11/06/2010Où le Narrateur fait ici une leçon de « Bien-parler-le-politicien en 10 leçons -et des brouettes-» à son lectorat avide. -15-
Ne dîtes pas:
"Oh l'enculé!! Déjà à l'origine, il me lourde comme une bonniche engrossée. J'l'ai mauvaise, mais vu que je sais comment lui en faire chier des ronds de chapeaux, j'avale.
Puis j'ouvre ma gueule, je critique, je menace de me présenter. Résultat y'm la joue conciliant, genre j'te paye encore pendant 6 mois, sois pas mauvais esprit Christine, vas y qu'jte propose du compte à G'nève, que j'te colle une mission à la Xavière, avec deux pages et du Blanco pour un salaire en forme de PIB d'un pays d'Afrique, en gros y'm la met mais il graisse a la fraîche alors ca va.
Voilà, quoi, j'veux dire j'suis pas l'mauvais ch'val, j'prends l'oseille et j'me tire comme on dit.
Et là, il fait quoi, ce fils de personne? Y'm balance au Canard, y'm colle cul nul en place publique? Y'm met la rchouma chez Denisot?
Mais j'vais lui faire à l'Ougandaise, moi, au Nain, il va en chier des Bounty. Ah ça j'le làche, le pactole, sinon j'ai pas d'figure d'vant les pécores, mais crois moi il a pas fini d'les payer les Trente Deniers. Dies Irae dans son cul qu'ça va être.... "
Mais dîtes :
"J'ai entendu les français qui ont de petits salaires, je comprends l'indignation que peut susciter cette rémunération de 9500 Euros même si le travail pour laquelle je la perçois est réel, je le répète, et j'ai donc décidé d'y renoncer."
En vous r'merciant bonsoir... 30/05/2010Où le Narrateur va chercher l'Info avant tout le monde....
Votre serviteur vous annonce en derniere minute, suite à l'occultation complète des décès de Farrah Fawcett et Gary Coleman, respectivement par Michael Jackson et Dennis Hopper, qu'Annie Girardot a aujourd'hui envoyé à Jeanne Moreau, Catherine Deneuve et toutes celles dont elle peut se rappeler l'adresse une brique de jus de fruits multivitaminé.... Interrogée par nos reporters, elle leur a déclaré: "Bonjour... oui, j'ai fait ça, oui, mieux vaut prévenir que................. Bonjour!!". 19/05/2010Où le Narrateur fait ici une leçon de « Bien-parler-le-politicien en 10 leçons -et des brouettes-» à son lectorat avide. -14-
Ne dîtes pas:
"Putain mais même ces cons de Tos se mettent à lâcher le morceau. Ah ça vénère Fatima, mais dès qu'il faut mettre sa présidence en danger et se battre pour la morale et les préceptes de la Sainte Bible, et défendre la parole de Notre Seigneur, ben ça a les miquettes, ça chie du Nesquick.
Non, mais à ce rythme là, c'est quoi? Bientôt Delanoë à l'Elysée? une backroom à Matignon? Steevy première dame? Abba à la garden party? Non mais et pourquoi pas la fête Nationale à la Saint Sida? Jamais, moi vivante Jamais. Sus à l'Hérétique, Sus aux pécheurs, -Non je dirai pas Sus aux Sodomites, ça pourrait être mal interprété-... Haro, haro... "
Mais dîtes:
"Le Portugal c'est le Portugal, et la France c'est la France"....
En vous r'merciant bonsoir....
ET DE 6!!!!! 03/03/2010Où le Narrateur mélange moquerie gratuite, ré-édition de ses propres conneries à la limite de la prostitution intellectuelle et manque d'originalité flagrant dans le choix de son sujet...
" ...J'ai rêvé qu'on pouvait monter,
en haut du Perron,
sans se crouter d'vant la télé,
c'est trop la te-hon... "
En vous r'merciant bonsoir...
28/02/2010Où le Narrateur aim'rait bien, mais n'peut point....
Critiquer le Palmarès du énième pince-fesses du cinématographe qui eût lieu en le Théâtre du Chatelet hier soir....
Il ne peut point car il n'a pas tout vu.
Bon, évidemment, les courts métrages, hein, je ne connais personne qui puisse se targuer d'avoir savouré «C'est gratuit pour les filles», d'avoir béatement admiré «Donde està Kim Basinger», de s'être pâmé devant «Séance familiale», tout ça à la fois.
Non.
Mais j'ai manqué à tous mes devoirs en n'ayant pas vu «Un Prophète», «La Journée de la Jupe», ou encore «Welcome».
Dès lors, je ne peux critiquer le Hold Up (un comble pour un film carcéral) opéré par Jacques Audiard. Dont j'ai bien cru à un moment qu'il allait interpeller n'importe quel quidam du premier rang en lui disant «On échange nos places? Non mais sérieux ça sera plus pratique pour moi, vraiment, et puis toi c'est pas comme si t'auras à te lever. Allez Jean Hugues, fais pas ta pute, échange...».
Hold up télégraphié, certes, mais hold up malgré tout.
Et je maintiens cependant, mais cela n'engage que moi, qu'un timing différent aurait apporté un résultat différent, et que s'il était sorti il y a quelques semaines, Philippe Lioret aurait surfé sur la vague de sa polémique, autant que sur celles de la Manche, jusque sur la scène du Théâtre du Chatelet.
Je ne comprends pas non plus d'ailleurs comment on peut être nommé -et récompensé- à la fois Meilleur Espoir ET Meilleur Acteur. Loin de moi l' idée de douter de la qualité de jeu de Tahar Rahim, hein, que j'ai beaucoup apprécié dans «la Commune», et je suis sûr que ses deux presse-livres rendront très bien sur sa bibliothèque, mais je ne sais pas. Je suis de la vieille école, celle qui pense qu'on gravit un à un les échelons hiérarchiques de la reconnaissance professionnelle. Et qu'en outre, si tu es Meilleur Acteur pour une première nomination, implicitement -étant le meilleur en général donc des jeunes ET des vieux-, tu es le meilleur espoir (sinon ça n'a pas de sens). Et de l'autre côté, mesurer la courte -même si très bonne- carrière de Tahar Rahim à celles d'un Cluzet (malgré sa traversée du désert) ou d'un Lindon me paraît un peu difficile. Et encore plus de la primer. Aux chiottes Brel, Vive Renan Luce?
Mais encore une fois, j'aurai la mauvaise foi de me cacher derrière mon argument massue : J'ai pas vu «un Prophète».
Dieu Merci, nous sommes passés à côté du scandale en laissant quand même les miettes sonores et Musicales au Concert. Ou celles des plus beaux chiffons à Coco. (Quoique pour ma part je préfère et de loin Anna Mougladis à Audrey ''Betty-Louise'' Tautou).
