monde lui et moi...
Encore un poil vexé d'avoir été battu sur mon propre terrain la dernière fois, je me promis de tenir ses regards, avec l'œil de velours que je sais si bien faire, héritage cette fois ci paternel. Ne dit on pas que la meilleure défense c'est l'attaque ?
En effet, c'est lui dont l'œil finissait par se dérober, presque timide, avec un soupçon de rosissement sur les pommettes en prime.
Je me payai même le luxe, lors de la commande du dessert, de le prendre de court, et de demander pour lui, car j'étais sur de ce qu'il allait prendre. Je lui demandai confirmation du regard (histoire quand même de pas lui flinguer son repas) avec mon demi sourire juste ce qu'il faut de sûr de moi – Bastian saura très bien duquel je parle–, confirmation qu'il me donna avec une bouille qui, aujourd'hui encore me fait fondre rien qu'à y repenser. Quand je vous dis que je sais être charmeur par moments...
Pas réellement pressés de quitter l'endroit, nous décidâmes de rester là bas pour prendre un verre, puisque ça faisait bar, aussi. Le serveur nous emmena dans une salle encore différente de la première (immense, je vous dis, ce restau...), nous disant avec un sourire lourd de sous entendus que c'était plus intime. Encore un collègue, tiens !
Je tiens à marteler ici mon point de vue quant au jeune Homme, au risque de paraître lourd.
Je trouve que outre l'ambiance de la soirée, quand même vous l'avouerez plus propre à un tête à tête suivi d'un queue à cul qu'à une pizza bière avec matche de foot après, il laissait aussi passer bien facilement les allusions du serveur. En plus, est il besoin de le souligner, du gringue carrément outré que je lui avais fait, ne serait-ce qu'avec le coup du dessert... Là c'est même plus être gay friendly. Moi je dis carrément qu'on l'aurait tondu à la libération, là... Bref.
Le serveur nous plaça donc à une table un peu en retrait, deux profonds fauteuils, nous abreuva de force Caïpirinhas et mojitos au gré de nos commandes.
Ambiance feutrée, conversation intimiste, légèrement évaporés l'alcool aidant, nos jambes croisées se frôlant par moments, j'étais bien. Profondément bien....
Nous quittâmes le Pub vers 5.00 du matin, et il me proposa de partager son taxi, Neuilly étant sur le chemin de Rueil. Ce que j'acceptai avec joie, préférant de loin prolonger sa compagnie, et préférant les effluves délicats qui émanaient de lui (Giorgio faisait toujours effet) que de me taper les sorties de boîtes dans le bus de nuit. J'avais pas bu à en vomir sur moi, c'était pas pour respirer celui des autres nan ?
Lorsque le taxi me déposa près de chez moi, je restai l'air tout con sur le trottoir, sourire béat aux lèvres, le voyant se retourner dans le taxi pour me dire au revoir. Mieux, je restai à sourire comme un benêt en regardant son visage s'éloigner... car il faisait de même.
Je reçus un texto de lui avant même d'avoir atteint mon appart, me remerciant de la soirée qu'il avait trouvée –je cite– « Mieux que super bien », et me souhaitant de beaux rêves. S'il en faisait partie, ils le seraient. Ca je pouvais le garantir.
C'est en pensant à cet empressement à m'écrire, depuis le taxi, alors que l'on s'était quittés quelques minutes seulement auparavant que je tombai dans les bras de Morphée, souriant aux anges. Et plus particulièrement à MON ange.
En vous r'merciant, Bonsoir.
Ps : Ne sois pas si impatient, Ami Lecteur... Je travaille à la suite..... Où le Narrateur, à l'instar de Michaël, est de retour.... Alleluiah!
Premièrement, Ami Lecteur, laisse moi te présenter mes plus sincères excuses quant à cette presque semi année de silence escritoire, et avoir failli par là même à ma promesse de t'abreuver de récits rocambolesques et autres aventures de mon crû.
Je ne peux pour ma défense qu'invoquer le fait que de récits rocambolesques et autres aventures de mon crû, il n'y eut pas plus dans ma vie que de liasses de 500 dans le cul d'une poule.
Et pour ceux qu'un cruel manque d'indulgence empèchera après ce méa culpa d'oindre l'innocent front de Nikko du lait de la tendresse humaine, je sors l'artillerie lourde:
"Ma Grand Mère est morte...".
J'entends d'ici le rire blasé de ceux qui, au collège, usèrent et abusèrent de cette fallacieuse excuse lorsque, les jours d'étés, la plage se faisait plus attirante que le cours de Maths de Mme Bérenger.
Sauf que dans mon cas, c'est vrai...
Tiens c'est drole, ca rigole moins d'un coup!
En fait, je suis à moitié malhonnête -mais depuis quand est-ce un scoop?- disons plutot que c'est PRESQUE vrai... du moins le fut-ce.
En effet, Nikko faillit bien amputer le chêne séculaire (à ne pas confondre avec la chaîne nébulaire, rien a voir) qui lui sert d'arbre généalogique de la branche Maminienne. Que l'on se rassure, la chère vieille ancêtre jouit à ce jour d'un repos bien mérité, et Dieu merci pas eternel. Elle doit, en cette heure tardive, siroter sa verveine quotidienne avec sa soeur cadette, Tantine, laquelle émigrant régulièrement vers les contrées azuréennes au moment des fêtes, afin de passer ces dernières après de sa soeur ainée sous le toit et le sapin de la Reine Mère.
Pour faire court mais explicite, Mamina nous fit cet été un léger malaise cardiaque (La canicule a promis, elle n'y était pour rien), et finit donc en conséquence son mois d'aout à l'hopital. Après maints examens, il fut décidé de pratiquer sur son antique carcasse une opération à coeur ouvert, assortie d'un double pontage pour la route. Ben tiens, on n'est pas des pédés, dans la Famille. Enfin pas Mamina. Moi c'est pas pareil, je peux j'ai un mot du médecin.
Le lecteur moyen doté d'une once de coeur comprendra dès lors aisément mon manque d'envie et d'intérêt pour la plume et la prose... On a rarement envie de faire rire, ou pour le moins sourire (Vocation première de cet espace d'expression) quand on a soi même le moral dans les Prada. Ben oui: On peut être triste, on n'en garde pas moins son panache en toutes circonstances.
Soyons clairs: Loin de moi l'idée de faire preuve ici d'une insondable naïveté et de croire qu'à l'instar d'un diamant, Mamina et par extension toute personne à laquelle je voue un amour aussi profond que désinterressé -Qui a ri???- est eternelle. Je sais pertinement qu'un jour viendra où je ne pourrai plus la voir que dans les albums photos reliés cuir de la famille, coincée entre l'enfant Nikko paparazié par son géniteur sur le pot (On notera déjà ici une propension à attirer l'humiliation quelle que soit sa forme), et le même enfant Nikko soufflant sa première bougie sur un gâteau que l'on supposera au chocolat, ledit ingrédient maculant jusqu'au front du délicieux bambin...
OUI, je fus un délicieux bambin. Et merde, d'abord.
Je sais qu'un jour je maudirai cette pudeur des sentiments m'ayant si souvent empéché de lui dire que je l'aimais. Et que je soulagerai hyppocritement ma conscience en me disant qu'elle le saurait surement maintenant, puisqu'elle vivra désormais dans mon coeur, ainsi que dans celui de toute personne l'ayant un tant soit peu aimée, et au vu des qualités de l'intéressée, ca va en faire des résidences secondaires.
Mais l'on ne pourra pas m'en vouloir de souhaiter le jour où je saurai tout ca aussi tardif que possible. Il en est ainsi chez moi. La Mort est un sujet qui me met extrèmement mal à l'aise, à la limite du déni. Etonnament pas la mienne, ayant dans ce cas précis plus peur de la douleur que du saut lui même, fidèle à mon statut de fiotte. Mais j'ai très peur de la mort des autres. Enfin de celle des gens que j'aime. Car désolé si je parais ici d'une intolérable insensibilité, mais le trépas de Gérard, Technicien chez Darty de son état, me laisserait aussi froid que l'évolution du cours du soja en Asie du Sud Ouest, si doux soit son regard sur les murs du métro. De Gérard, le regard, pas du soja.
Il s'agit là d'un sujet que je me refuse obstinément à aborder lors des réunions familiales, au grand dam de Tantine, qui beugle à qui veut l'entendre qu'il faut bien en parler pour que quelqu'un sache comment disposer de ses maigres possessions, et surtout Qui aura Quoi. Apparemment, à moi me reviendra un pied de lampe en cristal Baccarat. Super!!!! Seul le respect dû à la chère vieille branche m'empéchat de lui proposer moultes utilisations dudit objet, toutes plus ludiques les unes que les autres. Je modérai en lui disant que je n'en voulais pas de son fichu bout de verre -Hoquet de stupeur de l'Aïeule, le cristal Baccarat ayant semble t il une valeur marchande hautement supérieure à celle du verre de cuisine lambda- et que je préfèrais 10.000 fois l'avoir elle en vie chez elle, toujours prête à faire couler à flots le lait de la tendresse humaine sur l'honnête front Nikkoïen, et lui faire fréquemment profiter de ses talents de cordon bleu.
Mais de toutes façons, point ne fut besoin d'avoir de si noires pensées, Mamina s'étant fait charcuter le péricarde sans broncher, et ayant effectué un retour sans encombre dans le monde des vivants. Et à 85 printemps c'était pas gagné.
Etonnament ce ne fut pas lors de l'opération elle même que l'affaire se corsa. La convalescence dans un établissement spécialisé devant normalement amorcer en douceur le retour de l'Ancêtre parmi ses ouailles fut on ne peut plus critique. L'opération en elle même fut un succès, le réveil se passa sans soucis, mais c'est arrivée à l'étape où elle n'avait plus qu'à se laisser choyer et reprendre des forces que la chère tête blanche se dit "A quoi bon!!!", et refusa dès lors de s'alimenter. Comportement réduisant considérablement les chances de récupération à cet age que l'on qualifiera de vénérable, et surtout après le controle technique qu'elle venait de subir, chacun en conviendra. A sa décharge, on portera au crédit de Mamina son éternel défaitisme depuis qu'elle a atteint ses 75 ans, et plus encore depuis ses 84 ans, age auquel sa propre mère réverence tira. Dès ce jour, elle prit l'habitude de répondre à toute personne s'enquerant du nombre de printemps qu'elle avait vu naître, grandir, puis décliner qu'elle a "l'age de faire une bonne morte". Et à toute ébauche de projet "Oui, enfin si je suis encore de ce monde" dès lors que la date dudit projet dépasse le dernier jour de son TéléStar de la semaine.
