28/06/2009

28/06/09 - 18:51

Où le Narrateur dit que.....




.... C'est pas beau de copier!

En vous r'merciant, Bonsoir.

26/06/2009

26/06/09 - 09:34

Où le Narrateur fait ici l'éloge de la suture de l'Oncle Sam....


Prenons A:




Puis prenons B:







Plongeons maintenant les deux éléments ci dessus dans un chanteur mondialement connu au talent et à l'empreinte indéniables, mais qu'il faudrait quand même voir a ne pas sacraliser non plus.

Contre toute attente et tous paris des mauvaises langues (Je dois un bras a mon bookie, moi, maintenant), B a laché avant A.....

Sont quand même forts en points de croix, ces chirurgiens americains.....

Etonnant, non?

En vous r'merciant, Bonsoir....

Ps: Ca sent l'insulte et le caillassage a venir, ça.....

24/06/2009

24/06/09 - 12:09

Où le Narrateur fait ici une leçon de « Bien-parler-le-politicien en 10 leçons» à son lectorat avide. -10-




Ne dîtes pas:

"ENCULÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!"

Mais dîtes:

"Nous ne sommes pas au Tour de France, il n'est pas besoin d'être dans le peloton pour aider son parti et son pays.... Les politiques ont plus de dignité que vous ne semblez le penser, ils ne s'accrochent pas avec les dents à leur poste..."

En vous r'merciant, bonsoir.....

Ps: pour la Morano, j'ai peur qu'elle n'ait pas giclé, il y a peu d'infos. mais on appellera ça un voeu pieu...



Flash spécial: Il paraîtrait que le Roquet aussi va perdre son siège de député, par un effet de dominos, au bénéfice du gros André.....
Comme quoi il suffit d'un entrefilet de presse cybernétique pour ensoleiller toute une journée...

23/06/2009

23/06/09 - 13:14

Perle(s) #2




Entendu ce jour au Zapping:

Conasse à secrets : Je suis têtue comme une moule, fais gaffe.....

Puis, plus tard:

Autre conasse à secrets: Mais la dernière saison, y avait le fils à Roland GARROS, c'est ça?

Blaireau à secrets: Euuh non, Roland Garros c'est le tournoi....

*****


Bon il paraît qu'il y en un a dont le secret est d'avoir un QI exceptionnel (pléonasme dans ce genre d'émission)... Je crois qu'on l'a trouvé, on fera pas mieux en terme de vivacité d'esprit.... Ou alors en trichant.

En vous r'merciant, Bonsoir!




22/06/2009

22/06/09 - 22:54

Où le Narrateur préfère de loin le Fighting Baby au Dancing Baby......





Dans ta face, Ally Mc Beal....

19/06/2009

19/06/09 - 13:27

Où le Narrateur fait ici une leçon de « Bien-parler-le-politicien en 10 leçons» à son lectorat avide. -9-




Ne dîtes pas:

"Mais c'est pas bientôt fini ces conneries? Déjà qu'ils leur ont fait retirer les cagoules pendant les manifs, et maintenant on veut leur faire retirer les burqa en allant chercher les mioches à l'école...
Et je les reconnais comment, moi, les clandé? Hein?
Je les reconnais comment?
Comment je fais pour pas confondre avec les naturalisés?
Non parce que c'est bien connu, le Français, quelle que soit son origine est sage, ne fait pas de vague et adore notre Président. Il ne se différencie pas!
Alors laissez les se différencier, que d'autres puissent faire leur travail, et obtenir des resultats!! Croyez qu'ils vont se remplir tout seuls les avions???? Vous avez perdu une roue, ou quoi??
J'ai pas envie de finir gratte papier a Nogent le Rotrou après le prochain remaniement, moi..."

Mais dîtes:

"Il n'est pas opportun de relancer la polémique sur la Burqa. La loi a déjà énoncé un certain nombre de règles du vivre ensemble, elle dit qu'on ne peut pas porter le voile dans un certain nombre d'administrations, de services publics et à l'école. Un équilibre a été trouvé en France, et il serait dangereux de le remettre en cause".

Mais dis donc, Eric? Ca serait pas du discours de gauche, ça, des fois?? On nous referait pas une petite rechute?

En vous r'merciant, Bonsoir....

17/06/2009

17/06/09 - 13:13

Où le Narrateur fait preuve d'une logique monétaire et par là même d'une charité implacable face à un quidam à la chance visiblement récurrente.




Hier, sortant d'opulentes libations dans la branche Raincéenne de la famille, je revenais sur Paris en faisant un crochet par la Madeleine afin d'y croiser un récent contact de type sexuellement très attractif, en vue d'une association régulière mais non exclusive dans un avenir très proche et plus ou moins durable.
Bon, ledit contact, je ne pus le rencontrer, poissard comme je le suis, j'arrivai pendant sa pause. Bref, là n'est pas la question, je le vois dans quelques instants afin d'étudier notre compatibilité sexuelle....
Pouf Pouf.
Non, Ami Lecteur, l'objet de ce post n'est pas de te lancer au visage les soubresauts moribonds de ma vie sexuelle (qui ne tache pas), mais l'épisode plus trépident qu'une primaire au Modem qui m'arriva alors que je rejoignais l'antre de souffrance de mes muscles et de mon gras: ma salle de sport.


Fort d'une forme toute relative et d'un soleil qui l'était beaucoup moins, je décidai de rejoindre la ligne 1 sur mes petits petons, en passant par la Rue Royale.
J'en profitais pour m'enquérir par téléphone des nouvelles d'une amie en instance de licenciement, autre victime du grand capital, Salaud, Le Peuple Aura Ta Peau.

C'est donc Samsung à l'oreille que je m'engageai sur la luxueuse artère, tout à ma conversation.
Quand soudain mon oeil est attiré par un éclat vif au sol. Une énôôôôôôôôôôôôôôôrme bagouze, genre alliance pour géants, propre à faire couler le petit Grégory sans autre forme de procès ni fil de fer, et d'une vulgarité sans borne git, là, sur le pavé, devant moi. Etonnant, car dans le quartier, l'or est plus souvent au doigt de la Mémé-à-chienchien, faune principale de l'endroit, qu'à terre.
Le temps que je me fasse cette réflexion à l'extraordinaire pertinence, se jette sur la chose un petit homme, au pull si bigarré qu'il collerait une conjonctivite à Christian Lacroix, comme il en fleurit beaucoup dans les rames de RER (des petits hommes à pull bigarré, pas des conjonctivites) mais sans son accordéon, là.

Et de me regarder, tout sourire, fort de sa découverte, il m'interpelle:

"Bonjour missiou! Regarde, regarde! moi beaucoup chance! Missiou, regarde, Or! Or!" En effet il m'indiquait un poinçon à l'intérieur de l'hideux colifichet.

"Hola, noble héritier du peuple nomade des grandes steppes de l'Est de l'Europe... Oui en effet, j'ai vu, mais comme tu as pu voir toi également, je suis présentement plongé dans une intense conversation téléphonique. Aussi, sois sur que je suis très heureux de ta récente fortune, mais que je m'en vais continuer ma route car comme le dit Tonton David, grand penseur du siècle dernier, Chacun sa route chacun son chemin"...

"Non, missiou, moi cadeau toi. Tiens, Or! aujourd'hui beaucoup chance, moi donner cadeau! Tiens, Tiens!" et de me tendre l'objet.

"Euuh ben écoute non merci, je n'en aurai ni l'usage ni le goût, mais c'est cependant bien urbain de ta part".

"Toi prend, Missiou!" Et de me coller d'autorité cette merde dans la main.

"Eh ben écoute Merci, Alors..." Dis-je en poursuivant mon chemin, regrettant en pensée que la fête des mères soit déjà passée, ce qui m'aurait fait l'économie d'un bouquet Interflora

"Attends missiou, Attends" Quoi??? Il va me filer le collier qui va avec?

"Toi donner moi argent en échange cadeau...." ben tiens, je l'attendais celle là.

"J'ai mieux, mon noble ami voyageur. Reprend donc ton présent, et va t en en négocier la vente auprès de quelque officine joaillere, présente en nombre dans le quartier. Tu en tireras bien plus que la modeste aumône que j'aurais pu t'octroyer.... Maintenant va en paix"

Un regard noir plus tard et la bague promptement arrachée de la paume de ma main, sans un mot de plus, l'heureux veinard s'en va.

(Ndn: Pour la reposer par terre, guettant sans doutes son prochain pigeon, je l'ai vu refaire son cirque à une adorable mamie tout ce qu'il y avait de plus FN en repassant un peu plus tard)

Quant à moi, fier et heureux d'avoir compati avec mon prochain, je m'en vais auréolé de la sérénité de ceux qui aident, et partagent la misère humaine....