Et je pense d'ailleurs que les décors auraient eux aussi pu aller à Coco (Coco Chanel, hein, pas Coco Elmaleh).
On aura sans doutes assisté à un effet de masse, s'il n'est de mode, sorte de «Yen a un peu plus, j'vous l'met quand même» cinématographique...
Je ne peux du coup pas non plus critiquer la montée des (quelques) marches de Isabelle ''The Cheeks'' Adjani, émues aux larmes (mais pas nécessairement émouvante, n'est pas Annie Girardot qui veut), et qui dénonce pèle mèle la mémoire sélective et impitoyable du cinéma Fraçais, l'insécurité en milieu intra scolaire, et peut être même le prix du kilo de poireaux si on lui en avait laissé le temps.
En revanche, je ne peux que déplorer le fait que Dominique Blanc ait dû rester assise sur son derrière osseux. Dominique que j'ai trouvée magnifique dans l'Autre. Mais je ne suis pas objectif, je trouve Dominique magnifique dans tout. Découverte dans «Stand By», où j'en suis tombé littéralement amoureux, sentiment Ô combien entretenu devant «l'Allée du Roy» ou encore «Ceux qui m'aiment prendront le train». C'est bien simple, Dominique ferait une pub pour Madrange, je mourrais d'un excès de cholestérol.
Et encore n'ai-je connu la belle que sur Celluloïd et pas du tout sur scène.
En revanche, je crie et vitupère (cette fois ci ayant vu les deux) face au retour bredouille de Xavier Dolan qui a tué sa mère. Certes, la qualité de réalisateur de Clint Eastwood n'est plus à démontrer, et Gran Torino est un grand film. Oui. Mais «J'ai tué ma Mère» est un film qui fait réagir, qui fait vibrer, qui fait ressentir. Et si l'on rajoute à cela que c'est le Premier Film de ce jeune prodige issu de la belle province (qui ne génère donc pas que de la Braillarde à cheveux longs ou du sous Joe Cocker), je trouve qu'il a été spolié de sa sculpture.
L'on me crie dans l'oreillette que je viens, pas plus d'un paragraphe plus haut , de dire que la valeur, même aux âmes bien nées, se doit d'attendre le nombre des années, mais je répondrai avec ma mauvaise foi habituelle que «c'est pas pareil». Il y aurait un «meilleur espoir réalisateur étranger» en sus, peut être le débat se poserait il. Mais en tout cas, le fait est là, j'adore le regard caméra de Clint, mais «J'ai tué ma mère» m'a emporté bien plus loin que n'eurent pu le faire toutes les Gran Torino du monde, avec ou sans plomb.
Et puis j'aime pas quand on me colle le nez dans mon caca, donc Merde, d'abord.
Côté présentation, je reste par contre un indécrottable aficionado des écoles Chabat et De Caunes.
J'avais beaucoup apprécié aussi la prestation solo de Valérie Lemercier et son mémorable «Maldon» d'entrée.
Mais là moins.
Mais bon ne nous plaignons pas, on aurait pu se bouffer Poivre d'Arvor et Roumanoff!
Quelques moments plutôt drôles en revanche , quand Marc André Grondin remercie Mme Albanel un an trop tard, ou encore quand Vanessa se voit privée d'enveloppe sous prétexte qu' elle va encore se planter... (A ce propos, d'ailleurs, entre nous à l'époque, c'était qui la plus conne? Vanessa qui se trompe, ou Judith Godrèche qui croit vraiment qu'elle aurait pu avoir un césar?),
Pour le reste rien de nouveau: Marion est toujours conne comme un cul de pelle, Jeanne est toujours délicieusement pétée du casque (même si sa balade porcine n'eut souffert, hier, de quelques minutes de moins), les mamans sont toujours à l'honneur au pupitre, et Laurent Weil n'a toujours rien à faire devant une caméra pour parler cinéma.
Par contre, mais où étaient donc Agnès et jean Pierre? Personne, donc, pour dire que le Ministre c'est le Malin, et crier à l'immolation publique?
Mon tout donne donc une soirée sans surprises, avec du beau monde.
Hélas sans surprises, préciserais-je... Parce que moi, au cinéma, j'aime l'être, surpris....
Enfin par le film, hein. Parce que sinon, vaut mieux pas...
En vous r'merciant bonsoir... 23/02/2010Où le Narrateur se félicite parfois d'être devenu, pour raison professionnelle, intempestivement insomniaque...
Et remercie par là même les lois d'audience dîtes "de Le Lay" qui font que les daubes Bessoniennes (Comme dans besson le réa de merde, hein, pas Besson le Ministre de Merde) régalent la ménagère de moins de 50 pendant la digestion de son cassoulet du soir, après le passage Palmolive-Mappa (Ou Miele-SunOptimale si la ménagère est une CSP +), alors que les perles, elles, passent tard.
La perle, en l'occurrence, là, s'intitule "Moscow, Belgium".
Film belge, présenté à Cannes en 2008 pour la Caméra d'or. Distribué par BAC.
STOOOOOOOOOOOOOOOOP!! Je t'entends d'ici, Ami lecteur.
Belge, Cannes, BAC....
Toi aussi tu as ce cri au bord des lèvres, ce cri déchirant de détresse, ce refus de l'inéluctable, le ras le bol de se voir imposer de la misère en celluloïd " PUTAIN PAS ENCORE UN DARDENNE!!!!!!!!"
Eh bien non, réjouis toi Ami Lecteur, point n'est là la énième ponte des Lexomil-Brothers (Dont j'ai malgré tout aimé "La Promesse", comme quoi il n'y a pas de règles).
Non, là, le livreur se nomme Christophe Van Rompaey, quarantenaire à l'oeil poupin et aux dents blanches, qui avait auparavant officié dans la série Urgences.
Certes, la confusion avec les Ken Loach liègeois comme on aime à les surnommer est aisée : Il y a dans les 5 premières minutes du cheveux gras et décoiffé, du pull en grosse laine à faire pâlir C&A, de la joue sale, du camionneur, du Marcel avec de l'auréole de vieille sueur à l'aisselle, du ciel gris, et de la marmaille sans père apparent.
Je ne peux donc pas t'en vouloir d'avoir craint un nouvel opus de dépression en Technicolor, j'ai moi même levé les yeux au ciel (enfin, plus exactement au plafond -tiens, des toiles d'araignée, faut que je passe la tête de loup-).
Mais bien m'a pris de ne pas appuyer sur la télécommande. Plus par flemme, j'en conviens, car j'étais à ce moment là vautré sur mon canapé, dans un style tout Jabba-ien.