Petit à petit, l'anorexie fit son nid, et c'est une Mamina délestée de 8 kilos qui s'acheminait à coup sur vers les portes du grand Néant, lorsque la Reine Mère prit le Taureau par les cornes et remit fermement les choses au clair avec les connasses de la maison de repos, pas foutues de s'apercevoir que les plateaux repas revenaient intacts au lieu de participer à la reconstitution des forces de la Vénérable Parente. Et croyez moi, la Reine Mère qui remet les choses au clair fermement, c'est pas de la couille de puceron. Je tremble moi même encore, du haut de mes 31 printemps, quand un acte inconsidéré m'expose nu comme au premier jour à la vindicte maternelle. Alors vous pensez, une conne qui a fait aide soignante parce qu'il n'y avait plus de places en coiffure... Et telle un Salomon de supérette dans son amour de l'équité, elle en mit aussi une couche à Mamina, fautive car instigatrice de cette cessation d'alimentation.
Duement sermonnée, la coupable consentit à regrignoter ses feuilles de salade et poisson grillé, et commença alors à remonter la pente, en remplumant sa frèle silhouette.
C'est ainsi que je peux aujourd'hui reprendre la plume, l'esprit délesté des nuages noirs de l'inquiétude et rassuré sur l'état de santé grand-maternel.
J'ai en effet passé les fêtes chez la Reine Mère, rejoignant ainsi le cheptel familial, et pouvant surtout vérifier de mes propres yeux la résurrection de la Parente Aimée. Je fus réconforté de la voir réclamer son verre de Punch Planteur dominical à corps et à cris, et piailler de façon indignée si d'aventure, un esprit chagrin décrétait qu'un deuxième ne serait pas raisonnable. Et s'il en était besoin, les ravages qu'elle causa à elle seule au sein de la population ostréicole du plateau de fruits de mer tronant au centre de la table me tranquilisèrent définitivement quant à la qualité de son appétit retrouvé.
Putain, je suis encore bon pour faire DEUX cadeaux à la prochaine fête des Grands Mères, moi!!!!
En vous r'merciant, Bonsoir.
Ps: Je profite de cette tribune afin de souhaiter à toute personne venant se ruiner ici les yeux, régulièrement ou non, mes meilleurs voeux pour le cru 2007, de santé, de bonheur, d'orgasmes multiples et de thune... En un mot, de kiff dans ta life! Où le Narrateur constate avec surprise que son cœur ne sert pas qu'à pomper le Long Island Ice Tea qu'il a dans le sang...
Ahhhh Ami lecteur.... Que dire.... J'en suis moi même sans voix, et sans fiel.... Et me connaissant c'est pas peu dire !
Stupeur et Tremblements, je crois que j'Aime... C'est ballot je me croyais immunisé contre la chose, et son lot de déconvenues.
Mais le fait est là, j'Aime. Faisons face, hauts les cœurs, et buvons jusqu'à la lie l'amer calice de la vie qui rappelons le est une chienne!
Je dois bien me rendre à l'évidence... Cette légère sensation de papillons dans le ventre en pensant à Lui. Cette bouffée d'oxygène quand je reçois un texto, cette fébrilité quand j'en écris un qui DOIT apparaître comme naturel et désinvolte, alors que je mets plus longtemps à le penser et à l'écrire que Victor Hugo n'en a mis pour pondre les Misérables (Je mets bisous ou a +, là ????? cruel dilemme !!).
Cet état d'extase et cette impression de flotter doucement sur un nuage à des kilomètres du sol et de la réalité quand je passe une soirée avec Lui. Nombre de symptômes qui ne peuvent tromper sur l'origine du Mal.
Qu'en dire : Il est beau, il est gentil, il est intelligent ET cultivé, il est sportif, il est plus bandant qu'un acteur de chez Falcon, il ne me donne qu'une envie, celle de sentir la chaleur de sa peau contre la mienne, son souffle dans mon cou.
Jusque là, rien qui sorte de l'ordinaire, par rapport aux 1000 bombasses par jour pour lesquelles je papillonne du ventricule, et dont je pense, avec tout la poésie qui est mienne -mes intimes confirmeront - que: "Putain j' lui casserais bien les pattes arrières, celui là". Mais là, que Nenni. J'en discutais avec un ami, auquel je vantais les mérites du Nouvel Etre Aimé, et qui, taquin, me dit : «Et encore, toi tu ne l'as pas vu à poil !!!!». En effet, lui venait de passer une semaine à pouvoir admirer dans ses moindres détails la plastique de l'Objet de son affection, lors d'une semaine de vacances entre potes.
Donc, « .... Pas vu à poil ! »... C'est là que les fondations même du modèle de lubricité et surtout - grands dieux SURTOUT - sans sentiments que je m'efforçai de composer depuis ma dernière amère déconvenue furent réduites en miettes. Rends toi compte, Ami Lecteur, et surtout Toi, Lecteur Ami, qui me connais et connais les sommets que peut atteindre ma Libido. Rends toi compte. On eût pu attendre de Nikko, en de pareil cas, une réponse du genre bave aux lèvres, corps caverneux submergés et borborygmes du genre « gnaaaaaaahaaaaa BAÏÏÏÏSER !!!! ».
Que Nenni. A ma grande surprise, la réponse qui jaillit de mon cœur fut «Si tu savais comme je m'en fous». Sidéré, je me retournai pour fustiger l'Ingénu ayant eu l'impudence de se mêler d'une conversation où il ne fut pas convié ! Mais c'était Moi.
Et Merteuil devint Tourvel, comprenne qui peut !
« Je m'en fous »... Si un jour on m'avait dit que je penserais cela d'un Homo Sapiens de sexe masculin et de l'éventualité de le voir dans le plus simple appareil.... Mais le fait est là.
Je l'avoue humblement, piteusement, je trouve plus kiffant d'imaginer passer une soirée dans ses bras ou lui dans les miens devant un DVD, qu'une nuit à lui mettre la fiêêêêêêvre pendant des heures...
J'aspire plus à l'emmener au restau en amoureux, et dans ce que je considère comme les endroits les plus beaux et romantiques de Paris (Cour Carrée de nuit nous voilà !!) qu'à connaître le goût de sa queue (la Reine Mère excusera ici l'impudique évocation des activités non onanistes de sa progéniture).
Je préfère la fébrilité et le trouble ressentis en caressant sa main d'un geste très étudié et mûri pour qu'il paraisse accidentel, ou de faire une bise très près du coin de ses lèvres par mégarde (Oh zut, j'ai glissé que je suis maladroit quand même), que celle de faire attention à lui ne pas déchirer son boxer en le lui arrachant avec les dents, parce que Merde un CK c'est pas donné !
Y a pas comme une odeur de Chamallow, dans le coin, là ?
Ceci dit, si en plus du DVD, de la Cour Carrée et de la bise maladroite en laquelle, soyons honnêtes, personne ne croit; je peux faire tout le reste, c'est Noël !!!! Chassez le Naturel, comme on dit. Mais dans le cas présent, mon sens des priorités m'étonne par sa nouveauté !
Ceci dit, soyons honnêtes et rendons à Freud ce qui lui appartient, les Intimes auxquels il m'est arrivé de me confier les (Qui a dit 365 ??) soirs de détresse de l'année l'auront deviné, si je me suis laissé embobiner, c'est sans doutes en raison de l'impasse que cet Amour, si fort soit il, a de grandes chances de masquer : Mis à part mes deux Ex, je me suis toujours appliqué à ne ressentir Le Sentiment Suprême que pour des personnes qui, je le savais inconsciemment, ne seraient jamais en mesure de me l'apporter en retour... Distance, Impossibilité à se défaire de son passé et à avoir le courage de plonger dans un nouvel inconnu (C'est une image, ne soyons pas salace, c'est pas le genre de la maison.), Goûts trop différents...
J'ai toujours mis un point d'honneur à choisir LA chimère de la salle....
« Provoque ton échec, il te fera moins mal que s'il arrive alors que tu es plein d'espoir » a dit le Prophète!
Mea Culpa, ça me fait moins peur d'échouer volontairement que de prendre le risque de baisser les défenses et vivre peut être quelque chose de beau.
En effet, dans le cas qui nous occupe, l'obstacle est le suivant:
Le Charmant Jeune Homme fait partie des victimes du Fléau.
Pas de chance, on ne choisit pas, il est né avec, il n'a rien demandé à personne, et pourtant c'est tombé sur lui. Lui comme tant d'autres, bien sur, mais là, peu m'importent les Autres, c'est Lui que j'aime.
On se sent impuissant devant cela, on a beau faire, beau dire, on n'a pas encore trouvé de remède... Et penser que son état est à priori un obstacle à l'amour que je lui porte, ça me remue les tripes. On veut se battre contre ça, et on frappe dans le vent. Et on se retrouve frustré devant tant d'injustice. Pourquoi Lui? Non mais je vous jure, c'est quoi cette idée d'aimer les filles!!!!!!
Il est évident que, tel un Don Quichotte de la rue Sainte Croix en armure griffée Lacroix, je n'ai pas choisi ce qui se fait de plus simple comme Moulin, en m'attaquant à l'hétérosexualité.
Mais avant que tu ne lève les yeux aux ciel, Ami Lecteur, laisse moi t'expliquer pourquoi, en dehors du fait de « On-ne-choisit-pas-qui-l'on-aime », je laissai s'emballer mon péricarde sur ledit Dulciné. Outre un physique plus qu'avenant, déjà débattu ci-dessus, et sur lequel nous ne reviendrons pas, la charmante créature semble tout de même faire preuve de quelques dispositions à l'égard de votre serviteur.
Pour faire court et resituer l'action, car il ne sera pas dit que Nikko abandonne son prochain dans les méandres de sa réflexion sans l'éclairer, je m'en vais t'expliquer la Genèse de l'histoire.
Ledit jeune homme fut rencontré au travail, l'été dernier. En manque sérieux de réceptionniste de nuit, je passai une annonce, et c'est au cours de l'un des entretiens que je fis la connaissance de Q.
-Oui, en plus il s'appelle Q... Je peux enfin dire que j'adore le Q sans que ça soit seulement une insanité!!!-
Jeune étudiant en droit (Un futur avocat en plus!!!! Mazal Tov, comme dirait Sylvia Fine!), il souhaitait arrondir ses vacances. Bref, la rencontre n'a pas grande importance, puisque mis à part quelques "bonjour-bonsoir-putain quel cul!!!", je n'échangeai pas beaucoup avec lui. Et en plus il est pseudo sorti avec une stagiaire de l'hôtel.