Puis j'ai coupé court à ma conversation, pour appeler Eric besson (la ville de Neuilly nous a fait une touche raccourci spéciale sur les portables).

Va pas m'faire chier, l'manouche, nan???? "Couloir ou Hublot??"

En vous r'merciant bonsoir.....


07/06/2009

07/06/09 - 15:15

Où le Narrateur veut lui aussi pouvoir se la péter dans les dîners courus en dégoisant sur le palmarès Croisettien, et a donc agi en ce sens....


J'ai parmi mes relations purement intellectuelles et non séminales un ami de longue date, que je croise épisodiquement au rythme de ses ruptures (nombreuses) et des miennes (moins nombreuses, mais plus par manque de matière qu'excès de constance), Prof de Français de son état, qui a le bon goût d'adorer le cinématographe et votre Serviteur, mais le mauvais goût d'idolâtrer Flaubert.
-Non mais franchement, a t on idée? Je me suis fait chier comme rarement en lisant Madame Bovary. Une plombe, oui, UNE PLOMBE, à décrire un pétale de fleur qui tombe doucement sur le cou du cheval. Putain, mais foutez lui la jardinière sur la gueule, au bourrin, et on passe à autre chose, merde....-

C'est donc ce jeune homme, Fred pour ne pas le nommer, qui me pousse souvent à aller au ciné, parfois à TRES bon escient comme lorsqu'il m'a traîné voir "Rachel se Marrie", ou encore "le bal des actrices", ou pas ("Wolverine", "L'accro du shopping"). Souvent nos avis divergent (et ça fait beaucoup, quand même).

Là, c'est une après midi "Cannes" qui était au programme.

Nous avions déjà vu ensembles "Étreintes Brisées", sur lequel nous avons eu un cri du coeur commun et immédiat: C'EST A CHIER.

Il me proposa cette fois deux autres films présentés lors de ce pince fesse annuel et azuréen: "Ne te retourne pas" de Marina de Van, et "Antichrist" de Lars von Trier.

Alors, dans l'ordre, le Marina de Van:



Deux mots pour situer la réalisatrice, d'abord. Si son nom ne vous dit rien, vous la connaissez néanmoins certainement: Elle a énormément travaillé avec Ozon (condoléances), jeune routarde pétée du casque dans "Regarde la mer" , ou Sadomaso suicidaire dans "Sitcom". Mais aussi adepte de l'automutilation et de l'autocannibalisme dans "Dans ma peau", son premier long métrage à elle en tant que réa.

Le pitch de "Ne te retourne pas" est le suivant: Jeanne vient d'écrire sa première fiction après de nombreuses biographies, un roman sur le thème de l'enfance et des souvenirs, un thème qui lui tient à coeur. Or son livre s'avère mauvais, par manque d'authenticité, et d'émotion, et pour cause car suite a un accident, Jeanne elle même n'a aucun souvenir antérieur à ses 8 ans, et ne doit donc vivre ces 8 premières années que par ce que lui a raconté sa mère.
Mais elle perd peu a peu ses repères, voit des choses qui ne sont pas, voit changer le visage de son mari et de ses propres enfants, puis même le sien. déstabilisée et paniquée, elle consulte un psy, puis décide de se réfugier quelques jours chez sa mère qu'elle finit également par ne plus reconnaître. Mais elle y trouve une photographie d'enfance prise lors d'un voyage en Italie, ou apparaît une femme dont le visage est celui de sa mère telle qu'elle pensait la connaître depuis toujours. Elle décide donc de partir pour l'Italie, afin de chercher à comprendre...

Si l'histoire vous paraît alambiquée et difficile à suivre, ne vous étonnez pas, le film l'est. Particulier, spécial, torturé, nombreux sont les adjectifs que l'on peut utiliser pour décrire "Ne te retourne pas". Mais il y a aussi Intelligent, interressant, prenant.
Autant le dire tout de suite, Marina de Van n'est pas une directrice de comédiens émérite, et le jeu de certains des acteurs de cette première partie (pour ne pas dire tous) sonne faux, fabriqué, scolaire. Malgré cela on plonge assez facilement dans la detresse avec Sophie MARCEAU, son angoisse à perdre tous les repères de son quotidien et de se penser sombrant dans la folie (on le serait a moins). L'empathie est d'ailleurs facilitée par une utilisation très intelligente de l'environnement sonore dans les premiers moments du film, très agressif et dérangeant par son volume qui complète la sensation de malaise.
Les parties maquillées (hormis un jeu de lentilles assez maladroit) sont époustouflantes (je ne parle pas du morphing qui est lui aussi assez impressionnant, mais bien de maquillage), et avec un rien de Khôl et de mascara, on passe de Sophie à Monica de façon subtile, et déstabilisante.
On sent du Mullholand drive, dans ce film, on sent pas mal d'influences, et spécialement à la fin, on ne peut s'empêcher de penser à un film en particulier. Mais je ne vous dirai pas lequel, la surprise ne serait plus la même.
Je ne dis pas que vous aimerez, je ne dis pas que vous ne trouverez pas ça pompeux et compliqué, mais je vous le conseille malgré tout.

Contrairement à.... (habile transition) :



Pas besoin de situer ce réalisateur là, il se débrouille très bien lui même pour faire parler de lui.
Lars aime choquer, mais Lars ne sait pas le faire avec subtilité et adresse.
Lars aime aller chercher des talents, mais Lars déteste quand on récompense ses actrices mais pas son film.
Lars aime Cannes, mais Lars n'aime pas que l'on ose ne pas récompenser son film, parce que forcément son film c'est le meilleur.
Lars veut que les journalistes parlent de son film, mais Lars ne veut pas qu'ils lui demandent d'en justifier certains aspects.
C'est comme ça qu'il est Lars. Lars a le melon.
J'ai aimé certains de ses films ou séries (" L'hôpital et ses fantômes"reste pour moi un Must absolu, et forcément les gens qui me connaissent sauront aisément que j'ai beaucoup aimé "Dancer in the dark", et sauront pourquoi), mais je n'aime décidément pas l'Homme.

Au niveau Pitch: Après la mort accidentelle de son fils pendant qu'elle et son mari faisaient l'amour, une femme traverse les différentes étapes du deuil, suivie en thérapie par son mari lui même, qui l'emmène exorciser ses démons dans leur chalet, une cabane perdue au milieu d'une forêt, le chalet même où elle écrivait une thèse sur les persécutions faîtes aux femmes au nom de la religion.

Nauséeux, c'est l'adjectif qui résume à peu près le propos du film. Que von Trier soit misogyne, c'est pas un scoop. Mais alors là, on touche le fond:

"La Femme elle est nymphomane, la Femme elle est hystérique, La Femme elle est infanticide, de toutes façons le Femme elle fait rien qu'a manger des pommes et a détourner l'Homme de sa noble cause, la Femme c'est maaaaaal."

Bon, forcément ici ce n'est peut être pas le site où elle est le plus à l'honneur, mais quand même...

Mais outre le discours, il y a les images. On ne compte plus les réalisateurs qui nous assaillent de "Viendez voir mon film, on y voit du vrai zizi tout dur dedans, et même qu'il rentre dans la dame (ou les fesses de l'autre monsieur) pour de vrai".
Mais tous ne savent pas le faire intelligemment.
Pour un "Shortbus", combien de "Nine songs", d' "Anatomie de l'Enfer" ou donc d' "Antichrist"? Montrer du cul, il faut savoir le faire, mais plus encore il faut savoir l'intégrer.
Ici on voit une pénétration, deux masturbations (masculine et féminine, choisissez m'sieur-dames), une éjaculation, un café-l'addition.
Le problème n'est pas tant la mise en image abrupte des actes, mais leur inutilité dans le propos. Des cheveux sur la soupe. Ou des poils de cul, là, plutôt, en l'occurrence.
Ah oui et une excision au vieux ciseau rouillé aussi. En gros plan, bien sur, parce que faut montrer pour que le spectateur il comprenne. Non mais c'est vrai, c'est pas comme si Hanneke ou Park wan Chook avaient prouvé que la suggestion est aussi efficace que la mise en image concrète.

On passe sur le symbolisme religieux bancal (la maison s'appelle "Eden", on y arrive par le purgatoire des bois où l'on doit faire face ses peurs, la Nature (sous entendu la nature humaine) est l'église de Satan, bla bla bla...).