Mais bien m'en a pris quand même.
Le pitch est le suivant:
Matti a quarante ans, trois enfants, un mari, Werner, prof d'art plastiques qui est parti depuis 5 mois et des cahouètes, vivre avec une de ses élèves. Il est parti mais rechigne à signer définitivement le divorce, parce que bon une qui suce bien et qui a le sein ferme, c'est bien, certes, mais une qui sait cuisiner et repasser, ça se laisse pas comme ça.
Matti, elle est receveuse à la poste de Ledeberg, où ses journées sont rythmées par les visites quotidiennes du gars qui s'occupe d'envoyer les faire part des morts du bled. Ca donne envie, hein?
Matti et Werner ont trois enfants, (non, pas Pim, Pam et Toto) que Matti définit ainsi:" Vera, 17 ans, en pleine puberté, Fien, 13 ans qui est persuadé d'y être, et Peter, 11 ans, qui ferait bien d' y entrer".
Et c'est en rentrant des courses avec les deux plus jeunes morceaux de la brochette que Matti a un accrochage avec Johnny, camionneur même pas trentenaire au cheveu blond et filasse de son état.
Qui après 5 minutes d'insultes va finalement se mettre dans le crâne que Matti est la femme de sa vie, et se révéler plus accroché qu'un morback à sa couille.
Autant le dire tout de suite,d'autant que c'est tout à fait prévisible, l'actrice (Barbara Sarafian) porte le tout sur ses frêles épaules. C'est de la femme comme j'aime. De la femme blonde, forte en gueule mais pas en corps, qui porte bien le vieux T-shirt. Oui, je sais, toute ressemblance avec une femme au foyer désespérée est purement fortuite mais complètement assumée. Ben ouais Lynette et ses copies, c'est ma came.
Barbara joue toutes les palettes, dans ce film, tout en étant crédible dans tous les registres. Et a le découragement aussi facile que le "Gotverdomme!". Elle fait rire autant qu'elle énerve ou qu'elle inspire l'empathie.
Elle aime toujours Werner, le gros con qui l'a lourdée 5 mois auparavant pour sauter allègrement une de ses élèves mais rechigne à divorcer, mais elle se sent aussi de plus en plus attirée par Johnny, à sa grande surprise d'ailleurs tellement elle est persuadée qu'ils n'ont rien en commun. Le tout en gérant trois gamins dont une chiante (qui va même se révéler surprenante, gros éclat de rire du film), et un boulot qui la fait chier.
Werner, le mari donc, est en arrière plan, perpétuellement d'ailleurs, autant au propre qu'au figuré. Il n'est présent que de temps à autre à l'écran, et encore plus en pointillés dans la vie et dans la tête de Matti, car son absence et son syndrome de l'arlésienne entre une pin up de 20 ans et une ménagère de 40 a eu raison des sentiments. Il est assez veule, physiquement compatible avec cette veulerie (pour ne pas dire moche à chier, un faux air de Stephen Réa avec la dentition de Sinok). Il est complètement pathétique, et prévisible, notamment quand il se montre piqué au vif de jalousie en apprenant l'existence de ce nouveau mâle dans ce qu'il considère malgré tout toujours comme SON terrier.
Johnny, le Camionneur romantique et Italophile, lui est assez désarmant. Estampillé pur plouc à sa première apparition, il devient au fur et à mesure du film attachant, désarmant, déroutant. Par cet aspect, il me rappelle exactement ce que j'avais ressenti en voyant "J'me sens pas belle", avec Marina Foïs et un petit nouveau, encore inconnu mais plus pour longtemps, Julien Boisselier qui, coincé, étriqué, provincial dans le sens vraiment caricatural du terme à son apparition, acquiert tout au long du film un charme, une chaleur qui le transforment complètement.
Johnny se dévoile dans son histoire, son passé, sa personnalité, un certain humour qui font qu'on ne peut que l'apprécier, prendre son parti dans le concours de bite qui finit par l'opposer à Werner, mâle Alpha en titre, dans la grande course vers la Femme.
Clairement on est sur du film d'amour, mais on n'est pas pour autant sur du Marc Lévy. C'est pas sirupeux, pas gnan-gnan et même si c'est un peu télégraphié, ça reste juste, approchable, crédible.
Ces gens là pourraient être mes voisins, Ami Lecteur, mais bon, quand même des voisins que je finirais par dénoncer à la DDASS parce que faut pas pousser, j'ai le cœur attendri par la misère tant que la misère reste dans euh'l'poste, et n'empeste pas le Waterzoï dans toute la cage d'escalier ou ne s'engueule pas au moment de Yann Barthès dans le Grand journal.
L'héroïne accuse ses quarante et un ans, a coups d'auto-empoignades de seins sujets à la gravité et de fesses flasques. Elle accuse son cheveu qui ne le vaut pas bien, et ne vaut même rien au début du film, elle accuse son statut de gourdasse en pleine servitude amoureuse. Elle accuse son incapacité à se décider...
Johnny, lui est fier de son statut "prolétaire" qu'il oppose d'ailleurs (évidemment, c'était trop tentant) à l'élitisme méprisant de Werner qui place l'enseignement du Dessin largement au dessus de la conduite de gros cul en terme de valeur.
A ce niveau, le film est assez manichéen, le point d'orgue en étant un dîner mémorable.
Matti jongle avec son histoire, se sent perdue entre les avis de sa fille ainée, les maladresses de Johnny, les tentatives vaseuses de Werner de ménager le cul et la crémière (je vous laisse deviner qui est qui), et elle hésite, tranche, se ravise, se perd au milieu et en fonction de tout ça à la fois.
Sans jamais perdre de sa justesse. C'est de l'Amour, mais de l'Amour qui sent le Monsieur Propre et la Végetaline, pas la Guimauve et le Chanel N°5.
Pour résumer, en fait, je n'aurai qu'une phrase: pour que je soies encore, à 5h du Mat' à faire le con sur mon clavier (oui parce que l'insomnie, elle elle est finie depuis bien une heure, et là j'ai les oeils qui piquent), c'est que ce film vaut le coup d'être vu.
A vos décodeurs, Amis Lecteurs (oui je te reparle au pluriel, il parait qu'il y a lieu, à nouveau. Loué soit l'Éternel pour tel bienfait sur mon Ego.)
En vous r'merciant, bonsoir...
Mais bon, là par contre je vais me coucher, parce que là c'est "Le Transporteur" qui commence, et j'aimerais garder foi en le 7ème art.
Canal, des fois, c'est moche quand même. 17/02/2010Où le Narrateur aime qu'on lui rappelle qu'il est cinéphile...