Ce fut par le plus grand des hasards que je recroisai le bel éphèbe en Mai dernier, alors que je revenais de mon réapprovisionnement mensuel à 150 euros chez Auchan. Vous en conviendrez, on a vu Nikko plus Glamour qu'en vieux T shirt, tirant son Caddie Mamie avec ses 6 rouleaux de PQ en promotion qui dépassent. mais il eut la décence de ne pas le souligner, ou, mieux, de s'en foutre. Et moi, me préparant à un cordial "tienssalutcommenttuvas?" aussi sobre qu'expéditif au vu de notre peu de connaissance réciproque, quelle ne fut pas ma surprise à l'entendre me dire "Putain, je suis trop content de te voir, je t'offre un café". Ni une ni deux, les rouleaux de PQ tassés au fond du caddie, un rapide examen d'haleine et hop, nous voilà nous avançant vers le café le plus proche. Et se raconter nos vies depuis un an. Mon célibat, ses déboires (parce qu'apparemment il en a chié sa race...). Mais plus que le propos, ce sont les regards qui m'ont troublé. Je veux dire, à ce stade des retrouvailles, en dehors du constat fait que sa beauté ne fut en aucun cas altérée par les mois, je ne m'attendais pas à grand chose. Mais il me lançait des regards, pas le moins du monde lubriques, mais d'une intensité pour le moins troublante, ce genre de regard où l'on ne parle pas, mais ça n'est pas nécessaire car les yeux s'expriment seuls. Et pour un spécialiste des attaques oculaires tel que Nikko -avis unanimes des utilisateurs, statut durement acquis-, excusez l'expression mais ça fait un tout petit peu mal au cul de se faire piéger avec ses propres armes.
En fait le genre de regard que l'on tuerait pour voir dans les yeux du bogosse installé dans le fauteuil à coté à l'amnésia; mais que l'on se retrouve tout con quand on reçoit de la part de quelqu'un qui a priori se destine à une pratique régulière du cunnilingus, mariage et paternité en prime. Ca rentre pas dans le cadre. Ca déstabilise.
Et Dieu sait pourtant que s'il est une chose que l'on ne peut retirer à Nikko, que l'on appelle ça de la lucidité ou du défaitisme, c'est sa propension à ne pas s'emballer devant un beau garçon! En général, et à la fureur de mes compagnons de déambulations chasseresses, le mantra qui me douchait immanquablement si je croisais un mec intéressant et attirant, c'était "Mais pour qui je me prends pour espérer attirer un mec pareil". Oui, je sais, j'ai reçu des claques sur l'arrière du crane par lesdits compagnons, alors pas la peine de lever les yeux au ciel. Mais je lutte contre moi même...
Quoiqu'il en soit, c'est tout tourneboulé que je ramenai mon PQ et mes 3 tomates à la maison. Echange de textos, rien de particulier par la suite, j'en finis par oublier l'épisode.
Jusqu'à ce vendredi de début Juillet, où, entendant frapper à la porte de mon bureau, j'indiquai à l'importun avec l'amabilité qui me caractérise d'entrer, et que j'entendis dans ma tête la voix des anges en voyant la frimousse de l'un d'eux apparaître! Echange cordial, toujours ces mêmes regards, et là, je ne sais pas ce qui m'a pris, toujours est il que je m'entendis dire "Tu fais quoi ce soir?". Surpris moi même par ma propre audace, je le fus encore plus de sa réponse: "Ben rien, et toi?". Quoi??? Un mec pareil libre d'engagements un vendredi soir? Ben croyez moi qu'il ne le fut pas longtemps!
Rendez vous pris, je devais voir un film avec un pote, mais après cela, Q serait mien pour la soirée! Et mien fut il! Nous nous retrouvâmes vers 20.30 au pied de la fontaine des innocents. Inutile bien sur de dire que j'avais pendant toute l'après midi craint de recevoir un texto "Jpeux pas j'ai piscine, ma mère à la rougeole, je passe sous un tunnel, bla bla bla..." Mais que Nenni, le seul message que je reçus fut "Désolé je suis à l'Etoile, je me dépêche"... suivi en effet peu de temps après du jeune homme tout en sueur (miaaaaaaaaam) arrivant en courant de peur d'être en retard. Ma mégalomanie naturelle ne me poussa même pas a me dire que peut être j'étais la source de tant d'empressement. Ceci dit, je te serais reconnaissant de me laisser à mon rêve intact et de ne pas le piétiner de tes talons, d'avance merci!
Banalités d'usage, puis on commença à se balader, parce que merde, on n'a pas l'age de regarder Derrick, on va pas dîner à 20.30!!!!
Nos pas nous menèrent dans la cour du Louvre, où l'on s'installa pour discuter. Bon je sais je me répète, mais ce mec est beau. Pas mignon, pas Craquant, BEAU. Le reflet du coucher de soleil sur sa peau dorée (1 semaine à Barcelone), dans ses yeux bruns - verts. de ses vacances, nous en vînmes à parler des miennes, passées et futures, dont Rio, dont je lui montrai les photos sur mon Pod. C'est là que j'ai commencé à me dire « Nikko, BoGosse -C'est MES pensées, et je vous emmerde- il y a baleine sous gravillon là ». En effet, je tenais mon Pod d'une main et faisais défiler les photos de l'autre. quand soudain, je sentis une autre main venir couvrir celle qui portait le Pod, sans doutes afin d'assurer la non-chute de l'appareil, intention louable s'il en est. Mais cette main là prenait tout de même bien la mienne, et la collait de bien près pour quelqu'un ayant à coeur la seule protection des Oeuvres du Sieur Jobbs! Et je ne sais pas, intuition ou prise de désirs pour des réalités, entre deux attaques de tachycardie, je le sentais aussi fébrile que moi... Bref. là on a commencé à parler, plus personnellement, de nos Tafs, de nos vies. Ma perversion infâââme étant de notoriété publique à mon taf, point ne fut besoin de mettre les choses au point quant à ce détail. Aussi parlai-je librement des mes Ex, et lui de « son ex ». Qu'il m'a décrit comme étant «La personne » qui a partagé sa vie. Et étant "Quelqu'un" de formidable. Sémantique bien connue pour sa haute teneur en "je me mouille pas quand je raconte ma vie c'est asexué" chère aux habitants de placard que nous sommes. En tout cas, MOI j'ai toujours préféré ça au fait de m'inventer une copine, ou de féminiser le nom de mon mec. Le summum de l'ambiguité ayant été atteint quand il parlait du cabinet ou il allait travailler, de son rythme de fous, du fait que même les avocats qui avaient une vie privée ne devaient pas beaucoup en profiter, ni voir leur conjoint.
Soyons honnêtes, même dans la génération de Mamina et sans manquer du respect dû à ses blancs cheveux, on ne parle plus comme ça. Que celui ou celle d'entre vous qui a des amis hétéros et qui les a entendu dire "mon collègue et son conjoint" me jettent le premier code civil.
Nous avons sur ce été dîner, j'ai choisi le restau, un charmant petit endroit à bastille, non loin du quai de l'Arsenal, intime à souhaits, et je dois dire que nos pupilles ont au moins autant mangé que nos estomacs durant le repas. Rendons à Jules ce qui est à lui même, il m'a quand même parlé d'une fille qui lui plaisait peut être, mais qui partait à New York pour un an dans quelques semaines. Une fille rencontrée au Kick Boxing, et qui, selon se dires, si elle ne devenait pas sa copine à distance, serait UN super pote.
Soit!
Aimer platoniquement une fille Butch (On n'est pas pote avec une fille quand on est hétéro. on l'aime ou on la tire, point barre. Il n'y a que nous pour parler chiffons), et assez Masculine (le jour où des ballerines feront du kick Boxing on en reparlera), on lui dit que c'est encore plus connoté que fredonner Mylène en se dandinant?? Tiens y a comme un gout de mauvaise foi, dans les paroles de Nikkolas, dirait Mélanie D. Ah oui, il ne veut ni se marier, ni avoir des enfants, non plus.
Bougie, ambiance cosy, très agréable dîner savouré que je lui ai offert avec plaisir, et qu'il veut absolument me rendre, ce que j'acceptai avec encore plus de plaisir, les confidences se firent plus aisément.
-A ce propos, j'enfonce un peu le clou. Que ceux qui connaissent un hétéro qui dîne aux chandelles avec un autre mec assumé homo, et en redemande, ceci en plus de tout le reste, que ceux là me jettent le premier sucrier-.
Le coup de grace fut porté devant un verre, plus tard, quand il m'avoua avoir déjà été troublé par un garçon (on se croirait chez la Dumas), trouble réciproque ayant occasionné d'intenses moments de tendresse. Et, texto, "se demander ce que ca aurait donné s'il était sorti avec" ...
Je ne vois pas de sucrier voler, c'est normal?
Nous nous sommes quittés à 4.30 du matin, place de la concorde, à grands renforts de bises chaleureuses, 2 sur 4 n'ayant pas été irréprochablement placées par votre serviteur, touchant plus le coin de lèvres que le gras de la joue. J'avais complètement oublié que j'avais mis mon livre (Les liaisons dangereuses) dans son sac, pour avoir les mains libres pour regarder les photos de Rio, et donc j'ai complètement oublié (et honnêtement, je le jure sur la tête de la minimeuf) de le récupérer. Acte Manqué, quand tu nous tiens!
En tout cas, depuis je recois des textos ponctués de "A bientot j'espere..... bisous...." Soooo straight, isn't it???
Bref, ne te méprends pas à la lecture de ces lignes, loin de moi l'idée de vivre dans un monde merveilleux où tous les rêves deviennent réalité, je sais bien que pour le moment le seul fait avéré et concret est que le charmant jeune homme bouffe de la moule à lévres rabattues, et ce jusqu'à preuve du contraire, mais je voulais simplement parler de lui. En parler lui donne plus de consistance. Parler de Lui me donne l'impression de le rapprocher. Parler de Lui est agréable.
Si tu te sens l'ame généreuse et compatissante, va donc allumer un cierge ou deux à Notre Dame, et prie pour le retour de vénus dans la Maison du Scorpion de Nikko. Où égorge un poulet pour provoquer le retour de l'être cher, comme le dit Mamadou Traoré, volailler marabout barbessien de son état. Je te remercie à l'avance de tes prières, et de leur potentielle efficacité
En vous r'merciant Bonsoir.... Où le Narrateur fait état de sa lassitude de n'avoir personne avec qui s'extasier devant la saison 2 de Desperate Housewives, et se lance dans un intense brainstorming pour remédier à cet état de fait.