Mais revenons au rôle de la Femme. Pour lequel, en revanche, Charlotte Gainsbourg mérite sans conteste sa palme.
Mais faut pas le dire fort, sinon Lars il va encore pas aimer qu'on dise que son film n'est porté que sur les épaules de son actrice, et après il va dire que Charlotte elle sait pas jouer, ni chanter, et qu'il aurait du la faire enculer par un grand noir pour qu'elle ait un minimum d'expression faciale. Toute ressemblance avec une situation existant ou ayant existé à l'égard d'une chanteuse Islandaise, bla bla bla...

L'Homme il fait tout bien, dans ce film: Il montre qu'il souffre en enterrant son fils, mais reste digne (pas comme sa femme qui fait rien que de s'évanouir, quelle fiotte), il fait face à la réalité alors que sa Femme elle elle passe un mois à pioncer à l'hosto en gobant des Léxo comme des dragibus. Et Noble Chevalier qu'il est, il va même déroger à son éthique et prend sa femme en thérapie, pour l'aider. Et même il reste de marbre quand il y a des renards qui commencent à lui dire que le Chaos règne. Si ça c'est pas du dévouement, je sais pas ce qu'il vous faut.

Et elle, qu'est ce qu'elle fait pour le remercier? Elle fait pas ses exercices psychologiques, elle dit pas de quoi elle a le plus peur alors quelle le sait hein, mais juste pour l'embêter elle le dit pas, elle lui cloue les jambes a coups de meule de pierre, elle fait rien qu'a essayer de le baiser, puis elle court toute nue dans les bois (Lova Moor, si tu nous entend...)
Bref elle est pas très coopérative.

Mais ça va elle se rattrape, parce que quand même on comprend que sa thèse lui a ouvert les yeux, que les Femmes ben on a bien eu raison de leur faire du mal, parce que quand même elles l'ont mérité, quoi, yen a même qui faisaient tomber la grèle.
Et puis bon, elle s'excise elle même à la fin, parce que c'est pas tout ça de réaliser qu'on est le mal, mais faut se punir aussi quand même.
Et puis tout est bien qui finit bien, il la tue, et la brûle pour purifier son âme impie. Et après ben il rentre en croisant un groupe de randonneurs sans visages.

FIN.

Donc ouais, après on peut parler de la forme et de l'esthétique, le prologue, tout ça, ils baisent au ralenti sur du Handel, ouais super, ya bien des pisseuses qui se touchaient sur St Preux chez David Hamilton, on a jamais sacrifié un canard pour autant.

Et puis le leitmotiv fumeux des 3 mendiants, une biche, un renard et un corbeaux qui rentrent partout dans la maison, on se croirait dans la pub Novotel.

Je vais faire court, et mon avis n'engage que moi, C'EST UNE MERDE.
Mais comme on le sait, l'objectivité n'est pas ma spécialité dès lors que l'on parle de cinéma.

En vous r'merciant, Bonsoir....




03/06/2009

03/06/09 - 11:58

Où le Narrateur recycle sa lassitude de n'avoir personne avec qui s'extasier devant la saison 5 de Desperate Housewives, et se lance dans un intense brainstorming pour remédier à cet état de fait.




Wouaaaouhh, ça c'est du titre.
Ami Lecteur, Bonsoir... Trouves une pierre blanche, car voilà un jour à marquer: Aujourd'hui, Nikko a mis à jour son Journal, fait dont la rareté dépasse sans nul doute celle des orgasmes de Benoît XVI, mais mon Dieu que font les gardes Suisses? Quoi blasphémateur???? Sans doutes, mais 1/ je m'en fous, je suis déjà promis aux flammes éternelles de l'Enfer pour maintes raisons en plus de la perversion de mes relations sexuelles contre nature; et 2/ lui nous refuse le droit de vivre, alors je peux bien lui refuser le droit a l'extase, c'est de bonne guerre. Quoi que quand on voit le sourire béat qu'il affiche en permanence, c'est à se demander si il n'a pas un ou deux enfants de choeur sous la chasuble, mais là est un autre débat.

Baste de ces réclamations religieuses, et plongeons ensembles avec délice dans le vif du sujet. J'ai fété en Mars dernier une nouvelle année de célibat et de menus portions surgelés.

Un célibat plutôt confortable de liberté, et globalement bien vécu, avec néanmoins -et c'est bien naturel- quelques moments de moral à peine ombré, et de visions de futur à base de décès seul comme un chien dans mon F1, F1 où l'on retrouvera mon cadavre à l'odeur au coeur de la canicule. j'en profite pour rendre hommage à la cohorte de lieux communs que l'on se voit servir quand on ose se plaindre du vide de son coeur-son cul-son lit rayer la mention inutile.

Au palmarès des phrases à la con ayant la facheuse habitude de fuser en de pareils cas on a:

"Tu connais pas ta chance...." généralement lachée avec un soupir las, les yeux levés au ciel, cynisme de bon aloi en prime. Oui, c'est vrai, je te le concède sans peine, quel calvaire ce doit être d'être avec un mec gentil, doux, et fidèle comme le tien.
Tout ça parce qu'ils s'emmerdent. Ben écoute prends la, ma "Chance". En plus je livre, et je garantis le SAV-à savoir je promets de t'écouter distraitement te plaindre au téléphone quand tu en auras marre d'être chanceux-. Et tel Darty, je peux te débarrasser de l'ancien matériel, si tu veux. Assume ta lassitude au lieu de la balancer à la gueule de qui veut bien t'écouter dans les soirées courues. Tu t'emmerdes avec ton mec? Ben c'est simple, largue le! Ahhhh mais tu ne le fais pas parce que tu as peur de t'emmerder tout seul? Ben écoutes, je ne sais pas si tu t'emmerdes réellement avec ton mec, mais après avoir discuté 10 minutes avec toi sans te connaître (Exploit pour Nikko, on le sait), je peux t'assurer que tu t'emmerderais tout seul... La preuve, tu m'emmerdes déjà, moi.

Number two:

"Profites en pour te trouver, pour faire la paix avec toi même..." Ahh mais il est gentil, le bab de mes deux. Je sais déjà très bien ou je suis: Chez moi, tout seul, le soir. Et c'est bien là le problème au cas où ça t'aurait échappé entre deux taffes. Et puis je m'en veux pas. La hache de guerre n'est pas déterrée avec moi même. Alors occupe toi de ton cul, espèce de hippie à la con, et pass' pass' passe le oinj, tu seras bien urbain.

Mais rendons à César ce qui lui appartient, et n'oublions pas le top du top, une réflexion que sa profondeur rend digne de figurer au panthéon des sujets de feu "C'est mon choix":

"Pffff! Les Mecs, les Mecs... Ya pas que ça dans la vie, vous pensez qu'au Cul." Alors certes, il n'y a pas que les mecs dans la vie, je te rejoins à 100% Ami frustré. Il y a aussi les chiens. Je les adore, mais dieu merci je n'en fais pas le même usage. Quant audit objet de mes pensées, je te remercie de t'en inquiéter, mais globalement ça va... Bon je ne dis pas qu'il ne faut pas défricher, parfois (certaines mauvaises langues parleront même de jachère), mais le sentier reste balisé et praticable, randonnées sur réservation, groupes acceptés, site ouvert 7/7 - 24/24.

Mais je m'écarte du sujet, aussi revenons aux affres du célibat lorsqu'il est subi et non choisi, à l'instar de l'immigration chère à notre Ministre de l'Immigration Nazi-anal (ça veut dire Trou du cul Fasciste, pléonasme s'il en est), et aux moyens d'y remédier:

J'ai, dans mes jeunes années (ajouter "Lointaines" serait faire preuve d'une inutile cruauté), éprouvé divers moyens de rencontre, du réseau téléphone (2500 balles et une copieuse engueulade de la Reine Mère, tout ça pour rencontrer deux pervers, merci bien!!!Dieu merci un téléphone se tient a une seule main, c'est pratique) au Minitel (presque viré du taf.. Et Nikko découvrit que la direction vérifiait les communications téléphoniques)...

Le plus mémorable de ces médias a but copulatoire fut sans doutes le système des petites annonces a passer dans divers mensuels semi pornos styles "HH" à la rubrique coeur (Qui, là dedans, s'épelle souvent C-U-L, je le sais depuis). J'arrétai les frais le jour où je reçus une réponse d'un soixantenaire me disant qu'il voulait me faire découvrir maints délices, mais aurait sans doutes des difficultés à me recevoir car, je cite, "Maman ne sera peut être pas d'accord"... Ca sent l'ouverture d'un Motel sur l'autoroute, ça!
J'atteste sur le peu d'honneur qu'il me reste la véracité de ceci, et mon Cher Ex N°1 Alex peut en témoigner, il a vu la lettre... Ca m'avait quand même pas mal filé les jetons. Faut dire que j'avais 17 ans, j'étais innocent et impressionnable. (Si! Si!) Et OUI on avait déjà inventé le cinéma parlant.