Le premier film de Tom Ford.
Tel est l'argument de vente majeur de « A single Man » dans les milieux autorisés.
Avant même le nom d'Isherwood qui a pourtant quand même écrit un poil plus que la liste des courses dans sa vie littéraire, soit dit en passant.
"Et allez, encore une couturière qui nous fait sa crise de la quarantaine (48 pour être précis, et Dieu qu'il les porte bien), et qui veut clamer à la face du monde qu'il n'est pas qu'un smoking pourpre!", est on en droit de penser.
Oui, quand on est moqueur, on pense ça.
Et puis on voit la bande annonce.
Et là, ben on ferme sa gueule, et on regarde. Que dis-je on regarde, on admire....
Le pitch lui même est assez simple (sans être simplet):
Amérique des années 60, en pleine paranoïa « Crise de Cuba ». George a perdu son compagnon de 16 ans (DEPUIS 16 ans, les amateurs de primeurs, on se calme), Jim, mort dans un accident de voiture. Cela fait huit mois.
Mais se réveiller chaque matin n'en demeure pas moins une douleur. Tout lui rappelle Jim, dès qu'il ouvre un oeil. Le côté vide du lit, le jardin, un disque, un meuble, un chien dans une voiture.
Tous les jours George n'a qu'une ambition, arriver à la fin de la journée.
Et c'est justement UNE journée que nous suivons avec George. La journée où il a décidé que cela devait s'arrêter.
Si on ne l'avait pas encore compris, chaque réalisateur a une façon de faire vibrer, de faire réagir. Chaque réalisateur a un organe cible pour atteindre son spectateur.
Breillat travaille au Foie, elle fait vomir.
Gus Van Sant travaille au Cul, il fait chier.
Tom Ford, lui, travaille à l'Oeil, il fait papilloner.
Le notre autant que le sien. Tom Ford a l'esthétisme dans le sang et cela se voit.
On ne peut s'empêcher de penser aux Noces rebelles de Mendes. Ou encore à MadMen (normal, il a pris le même décorateur).
Mais Tom joue aussi avec les tonalités de l'image, sa profondeur, sa chaleur, sa vivacité. On peut trouver la ficelle grossière, et quelque part elle l'est: Au cas où l'on soit trop cons pour voir que George évolue comme un zombie dans son environnement, et ne revient au premier plan que rarement par politesse quand on lui parle, ou parce que quelque chose parvient à le toucher, Tom Ford nous montre.
- «Tiens, là l'image est passée, presque fanée, George doit être en mode automate. Tiens là c'est tout vivant, tout coloré, George repasse aux commandes. »
Mais grossière ne veut pas dire maladroite. Et si évidente qu'elle soit, cette astuce articule le film, nous fait vivre au même rythme émotionnel que Colin Firth. Elle n'alourdit pas le propos, elle le souligne.
Même au niveau de l'image elle même, Tom Ford avoue humblement ses références. Mais en même temps, il lui serait difficile de les nier, tant elles sont évidentes.
Outre donc Mendes, dont je parlais auparavant, il y a indéniablement du Wong Kar Waï dans « A single Man ». Tom lui a emprunté ses ralentis, bercés par la musique de son compositeur, Umebayashi (In the mood for Love, 2046). Compositeur qu'il lui a chourré aussi, d'ailleurs.
Il y a aussi du Schnabel, avec ces gros plans répétitifs sur l'oeil (encore lui), car comme pour le héros du « Scaphandre et le Papillon », tout passe par le regard pour George. Sauf que lui ce n'est pas Locked-In Syndrom qui l'y oblige, mais juste son éducation, les conventions.
Et puis je trouve aussi qu'il y a du Lynch, mais apparemment c'est une opinion que je ne partage qu'avec moi même au vu des discussions post-projection que j'ai pu avoir entre autre avec mon accompagnateur ciné favori (Non, pas toi, Fred, celui dont je parle ne dort pas). J'en veux pour preuve l'image que j'ai choisie pour illustrer le présent article.
L'Oeil est aussi présent dans les dialogues eux même, avec une référence anecdotique mais qui n'en demeure pas moins symbolique, où il parle des minorités ''invisibles''.
Son analyse du rapport INVISIBILITÉ – PEUR GÉNÉRÉE est d'ailleurs assez intéressant. Et assez vrai, quand on y réflechit : de même qu'au temps de la splendeur de l'eau de Vichy et du gouvernement du même nom on aimait son Juif avec le nez crochu et les doigts griffus parce que ça permettait de le reconnaître facilement pour le mettre dans des vélodromes, la ménagère de moins de 50 ans aime son pédé quand il ressemble à Michel Serrault ou a Michou.
Non parce que c'est vrai, si il ressemble à monsieur tout le monde ou à Matthew Hicham, après le boucher lui dit aussi « yen a un peu plus j'vous l'met quand même » et on n'arrive plus a faire la différence. C'est fourbe.
Concernant les performances d'acteurs, tout le monde parle de la course aux Oscars pour Colin Firth et Miss Moore, que ce soit ceux qui s'y connaissent ou Jean marc Lalanne des Inrocks.
Pour Colin, il y a indéniablement matière. J'avoue que la dernière prestation que j'en avais vu était « MAMMA MIA », et que c'est pas avec ça qu'on fait de grands acteurs. Ou chanteurs, Pierce, n'insiste pas.
Mais là il est génial, bluffant, dans cette composition de vieux garçon, prisonnier d'une retenue toute britannique qui fait qu'il ne hurle pas sa colère quand il apprend qu'on ne lui permettra pas de dire adieu à l'homme qui a partagé les 16 dernières années de sa vie, ou encore à faire attention à faire le moins de saletés possibles en projetant de se faire sauter la cervelle.
Quant à Julianne Moore, je dirais qu'il n'y a pas matière, mais je précise avant que les harpies ne m'écharpent que je veux dire qu'il n'y a LITTÉRALEMENT pas matière: sa présence se limite globalement à une scène unique, où elle magnifique, certes, mais qui n'en dure pas moins juste un quart d'heure sur un film de 1h40. On a le temps d'apprécier la finesse de son jeu -car Julianne joue super bien la solitude qui craquelle le vernis de la joie de vivre- mais tout juste.
Enfin, si l'on ne savait pas Tom Ford pédé, ne riez pas, certains refusent encore de croire que Fogiel en est. (Et pourtant, Mathieu...soupirs.. bref je m'égare).
Si l'on ne savait pas Tom Ford Pédé, donc, on le devinerait ne serait ce qu'à sa facon de filmer Matthew Goode (Matchpoint, Watchmen) et surtout Nicholas Hoult (A cause d'un garçon, Skins). Surtout, car outre pour sa jolie plastique, le jeune Mr Hoult est un acteur à suivre.