Wouaaaouhh, ça c'est du titre.
Ami Lecteur, Bonsoir... Trouves une pierre blanche, car voilà un jour à marquer: Aujourd'hui, Nikko va se remettre en question, fait dont la rareté dépasse sans nul doute celle des orgasmes de Benoît XVI, mais mon Dieu que font les gardes Suisses? Quoi blasphémateur???? Sans doutes, mais 1/ je m'en fous, je suis déjà promis aux flammes éternelles de l'Enfer pour maintes raisons en plus de la perversion de mes relations sexuelles contre nature; et 2/ lui nous refuse le droit de vivre, alors je peux bien lui refuser le droit a l'extase, c'est de bonne guerre. Quoi que quand on voit le sourire béat qu'il affiche en permanence, c'est à se demander si il n'a pas un ou deux enfants de choeur sous la chasuble, mais là est un autre débat.
Baste de ces réclamations religieuses, et plongeons ensembles avec délice dans le vif du sujet. Ayant fété en Mars dernier ma troisième année de célibat et de menus portions surgelés, je fis le sermon entre 2 Long Island Ice Tea (Je célébrais la fin de mes travaux, pas celle de ma libido), de ne point cotillons sortir une quatrième fois. 3 ans de traversée du désert sont à mon gout amplement suffisantes. Sans parler de la cohorte de lieux communs que l'on se voit servir quand on ose se plaindre du vide de son coeur-son cul-son lit rayer la mention inutile.
Au palmarès des phrases à la con ayant la facheuse habitude de fuser en de pareils cas on a:
"Tu connais pas ta chance...." généralement lachée avec un soupir las, les yeux levés au ciel, cynisme de bon aloi en prime. Oui, c'est vrai, je te le concède sans peine, quel calvaire ce doit être d'être avec un mec gentil, doux, et fidèle comme le tien. Tout ça parce qu'ils s'emmerdent. Ben écoute prends la, ma "Chance". En plus je livre, et je garantis le SAV-à savoir je promets de t'écouter distraitement te plaindre au téléphone quand tu en auras marre d'être chanceux-. Et tel Darty, je peux te débarrasser de l'ancien matériel, si tu veux. Assume ta lassitude au lieu de la balancer à la gueule de qui veut bien t'écouter dans les soirées courues. Tu t'emmerdes avec ton mec? Ben c'est simple, largue le! Ahhhh mais tu ne le fais pas parce que tu as peur de t'emmerder tout seul? Ben écoutes, je ne sais pas si tu t'emmerdes réellement avec ton mec, mais après avoir discuté 10 minutes avec toi sans te connaître (Exploit pour Nikko, on le sait), je peux t'assurer que tu t'emmerderais tout seul... La preuve, tu m'emmerdes déjà, moi.
Number two:
"Profites en pour te trouver, pour faire la paix avec toi même..." Ahh mais il est gentil, le bab de mes deux. Je sais déjà très bien ou je suis: Chez moi, tout seul, le soir. Et c'est bien là le problème au cas où ça t'aurait échappé entre deux taffes. Et puis je m'en veux pas. La hache de guerre n'est pas déterrée avec moi même. Alors occupe toi de ton cul, espèce de hippie à la con, et pass' pass' passe le oinj, tu seras bien urbain.
Mais rendons à César ce qui lui appartient, et n'oublions pas le top du top, une réflexion que sa profondeur rend digne de figurer au panthéon des sujets de feu "C'est mon choix":
"Pffff! Les Mecs, les Mecs... Ya pas que ça dans la vie, vous pensez qu'au Cul." Alors certes, il n'y a pas que les mecs dans la vie, je te rejoins à 100% Ami frustré. Il y a aussi les chiens. Je les adore, mais dieu merci je n'en fais pas le même usage. Quant audit objet de mes pensées, je te remercie de t'en inquiéter, mais globalement ça va... Bon je ne dis pas qu'il ne faut pas défricher, parfois (certaines mauvaises langues parleront même de jachère), mais le sentier reste balisé et praticable, randonnées sur réservation, groupes acceptés, site ouvert 7/7 - 24/24.
J'ai, dans mes jeunes années (ajouter "Lointaines" serait faire preuve d'une inutile cruauté), éprouvé divers moyens de rencontre, du réseau téléphone (2500 balles et une copieuse engueulade de la Reine Mère, tout ça pour rencontrer deux pervers, merci bien!!!Dieu merci un téléphone se tient a une seule main, c'est pratique) au Minitel (presque viré du taf.. Et Nikko découvrit que la direction vérifiait les communications téléphoniques)... Le plus mémorable de ces médias a but copulatoire fut sans doutes le système des petites annonces a passer dans divers mensuels semi pornos styles "HH" à la rubrique coeur (Qui, là dedans, s'épelle souvent C-U-L, je le sais depuis). J'arrétai les frais le jour où je reçus une réponse d'un soixantenaire me disant qu'il voulait me faire découvrir maints délices, mais aurait sans doutes des difficultés à me recevoir car, je cite, "Maman ne sera peut être pas d'accord"... Ca sent l'ouverture d'un Motel sur l'autoroute, ça!
J'atteste sur le peu d'honneur qu'il me reste la véracité de ceci, et mon Cher Ex N°1 Alex peut en témoigner, il a vu la lettre... Ca m'avait quand même pas mal filé les jetons. Faut dire que j'avais 17 ans, j'étais innocent et impressionnable. (Si! Si!) Et OUI on avait déjà inventé le cinéma parlant.
Passons également les rencontres arrangées par des collègues surement bien intentionnées, au cours de ballades, verres, dîners et soirées variées, qui m'ont au mieux amené à tenir le crachoir a des fonds de tiroirs, des boulets dont personne ne voulait (A ce propos, l'idée lumineuse "présentons le à Nikko" m'amène à m'interroger légitimement sur la considération que me portent lesdites collègues), et au pire à tomber accro de mecs dont les remises en couples intempestives et inmanquables m'ont laissé le coeur et l'égo plus rapiécés qu'un jean vintage de chez Diesel, dégats aussi profonds que leur cicatrisation fut longue.
Non, je me devais de passer à la vitesse supérieure.
Féru de nouvelles technologies depuis ma plus tendre enfance, je me passais en boucle "Waterloo" de ABBA sur mon mange disques (En 80 c'ETAIT la pointe de la technologie, les petits cons pour qui le vynile ne sert qu'à faire des pantalons seraient gentils d'arréter de se marrer), chorégraphie comprise-si CA ça s'appelle pas être prédestiné-; quand mes petits camarades ne juraient que par Albator. Je ne comprendrai jamais l'engouement qu'ils ont pu ressentir pour ce corsaire crasseux, rustre et balafré, dont la principale occupation était de cramer les sylvidres, des créatures féminisées, squelettiques et habillées avec des fringues moulantes. Il en aurait, du taf, à l'Open.
A la pointe du progrès comme je l'étais, rien d'étonnant à ce que je jette mon dévolu sur le média le plus largement plébiscité par mon prochain a la sexualité invertie, le Net.
Puisque tu me lis, et que l'adresse de mon blog n'est disponible que sur mon MSN ou sur mes divers profils de T'chat , je suppose que tu es un internaute aguerri, aussi ferai-je l'impasse sur le B-A-BA et mettrai directement en exergue mon habituelle mauvaise foi en donnant un avis hautement subjectif sur la chose.
Les T'CHATS... Deux mots qui font à coup sûr briller la mirette de tout être un tant soit peu introverti et pas forcément bien dans sa peau. Enfin un espace où tu peux montrer ton cerveau avant de montrer ton cul. Idéal quand on a beaucoup plus confiance dans le potentiel seducteur du premier que dans celui du deuxième. Lucidité quand tu nous tiens.... Toute ressemblance avec un Narrateur existant ou ayant existé, bla bla bla...
Ben pour quelle raison vous croyez que je l'ai fait, ce Blog?
"L' Homme qui rit a fait la motié du chemin vers ton lit", dit le prohète (Légèrement adapté, j'en conviens)... Ben foutez vous de ma gueule tant que vous voulez, mais il y en a queques uns qui sont déjà quelque part entre concorde et georges V, à ce tarif là...
Les T'CHATS, donc.
En général, ca commence par un lapidaire "Tu Ch?". Si c'est fête, ou si l'internaute sodomite a un tantinet d'éducation, précède un éventuel "Salut" ou plus vraissemblablement "Slt". L'allergie aux voyelles semble être une maladie contagieuse sur le web. Une passion dévorante et exclusives pour les consonnes sans doutes. Qu'ils aiment partager. Il n'y a qu'a voir comment ils distribuent les MST
Nous passerons sans nous y arréter sur les sempiternels "BM?" (On ne parle pas ici du bolide de manufacture teutonne) qui fonctionnent comme pinocchio: Plus on ment, plus le nombre de T devant s'allonge.
De même pour les "Plan jus no Kpote peux me dep tu rec?". Pour le lectorat safe ou éduqué, cela peut se traduire par "Je souhaiterais t'inonder la glotte ou toute autre muqueuse de ton choix de mon liquide séminal sans l'obstacle de cette odieuse barrière de latex imposée par la morale petit bourgeois de nos institutions sous un fallacieux prétexte sanitaire. Je suis libre de mes mouvement, aussi peux tu m'héberger le temps de la transaction?"
De manière générale, tout ceux la se retrouvent zappés de ma gracile mimine. De même que les gens qui viennent te parler sans photos. Et t'insultent quand tu en demandes une. A ceux là je répondrai deux choses. Premièrement, oui, je l'admet, mon attitude dénote une indiscutable superficialité, mais à ma décharge je ne fais que suivre le mouvement de la société sodomite où l'apparence est un sésame. Et avouons que c'est censé. Qui drague encore à l'aveugle de nos jours? Si "Tournez Manège" ne distrait plus Mamina devant son bolino de midi depuis longtemps et si Charly Oleg ne beugle plus ses tonitruants "Formidaaaaable" , c'est bien qu'il y a une raison, non? Et NON on ne peut pas se contenter d'une description, parce que si par miracle elle est honnête, "Mec cvx marr yx marr regard petillant 170 60 souriant" ca va de Gaël de la Nouvelle Star à Sim...
Aussi est il non seulement humain, mais aussi préférable pour les deux parties en présence de demander un echantillon avant la rencontre. Afin d'éviter les blancs génants dans la conversation pour les plus polis, et pour les plus minables, d'éviter au "moche" de retrouver une chaise vide et les deux verres à payer quand il revient des toilettes. Et puis qui choisit un camembert sans y mettre les doigts?