Passons également les rencontres arrangées par des collègues surement bien intentionnées, au cours de ballades, verres, dîners et soirées variées, qui m'ont au mieux amené à tenir le crachoir a des fonds de tiroirs, des boulets dont personne ne voulait (A ce propos, l'idée lumineuse "présentons le à Nikko" m'amène à m'interroger légitimement sur la considération que me portent lesdites collègues), et au pire à tomber accro de mecs dont les remises en couples intempestives et inmanquables m'ont laissé le coeur et l'égo plus rapiécés qu'un jean vintage de chez Diesel, dégats aussi profonds que leur cicatrisation fut longue.

Non, je me devais de passer à la vitesse supérieure.

Féru de nouvelles technologies depuis ma plus tendre enfance, je me passais en boucle "Waterloo" de ABBA sur mon mange disques (En 80 c'ETAIT la pointe de la technologie, les petits cons pour qui le vynile ne sert qu'à faire des pantalons seraient gentils d'arréter de se marrer), chorégraphie comprise-si CA ça s'appelle pas être prédestiné-; quand mes petits camarades ne juraient que par Albator. Je ne comprendrai jamais l'engouement qu'ils ont pu ressentir pour ce corsaire crasseux, rustre et balafré, dont la principale occupation était de cramer les sylvidres, des créatures féminisées, squelettiques et habillées avec des fringues moulantes. Il en aurait, du taf, à l'Open.
A la pointe du progrès comme je l'étais, rien d'étonnant à ce que je jette mon dévolu sur le média le plus largement plébiscité par mon prochain a la sexualité invertie, le Net.
Puisque tu me lis, et que l'adresse de mon blog n'est disponible que sur mon MSN ou sur mes divers profils de T'chat, je suppose que tu es un internaute aguerri, aussi ferai-je l'impasse sur le B-A-BA et mettrai directement en exergue mon habituelle mauvaise foi en donnant un avis hautement subjectif sur la chose.

Les T'CHATS... Deux mots qui font à coup sûr briller la mirette de tout être un tant soit peu introverti et pas forcément bien dans sa peau. Enfin un espace où tu peux montrer ton cerveau avant de montrer ton cul. Idéal quand on a beaucoup plus confiance dans le potentiel seducteur du premier que dans celui du deuxième. Lucidité quand tu nous tiens.... Toute ressemblance avec un Narrateur existant ou ayant existé, bla bla bla...
Ben pour quelle raison vous croyez que je l'ai fait, ce Blog?

"L' Homme qui rit a fait la motié du chemin vers ton lit", dit le prohète (Légèrement adapté, j'en conviens)... Ben foutez vous de ma gueule tant que vous voulez, mais il y en a queques uns qui sont déjà quelque part entre concorde et georges V, à ce tarif là...

Les T'CHATS, donc.
En général, ca commence par un lapidaire "Tu Ch?". Si c'est fête, ou si l'internaute sodomite a un tantinet d'éducation, précède un éventuel "Salut" ou plus vraissemblablement "Slt". L'allergie aux voyelles semble être une maladie contagieuse sur le web. Une passion dévorante et exclusives pour les consonnes sans doutes. Qu'ils aiment partager. Il n'y a qu'a voir comment ils distribuent les MST
Nous passerons sans nous y arréter sur les sempiternels "BM?" (On ne parle pas ici du bolide de manufacture teutonne) qui fonctionnent comme pinocchio: Plus on ment, plus le nombre de T devant s'allonge.

De même pour les: "Plan jus no Kpote peux me dep tu rec?". Pour le lectorat safe ou éduqué, cela peut se traduire par

"Je souhaiterais t'inonder la glotte ou toute autre muqueuse de ton choix de mon liquide séminal sans l'obstacle de cette odieuse barrière de latex imposée par la morale petit bourgeois de nos institutions sous un fallacieux prétexte sanitaire. Je suis libre de mes mouvement, aussi peux tu m'héberger le temps de la transaction?"

De manière générale, tout ceux la se retrouvent zappés de ma gracile mimine.

De même que les gens qui viennent te parler sans photos. Et t'insultent quand tu en demandes une. A ceux là je répondrai deux choses. Premièrement, oui, je l'admet, mon attitude dénote une indiscutable superficialité, mais à ma décharge je ne fais que suivre le mouvement de la société sodomite où l'apparence est un sésame. Et avouons que c'est censé. Qui drague encore à l'aveugle de nos jours? Si "Tournez Manège" ne distrait plus Mamina devant son bolino de midi depuis longtemps et si Charly Oleg ne beugle plus ses tonitruants "Formidaaaaable" , c'est bien qu'il y a une raison, non? Et NON on ne peut pas se contenter d'une description, parce que si par miracle elle est honnête, "Mec cvx marr yx marr regard petillant 170 60 souriant" ca va de Gaël de la Nouvelle Star à Sim...
Aussi est il non seulement humain, mais aussi préférable pour les deux parties en présence de demander un echantillon avant la rencontre. Afin d'éviter les blancs génants dans la conversation pour les plus polis, et pour les plus minables, d'éviter au "moche" de retrouver une chaise vide et les deux verres à payer quand il revient des toilettes. Et puis qui choisit un camembert sans y mettre les doigts?

-Je m'excuse par avance auprès de la Reine Mère avant qu'elle ne me téléphone pour piailler devant l'inélégance de la comparaison. Et son inexactitude. Les mecs, c'est le contraire des camemberts. C'est une fois qu'on les a choisis qu'on peut mettre les doigts dedans.-

Et deuxièmement (si! si!, relisez plus haut, il y avait un premièrement....), j'adore clouer le bec à 99% des insulteurs anonymes. C'est mon côté taquin. En général je leur balance "Ehhh qu'est ce que tu me soules à gueuler, toi. Si MOI j'avais pas mis de photo, TOI tu serais venu me parler???" A la fin de l'envoi, je touche. Souvent le dial se termine par " TrucBidule a bien recu ton message, mais il est sans doutes trop occupé pour y répondre"... Ouais, c'est surement ca...

Nous retirerons aussi les adeptes du "Si on se rencontre ce soir, c'est que je te mettrai forcément la misère dans ton boule", parce que comme stipulé dans un précédent post, je ne garantis en rien la prestation espérée. Aussi, afin de t'éviter la corvée de devoir me garder à dormir parce qu'il n'y a plus de RER, télécharge un falcon, astique toi, essuie ton clavier et passe mon CV, d'avance merci.

Nuls et non avenus également, tous les cinquantenaires qui se qualifient timidement de "Mur bien conservé", ou honteusement de "Trentaine grisonnante", parce que toute la terracotta du monde, fut elle de chez Jean Paul, ne fera jamais passer Massimo pour Brad.

Mais il arrive parfois, Ô miracle (et non pas Ô de Lancome, rien à voir) qu'un jeune homme valable, bien fait de sa personne et dans sa tête s'égare dans ce labyrinthe cybernétique et ne débarque sur la fiche de votre serviteur. Pas pervers, pas périmé, pas haineux, pas plombeur... Gentil, poli, respectueux. "Impossible, dîtes vous? Je n'aurais pas, une fois n'est pas coutume, l'amertume de vous suivre dans de telles considérations, mais "rare", sans conteste.

-Oui j'en ai trouvé, du Chatteur qui te pète pas un cake parce que tu lui à pas proposé de venir prendre un café pour les plus évolués ou un petit coup dans le cul au bout du 10ème message de dial.

-Un Chatteur dont c'est bien la tête qu'on voit quand il allume sa cam.

-Un Chatteur qui ne répond pas "Ahh ouais moi aussi, d'ailleurs j'ai déjà enculé un mec au ciné/dans les douches/dans l'avion" à la 3ème phrase quand tu lui dis que tu aimes le ciné/le sport/voyager...

-Un Chatteur pour qui aimer lire ne signifie pas acheter Closer tous les 15 jours, et aimer écrire ne veut pas dire s'inventer une baise entre cousins au camp scout sur www.histoiresdemecs.com... -Cependant je confesse aisément que j'aurais adoré baiser au cours d'un camp scout quand j'avais 16 ans... Avec un cousin ou pas. Non je n'ai aucune morale, et alors? depuis quand est ce un scoop?-

-Un Chatteur qui ne te répond pas "Les céréales???" quand tu lui dis que tu aimes Björk (Je jure sur la tête de la Minimeuf ma nièce que c'est déjà arrivé). Attention soyons clairs. je ne demande point ici de connaître par coeur "Mlle Gudmundsdottir sa vie son oeuvre", ce n'était qu'un exemple. Juste d'avoir deux sous de culture musicale. Je n'écoute pas Eve Angeli, mais je connais ses récentes prises de positions chez péta, disant qu'elle préfère poser à poil qu'en foururre. Pour ma part je préfèrerais qu'elle ne pose pas du tout, ni qu'elle ne chante pas non plus tant qu'à faire, mais on me fait remarquer ici a juste titre que mon avis, outre qu'il est honteusement subjectif n'a aucune pertinence.