Faut juste pas que James Cameron ou Danny boyle ne viennent tout gâcher en lui proposant des films.
A voir en salles dès le 24 Février, j'ai eu pour ma part le plaisir de le voir hier soir au Brady, reçu en grandes pompes par Mr ZeFabulous.
Et son prochain projet de projection, c'est "J'ai tué ma mère", premier film de Xavier Dolan. Il n'a que 20 ans. (Xavier Dolan, hein, pas ZeFabulous.)
Je précise car ça n'est pas une évidence quand on voit la maturité du film. Courrez vous rattraper s'il en est besoin.
En vous r'merciant, bonsoir...
04/02/2010Où le Narrateur, revenant en ces lieux par la petite porte sur la pointe de ses petons boudinés, souhaite rendre justice à une école de vie aussi répandue que décriée...... et use d'un procédé marketing très douteux, par l'utilisation malhonnête de l'image ci dessous dans le seul but d'attirer le plus de regards possibles sur son article....
Non, Ami Lecteur, je ne saurai entretenir plus longtemps le mystère et te tenir en haleine, car soyons honnête, selon qu'elle est le fruit d'une habile collaboration de bactéries avec Fisherman Friend ou avec Kronembourg, l'on préfère parfois ne pas tenir trop longtemps l'haleine.
Je ne torturerai pas ton pacemaker plus avant,et t'annonce donc que je défendrai , ici et aujourd'hui, en ces lignes résurrectionnelles.....
LE CYNISME.....
Tadaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaam...
On n'applaudit pas, on ne s'évanouit pas d'extase, on n'urine pas sur le pupitre du maître de conférence, d'avance merci.
Oui, je m'élève, donc, et offre mon sang et ma verve (sans coquille) afin de défendre le Cynisme, souvent diabolisé, affublé du sceau de l'aigreur, marqué lâchement dans le dos, de la main d'un aveugle, du M de "Méchanceté".
Le défendre, mais avant tout, le définir, l'expliquer, le faire connaître.
Car l'exaspération, le mépris ou l'agacement généralement éprouvés envers le Cynisme viennent souvent en premier lieu d'une méconnaissance profonde des rouages de ce mode de pensée, et de ses racines. Le cynisme est un inconnu. Et l'inconnu fait peur, et pas qu'à Eric Besson
Mais autant est il légitime d'avoir peur de l'Inconnu quand il a des bonbons dans les poches et un long manteau pour tout vêtement, à la sortie de l'école primaire d' Outreau; autant faut il aller vers lui, s'ouvrir à lui et le découvrir dans d'autres cas, et ce pas seulement dans l'obscurité de guérites insalubres au sous sol de certains hauts lieux de la promiscuité libidino-masculines sis « voie des Ursidés ».
"Le Cynique exprime ouvertement et sans ménagement des sentiments, des opinions qui choquent le sentiment moral ou les idées reçues, souvent avec une intention de provocation" nous dit le Petit Robert lorsqu'on le questionne sur le sujet.
Mais l'on sait le Petit Robert frustré par sa taille, et l'on est donc en droit de penser qu'il crache alors son venin à la moindre occasion et sur tout sujet sur lequel le quidam moyen aura l'imprudence de le solliciter.
Robert ou Autre, le Petit déblatérera donc indifféremment et avec une véhémence égale sur le cynisme ou sur les grands à cheveux gris qui mettent son nom dans des listings où qu'il devrait pas être, et l'on ne peut donc pas avoir confiance en l'objectivité de sa réaction.
Il est évident que je me fais ici l'avocat de la défense, et que je plaide ma cause, mais je pense que l'on peut objectivement dire qu'il est simpliste, voire malhonnête de réduire le Cynisme au seul désir de provoquer. La provocation sous entend une prise de position systématique et volontairement à contre courant du tout-venant, quitte même à aller à l'encontre de ses propres convictions. Et ceci est on ne peut plus loin de la réalité du Cynique qui est souvent le plus sincère du monde dans sa vision des choses. La provocation n'est là qu'un dommage collatéral, mais surtout occasionnel, et pas le moins du monde intentionnel.
- Le Provocateur cherche à choquer, le Cynique n'aspire qu'à voir clair.
- Le Provocateur a souvent 15 ans, des boutons, et la voix qui saute, le Cynique n'a pas d'âge, un visage grave et parle peu.
- Le Provocateur va raconter des histoires drôles sur la Shoah ou les Pédophiles avec un rire gras parce que ça fait pousser de "Ohhh" réprobateurs à Tata Jocelyne lors des repas de famille, le Cynique fera involontairement pleurer la petite Zoé, quatre ans, en lui disant que le Prince Charmant est un mythe, s'appuyant pour cela sur le fait que Tata Jocelyne en est à son quatrième, de Prince Charmant, et ce en moins de 3 mois.
- Le Provocateur dit "-Dis papa, c'est quoi l'Inceste? -Tais toi et suce!", le Cynique dit "Quant au Mois de Mars, je le dis sans arrière pensée politique, ça m'étonnerait qu'il passe l'Hiver".
Provoquer n'est absolument pas le but du Cynique. Le Cynique n'a d'ailleurs pas de "but", à proprement parler, il veille simplement à rester lucide, à ne pas perdre de vue sa réalité des choses, débarrassée de l'emballage rose bonbon dans lequel on veut parfois la draper.
Le Cynique ne se sent pas investi d'une quête, il ne cherche pas à ouvrir les yeux de ses contemporains, car il aura débuté son parcours en réalisant très tôt que l'on ne peut forcer l'Autre à voir:
-"Mais siiii, ze t'assure.. La maîtresse, elle sersse pas à te motiver quand elle te donne un bon point, elle ezacerbe le sentiment de compétition au sein de la classe et nourrit la volonté des autres Individus Alpha du groupe à devenir LE dominant des Bons points...... Pfff, bon allez laisse tomber et donne moi ton goûter, sinon ze te tape".
En synthèse, je veux dire que le Cynique n'a pas de but, car las de vouloir éclairer son prochain malgré lui, il n'œuvre désormais qu'à sa sauvegarde propre.
Le Cynique n'est pas égocentrique, il égoconcentré.
Également, de par son acharnement à rejeter dorure et ornements sur les choses de la vie, on accusera souvent à tort le Cynique de négativité. A tort car le Cynique ne cherche pas à tout prix à voir les aspects noirs de tout et tous, loin de là, mais quand il y en a, il y en a, et on n'y peut rien.
Ou comme dit Mamina : "Quand le chien qui dort à côté de toi a pété, t'auras beau regarder les roses, ça sentira toujours la merde."