-Je m'excuse par avance auprès de la Reine Mère avant qu'elle ne me téléphone pour piailler devant l'inélégance de la comparaison. Et son inexactitude. Les mecs, c'est le contraire des camemberts. C'est une fois qu'on les a choisis qu'on peut mettre les doigts dedans.-
Et deuxièmement (si! si!, relisez plus haut, il y avait un premièrement....), j'adore clouer le bec à 99% des insulteurs anonymes. C'est mon côté taquin. En général je leur balance "Ehhh qu'est ce que tu me soules à gueuler, toi. Si MOI j'avais pas mis de photo, TOI tu serais venu me parler???" A la fin de l'envoi, je touche. Souvent le dial se termine par " TrucBidule a bien recu ton message, mais il est sans doutes trop occupé pour y répondre"... Ouais, c'est surement ca...
Nous retirerons aussi les adeptes du "Si on se rencontre ce soir, c'est que je te mettrai forcément la misère dans ton boule", parce que comme stipulé dans un précédent post, je ne garantis en rien la prestation espérée. Aussi, afin de t'éviter la corvée de devoir me garder à dormir parce qu'il n'y a plus de RER, télécharge un falcon, astique toi, essuie ton clavier et passe mon CV, d'avance merci.
Nuls et non avenus également, tous les cinquantenaires qui se qualifient timidement de "Mur bien conservé", ou honteusement de "Trentaine grisonnante", parce que toute la terracotta du monde, fut elle de chez Jean Paul, ne fera jamais passer Massimo pour Brad.
Mais il arrive parfois, Ô miracle (et non pas Ô de Lancome, rien à voir) qu'un jeune homme valable, bien fait de sa personne et dans sa tête s'égare dans ce labyrinthe cybernétique et ne débarque sur la fiche de votre serviteur. Pas pervers, pas périmé, pas haineux, pas plombeur... Gentil, poli, respectueux. "Impossible, dîtes vous? Je n'aurais pas, une fois n'est pas coutume, l'amertume de vous suivre dans de telles considérations, mais "rare", sans conteste.
Aussi eus-je a plusieurs reprises l'occasion de constater cet état de fait au cours de mes récentes deux semaines de vacances réparatrices, pour moi cette fois ci, pas pour mon appart, chacun son tour
-Et j'en ai trouvé, du Chatteur qui te pète pas un cake parce que tu lui à pas proposé de venir prendre un café pour les plus évolués ou un petit coup dans le cul au bout du 10ème message de dial.
-Un Chatteur dont c'est bien la tête qu'on voit quand il allume sa cam.
-Un Chatteur qui ne répond pas "Ahh ouais moi aussi, d'ailleurs j'ai déjà enculé un mec au ciné/dans les douches/dans l'avion" à la 3ème phrase quand tu lui dis que tu aimes le ciné/le sport/voyager...
-Un Chatteur pour qui aimer lire ne signifie pas acheter Closer tous les 15 jours, et aimer écrire ne veut pas dire s'inventer une baise entre cousins au camp scout sur www.histoiresdemecs.com... -Cependant je confesse aisément que j'aurais adoré baiser au cours d'un camp scout quand j'avais 16 ans... Avec un cousin ou pas. Non je n'ai aucune morale, et alors? depuis quand est ce un scoop?-
-Un Chatteur qui ne te répond pas "Les céréales???" quand tu lui dis que tu aimes Björk (Je jure sur la tête de la Minimeuf ma nièce que c'est déjà arrivé). Attention soyons clairs. je ne demande point ici de connaître par coeur "Mlle Gudmundsdottir sa vie son oeuvre", ce n'était qu'un exemple. Juste d'avoir deux sous de culture musicale. Je n'écoute pas Eve Angeli, mais je connais ses récentes prises de positions chez péta, disant qu'elle préfère poser à poil qu'en foururre. Pour ma part je préfèrerais qu'elle ne pose pas du tout, ni qu'elle ne chante pas non plus tant qu'à faire, mais on me fait remarquer ici a juste titre que mon avis, outre qu'il est honteusement subjectif n'a aucune pertinence.
-Un Chatteur qui ne considérera pas la fidélité comme un concept "Over Old Fashion" parce qu'il aura entendu Eric Rémès le dire sur Pink TV...
Ca marche aussi avec la capote.
Eric Rémès est vraiment un sale con dangereux.
-Un Chatteur qui est clair dans sa tête, qui a bien fait le deuil de ses précédentes histoires et qui ne risque pas de te laisser au bout de deux mois, par téléphone après maintes promesses quelques heures auparavant, avec ton coeur qui t'explose à la gueule parce qu'il aura décidé que "finalement merci mais non", pour retourner avec son Ex.
-Ah oui, aussi pendant que j'y pense, un Chatteur qui ne te dira pas "C'est bien d'aimer le sport.. mais faudrait en faire, aussi des fois", quand j'allume ma cam et qu'on voit ma tête. Ca évitera qu'il me pourisse ma soirée, et que je lui pourrisse son PC en lui envoyant un virus. c'est fou ce que la colère et la rancune peuvent faire faire des progrés en informatique.
-Un Chatteur qui, en plus de tout ça; n'habite pas au bout du monde... Montréal (Roch) ou Toulouse (Kévin), j'ai donné, j'ai souffert, merci bien, donc maintenant je refuse tout ce qui dépasse la petite ceinture. En plus, hors de cette zone de proche banlieue, je ne parle pas le dialecte... Et les hameaux sans l'eau courante, très peu pour moi. Je suis sûr qu'il y a encore des loups, par endroits.
Alors pour finir, et en paraphrasant Mélanie D., jeune chypryote rappeuse de son état... Apès lecture de tout ceci, "Si t'as les critères, Babe, laisse moi ton E-mail"
En vous r'merciant bonsoir....
PS 1: Je remercie mon lectorat de ne point se fourvoyer, si je peux apprécier pas mal de chansons du nouvel album de la jeune chypryote concernée, la chanson cité est loin de faire partie de mes préférées... Je trouvais juste que la phrase se prétait aisément au sujet.
PS 2: Ceci dit cette avalanche de chatteurs signifie que j'ai passé mes deux semaines de vacances devant le Net... vous avez dit sordide? Où le Narrateur, à l'instar du Créateur, se reposa le 7ème Jour... Sauf que là, c'était un Samedi....
Vendredi 3 Mars débutèrent des vacances autant méritées qu'attendues par Nikko. Car il allait enfin pouvoir se prendre pour une ex-égérie Chanel. En effet, comme la Bouquet, Nikko allait enfin pouvoir rénover son intérieur.
Nous parlons ici de son appart. Baste de sous entendus salaces, c'est pas le genre de la maison.
Ceci dit, MES "travaux" n'avaient pas pour but de d'éloigner un Castaldi tout en poils et en sueur de la demeure Nikkoïenne, mais de remettre un peu de soleil dans le coeur du Narrateur, banquise désertée s'il en est (Envoyez les violons, gros excès de pathos en vue); et de ne pas me retrouver un jour à élever rats et cafards à profusion, à en faire dresser sur sa pauvre tête les cheveux bleus de Mamina, parce que c'était limite insalubre dans les recoins. L'appart, pas Mamina, Nikko ne vous permet pas!
C'est donc tournevis en main que Nikko attaqua les réjouissances dès la sortie de son travail,dès le vendredi soir.
Tu pourras admirer ici pas à pas le cheminement de mon calvaire, Ami Lecteur, et peut être, ayant devant tes jolies mirettes le résultat de mon labeur de scribe myope, excuser le temps nécessité à la rédaction.... PréparationDébarrassage le plus complet possible des pièces (Le Lecteur Averti notera ici un odieux stratagème visant à faire passer le Home Sweet Home de votre serviteur pour un palais vaste et harmonieux). Palais, peut être pas, mais le domicile concerné accuse quand même 30 M2 au garrot, le tout séparé en 3 éléments individuels que l'on peut qualifier de pièces en restant dans les limites de la mauvaise foi. CQFD!
Donc, comme je le disais avant d'être grossièrement interrompu par moi même, tout devait commencer par un nettoyage par le vide afin de faire le maximum de place au généreux jeune homme venu proposer son aide à la truffe intersidérale en matière de peinture que je suis, dès lors qu'elle n'est pas visible lors d'un vernissage avec petits fours Picard et Mousseux.
Aussi, programme du jour: Mise en carton et démontage! Première déconvenue (Première d'une longue liste comme tout récit Nikkoïen qui se respecte), les meubles IKEA c'est joli, facile à monter, certes, mais assez difficiles à démonter seul, surtout si le meuble concerné dépasse en poids et carrures le démonteur. Je te passe, Ami Lecteur, les détails des obstacles rencontrés dans le déroulement idyllique de cette opération, obstacles on s'en doute à base d'étagères d'armoire me tombant sur le coin de la gueule parce que forcément, quand on a retiré toutes les vis, n'est pas David Copperfield qui veut, et l'étagère ne lévite pas seule par l'opération du saint esprit.
Elle aurait même tendance dans le cas présent, à tomber lourdement par l'opération du simple d'esprit! - Nikko a cédé à la mode du coaching personnalisé, mais seul Bruno Masure était disponible pour le rayon Humour.-
Et puis en même temps, chacun son métier. Ca m'arrange de ne pas être David Copperfield, parce que remplir Claudia tous les soirs, Merci bien!
Bilan de la Préparation:
-Meubles résiduels : Aucun sauf la mezzanine et le BZ qui ne bougeraient pas.
-Extrémités résiduelles de Nikko: Beaucoup moins qu'au départ. J'eus à déplorer la perte de deux ongles (riez pas ca fait super mal), un doigt, la paume d'une main, un ligament à l'aine ( me demandez pas comment, je suis moi même incapable de comprendre)
-Degat collatéral: Le plafond des voisins du dessous, apparemment ravagé à coups de manche à balai à la troisième chute d'objets lourds (Nikko inclus), ce qui devait les empecher de regarder "Quai N° 1"
Et un Nikko épuisé qui ne se traina qu'à grand peine dans son lit de douleur. jour 1Ledit lit de douleur n'accueillit la carcasse Nikkoïenne qu'un très (trop?) court laps de temps, puisque le lever se fit inhumainement tot pour un samedi: 7.00!!! Oui, oui, appellez Amnesty, que fait WWF? non, pardon, c'est MSF... enfin vous m'avez saisi. Le peintre et moi même allâmes chercher très tot tout le matériel qui nous serait nécessaire à cette renaissance domestique. Très tot et très loin. A Gonesse. Pionnière du forfait "Avion + Hotêl"
Bref, 9.00 pétantes, nous voici au Brico-Dépot du lieu. Blindé s'il en fût, toute l'Île de France semblant s'être donné le mot pour effectuer des travaux ce Week End là précisemment. Je crois que j'eus ce jour là ma dose de "Décolletés de maçons" pour le reste de mes jours. Le décolleté de maçon? c'est l'apparition d'un charmant début de raie au dessus de la ceinture d'un jean pantashop quand l'ouvrier se baisse.