-Un Chatteur qui ne considérera pas la capote comme un concept "Over Old Fashion" parce qu'il aura entendu Eric Rémès le dire sur Pink TV...
Eric Rémès est vraiment un sale con dangereux.

-Un Chatteur qui est clair dans sa tête, qui a bien fait le deuil de ses précédentes histoires et qui ne risque pas de te laisser au bout de deux mois, par téléphone après maintes promesses quelques heures auparavant, avec ton coeur qui t'explose à la gueule parce qu'il aura décidé que "finalement merci mais non", pour retourner avec son Ex.

-Ah oui, aussi pendant que j'y pense, un Chatteur qui ne te dira pas "C'est bien d'aimer le sport.. mais faudrait en faire, aussi des fois", quand j'allume ma cam et qu'on voit ma tête. Ca évitera qu'il me pourisse ma soirée, et que je lui pourrisse son PC en lui envoyant un virus. c'est fou ce que la colère et la rancune peuvent faire faire des progrés en informatique.

-Un Chatteur qui, en plus de tout ça; n'habite pas au bout du monde... Montréal ou Toulouse , j'ai donné, j'ai souffert, merci bien, donc maintenant je refuse tout ce qui dépasse la petite ceinture. En plus, hors de cette zone de proche banlieue, je ne parle pas le dialecte... Et les hameaux sans l'eau courante, très peu pour moi. Je suis sûr qu'il y a encore des loups, par endroits.

Alors pour finir, et en paraphrasant Mélanie D., jeune chypryote rappeuse de son état... Apès lecture de tout ceci, "Si t'as les critères, Babe, laisse moi ton E-mail"

En vous r'merciant bonsoir....

24/05/2009

24/05/09 - 22:30

Où le Narrateur fait état des trois théorèmes nécessaires à la survie de l'homme moderne....




Pythagore : "Le carré de l'Hypoténuse est égal à la somme des carrés des deux autres côtés"


Claude François: "Fézez pas de l'électricité avé des pieds mouillés...."


Isabelle Huppert "Fézez moi tourner, j'vous f'rai gagner...."


En vous r'merciant bonsoir.

Ps: Il en existerait un quatrième, dont l'existence n'a cependant jamais pu être prouvée, possiblement attribué à un obscur chanteur de charme des années 60-70, au caractère réputé "mossad"...

"Pfiouuuu, fait une de ces chaleurs, mais comment elle s'ouvre, cette putain de fenêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêê.................................."

01/05/2009

01/05/09 - 23:57

Où le Narrateur trouve qu'il n'y a rien de tel que le respect de la tradition, alors.....




TIENS, VOILA DU MUGUET, VOILA DU MUGUET.....

En vous r'merciant, bonsoir........

Ps: Et Der, pour le coup. Une bonne note de fraîcheur, pour clore cette journée JDI-esque....

29/04/2009

29/04/09 - 09:37

Où le Narrateur, en vérité il te le dit, Ami Lecteur Cinéphile Anglophone, ça fait du bien de rire parfois....




Avec une mention spéciale pour "l'Attaque des clones", Les "Rocky", "American Beauty", "Le Parrain", "Titanic" bien sur (++++), les "Lord of the ring", "Amadeus"... D'autres sont moins réussies...

En vous r'merciant, bonsoir....

28/04/2009

28/04/09 - 22:42

Où le Narrateur, même s'il retarde, aime à étendre toujours sa culture du cinématographe......

a.k.a "Vu cet aprèm"...



Bon, le pitch est simple:

De nos jours en Allemagne, dans le cadre d'un atelier d'éducation politique, plusieurs professeurs se voient assigner la tache de développer avec leurs élèves divers systèmes sociétaires -chacun le sien-, dont celui qui nous intéressera au cours du film: l'autocratie. Et en partant du postulat de base "Connaissant notre passé, une nouvelle dictature peut elle un jour voir le jour en Allemagne?", question à laquelle les élèves répondent évidemment non (on n'est pas chez Lars Von Trier non plus), leur prof va leur démontrer qu'ils ont tort.


Concernant les appréciations:

Le jeu d'acteur, rien à dire, sincèrement, tout est affuté, on est certes dans le cliché de la population lycéenne, avec le nerd, le bogosse, le looser, la bimbo égocentrique, la copine de la bimbo-que-la-bimbo-prend-comme-faire-valoir-mais-qui-est-une-copine-de-bimbo-libre, et le gentil foreign kid. Partant de là, on aurait très bien pu faire du "Sauvés par le Gong".. Mais pas là. Clichés, mais finement joués. Autant le Prof que les élèves. Un bémol: je ne saisis pas le besoin de transposer l'action en allemagne, alors que dans le bouquin dont est tiré le film elle se passe aux Etats Unis, à mon avis un terreau largement assez fertile dans le domaine...


Et enfin, last but not least mégalomaniac, MON AVIS:

L'intérêt premier du film, pour moi, est la dissection qu'il fait des mécanismes de mise en place d'une dictature. Les premières 20 minutes du film sont excellentes pour cela, l'analyse de l'ambiance de base nécessaire dans le pays, de la hiérarchie, la mise en place de la discipline à la limite de la servilité, et de l'uniforme et du nom à donner au Mouvement, et après surtout le fait que la machine s'auto-alimente, car ce sont les élèves qui passent d'eux même à l'idée de l'emblème, puis du salut. Ca fait assez froid dans le dos
On en peut s'empêcher de penser à "Elève libre", où là c'est le mécanisme d'isolement qu'instaurent les pédophiles qui était mis en lumière.

Tout y est: la manipulation, bien sur, puisqu'à partir d'un public à l'origine réservé, voire hostile puisqu'ils nient la possibilité de l'émergence d'une nouvelle dictature, le prof modèle un petit groupe tout ce qu'il y a de plus fasciste avec une volonté propre d'épuration dans un premier temps (en virant de la classe les "opposants", ou en les ostracisant), puis de protectionnisme (pas de chemise blanche, on n'entre pas), puis enfin d'embrigadement.
Le film montre également que toute dictature trouve son terreau dans, pardonnez moi l'expression, les ratés ou les frustrés, que ce soit au niveau des adeptes (Tim, par exemple), ou au niveau du Leader (Le prof, dont on apprend au cours du film qu'il complexe de ne pas être diplomé, comme l'est son épouse, un "prof à deux balles" comme il se qualifie lui même). Les gens intelligents viennent se greffer après, mais ce sont généralement les pires. Toute référence à un ex-futur peintre allemand ne serait que pure coincidence, bla bla bla....
Le point d'orgue est atteint quand les élèves, ceux là même qui juraient l'impossibilité de l'émergence d'un nouveau régime totalitaire, sont prêts à exécuter l'un des leurs qui décide que le mouvement est allé trop loin. Le "traître" selon leurs propres mots.
Après un bon moment où le spectateur se demande si le "Maître" ne s'est pas laissé dépasser par ses nombreuses "Créations", ou pire s'il ne se prend pas au jeu (voir la scène finale, dans l'amphithéatre); Rainer met donc fin au programme, met ses élèves en face de leur évolution en une seule semaine et leur rappelle qu'ils ne croyaient pas à un nouvel avènement de l'Ordre Nouveau.
Des élèves plus que dépassés par eux même, car d'un côté perdus sans cette structure fédératrice, qui efface les différence, canalise les énergies, et de l'autre côté, effarés devant ce qu'ils étaient devenus.
Mais la mise au point et la synthèse arrivent un poil trop tard.



Si vous n'êtes pas un scarabée Guatémaltèque, alors un film à voir, et à montrer....

C'est quat' bleu, comme dirait Virginie....

En vous r'merciant, bonsoir....