Le Cynique se défendra en disant que ce n'est pas lui qui est négatif, c'est la vie qu'est moisie. (Le Cynique peut être parfois de mauvaise foi.)
Quand on le targue d'aigreur, le Cynique se clame réaliste. Quand on le traite de rabat joie, le Cynique se dit lucide. Quand on lui dit "Après deux ans de mon mandat, plus personne ne dormira dehors...", le Cynique dit "Et mon cul c'est du poulet".
Ce n'est pas être négatif, tout au plus est-ce être désabusé
Mais, justement, tout lucide qu'il est, le Cynique sait voir là son talon d'Achille, il sait que c'est LÀ qu'il tend le flanc à la critique.
"C'est bien beau d'être désabusé, mais se bouger le cul ça t'écorcherait la gueule?", pourrait on lui opposer.
Certes, et c'est souvent là que le bât blesse: le Cynique se contente de constater. Le Cynique n'est qu'un inspecteur des travaux finis.
Le Cynique qui balance ses jugements et ses conclusions , c'est comme l' ado libidineux qui tâche ses draps : c'est stérile.
Si le Cynique avait eu force et leadership par le passé, Louis XVI aurait fini par inventer la serrure trois points, Marie Antoinette aurait bouffé sa brioche à s'en faire péter le corset, ils auraient vécu heureux, et auraient eu beaucoup d'enfants, et il n'y aurait pas 200 grammes d'abats (Yen a un peu plus, j'vous l'mets quand même?) dans les sous sols de la Basilique de Saint Denis.
Et le Peuple aurait continué à crever la dalle.
Mais attention.
Il aurait été lucide.
C'est pas pareil que bêtement avoir la graille. C'est la classe.
En fait, le Cynique a souvent des mains plus propres que Ponce Pilate, et ce sans même connaître le nouveau palmolive à l'aloe vera.
Cependant, le Cynique a cet avantage qu'il sera beaucoup moins facilement blessé par la Vie.
Quelque part, le Cynisme est une protection. Ou plutôt une défense, car c'est un comportement complètement conscient. Plus fort que soi, mais conscient.
Bercé, enveloppé, conforté par son absence d'illusions tant sur son prochain que sur l'éventuelle baisse du prix du kilo de poireaux, le Cynique ne tombera jamais de haut.
Le Cynique n'a pas besoin de calcium, car ses os ne seront que rarement soumis aux lois de la Gravité.
Le Cynique ne craint pas le col du fémur.
C'est paradoxalement lorsqu'il s'autorisera à croire que le Cynique se brûlera sur la plaque chauffante de la réalité... À croire que c'est bien lui qui aura cette promotion, parce qu'il travaille mieux que la Blondasse de la compta avec ses seins comme des obus; à croire que Hamidi, citoyen de Cotonou est sincère quand il dit chercher "la relation durable basé sur l'amour honnête avec une homme comme vous qui êtes si beau alors la distance c'est pas une obstacle" et qu'il attend des nouvelles sur Hotmail; à croire que "Je T'aime" et "Pour la vie" veulent bien dire "je t'aime " et "pour la vie" et pas "Bof, çui là ou un autre" et "Mais si, tu peux avoir confiance, laisse moi te la mettre sans capote".
On prouve ici que le Cynisme empêche de finir obscur gratte papier, à regarder rêveur la jolie carte postale de Bamako reçue en échange des nombreux billets d'avions et autres frais engagés, le tout plombé comme un Garenne à l'ouverture de la chasse.
Et puis socialement, le Cynique dégage un certain charme, pour ne pas dire un charme certain. Parce qu'il est toujours tendance, dans les dîners courus, de balancer avec un savant mélange de désinvolture et de ce qu'il faut d'oiseau blessé dans le regard des lieux communs immuables et autres vérités Ô combien originales genre "Les gentils se font toujours baiser". Affligeant de banalité.
Et pourtant, quand tu y réfléchis... Jure moi sur la tête de tes Collectors de Lady GaGa que tu n'as pas toi même pensé au moins une fois que c'est un peu vrai?
Le Cynique attire, il séduit, c'est indéniable. Qui rêve t on le plus d'être, au mariage de la cousine Berthe? Tonton Roger, confit de couperose, qui ne peut commencer une phrase sans dire "Alors c'est deux putes...", ou alors le bel inconnu ténébreux habillé en noir (Oui, le Cynique est vestimentairement plus proche d'Ardisson que de Lagaf) qui en remarquant le coup d'oeil du marié à la première demoiselle d'honneur de sa tendre et récente moitié affichera un demi sourire avec dans l'oeil la suffisance de celui qui "vous l'avait bien dit"?
Oui, un demi sourire car le Cynique aime, en public , à être sarcastique. Il le doit. Car un Cynique pas drôle, c'est juste un aigri. Et l'Aigri n'est pas Classe.
Seul, le Cynique se déprime souvent lui même, mais dès lors qu'il a un public, le Cynique aime être drôle. Il le cherche même à tout prix. Le cynique cultive un humour qu'il veut grinçant, froid, volontiers noir.
Car en fait c'est bien cet humour, la finesse de ses saillies, qui lui assurera son public, et surtout la fidélité de ce dernier.
Parce que c'est bien beau de ne croire en rien, mais ça reste aussi agréable de se croire le point de mire en soirée, celui dont on attend la pique méchante, la réflexion acide sous cape lancée à un public choisi.
Le Cynique est souvent moqueur. Car évidemment il s'en sent le droit, parce que Lui il n'est pas comme les autres. Il n'est pas un Mouton lambda, Lui.
Lui, il Sait.
Lui, Il Voit clair.
Lui, Il a Conscience.
Ne nous y trompons pas, hein, il n'en va pas moins à l'abattoir comme les autres, mais il y va en le sachant,et ça c'est quand même pas rien.
Il n'est quand même pas rien.
Le Cynique est en fait souvent imbu de lui même. Attention, pas narcissique. Le Cynique peut (et c'est même souvent le cas) ne pas s'aimer physiquement.
Forcément, au delà de tous les discours bien pensants clamant que « c'est pas la beauté qui compte », Il le sait bien, Lui, qu'à la fin du Bal de Promo, c'est bel et bien la Cheerleader à gros seins qui va chercher bonheur sur la banquette arrière de la Lincoln.
La petit boulotte à lunettes, elle, elle rentre chez elle en priant pour qu'il reste des piles dans le canard.
On ne la lui fait pas, au Cynique, sur les tenants et aboutissants de l'orgasme en milieu estudiantin.
Mais la Boulotte, elle se console en se disant qu' Elle elle finira pas caissière à WalMart, engrossée à 22 ans par un blaireau. Elle, elle ira loin. Parce qu'Elle, elle en a dans le crane.