Vous l'avez l'image? Bien fait! J'aime partager mes traumas!
2 heures et 200 Euros plus tard, me revoici dans mon antre, où ma mission, que je l'accepte ou pas, était de vider les lieux un maximum. Car oui, démonter les meubles ne suffisait pas au monstre d'insensibilité qui allait me tenir lieu de peintre pour les prochains jours. Il fallut tout descendre à la cave. Le temps de sortir la trousse de premiers secours, et j'étais parti! Petit constat occasionné: c'est fou ce que l'on peut accumuler comme merdes en 6 ans! Même mes billets inutilisés pour Montréal d'avril 2004, je les ai retrouvés. un achat d'une grande intelligence, ça, aussi. Au moins puis je me targuer d'avoir été impétueux en amour. Aussi con fut-ce!
Puis, petit à petit, de vagues de nostalgie, l'air béat devant de vieilles photos, le regard perdu dans le vide, le coeur perdu dans les souvenirs; en vagues d'insultes à l'encontre de l'ascenceur-les cartons-les outils, l'ouvrage fit son chemin, pour aboutir aux alentours
de 18H à un appart vide. Et un Nikko assorti.
Petit moment de détente: un dîner le soir entre amis où, fatigue et courbatures aidant, je me révélai d'un humeur excécrable. Mes excuses les plus plates à tous.
Bilan du Jour 1:
Meubles résiduels: Les mêmes que dans la préparation, les cartons en moins
Extrémités residuelles de Nikko: nous n'avons pas lors de cette étape dépassé le quota acceptable.
Dégat collatéral: Facade de l'immeuble, où je renversai par la fenêtre un pot entier de vernis dilué dans le white spirit. Habitant au 4ème, je vous laisse deviner l'étendue des dégats. C'est pas ça qui va me réconcilier avec les gardiens.
Ah oui, puis mon parquet aussi, puisque intelligent comme c'est pas permis, fidèle à moi même, j'ai bien pensé à vider le congel, avant de débrancher le frigo et de le trainer dans le salon (Nous allions commencer par la cuisine), mais pas à mettre une bassine sous l'orifice d'écoulement pendant le dégivrage.. Jour 2Nouveau lever aux aurores, un dimanche, à 7.00, puisque le début du labeur était prévu à 8.00. Nikko n'aimant pas à recevoir son prochain au talent pictural supérieur sans être auparavant passé sous une douche purificatrice, il faut laisser du temps au lessivage de la masse!
C'est un Nikko fleurant bon le palmolive lait et miel, et fortement pourvu en croissants et autres viennoiseries qui attendait de pied ferme son compagnon de labeur, la Reine mère n'ayant pas élevé Nikko pour qu'il accueille son prochain avec 2 cracottes rassies et un fond de Nescafé oublié dans un placard. Ne voyant toujours pas le prochain pré-cité arriver à 9.00, je me décidai à commencer seul, fort de quelques instructions glannées la veille. A lessiver les murs par exemple. Je me faufilai dans la cuisine, faisant tomber au passage l'ensemble de mon moulin à épices. Un dimanche matin à 9.00. Note pour plus tard: Penser à noyer les voisins sous la veuve Cliquot!
Je prends le paquet de détergent spécialement laissé, le dilue dans un petit seau d'eau, laisse la poudre se dissoudre, prends une éponge, plonge la main dans la mixture ainsi obtenue, la retire, hurle une insulte destinée à la mère de qui pouvait entendre, et jetai ma main sous une onde fraiche et bienfaisante en provenance directe de mon robinet. Donc, on nettoie les murs à l'acide. Une semaine après, j'en avais encore des plaques rouges sur la main. L'insulte aux lèvres, et le procès en tête, je prends le paquet de ma main valide (la gauche, moi qui suis droitier, ca va pas aider pour mes activités onanistes... A moins que mon dos n'ait conservé sa souplesse d'antan et que je puisse... Mais je m'éloigne du sujet!)J'épluche donc à la lettre près le mode d'emploi au dos du paquet, recherchant un logo quelconque prevenant de la dangerosité du produit pour l' épyderme Nikkoïen que j'aurais omis de voir. Non, en fait ce que je n'avais pas vu, c'était un 0. la quantité d'eau dans laquelle diluer le paquet entier était de 10 litres, et non pas 1. Comme à l'accoutumée, Bravo Nikko!
J'en étais au deuxième mur (Avec gants mappa tres peu sexys) où, pour le coup, la saleté s'en allait seule, quand le peintre débarqua. Apparemment satisfait de mon travail, il entreprit de prendre une éponge à son tour. Nikko est charitable, aussi le prévins-je de la haute teneur en "fégafcestdudestopctemerde" du liquide. Mais là l'insensible sourit et me dit "Bah oui, je sais. Faut des gants. Je t'avais pas dit?" Non, tu ne m'avais pas dit. Sinon, je ne serais pas là, avec une main faite en Freddy Krueger.
Sur ce, il m'annonça qu'il allait finir le lessivage de la cuisine, et me proposa d'entamer celui du salon. "Mais c'est du papier peint" objectai-je finement. "Pas les plinthes et le plafond, non?" objecta t il à son tour.
Bon. Je deteste que l'on objecte à mes objections, c'est un fait, mais là tout particulièrement! Certes, se retrouver à genoux ne dérange pas Nikko, on le sait déjà. Mais de là à récurer 14 mètres (Périmètre de mon salon) d'une plinthe de 15 centimètres de haut, sur les rotules, à la brosse à dent, plus un plafond de 12 M2 sans échelle, là il y avait de l'abus. Mais ma lacheté naturelle me poussa à ne pas faire état de ma frustration à mon compagnon de pinceau, de peur de le voir prendre ses cliques et ses claques et me planter là, dans mon Beyrouth personnel, avec en tout et pour tout un tube de gouache jaune primaire, et un pinceau d'écolier.
Aussi, stoïque, m'agenouillai-je sur le parquet. 2 heures et 3 rotules en moins (j'ai même bousillé ma rotule de secours), il me demanda mon aide pour couper la fibre de verre dont nous allions nous servir pour le mur avant de peindre. Des rouleaux de 25 mètres à couper en 10 lés de 2,5 mètres. 25 mètres de fibre de verre. Du verre. Dans les mains de Nikko. Le mot "Verre" prit toute son importance, après le 3ème lé, quand je m'apercus que ma main était hérissée de milliers d'échardes de verre. Ceci dit, bien orienté à la lumière, c'était joli. Mais très douloureux.
Petit apparté: j'ai réellement intéret à assouplir mes vertèbres, parce que une main brulée à l'acide et une autre tailladée, ma libido solitaire allait réellement en prendre un coup. Pause déjeuner bienvenue, puis reprise des hostilités l'après midi, lui commençant à poser la toile de verre puis à peindre, moi à frotter tout ce que cet appart comptait comme saleté. Et Dieu sait qu'il y en avait, à ma grande honte. Fin de journée à 20H30. Et fin du calvaire Nikkoïen, mon lendemain prenant place à Ikéa où j'allais renouveler mon stock de meubles chiants à démonter seul... Mais en bien moins grand nombre, puisque "Minimalisme" était my word du jour... Mais pour l'heure, je rejoignis mon asile du moment, à Sceaux, mes pénates personnelles étant impraticables le temps du ravalement. Je dormai donc à SCEAUX, chez Tantine, soeur cadette de Mamina qui sauva le Nikko perclus de détresse que j'étais alors, telle une militante greenpeace des banlieues aisées, le recueillant sous son toit douillet.
Repas rapide, avec une seule peur, celle de m'endormir avant de m'être couché, la tête dans le faux filet-purée préparé avec amour par la vénérable parente consanguine qui aurait désaprouvé l'image d'un petit neuveu ronflant dans la mousseline...
Bilan du Jour 2:
Meubles résiduels: Vous croyez pas que j'ai assez morflé sans encore toucher aux meubles?
Résidus de Nikko: Bah deux mains en moins, et un peu du respect de l'aïeule, ayant pour le coup plongé dans le riz au lait. J'ai pu résister le temps de la purée, mais pas plus.
Dégat collatéraux: Il vous en faut encore? vous savez que la crauté est un péché? Jour 3Comme indiqué ci dessus, le lendemain devait à priori se révéler moins préjudiciable à la santé, au confort et à l'epyderme de Nikko, puisqu'il allait se résumerà me ballader à Ikéa, afin d'y faire l'acquisition de nouvel environnement qui serait le berceau de mes jours et nuits pour les 10 ans à venir, parce que putain, ya pas moyen que je me recolle dans une merde pareille avant que le plafond ne me tombe littéralement en morceaux sur la gueule. No Way!. Donc, journée shopping immobilier à venir. A priori, pour ça au moins, j'avais les compétences requises, à savoir du fric (J'en avais ce jour là, du moins) et être pédé, donc avoir une once de gout. Deux conditions siné qua none à l'obtention d'un décorum qui n'ait pas l'air de sortir tout droit de Mr Meubles et d'avoir été posé par Charles Ingalls lui même.
Lever aux aurores encore et toujours, -Vacances de merde-, et aller simple "Bourg-la Reine -> Parc des expos", où se trouvait l'Ikéa le plus accessible où me rejoindraient mes potes dotés de permis de conduire qui pourraient conduire la camionnette que je pensais louer chez le célèbre menuisier suédois afin d'en ramener mon bordel.
Bref, me voici débarqué, RER puis Bus expédiés, arrivé au but de la quete. Le centre commercial de Roissy 2 (On a le saint Graal qu'on peut). Tiens, Ô divine surprise, à coté siégeait un Castorama. Tel le petit écolier -mais pas de Lu-, Nikko est organisé, et c'est liste dûement rédigée la veille en main que je pénétrai dans ce temple du bricolage viril et testostéroné, pour jeter un oeil à tout hasard. Merveille des merveilles, je trouvai là toutes les babioles annexes qui allaient apporter à mon salon la Nikko's Touch. Plafonniers, miroirs, rideaux, le salon des Borgias était à portée de mirette et de neurone. Car oui, je tiens ici à te le préciser, je partai en guerre maçonnique avec déjà tracée dans la tête l'ambiance de chaque pièce, fignolée et réfléchie dans le détail jusqu'à la plus petite embrasse de Rideaux. Mon salon sera "So Boudoiresque", ou ne sera pas!