21/04/2009

21/04/09 - 09:39

Où le Narrateur fait ici une leçon de « Bien-parler-le-politicien en 10 leçons» à son lectorat avide. -8-


Ne dîtes pas :



"Mais qu'est ce que vous voulez que je vous dise??... On a un malade à la tête de l'état! Un vrai taré! On peut pas le laisser parler tout seul sans qu'il dise une couille. Non mais le Syndrome de Tourette, à côté, c'est chatié comme au Quai Conti!!
Jamais vu un excité pareil, un hystéro j'vous dis!
Et pourtant, non seulement j'suis médecin, mais en plus j'ai bossé sous Mitterand.
Alors du lascar sous pression, croyez moi, j'en connais tout un camion.
Mais alors à ce point là, j'ai jamais vu!! Il est plus tendu que les gaines à Boutin.... Et c'est pas peu dire"

***


Ni:



"Mais ma parole, même les traîtres on peut pas leur faire confiance??? Non parce que ya que ces jaunes de Gauche qu'auraient pu balancer...
A Droite on a trop les miquettes!!
Ben c'est qu'on l'connaît, nous l'bonhomme. Ya pas que des canards au fond de la mare de l'Elysée, il paraît...
Alors?? Qui qu'c'est qu'a bavé???
En tout cas, là pour le coup on pourra pas dire que c'est moi qui ai ouvert ma grande gueule, j'étais même pas invitée.
D'ailleurs, ça aussi, hein... Elle est pas gratinée, celle là? Ah d'en reparler ça me refait la boule....
Bref...
Et pis bien sur, y a toujours un vautour de journaleux pour tout cafter....
Enfin, c'est pas tout ça mais moi j'vais vous laisser, j'ai trente caisses de Morue juste arrivées de Rungis à rentrer..."

***


Mais dîtes:

"Oui, il parle comme ça, il est jeune, il est VIVANT, ça fait une différence..."

et:

"Mais on peut faire confiance à Monsieur Joffrin pour prendre plaisir à retranscrire des propos sortis de leur contexte, du moment que cela salira son pays....
Maintenant, je dois quitter le plateau, j'ai un train à 20h12."


Le bonheur, c'est simple comme une relecture.....




En vous r'merciant, bonsoir....

19/04/2009

19/04/09 - 15:11

Où le Narrateur fait ici une leçon de « Bien-parler-le-politicien en 10 leçons» à son lectorat avide. -7-




Ne dîtes pas :

"En ces temps difficiles, nous devons être unis, et travailler main dans la main afin de lutter contre la crise. Nous devons faire preuve de solidarité avec les pays les plus touchés, et travailler conjointement avec les états unis afin de sortir du marasme économique, et redonner de l'espoir à nos concitoyens."



Mais dîtes:

"Obama? Pffff Une fillette, oui! Un Bleu! Trois poils au cul, ça tache encore ses draps devant les culottes de La Redoute et ça veut en remontrer à ceux qui savent de quoi ils parlent!!!
Ah il se prend pour Jesus? ben j'vais te le coller à la flotte, moi, au débarquement en juin, on verra si il se la fera, la Manche en randonnée!!!

Zapaterro? Jamais vu un peigne cul pareil!! Il serait pas foutu de trouver son propre trou du cul si on y agitait une muleta!!!

Merkel? Elle fait pas un pas sans moi!! J'lui chierais sur la gueule, elle s'en ferait un masque!!

Barroso??? Il est aux fraises,! Jamais là! Tiens c'est bien simple, on dirait un député UMP à l'assemblée... Oh Frédéric, ta gueule!!!

Berlusconi? Ahhh là, on parle. Voilà. VOILA un bonhomme: Tiré à quatre épingles, plus lifté qu'un cul brésilien, des médias muselés, une opposition qui ferme sa gueule, et 3 ré-élections, CA c'est du démocrate! Merde, je bande rien qu'à en parler...

Non, vraiment, en vérité je vous le dis, je ne vois personne d'autre que moi pour sauver le monde. Ya pas j'suis l'meilleur, la preuve ya même des socialos qui déjeunent à ma table.... Euuh on est combien d'ailleurs? 13??? Meeeeeeeerde!!!
Frédériiiiiic!! Appelle Jack Lang!!!"

***


Rappellons nous qu'il avait promis d'incarner la rupture... Bon, ben ça c'est fait!!
Va falloir que je voie à remonter mon nombre de leçons, moi... A ce rythme là, 10 je les ai finies dans une semaine...

En vous r'merciant bonsoir....



17/04/2009

17/04/09 - 16:02

Où le Narrateur s'etonne de n'avoir point vu encore en ces pages de référence à la vidéo ci dessous...

et s'y colle donc...

"Britain's got talent" est plus ou moins l'équivalent outre manche de notre nouvelle star (Yoann, si tu nous entends...).
A l'instar des notres, les jurés aiment en général bien juger avec suffisance sur l'apparence, ou sur le look.
Forcément, celle là ils fallait pas la rater...



Et elle, Manoukian l'aurait traitée de quoi, avant de se sentir tout péteux?? De péripapéticienne des années 20 ??

Connard, va....



Bah pour une fois que je suis gentil, profitez...

En vous r'merciant, Bonsoir....

16/04/2009

16/04/09 - 09:06

Où le Narrateur aime à jouer la mouche du coche...

Et l'expression "enculer les mouches" n'y est pas innocente.



Je vous rappelle donc que l'on s'oppose à la légalisation de l'adoption par les couples homosexuels en raison du déséquilibre potentiel que nous pourrions causer dans la tête de ces chers têtes blondes, eut égard à nos pratiques contre nature....

Dont acte...

En vous r'merciant, bonsoir....

Ps: je spécifie cependant que je ne souhaite pas le moins du monde adopter, je fuis toutes responsabilités, j'arrive meme a faire crever des plantes grasses...
Moi l'adoption que je prône elle est déjà légale: L'enfant doit être autonome, salarié, majeur... Elle a ça de pratique que l'on peut coucher.

14/04/2009

14/04/09 - 14:26

Où le Narrateur, invité avec insistance à poser sa pierre par je jeune Enholio, s'execute...


Concours: "J'ai les oreilles qui saignent!!!"





C'est y pas du croquignolet, ça?

C'est y pas du clip digne des meilleurs karaokés de fin de soirée?

C'est y pas de la reprise qui déchire??????

Et attendez, à 3 minutes 10 ça devient dément: Comme supposé par Enholio, ce doit avoir été enregistré dans une maternité ouzbèque, où la pointe de l'anesthésie c'est le Doliprane 500...

Enjoy!!!

En vous r'merciant, bonsoir....

Ps: Je précise que j'adore cette reprise, je remercie Khriligompo qui me l'avait faîte découvrir, elle me fait sourire a tous les coups, notamment au moment des beuglements.... Mais je suis lucide et conçois qu'elle puisse rentrer dans la catégorie Hémorragie Auriculaire....

11/04/2009

11/04/09 - 14:40

Où le narrateur fait ici une leçon de « Bien-parler-le-politicien en 10 leçons» à son lectorat avide. -6-



Ne dîtes pas: "Alors celle là, je veux un contrôle fiscal, vous me lui chargez un Edwige carabiné, vous m'appellez Bouygues tout de suite, et au prochain coup elle se fait lourder en chantant Tata Yoyo, et.... Quoi M6??? Et alors? je les tiens pas eux? Ils sont pas à ma botte? Alors on appelle et fissa!!; j'en étais ou??? ah oui, Tata Yoyo, donc, et puis tiens vous m'appellez aussi Besson! mais non, Roselyne.... Pas Luc, Eric!!! Ca m'a pas l'air très gaulois tout ça!
Non mais elle croit qu'elle peut chanter mieux que ma femme, l'éclipser et s'en sortir? Mon cul oui!!!! En plus elle est moche, on dirait Marie Colmant"

Mais dîtes: "Je suis ravi de voir que mon épouse inspire ainsi la génération montante, génération douée soit dit en passant."

En vous r'merciant bonsoir!!

Ps: Oui je sais je date un poil, mais je fus pris, j'ai une vie aussi, merde!!

Ps2: J'adore Marie Colmant, je préfère préciser, au cas où, avant de me faire insulter. N'en déplaise à certains danseurs de ma connaissance.....

11/04/09 - 13:39

Où le Narrateur, prouvant ainsi qu'il n'est que dévouement envers son prochain, a testé pour vous: Lille




« Les gens du Nord ont dans le cœur le soleil qui manque à leur décor » a dit un jour le prophète....
Au prophète je répondrai ceci: « Ca c'est clair, on s' est quand même grave pelé le cul... ».

Comme le saura l'Ami Lecteur fidèle, qui l'aura lu la semaine dernière, je décidai d'employer ce Week end mes deniers -et ceux de l'état- à un usage purement personnel et ludique, à savoir découvrir Lille, capitale de la Flandre et du Welsh, pas nécessairement dans cet ordre, d'ailleurs.

Non mais c'est vrai, j'ai grâce à divers amis, contacts et relations -même des fois sexuelles- découvert quelques endroits exotiques de notre bonne vieille planète, au nombre desquels Rio de Janeiro - Brésil, Montréal - Québec, Djerba - Tunisie, Épeautrolles – Eure et Loire (trouvez l'intrus...) ; mais il manquait à ma culture touristique et routardienne les bases de notre beau Pays, et en l'occurrence, l'une de ces carences concernait Lille, cinquième (je crois) ville Française en ordre de grandeur...