C'est donc intellectuellement que le cynique a une haute estime de lui même.
Et c'est donc par et pour cette supériorité supposée que le Cynique aime à être drôle.
Et l'est souvent, on doit bien le reconnaître.
Mais le soir, tout seul, le Cynique ne se fait pas rire.
Il ne croit plus, c'est tout.
Le Cynique; c'est le Clown Blanc qu'aurait piqué ses sapes à l'Auguste.
Au final, on aime le cynique comme on aime l'anti-héros ou le méchant, parce qu'il exprime ce que l'on sait être un peu vrai, au fond de soi, mais en l'énonçant lui, il nous évite d'avoir à le faire et nous permet de garder le beau rôle et l'illusion de nos certitudes rosâtres.
On se rassure en disant que c'est LUI le monstre. Mais ça n'empêche pas que ce qu'il vient de dire, ça nous brûlait les lèvres.
Sois Honnête, Ami Lecteur:
Festen ou La Mélodie du Bonheur?
...
Malcolm ou Clémentine?
...
Daria ou Britany?
.....
.............
Docteur House ou Docteur Quinn?
La messe est dîte.
En vous r'merciant, Bonsoir.
Alors...Hein?... Dis?... Maintenant que nous avons un peu étayé la définition du Cynique, que nous avons détaillé ses "pourquoi" et ses "comment", ses "pros", ses "cons" mis à jour ses faiblesses, avoue le, Ami Lecteur... Il ne te fait plus aussi peur.
Il ne t'exaspère plus autant.
Tu ne lèves plus les yeux au ciel aussi systématiquement quand il dit "de toutes façons, à la fin, on meurt".
Parce que tu sais aussi qu'il a un peu raison, finalement. Ou du moins qu'il en est persuadé.
Allez.
Laaa.
Laaa.
Tu peux avancer ta main et caresser doucement le Cynique. Voilà, là, derrière l'oreille, regarde il remue la patte.
Tu vois? Il ne mord pas.
MAIS PUTAIN, GOURDASSE, LUI DONNE PAS UN SUCRE, JE VIENS DE TE DIRE QU'IL ÉTAIT ALLERGIQUE À LA GUIMAUVE!!!!!!!
29/01/2010Où le Narrateur fait ici une leçon de « Bien-parler-le-politicien en 10 leçons -et des brouettes-» à son lectorat avide. -13-
Ne dîtes pas : "DANS TON CUL, LULU!!!!!!!!!!!!!!" Parce que l'on ne doit pas dire "Lulu" au Président. C'est malpoli.
Mais dîtes " Je n'ai aucune rancoeur, aucune rancune"....
C'est dingue comme c'est facile, au final, d'avoir de la sympathie pour un mec qu'on aurait volontiers crucifié au temps du CPE...
Les ennemis de mes ennemis, ils sont quoi, déjà???
En vous r'merciant bonsoir......
En plus ça nous aura sans doutes donné le plaisir de voir ça, et ça, c'est comme la pub Visa Premier... ca n'a pas de prix. :
22/01/2010Où le Narrateur donne un avis personnel et tout à fait non-pertinent quant au désir de procréation, ou pour le moins d'élevage, de nombre de ses contemporains sodomites.
Et en Alexandrins, s'il vous plait..... (ou presque..)
Aujourd'hui penchons nous sur le cas des Bout'Chou
Car une fois qu't'as un nid, c'est fini les sorties
Et que blond, brun ou roux, ils arrivent, chamboulent tout
Ah, la vasectomie voilà pour quoi je prie
Car dès le premier rot, oublie la libido
Finies la belle allure, la frime en belle voiture
Car pour les sièges marmot, ya guère que la Punto
Des trompes la ligature, voilà bien ma culture
Adieu à Istambul, bonjour à la Bourboule
Ne reverras Prada, connaitras C&A
Tous tes rêves s'écroulent, quand la pampers déboule
Evra, Felixita; voilà en quoi je crois
Et tel tout un chacun, mon crédo moi j'y tiens:
Papa: Condamnation, Tonton: libération
Pour tout ça c'est serein, et plein d'un bel entrain
Que moi à l'Adoption, je dis Merci, mais non!
Putain, je m'emmerde, moi, la nuit, quand même....
En vous r'merciant, bonsoir....
18/12/2009Où le Narrateur fait ici une leçon de « Bien-parler-le-politicien en 10 leçons -et des brouettes-» à son lectorat avide. -12-
Ne dîtes pas : "je suis malheureuuuuuuuuuse, passqueeeeuh.... je suis CONNE.... Et que tout le monde est CON. parce que j'ai raté ma vie, j'ai raté mon évolution spirituelle....."
Mais dîtes : "La burqa, ça fait un peu Belphégor, ça fait peur aux gens".
N'est pas Brigitte qui veut. Clamer qu'on est conne, soit! Mais encore faut il le faire avec talent.....
En vous r'merciant, Bonsoir....
Ps: Allez Nadine, donne nous du Nougat..... 27/11/2009Où le Narrateur aime quand on parle des chiffres du chômage qui montent, montent, montent.....
Petit un parce que ça fout bien le nez dans sa merde à notre mini-président du pouvoir d'achat bla-bla-bla-bla, mais aussi et surtout parce que quasiment à chaque fois, on nous ressort cette photo où le beau Laurent Wauquiez fait sa bouille de gamin pris la main dans le pot de confiture, cette moue de "puisque-t'as-pas-été-sage-tu-vas-rester-avec-tata-Odile-au-lieu-d'aller-au-zoo", cette mine déconfite de "Laurent tu n'as pas appris ta poésie, une petite heure au piquet te rafraîchira la mémoire..."
L'est pas meuuuugnon?
M'en f'rais presque aimer la droite, tiens. Bon, après je pense à Lefevre, et là ça me fait pas comme quand je pense à Fernande....
En vous r'merciant bonsoir.
Ps: Yen a qui passent un bon début de journée en voyant des pompiers légèrement vêtus courir en groupe (et dieu sait qu'on aime les pompiers, en groupe ou pas), moi c'est en surfant sur 20 minutes.... Chacun son kiff, Ami Breton. ^^
Ps2: Yavait aussi ça sur 20 minutes : Chantal Jouanno prend position pour l'adoption des couples homosexuels
Dis, mais c'est qu'il y a des commentaires édifiants, là bas d'dans... 17/11/2009Où le Narrateur se fait le père Noël des laissés pour compte......
Parce que Marc DUTROUX, Michel FOURNIRET, Francis HEAULME ou Emile LOUIS.... Pour eux aussi c'est bientôt Noël.