Tout en murs blancs éclatants, sauf un, rouge sang, rideaux de velours rouge, Miroir au cadre travaillé et doré, nuance de bois foncé pour les meubles et le parquet... Et bien sûr, le tout minimaliste. Baste de toutes ces encombrantes étagères, tables et autres armoires penderies... Quand Nikko fait le vide, il le fait à fond! Et c'est la larme à l'oeil que je le voyais là, devant moi, appuyé contre un vulgaire mur de parpaings bruts, LE miroir qui ferait de mon appartement ce bordel du 19ème... Siècle, pas arrondissement, connasse. Amoureux, déjà conquis, je le notai mentalement, jetai un oeil pour trouver le reste, puis me dirigeai ensuite vers Ikéa, pour parfaire le New Look.
Faire du LECHE VITRINE, à Ikéa, c'est très agréable:
On déambule, on révasse, on imagine où on mettrait cette adorable petite étagère, on achète en pensée tout le magasin.
Bref on en profite.
ACHETER à Ikéa, c'est beaucoup moins ludique:
On râle contre la conne qui a collé sa poussette juste contre le prix du meuble télé dont on rêve.
On voudrait étrangler la mamie qui accapare le vendeur, au cri de "Et vous ne pensez pas que ca irait, chez moi ca? Non mais je vous ai dit que mon salon était comme ci et comme ca, vous pourriez au moins me donner des idées pour ma maison..."
Moi, j'en ai une, d'idée pour ta maison, là à l'instant. En pin, 4 planches, de la terre et des courronnes de fleurs, ca te va? -Je rassure la Reine Mère qui doit s'étrangler en lisant ces quelques lignes, cette saillie drolatique ne franchit pas la barrière de mes lèvres, sans doutes quelques restes de l'éducation judéo chrétienne qui me fut donnée.-
On rêve de punaiser le morpion qui s'amuse à s'enfermer dans une armoire, ouvrir la porte en grand pour en sortir, la coller dans la gueule et le portable d'un Nikko occupé à prendre en photo ladite armoire, car avec le sens pratique qui me caractérise, j'ai démonté celle que j'avais chez moi avant de prendre des photos pour éventuellement la vendre. Ensuite quand les parents arrivent pour engueuler le pokémon, on rêve finalement de ré-enfermer la terreur des bacs à sables dans son réduit, de préférence avec sa génitrice, de fermer et bloquer le tout avec une chaise, et de demander au jeune papa le prêt de son puissant biceps, voire du reste si il y a une promo sur le pack complet!
On découvre que forcément, c'est LE fauteuil qu'on voulait qui ne sera pas en stock avant 10 semaines, et que non on ne vous vendra pas le modèle d'exposition, même contre la pipe du siècle.
On découvre que les meubles sont jolis une fois montés, mais très lourds et très encombrants, encore emballés. On se rend compte qu'on a perdu le fil des comptes, et qu'on ne sait même pas si on pourra un jour remanger autre chose que des pâtes, une fois meublé et installé, on stresse parce que les potes conducteurs sont à la caisse depuis 20 minutes et 4 coups de fil... Bref, on kiffe pas!!
Et encore moins quand au 5ème coup de fil, résonne d'un air malicieux de celui qui connait déjà la réponse, la voix de Paolo, me demandant: "Tu as bien sur pensé à amener un justificatif de domicile, pièce indispensable à la location d'une camionnette..." Là, blême, on fouille ses poches. Un jeton Auchan, un pass UG (ooops), le chèque du loyer pas posté (meeeerde), mais pas de facture EDF. En même temps, pourquoi y en aurait il une? Ca sous entendrait que je me serais renseigné avant d'agir, et ca bien sur c'est de la science fiction.
Alors on regarde les 30 M3 de cartons que l'on a devant soi, pour un poids approximatif de 2 tonnes, on s'imagine les porter sur son dos de Roissy à Neuilly, on s'assoit et on pleure. On brame même...
Dieu merci, je fus sauvé par la cheese-mobile. Je m'explique: Au sein du couple d'amis venu me préter main forte dans cette pénible épreuve, la moitié munie de permis de conduire travaille dans une fromagerie. Et était venu avec le véhicule de livraison. Oui bah mieux vaut un miroir et des meubles dont émanera un relent de vieux chabichou pour l'éternité que pas de miroir ni de meubles du tout. Ne restaient que les deux étagères de 2 mètres de long que Paolo et moi ramenâmes en RER. Je profitai du trajet et de son calme relatif pour étudier les deux tickets de caisse et faire les comptes. Nouveau barrissement larmoyant, j'avais explosé le budget!!!!
Retour épuisé à Bourg-La-Reine, la bise au potage préparé avec amour, avaler Tantine, à moins que ce ne soit l'inverse, et dodo. Rien de plus. Ahh si pardon, je me suis insulté aussi pour ne pas avoir eu le courage de dire au peintre que finalement, inspecteur des travaux finis était un titre qui me convenait beaucoup plus qu'acteur desdits travaux... Je suis bien le seul con à payer quelqu'un pour faire un taf, et à venir l'aider à faire le taf en question.
Bilan du jour 3:
Meubles résiduels: Bah plein, du coup! Mais en cartons!
Quantité de moral résiduelle dans Nikko: Epuisement et imprévus aidant, ca pèse pas lourd!
Dégat collatéral: Une dette dont le montant suffirait à faire des favelas de Rio un Wistéria Lane plus vrai que nature au pied du pain de sucre.. Jour 4Debout avec l'impression que « Repos » est une notion qui me devient totalement étrangère , je repars vers Neuilly sitôt avalé le café familial affectueusement préparé.
Programme du jour, dé-papiétage de la salle de Bains, pendant que le boticelli du 9-2 terminait mon salon, et enfilait à la suite entrée et salle de bain dé-papiétée. Petite noisette de baume sur mon cœur meurtri, la cuisine est terminée et magnifique... Arrivé avant le peintre, le sale gosse que je suis ne peut s'empêcher de déballer ses emplettes effectuées la veille, et de monter le meuble de la cuisine, ayant déjà attendu à grand peine la demi-heure qui lui fût nécessaire pour la nettoyer. Le travail avançant, une évidence se fit de plus en plus présente : Ce putain de meuble pèse un âne mort !
Mur porteur ou pas, je le sentais mal. Ma trousse de premiers soins étant à peine digne de mako-SAMU; le temps de bander ce qu'il me restait de doigts et de muscles intacts (Applaudis ici le double sens du mot « Bander », Ami Lecteur), et je me lançai dans les premiers essais de positionnement. J'en profite ici pour inscrire une ligne de plus à la postérité de mon recueil de vérités immuables : 36 kilos à porter seul dans une pièce encombrée, c'est déjà pas du gâteau. Mais alors à tenir à bouts de bras, un pied en équilibre sur le plan de travail en Inox, matériau dont la haute résistance aux charges lourdes (Nikko fait ici preuve de lucidité) reste à démontrer, tu chies carrément ta race.
Aussi, ma race chiai-je !!!Ce n'est qu'après un affreux bruit de raclement que, le cœur serré d'appréhension, je posai péniblement l'objet, et contemplai horrifié l'énôôôôrme estafilade qui barrait désormais d'un blanc sale la jolie teinte « Beurre Frais » du mur... Bon, ne pas paniquer, chercher le reste de peinture « Beurre Frais », prier au passage pour qu'il en reste, et réparer les dégâts. Merci mon Dieu, fin de la réparation avec une arrivée quasi simultanée du peintre, et attribution des rôles. Lui attaquait la deuxième couche du salon Forcément celui qui m'échût allait de paire avec un couteau de tapissier, et beaucoup de courage pour retirer le revêtement bleu immonde qui me tenait lieu de papier peint dans la salle de bains, tel un Raphaël POULAIN de bas étage, père de la jeune Amélie du même nom, qui aime, on le sait, arracher de grands morceaux de papier peint.
Laissez moi vous décrire l'endroit. 2,30 M2, carrelage de sol grisâtre écaillé, plinthes noires, papier peint affichant un paysage plus neurasthénique que bucolique, le tout à dominante bleue, et carrelage mural qui aurait valu une sérieuse lapidation sans sommation au designer responsable même au cœur des 70's, période pourtant hautement improbable quant à la création de motifs et couleurs. Rappelons nous tous avec souffrance les sous pulls orange avec le pantalon a côtes de velours maronnasse. Et les murs avec d'immondes bulles vertes et marron. Térence Conran, help me !!J'ai même déprimé sec un jour où je regardais « Une époque Formidable » de Jugnot, et où je me suis aperçu que la scène de la gare où les clodos se lavent, ben c'est mon carrelage. Ca blesse. Autant il y a du prestige à voir apparaître, même furtivement son intérieur dans un Godard, autant voir un clodo récurer sa crasse sur son carrelage, même en cherchant bien, y a pas !
Non content d'être moche, le papier peint était plastifié, lieu humide oblige. Autant dire que c'était Noël quand j'arrivais à retirer des lambeaux de plus de 5 cm de long. Et est il besoin de préciser que dans ce cas de figure, ma salle de bains a beau donner l'impression de n'être que la maison des schtroumpfs quand il s'agit d'y faire ses ablutions, à dé-papiéter dans ces conditions, Versailles eût été plus pratique. Je ne fis une pause dans mon travail que lorsque le peintre m'informa que le salon était terminé, y compris mon mur rouge. Aussi fut-ce fébrile et impatient que je passai dans l'espace salon, et admirai l'effet produit ! Un seul mot convient : MA-GNI-FI-QUE !!! Un rendu superbe ! Je parle ici du mur, parce que le parquet par contre, ça faisait plutôt éjaculation adolescente mal contrôlée, tout en taches et traînées blanchâtre... Las, soyons philosophes, et occultons la face négative des évènements au profit du bonheur vermeil qui illumine désormais ma pièce. Avec le miroir et les étagères, ca va déchirer !.
Mentalement et avant de retourner dans ma salle de bains, je me représentai la pièce finie, rideaux accrochés et tout, avec le.... Oups, deuxième orgasme !
C'est donc le cœur plus léger (Sommes nous peu de choses) que je me remis sauvagement à arracher des murs cet immonde revêtement bleuâtre.Fin de journée, salle de bain fin prête à être repeinte, je faisais le tour du propriétaire, alternant seul (le peintre avait du
partir plus tot ce jour la) les moments de joie (Le mur) et de déprime (Le parquet), et je décidai finalement que c'était bon pour aujourd'hui!