S'il t'en souvient bien, Ami Lecteur, j'avais d'ailleurs déjà fomenté ledit projet l'été dernier, à l'aube de mon année sabbatique.
Cela fait en effet pas mal de temps que j'entends régulièrement force propos élogieux sur cette ville, vantant entre autres la chaleur de ses habitants, chère à l'Auvergnat de Brassens; à défaut de celle de son climat, chère à Catherine Laborde.
Ce voyage n'avait pu se faire à l'époque, pour diverses raisons, majoritairement pécuniaires, et c'est donc le Week end dernier, un an plus tard que prévu, comme quoi tout vient à point à qui sait attendre comme le dit le Poète -ou ma concierge, je ne sais plus- qu'il se concrétisa.

Je proposai à une Amie (oui UNE amiE), une ancienne collègue de travail nommée Alix avec qui j'étais sur pour le coup de passer un bon week end, de m'accompagner, tirai quelques ficelles afin de bénéficier de tarifs avantageux dans l'un des hôtels ACCRO de la cité (oh ça va hein, j'ai donné douze ans de ma précieuse existence à ces sangsues suceuses de sang et de savoir faire, ils peuvent bien héberger ma carcasse à peu de frais de temps à autre), trouvai des billets de train à un prix fort avantageux lui aussi, et « en voiture Simone » (parce que « En voiture Alix », ça veut rien dire).

Et c'est donc à 12h00 le 03 Avril, sacs à l'épaule, que nous montâmes tout frétillants à bord du TGV, Gare du Nord.
Au passage, en voyant le portail d’accès à l’Eurostar, j'éprouvai une légère nostalgie du temps où je vivais en la capitale de la Perfide Albion, mais cela sera sans doute la destination de la prochaine escapade, avis aux amateurs.

Une heure de trajet, paradoxalement presque moins de temps que pour rejoindre un point B depuis un point A quelconque dans Paris, où rappelons-le, au contraire du problème de math, le chemin le plus court n’est jamais la ligne droite; et nous voici débarquant tout aussi frétillants à Lille.
Tout aussi frétillants mais quand même un poil traumatisés par les paysages de désolation et de non relief que nous avons traversé, où nul être humain n’eut pu raisonnablement survivre j’en suis sûr, j’ai nommé la Picardie.
Non mais sérieusement, tout parisianisme mis à part, c’est quand même plus plat que l’électroencéphalogramme de tout l’Open Café réuni, c’t’affaire là… Et c’est pas peu dire.

Nous rejoignîmes à pattes notre hôtel, à un petit quart d’heure de la gare, Près de la Grand Place, admirant au passage des bébés géants en ce qui semblait être du Vinyle (Lille 3000 oblige).
La chambre n’était pas prête, qu’à cela ne tienne, nous avons laissé les bagages aux bons soins de la réceptionniste –à qui je promis de porter ses ovaires en boucles d’oreilles s’il n’y avait ne serait ce qu’une égratignure sur la coque de mon MacBookinou Pro chéri que j’avais emmené pour diverses raisons-, et nous avons commencé à visiter.

Bon ceci dit, on approchait les 14h, et il commençait à faire grave faim, aussi filâmes nous vers l’une des premières adresses typiquement locales qui m’avait été recommandée lors de mes appels au secours en ces pages, j’ai nommé « La Chicorée », juste à côté de la Grand Place ; Alix tenant férocement à son assiette de Moules Frites (pas de commentaires graveleux sur le fait que j’ai donc mangé des moules, d’avance merci).
Une bonne surprise,première d’une longue lignée, service très sympa –en même temps venant de Paris, tout serveur ne vous crachant pas à la gueule d’entrée vous paraît sympa-, et prix plus que raisonnable –en même temps, venant de Paris… enfin vous avez saisi….-.
Merci donc au passage aux sieurs FlikFlak et Tonioo.

Et puis plutôt que de re courir à l’hôtel, nous avons choisi de nous balader dans les rues commerçantes de la ville, pas trop peuplées un vendredi après midi, ce qui fut agréable.
Une chose, cependant, le fut moins : Tu l’auras noté en parcourant ces pages (ou mon corps, si! si! c'est arrivé), Ami Lecteur, je suis pourvu de nombreuses qualités.
Hélas, trois fois hélas, le sens de l’orientation n’en fait pas partie.
J’ai réussi à nous perdre entre la Grand Place et l’entrée de la Fnac, et ce en passant par le bâtiment de « La Voix du Nord », parce que quand je fais la truffe, je ne le fais pas à moitié.
(Pour le Lecteur non Lillois, cela revient à peu près à se perdre entre la Place de la Fontaine des Innocents et la place Ste Opportune, à Paris. Oui, je sais, shame on me, le rouge de la honte vient empourprer mes joues botoxées.)

Nous avons trouvé quand même sur notre chemin un H&M salvateur et son stock de pulls et trenchs, parce que nous n’avions pas prévu la température plutôt fraîche de cette fin d’après midi, et puis que bon, on ne mélange pas impunément une fille, un pédé, deux portefeuilles et un magasin de sapes.

Et c’est donc fiers comme des bars tabac que nous avons montré nos jolis minois rougis par l’air qui était vif -et le rosé de midi qui l’était tout autant- à la réception du Vonotel, pour y prendre possession de notre chambre et de nos bagages. Pas d’égratignures, pas d’ovaires en parure, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Bon je ne m’étendrai pas sur la chambre, l’avantage de Vonotel c’est qu’où que vous soyez, vous retrouvez la même chambre, Vonotel c’est le Mac Do de l’hôtellerie.
Un bon bain (raaaaah lovely), un ptit pèt’ et un café gratuit plus tard, nous sommes repartis en direction de la rue de la Monnaie (toujours les conseils éclairés de généreux gaïens Lillois, merci merci merci) pour manger.
Pour un premier soir on n’a fait que moyennement local, mais quand même un peu : « Le Bistro du boucher », adresse à recommander, service très sympa (je ne le répèterai, ça a été le leitmotiv du Week end) prix raisonnables (idem), mais alors vin qui marque sa race. J’en ai encore les dents qui crissent, du tannin à ne plus savoir qu’en faire, bref du qui attaque sévère.
Mais nous avons quand même trouvé la motivation pour aller boire un verre ensuite, rue de la Barre, au Vice Versa. Bon là ça a été LE bémol de la soirée, l’accueil de la gent exclusivement masculine du lieu fut assez froid, en vérité. Alors à leur décharge je ne sais pas quelle est la politique de la maison envers la clientèle non testiculée et non lilloise, mais toujours est il qu’Alix s’est faite regarder comme une huître pas fraîche dans un plateau à 500€, mais vraiment dans le genre qu’est ce qu’ elle fout là la Pondeuse, et puis plus généralement je n’ai moi-même pas perçu dans l’œil du quidam présent le pétillement habituel qu’il arbore quand il croise mon regard aguicheur.
Tout ça pour dire qu’une vodka-orange-sans-goût-de-vodka-mais-au-prix-de-la-vodka plus tard, nous avons filé et regagné nos pénates, dissertant en chemin sur le fait que d’où qu’il soit, le pédé reste quand même souvent hautain et désagréable au premier abord. Mais ne généralisons pas.

Dodo, pompompompompom bonne nuit les petits, marchand de sable et lit moelleux.

Hourra, nous sommes samedi il est tôt… bon, relativement tôt ; et j’ouvre un œil. Moi. Tout seul. Le singulier est ici volontaire car ce qui me servait de compagne de voyage tenait plus à cette minute de la légumineuse amorphe que de la jeune fille sémillante et fraîche, avide de découvrir de nouveaux horizons.
Qu’à cela ne tienne, un petit mot griffonné plus tard, je partais en cavalier seul découvrir le vieux Lille, Mr Pod dans les oreilles.

Pour ma part, c’est ainsi que j’aime découvrir une ville, quelle qu’elle soit. A mon rythme, en me baladant au hasard dans ses rues, avec mon son préféré. Ce fut un des meilleurs moments du Week end, en fait. J’ai pris mon temps dans le vieux Lille, faisant les repérages pour ce que nous ferions plus tard avec la belle au bois dormant, marchant, photographiant, souriant –Au passage, je confirme, Notre dame de la Treille est architecturalement étonnante-, je poussai jusqu’à la rue de Gand, revint par la rue Esquermoise, en clair un grand tour dans une ville vraiment très jolie, et très agréable.