Alors...
MERCI POUR EUX.
Ne me r'emerciez pas, Bonsoir.... 29/09/2009Où le Narrateur dispense son conseil du jour:
Si la pomme primeur (voire très primeur) tu as l'intention de croquer, mieux vaudra pour toi avoir réalisé "Le Pianiste" qu'avoir chanté "Débarquez moi"...
Cela te permettra d'opposer la carte "Ah oui mais moi je peux, j'ai Frederic Mitterrand, Costa Gavras et Monica Belluci dans mes amis Facebook" contre les vilains juges américains...
Ne me remercie pas, bonsoir.... 28/09/2009Où le Narrateur souhaite apporter soutien et suggestions logistiques à la DDSP Essonnienne...
Messieurs,
Depuis une semaine vous avez ouverts vos lignes cybernétiques aux bonnes volontés citoyennes de votre département. Venant personnellement d'une famille dont certaines (et certains) membres ont été plus souvent tondus que des moutons, je ne peux qu'applaudir de telles pratiques.
Et c'est au titre de grand supporter de votre démarche que je me propose, messieurs, de faire don de modestes biens possédés par ma famille.
Je suppose que vous disposez déjà de tout le matériel nécessaire à la réception de ces informations citoyennes.
Mais peut être avez vous désormais besoin de nouveaux locaux afin de vous établir dans de nouveaux bureaux, qui, outre qu'ils seront à la hauteur de la dignité qu'implique votre tâche, seront à même d'abriter les serveurs informatiques capables de supporter le zèle dont feront preuves les courageux collab... informateurs...
Ma famille possède un petit bien immobilier, petit immeuble bien modeste au numéro 93, que je serais honoré de vous céder.
Peut être avez vous également besoin de nouveaux matériels d'interr... d'enquête. Ne vous inquiétez pas, ledit immeuble est tout équipé...
Capacité de 210 l, en émail alliant élégance et solidité.
Je peux également proposer de nouveaux uniformes, qui sauront donner la stature qu'ils méritent aux courageux officiers qui supportent votre initiative, aux contraire de ces jaunes-socialo-communistes libertaires qui la décrient.
Le noble couvre chef arboré par ce fier officier a en outre été confectionné en France, et je suis sur que vous serez sensible à la note de préférence nationale.
Enfin que serait un nouvel uniforme sans emblème à y apposer. Une marque forte, qui saura montrer aux auvergn... à la vermine qu'elle doit maintenant trembler, dans les remugles nauséabonds des bas fonds où elle se terre:
C'est donc en citoyen responsable, attaché à sa patrie, messieurs que je me propose de vous faire généreusement don de tout ce qui a été évoqué ci dessus. J'ai également quelques tau... contacts dans différents musées ferroviaires, aussi serai-je peut être en mesure de vous proposer bientôt un moyen de transport pour les voyages organisés par votre CE... mais je ne préfère ne pas m'engager... sans ironie.
Je vous prie de bien vouloir accepter mes rampantes salutations....
En vous r'merciant, Bonsoir! 11/09/2009Où le Narrateur fait ici une leçon de « Bien-parler-le-politicien en 10 leçons -et des brouettes-» à son lectorat avide. -11-
Ne dîtes pas: "Mais c'est du bon produit AOC ça Madame.... Ben oui, Auvergnat d'Origine Contrôlée (Hu Hu Hu Hu Hu.. C'est Madame Belpaire, de Loches qui va être contente.)
Hein?? Ca marche aussi avec Arabe?? Ah oui, tiens, c'est drôle, j'avais pas fait zattention.
Ehhhh Jean François.... La dame, là, elle m'a fait remarquer, l'Arabe, là, eh ben il est label rouge!!! "
Mais dîtes: "Il ne correspond pas du tout au prototype. Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes."
Mouais, à choisir, je ne sais pas ce qui est le pire.....
En vous r'merciant, Bonsoir.... 30/07/2009Où le Narrateur propose un petit jeu issu d'ailleurs.....
Utilisez les titres de chansons d' UN artiste (ou groupe) pour répondre aux questions ci dessous.
Essayez de ne pas utiliser deux fois le même titre. C'est un poil plus dur que vous ne pouvez l'imaginer....
Repostez en intitulant "ma vie selon...", et transmettez éventuellement à X personnes parmi vos contacts.
Ma vie selon... Placebo
Etes vous mâle ou femelle? Unisex
Décrivez vous : Peeping Tom
Comment vous sentez vous? : Post blue
Où vivez vous? : Slave to the Wage
Si vous pouviez aller n'importe où, ce serait... : This Picture
Votre moyen de transport favori : Special K
Votre meilleur(e) ami(e) est...: One of a Kind
Votre relation avec votre meilleur(e) ami(e)... : Protect me from what I want
Quel temps fait il ? Infra red
Le moment de la journée que vous préferez : In the cold light of Morning
Si votre vie était une série télé, quel en serait le titre? Hang onto your IQ
Pour vous la vie c'est...: Teenage Angst
Votre relation : English summer rain
Votre peur : Without you I'm nothing
Votre conseil aux autres : Ask for answers
Votre état d'esprit actuel : Sleeping with ghosts
Votre credo : Something rotten
En vous r'merciant, bonsoir....
Où le Narrateur vient en aide à un ami mentalement déficient.....
Pour cause de doigts boudinés et de mémoire de poisson rouge, ainsi qu'excès d'insultes à la guichetière SeuNeuCeuFeu qui aurait pu etre arrangeante mais du coup non, un ami de votre serviteur se retrouve avec sur les bras le colis suivant....
"revends un billet prems Paris Montpellier depart 8h20 le lundi 25 aout a 40 euro en 1ère classe. Si ça intéresse qqun contactez moi!".
Contactez plutot Nikko, ça lui fera de nouveaux amis, et il transmettra.
En vous r'merciant bonsoir.
28/06/2009Où le Narrateur dit que.....
.... C'est pas beau de copier!
En vous r'merciant, Bonsoir. 26/06/2009Où le Narrateur fait ici l'éloge de la suture de l'Oncle Sam....
Prenons A:
Puis prenons B:
Plongeons maintenant les deux éléments ci dessus dans un chanteur mondialement connu au talent et à l'empreinte indéniables, mais qu'il faudrait quand même voir a ne pas sacraliser non plus.
Contre toute attente et tous paris des mauvaises langues (Je dois un bras a mon bookie, moi, maintenant), B a laché avant A.....
Sont quand même forts en points de croix, ces chirurgiens americains.....
Etonnant, non?
En vous r'merciant, Bonsoir....
Ps: Ca sent l'insulte et le caillassage a venir, ça.....  |