Bilan du Jour 4:
Meubles résiduels: Bah du carton du carton du carton... Et un meuble de cuisine monté et tronant... dans le salon!
Quantité de moral résiduelle dans Nikko: nous atteignons des profondeurs que même Jacques Mayol eût craint d'explorer!
Dégat collatéral: Un parquet... Ca tombe bien c'est pas cher, ça! Jour 5Aujourd'hui, sonnez tambour, résonnez musettes, Nikko devrait récupérer son appart. On me fait ici remarquer judicieusement qu'un tambour sonne en général assez peu, mais de toutes façons, ça n'a aucune espèce d'importance, étant donné que tout espoir d'entendre le moindre son s'évanouit immédiatement dès lors que je poussai la porte des fouilles archéologiques (Même si le fossile, c'est la porte à côté, mamie Voisine, 101 printemps !) qui me tenaient lieu d'appart. Ou approchant.
Au vu du bordel, c'est IM-PO-SSI-BLE que je récupère quoique ce soit ce soir, si ce n'est encore un RER pour aller crapahuter à perpèt' et rentrer dans les pénates de la vénérable parente consanguine. N'est pas squatteur qui veut, en tout cas pas Nikko, qui a tendance à aimer à se prélasser dans SES pénates à lui, et ne pas traîner son imposante carcasse chez les autres. Pour faire court, ça commençait à me saouler grave cette histoire d'appart en travaux, et que même s'il est sympa pour l'ego de se dire que l'on vit la même situation que Carole BOUQUET, on n'en a rien a foutre en réalisant qu'on a pas le même cachet que Carole.
C'est surtout ce jour là que je devais faire mes adieux au peintre, puisque n'est de bonne compagnie qui ne se sépare... Ceci dit nous nous séparâmes lui avec 300 Euros en poche, moi avec un appart digne de Tchernobyl... Les baisés, comptez vous!
Pour l'heure (C'est à dire 8H du mat', ne revenons pas la dessus) lui devait finir de peinturlurer la salle de bain et l'entrée, et moi commencer à déballer les meubles empaquetés, et positionner ceux qui étaient déjà déballés. Tâche plus qu'aisée, sur le papier.
Me voici, fier comme un Bar Tabac, déballant le cadeau de Noël réclamé à la Reine Mère: Une perceuse-visseuse à percussions. Incongru au pied du Sapin certes, mais utile car j'avais déjà mes travaux en tête lorsque je le cochai sur ma liste. D'ailleurs; à propos de ce cadeau, quand je l'évoquai avec mon Père, celui ci y vit sans doutes un quelconque espoir de voir ici restaurée ma Masculinité, et ne put s'empécher, fidèle à lui même, de me faire remarquer que "Attention, c'est un cadeau d'Homme, ca..." avec un sourire narquois. Sourire que je m'empressai d'effacer en disant que "Non mais la mienne sera rose pailletée"... Non, mais Oh... C'est lui qui va m'apprendre le Sarcasme????
C'est dont mon outil en main (Oups on se croirait chez Falcon) que je m'approchai du tas de planches, charnières et vis éparses afin d'en faire les meuble qu'on pouvait voir dans le catalogue. Ni une ni deux me voici avec un meuble télé et un meuble ordi des plus beaux... Mais bon je ne suis pas objectif, c'est les miens. C'est comme les enfants. On ne dira jamais que ses propres enfants sont moches. Même si des fois.... Bref!
Je déballai aussi mes étagères, celles de chez Ikéa, où on ne voit pas les fixations. Et la pièce maîtresse de mon Oeuvre: Mon Miroir.Top départ pour le perçage. Pour le miroir. Organisé et méticuleux en diable j'avais pris soin au fil de calculs compliqués de faire en sorte que ledit miroir soit parfaitement centré dans la partie supérieure du Mur. Hauteur, largeur du pan de mur, longueur du miroir, tout calculé. Mètre en main, me voici mesurant, dessinant de petits points là où il me faudrait percer pour donner corps au rêve que je dessinais depuis des semaines dans mon Esprit. Tout calculé, je vous dit!
Sauf l'écart entre les deux attaches. Et ça forcément, je m'en suis aperçu qu'une fois percé (2 trous)... Qu'à cela ne tienne, je repercerai (2 trous). Aussi reperçai-je.
Tout calculé je vous dis! Sauf le diamètre de mes têtes de vis, trop grosses pour entrer dans les attaches. ca, Dieu merci, je m'en suis rendu compte avant d'accrocher le Miroir. Trop larges...Bon ben une inspiration, Zen, et Hop, à Auchan, à la Défense. Pour acheter des crochets spéciaux, de longueur entre 8 et 10 mais des crochets pour que ca bloque pas en largeur dans les attaches. Bref, après une demie-heure et 105.46 Euros (5.46 Euros les 50 crochets et 100 Euros pour un support pour la télé...) me voici de retour. Vissage des crochets dans les chevilles posées, sans pince (cassée). Autant vous dire que je me suis niqué les doigts. Un chiffon roulé c'est efficace, certes, mais pas autant qu'une bonne multiprise. Crochets posés, j'appelle le peintre pour m'aider à accrocher l'objet. 1 Essai... 2 Essais... 3 Essais...
- "Ben je comprends pas,-dis-je piteux- C'est pourtant la bonne distance entre les deux."
- "T'as bien vérifié que les crochets étaient à la bonne taillle?"
Piqué dans mon orgueil, je lui répondis un peu séchement:
- "Ben j'ai fait exprès de prendre des crochets et pas des vis. Justement pour pas avoir de soucis pour la larg... Euuh...."
Je me suis tout de suite senti très con! L'air un peu excédé, il descendit le miroir et sans un mot prit un des crochets dans le paquet puis essaya de le rentrer dans les fixations.
-" Ca aurait été utile de tester la longueur, aussi, tu sais?..."
Bon, là; le sarcasme je le laissais passer. Je me fis tout petit, et Merde pour mon orgueil.
-" Bon ben je vais retourner à Auchan et..."
-" Non c'est bon laisse tomber, on va tenter avec ça." me dit il en fouillant dans sa caisse a outil et en en sortant une boite pleine de vis diverses. Dont forcément 2 à la bonnes tailles.
Je me retins de lui dire que j'aurais aimé le savoir avant d'aller faire le con à Auchan pour rien, 1/ parce que je suis poli, 2/ parce que le temps que mes neurones ne fassent naître cette réflexion dans ce qui me sert de cerveau, le miroir était posé... Et je vis que c'était beau. Léonardo Da Vinci n'eût été plus heureux en terminant la Chapelle Sixtine! (Le lectorat féru d'Art aura ici la gentillesse de voir le second degré et de ne pas me prendre pour une décolorée inculte, je le remercie d'avance. Je sais bien que c'est du Boticelli...). Déjà, en pensée, Sang et Or ça déchirait grave, mais alors en vrai... J'étais super content de moi!
Allez maintenant, les étagères. Brun noir ca se mariait idéalement aussi. Mais alors putain, 8 trous par étagères!!!! Même la Tour Eiffel est pas aussi harnachée... Me revoilà à mesurer le mur, les écarts et tutti quanti et à jouer ma Bricol' Girl au rabais, string en moins, gras en plus! 16 trous dans un mur de béton. J'en ai vibré jusqu'aux épaules. Mieux qu'avec mon go...
Oups!! Ohh regarde, derrière toi, Mylène Farmer!!! (Habile stratagème visant à détourner ton attention et la conversation, Ami Lecteur!)
Bref: Percage (épaules niquées), vissage (poignets niqués)... Mais faut avouer que ca rend super bien! Allez zou! A la cuisine maintenant! Retour à l'équilibre sur le plan en Inox (la pliure du plan, comme tous les trous supplémentaire ou raclures du mur sont là pour attester de la véracité de ce récit, viens t'en assurer si tu le souhaites, Ami Lecteur, en plus je fais super bien les bolognaises....)
Meuble tenu d'un bras (Biceps niqués), et marquage de l'autre. Puis perçage. Bon, après 8 trous pour un meuble qui nécessite normalement 2 attaches, le peintre est encore venu à mon secours. Humiliant, certes, mais efficace! Bon par contre c'est réellement nécessaire à mon gout, demain je pose des équerres parce que mur porteur ou pas, j'ai pas confiance!
Heure fatidique des adieux, pas émus du tout, mais monnayés, puis je téléphonai à Bastian, mon Cher Ex numéro 2, pour qu'il me prète sa scie sauteuse pour faire mes étagères le lendemain! Rendez vous pris d'abord au BHV, puis finalement à Leroy Merlin, où je devais jeter un oeil pour des cabines de douche. Je me renseigne en l'attendant, mais bon ca a vite senti le sapin pour la cabine: Pas le modele que je veux, la livraison coute la peau du cul... Arrive Bastian sur ces entrefaites, à qui je demande gentiment et sereinement de m'aider à prendre la cabine dans le métro et de se taper le trajet aller-retour alors qu'il a une soirée le soir même, et le cuistre a le culot de refuser!!!! Fatigue et découragement aidant, je prends mon air de Mater Dolorosa le plus miséreux et rappelle Tantine pour lui dire de ne pas laver mes draps, puisque je ne pourrai avoir ma cabine, et que étant la prévoyance incarnée, j'avais jeté la tringle et le rideau qu'il y avait avant... Donc ma salle de bain serait inutilisable! Puis je me renseigne à l'accueil pour les locations de camion et pour le prix ( et pour savoir si il faut un putain de relevé EDF de merde - non suis pas aigri) et je demande, toujours avec mon faciès de cocker à Bastian de bien vouloir se lever aux aurores pendant son seul jour de repos et de me retrouver ici pour conduire la camionnette que je louerai avec un cheque en bois pour ammener la cabine chez moi. Ce à quoi il répond, avec un air soulé "Bon, bah je vais dire oui....." Piqué, je me drapai dans le voile rapiécé de ma dignité et le plantai là avec sa scie sauteuse qu'il avait eu la gentillesse de m'apporter.
Je vous ai déjà dit que j'avais un caractère de merde?
Bon j'ai quand même fait l'effort de ne pas pleurer en rentrant dans le cataclysme qui me sert d'appart! Salle de bain inutilisable + cartons pas remontés + bordel innommable + sols mouchetés = appart inhabitable X Nikko inconsolable.
Et puis une grosse blessure à ma fierté de devoir retourner à Bourg La Reine chez Tantine, après avoir salué a priori définitivement la vénérable ancêtre le matin même non sans l'avoir remerciée pour son aide sa soupe et son toit.
Je me suis revu à 6 ans, rev |
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