Coup de fil de la Miss, qui venait d’émerger a son tour fraîche, pimpante et pleine d'entrain, et nous nous retrouvâmes sur la Grand Place pour un café rapide, avant de repartir en balade, car je tenais à lui montrer mes découvertes. On a fini par échouer à nouveau rue de Gand, pour déjeuner. Restau encore une fois très sympa, la Connivence.
Bon, là on s’est lancés de façon un poil plus musclée dans le local. Pour ma part, ce fut un pavé de bœuf au Maroilles.
Très bon, je dois l’admettre. Mais à faire pâlir tout nutritionniste digne de ce nom. Non mais c’est vrai. Il y a de quoi éradiquer la famine en Afrique avec des trucs pareils… Et encore j’avais pas testé le pire, mais j’y viendrai plus tard. Vin encore, mais plus léger, mais pas de dessert. D’ailleurs aucun dessert, durant tout le Week end, c’était pas possible y avait pas la place. Jamais.

Re ballade dans le vieux Lille, après déjeuner, mais cette fois ci pour des raisons de survie plus que de tourisme. C’est comme quand on est dans l’eau glacée. Faut bouger, sinon tu meurs. Ben là avec le Maroilles c’est tout pareil.
Et puis, encore une fois à l’occasion de Lille 3000, quelques expos bien sympatoches, principalement une se situant dans ce qui semblait une église, baptisée "BornHouse", qui présentait des oeuvres où était faîte une analogie entre des scènes de la seconde guerre mondiale et de grands tableaux religieux.
Et même, en soi le vieux Lille était aussi agréable que le matin, calme et serein.
Oui, même un samedi après midi.
Mais ça, c’était dans le vieux Lille uniquement. Parce dès que nous nous sommes à nouveau approchés de la Grand Place, aux abords même de la rue Esquermoise, la foule est revenue. Mais bon, toujours sympa quand même, pas horripilant comme les Champs à Paris, mais ça c’est surement parce que j’y étais en touriste. Je pense que ça doit souler le Local un poil misanthrope, la grand Place un samedi après midi.

Re hôtel, histoire de se poser un peu, de reprendre un café de grignoter quelques gaufres fourrées achetées au cours de la balade (Marco, si tu me lis…. Remets toi…), re bain re pèt, et re sortie.
Bon là il ne s’agissait plus de déconner. C’était déjà notre dernier repas à Lille, et il s’agissait de ne pas se tromper. Nous avions eu tout le temps pour repérer ce qui nous intéressait à tenter, gastronomiquement parlant, et nous voilà en chasse.
Alors il faut savoir une chose : Un samedi soir, à Lille, soit tu réserve, soit tu finis au Mac Do.
Le Lillois est festif, le Lillois sort. Pas un restau qui ne soit pas complet, à 21h30. Pas un, dans ce qui nous tentait bien entendu. Rue de Gand, Rue de la monnaie, Rue royale, rien, tout était full. Nous avons fini par nous rabattre sur le Flore (encore une idée piochée parmi les conseils), toujours vers la Grand Place. Idée Ô combien lumineuse… Sans doute le point d’orgue du Week end. Nous avons pu y assouvir nos ultimes désirs culinaires, en ce qui me concerne ce fut le Welsh…

Alors, comment vous décrire le Welsh.
C’est difficile en fait.
Pour faire simple, c’est de la protéine et du gras. Beaucoup de gras. Enormément de gras. Mais c’est bon !!!
Alors concrètement nous avons ici affaire à une assiette à soupe, bien creuse, bieeeeen creuse, au fond de laquelle repose une tranche de pain de mie, parfois poêlée m’a-t-on dit (des fois que ça soit trop sec, sans doute), sur laquelle nous posons délicatement une tranche de bacon.
J’en vois déjà dont le foie tressaute.
Mais c’est pas fini.
Remplissez A RAS BORD l’assiette d’une mixture constituée de Cheddar fumé fondu, mélangé à de la bière. J’ai bien dit à ras bord… Là, normalement ça fait soupe au potiron qui sent la chaussette pas fraîche. Et puis pour faire bonne mesure, parce que quand même on n’est pas au régime, finissez avec un œuf au plat que vous ferez délicatement surnager sur le tout.
Picturalement, vous devriez arriver à cela :



Alors je tiens à confirmer, c’est délicieux. Vraiment délicieux.
Mais...comment dire?
En un plat on atteint le ratio calorique annuel d’un homme moyen en milieu suburbain.
En fait ça nous a même inspiré un proverbe :

Pierre Desproges (Dieu ait son âme, il doit bien rigoler d’ailleurs) disait que « Pâques au Scanner, Noël au cimetière ».
Pour ma part, et avec tout le respect dû au grand homme, je plagierai en disant que « Welsh à Midi, Pontage à Minuit ».

Et cerise sur le gâteau, vous savez ce que l'on sert avec ça? Non pas du citrate de bétaïne, non... DES FRITES!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Prenant sans doutes en pitié nos visages confits dans le fromage (Alix avait a son tour tenté le pavé au Maroilles), le serveur nous amena un verre de Genièvre à chacun, offert par la Maison.
Alors j’explique au lecteur parisien : « Offert par la maison » c’est un concept que l’on ne connaît pas dans l’enceinte du périphérique. En fait c’est que tu bois et tu ne payes pas, parce que c’est donné par le patron. Oui donné oui. Gratuit, généreux quoi. Oui, je sais oui, ils ont de ces idées, en Province…. Et pourquoi pas sourire en servant, non plus ? Pffff. Aucun avenir, moi j’vous le dit, ça !
A cela, rajoutez aussi le vin (une bouteille de Bourgueil à deux, très bon d’ailleurs) et un Long Island en apéro. nous n'étions plus que gras et alcool.
Pas de dessert, mais est ce vraiment la peine de le préciser.

Et nous voilà à nouveau, rampant plus que marchant, pour nous prendre un dernier Verre, au « Privilège » cette fois (oui je sais oui j’avais dit pas d’endroits pédés, mais en fait c’est la Miss qui a finalement tenu à y aller, et qui suis-je pour décourager les bonnes volontés ?)

Nous ne saurons jamais ce que pensait la Clientèle du "Privilège" de la descendance d’Êve, car Alix n’y arriva jamais: Trop d’excès, apparemment pour ce petit corps, elle déclara forfait et bifurqua vers l’hôtel pour aller courageusement affronter la fayence des sieurs Jacob et Delafon, me laissant seul affronter la jungle arc en ciel et sodomite.
Bon ceci dit, ledit affrontement se limita a deux verres sirotés tranquillement au bar, en regardant la faune du lieu, mais sans lier connaissance, mon visage -non ouvert, de notoriété publique- ayant sans doutes découragé les bonnes âmes en quête de découverte anthropologique. Ou mon corps, plus Boteresque que Michelangelesque; ou alors était-ce l'odeur de Cheddar à la bière que je devais encore répandre autour de moi, à vrai dire.

Retour digne (Oui, moi oui) à l’hôtel, et rapide dodo, car c’était pas tout ça mais le lendemain c’était le départ. Couché à 3h ; levé à 8h, le tout frais comme le gardon tout juste péché, je ne suis pas peu fier de moi-même, je dois bien l’avouer.

Vint enfin le moment des douloureux adieux, au revoir à la Grand Place, au revoir au Flore, au revoir aux maisons jaunes et orange, et retour dans la capitale.
Signe du destin, un voyage de retour à hurler, pour cause de bambins dans le wagon, pas le moins du monde calmés ou même jugulés par la mère. Cons de mômes. Tiens, nous voilà redevenus râleurs, impatients, intolérants… En un mot… parisiens.

Je remets une couche, en guise de conclusion, pour dire à quel point je suis content de mon Week end, et à quel point je suis ouvert au concept de revenez-y, car j’ai vraiment beaucoup aimé.
Bon, peut être pas non plus au moment de la Braderie, parce que ce doit être trop bondé pour ce que peut supporter mon non amour du genre humain quand il est en trop grand nombre et habillé.

Et encore un énorme merci au passage à la jeune demoiselle qui m'accompagna et rendit cela encore plus agréable, fous rires et délires aidant. J'ai désormais choisi ma coéquipière exclusive pour mes prochaines expéditions de découverte du territoire national

Lille est une très jolie ville, très agréable, et finalement très près de Paris. Que de bonnes raisons pour y aller et y retourner. Mais bon, l'hôtel à chaque fois, personnellement, je préfère prôner l'immersion totale.
Aussi, si un hébergeur se propose, je n’ai que peu de moyens, mais ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour remercier… Enfin moi je dis ça je dis rien, je ne suis qu'amour de mon prochain, et reconnaissance éperdue….

En vous r’merciant, Bonsoir….

 

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